#RDC : Alors que certains des membres de nos @FARDC_Info / #PNC et leurs dépendants n'ont pas de résidence fixe, nos maisons préfabriquées restent abandonnées. Où sont passés les fonds destinés à ces projets ? Où sont nos élus ?
De Joseph Kasavubu, Maréchal Mobutu, en passant par Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, le pouvoir est tenu par les mêmes visages. Au nom de quoi, l'opinion ignore, sont-ils doués que la nouvelle génération ? La question reste en suspens.
Mobutistes hier, ils se métamorphosent dans un nouveau régime tout en s'inscrivant dans une dynamique d'un culte de la personnalité pour plaire dorénavant au chef de l'État afin de lui montrer qu'ils sont ensemble.
Ce paradigme est étonnant car il exclut souvent l'expertise de la jeunesse, qui est censée s'adapter dès maintenant pour un Congo de demain. L'idée d'un mélange des connaