Perso je suis moins choqué par une femme qui porte le voile dans la rue que par une femme qui porte un bracelet électronique dans une campagne présidentielle mais après chacun a sa propre sensibilité
Bouchez validé par "Les Milléistes de France", Sardoche,etc et qui porte le même t-shirt que Bardella.
Il vous faut quoi de plus pour comprendre qu'il est d'extrême-droite ?
Ceci s'appelle une Capture de l'Etat, publique et même montée en spectacle.
A ce stade il ne devrait pas y avoir 36 solutions. Ou bien @prevotmaxime fait expulser ce salopard et son pote raciste dans les 3 jours ou bien c'est @prevotmaxime qui démissionne.
(Ca n'aura pas lieu)
"❌ Trop c’est trop ! Comment continuer à accepter cette classe politique et cette presse qui salissent tout ? C’est juste impossible."
C’est une tactique bien rodée : s'indigner du bruit que font ceux sur qui on roule. Cet homme, dirigeant du parti le plus inféodé aux intérêts patronaux, omniprésent sur tous les plateaux, doté de tous les relais institutionnels possibles, se présente subitement comme une frêle gazelle encerclée par les hyènes. La "presse qui salit tout", dans son langage, désigne simplement la poignée de journalistes ou d’observateurs qui n'ont pas encore accepté de transformer leurs articles en publireportages pour le MR. Ce qu'il appelle "salissure", c'est le minimum vital de la contradiction démocratique. Exiger d’être au pouvoir et exiger de ne jamais en assumer les critiques, c’est le rêve inavoué de toute oligarchie fatiguée de devoir faire semblant d'être démocrate.
"🤯 Les écolos donnent des leçons, le PS n’en parlons pas mais eux avaient prévus quoi avant les inondations de 2021 ? Pas plus d’ailleurs que la Ministre écolo Tellier au sujet de l’hydraviation."
C’est ici la quintessence du déni de réalité. Face à l’effondrement climatique, la seule grille d’analyse qu’il parvient à mobiliser est celle de la chicane de bac à sable entre cabinets ministériels. L’enjeu systémique (la destruction de la biosphère par le modèle économique qu'il défend corps et âme) est habilement réduit à un vulgaire problème de gestion des urgences et de préparation des pompiers. "Vous voyez, l'écologie ça ne marche pas, parce que tel ministre n'a pas bien géré les bassins d'orage." C'est comparer le naufrage du Titanic à une erreur d'inventaire dans la réserve de bouées de sauvetage. Cela permet surtout de ne jamais discuter des causes (l'iceberg du capitalisme extractiviste).
"🗞️ De son côté, la presse sait mieux que tout le monde ce qu’il faut faire (...) Les journalistes qui doivent assumer deux articles par jours vous expliquent comment gérer une crise avec des injonctions contradictoires complètement folles... "
La virtuosité du cynisme est ici à son paroxysme. Voilà un politicien qui, plus que tout autre en Belgique, a calqué sa stratégie politique sur les métriques d'engagement des réseaux sociaux. Il vit par le clash, la punchline vide et l'outrance permanente. Pourtant, il fustige l'aliénation de la presse soumise aux logiques de rentabilité immédiate. Ce faisant, il feint d'oublier que cette précarisation de l'information est le résultat direct des politiques de dérégulation et de privatisation qu'il chérit. Il crée le cirque, détruit les subventions pour le théâtre sérieux, et s'étonne ensuite que les clowns crient trop fort.
"⛽️ Mais surtout, surtout, j’adore ces demago de première qui veulent sauver le climat en tapant sur les énergies fossiles alors qu’ils réclamaient (...) des chèques pour faire baisser les prix à la pompe ! (...) 🛢️ On veut taper Total Énergies mais dans le même temps faire son plein pour 1,3 euros du litre."
Vous aimez la culpabilisation structurelle des précaires ? C'est le vieux tour de passe-passe consistant à renvoyer les individus à leurs propres contradictions pour absoudre les puissances industrielles. Le travailleur précarisé qui râle sur le prix de l'essence est brandi comme le symbole de l'incohérence écologique populaire. Ce que ce diagnostic occulte méticuleusement, c'est l'architecture de la dépendance. Les classes populaires ne raffolent pas de l'essence ; elles sont contraintes de l'utiliser. Qui a imposé le "tout-voiture" ? Cette droite-là. Après avoir conçu un monde où la mobilité est obligatoirement fossile, il est particulièrement abject de traiter de "démago" ceux qui tentent simplement d'y survivre, et de s'en servir comme bouclier humain pour protéger les marges pharaoniques de Total Énergies.
"☢️ La solution concrète est connue: on doit investir dans la technologie et la transition. Pas dans plus de fiscalité. Les impôts n’ont jamais sauvé le climat. Pour investir, on doit recréer de la croissance."
Ce passage est d'une pureté théologique admirable. La "technologie" (jamais précisée, cela peut aller de la centrale nucléaire à l'aspirateur connecté) est convoquée comme une force divine qui viendra régler nos problèmes si, et seulement si, on lui fait des offrandes de croissance. La démonstration est ubuesque : pour régler les dégâts causés par la surconsommation, il faut... produire plus. Et le plus fascinant reste cette phrase : "les impôts n'ont jamais sauvé le climat". En effaçant le rôle de la puissance publique et de la fiscalité (qui a pourtant bâti les égouts, l'électrification rurale, le nucléaire civil dont il se gargarise, etc.), il promeut un parasitisme d’État : on socialise les pertes, et on confie la transition "lucrative" au privé.
"💸 Mais bon sang, il suffit de taper les riches, responsables de tout… Sauf que les 10% les plus riches de la planète c’est vous et moi ! (...) Et calculer l’impact en CO2 de toutes les entreprises de Bernard Arnault pour faire croire qu’il est responsable (...) est débile puisque cela revient à nier que ces entreprises font vivre des travailleurs... "
Il y a ici un mensonge par omission si grossier qu'il mérite une médaille. Oui, un Belge au SMIC fait partie des 10 % les plus riches du monde. Mais c'est utiliser une statistique globale pour masquer la lutte des classes locale. L’empreinte carbone du travailleur liégeois qui roule en Dacia n’a absolument rien à voir avec celle de Bernard Arnault et de son empire du luxe de l'inutile. Mais c’est la suite qui frôle le sublime : "ces entreprises font vivre des travailleurs". La théorie de l'extorsion comme modèle de charité. Le capitalisme n’exploite pas, il "fait vivre". Dans cette logique, le moustique qui vous pique vous fait vivre en vous rappelant que vous avez du sang. Bernard Arnault, cet humaniste incompris, ne pollue pas ; il offre gracieusement la possibilité à des manœuvres de fabriquer des sacs à 4 000 euros.
"🧠 (...) Comment payer 18 milliards d’euros de pensions en plus sans croissance économique ? Sans oublier que ce combat doit être mondial car l’Europe ne représente que 6% des émissions de CO2 (...) Pour que la Chine explose ses émissions. Mais ça on ne peut pas le dire."
C'est la prise d'otage des aînés : accepter la doctrine de la croissance ou bien tuer vos grands-parents. Jamais il ne sera question de capter les milliards de dividendes pour financer ces retraites, car dans son monde, l'argent du capital est sacré, seul le travail est corvéable. Quant au couplet sur la Chine, c'est l'escroquerie absolue du colonialisme industriel. L'Europe a délocalisé toute sa production polluante. Nous lui sous-traitons notre production de CO2, pour pouvoir arborer des bilans d'émissions "territoriales" faussement propres. Nous consommons ce que la Chine fabrique pour nous, et lui reprochons ensuite de salir les draps. C’est de l'amnésie stratégique à but lucratif.
"🗣️ Ce post me vaudra encore des caricatures, des insultes. Mais le seul réel problème est que les politiques n’osent pas dire la vérité et que l’être humain ne veut pas regarder la réalité qui le dérange. (...) La vérité c’est justement l’exigence libérale."
Ici, on ne fait plus de la politique, on entre en religion. En affirmant détenir le monopole absolu de "la vérité" et de "la réalité", il s'exonère de tout débat. Toute pensée contraire (la sociologie, l’écologie, les luttes décoloniales, la pensée d'un André Gorz) n'est que de la "caricature" venant d'esprits faibles refusant la dure réalité. L'exigence libérale n'est plus un modèle économique contestable, c'est devenu l'équivalent de la loi de la gravité : on n'en débat pas, on s'y soumet. Il s'installe dans le rôle du prophète seul contre tous, celui qui a compris que la seule vraie morale, c'est de laisser le marché continuer son œuvre destructrice en silence.
Un parfait plaidoyer pour un suicide collectif bien monétisé.
Ministre des Droits de la femme sous François Mitterrand, Yvette Roudy aura consacré sa vie à faire avancer les droits des femmes et l’égalité.
Elle a porté le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale, fait entrer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la loi, fait reconnaître officiellement le 8 mars comme Journée internationale des droits des femmes en France.
Féministe, socialiste, femme de convictions et de combats, elle n’a jamais cessé de défendre ses idées.
Je salue sa mémoire et adresse mes pensées à sa famille et à ses proches.
"Moi je crois que Mussolini, c'était un bon politicien. Tout ce qu'il a fait, c'était pour l'Italie" - Georgia Meloni
Simple rappel à l'heure où on s'est habitué à l'idée d'avoir une néofasciste au pouvoir en Italie.
Étendre le champ des référendums à toutes les questions, c'était l'un des moyens de Napoléon I et III pour gouverner, en passant par une population mal informée, pour contourner des parlementaires experts mais pas assez dociles.
Monsieur @GLBouchez, j'ai trois questions :
1. Sachant que la croissance du PIB a toujours été empiriquement corrélée à l'extraction matérielle et à la consommation d'énergie, pourriez-vous nous détailler par quel miracle thermodynamique inédit vous comptez générer une croissance infinie sur une biosphère aux limites physiques strictement finies, sans aggraver le dérèglement que vous prétendez guérir ?
2. Vous vous indignez de l'explosion mortifère des prix de l'énergie. N'est-ce pas pourtant la conséquence directe des lois du marché libre, de la tarification marginale et de la spéculation financière, mécanismes farouchement défendus par la doctrine libérale que vous incarnez ? Comment comptez-vous dompter cette volatilité sans remettre en question la marchandisation de l'énergie que vous chérissez tant ?
3. Si l'on suit votre logique selon laquelle le climat doit sagement patienter dans la salle d'attente que les acteurs privés aient accumulé suffisamment de "richesse" pour daigner investir dans la transition, combien de degrés Celsius de réchauffement supplémentaire jugez-vous "acceptables" le temps que votre ruissellement hypothétique fasse enfin effet ?
Devinette : à quoi reconnaît-on une gérontocratie en phase terminale de pourrissement moral ?
Peut-être à sa capacité à s'affoler du temps que les enfants passent devant les écrans, tout en ayant collectivement décidé que cinq ou six heures de télévision quotidiennes chez les personnes âgées relevaient simplement de l'ordre naturel des choses.
Quelques faits simples pour mesurer ce dont on parle :
Les plus de 65 ans passent environ 5 h 36 par jour devant la télévision.
5 h 36 par jour, cela fait 2 044 heures dans l'année : 85 journées pleines.
Près de trois mois de vie, jour et nuit.
Si l'on compte plutôt en temps éveillé, c'est environ quatre mois de vie éveillée par an passés devant la télévision.
À ce rythme, entre 65 et 80 ans, ce sont plus de 30 000 heures passées devant le poste.
1 278 journées pleines.
Trois ans et demi de vie, jour et nuit.
Pendant ce temps, le suicide reste un problème sanitaire particulièrement violent chez les personnes âgées.
Chez les hommes de 65 ans et plus, le taux de suicide atteint environ 37 pour 100 000 habitants, soit le taux le plus élevé parmi les grandes classes d'âge masculines.
Et pourtant, lorsqu'on parle d'écrans, d'isolement, de captation de l'attention, de solitude ou de santé mentale, le débat public semble soudain découvrir une urgence absolue dès qu'il s'agit des enfants.
La télévision des vieux ? Un meuble.
Le smartphone des jeunes ? Une crise civilisationnelle.
Évidemment, ces chiffres ne démontrent pas que regarder la télévision provoque le suicide. Pas davantage qu'un chiffre sur le temps passé sur TikTok ne suffit, à lui seul, à démontrer que TikTok provoque une hospitalisation psychiatrique.
Ils montrent quelque chose de beaucoup plus embarrassant : nous ne regardons pas toutes les générations avec les mêmes lunettes.
(Mais il est vrai que nous sommes en FRANCE, cette formidable gérontocratie où l'on peut passer cinq heures et demie par jour devant un écran tant qu'il mesure 55 pouces, qu'il trône au milieu du salon et qu'on l'appelle « télévision », mais où deux heures sur un écran de 6 pouces deviennent soudain la preuve que toute une génération est en train de sombrer.
Il est évidemment beaucoup plus confortable d'expliquer que les jeunes sont malades de leurs écrans que de regarder la solitude, l'isolement social, la santé mentale et les usages numériques de ceux qui écrivent les lois, votent le plus, possèdent le plus et occupent l'essentiel de l'espace politique.)
Une société vieillissante qui légifère sur les écrans des enfants tout en refusant même de regarder les écrans devant lesquels vieillissent ses anciens.
La gérontocratie, ce n'est peut-être pas seulement le pouvoir des vieux.
C'est aussi le pouvoir de décider quels comportements des vieux sont normaux et quels comportements des jeunes deviennent des problèmes de société.
Continuons ainsi.
Paris Match c'est :
- un ex président condamné sous bracelet qui se pavane en Corse.
- le président actuel en jet ski, ambiance petro- mascu quand les pompiers sont a bout et en grève
- un candidat qui monnaye un faux baiser indécent avec sa femme journaliste.
Quelle.honte.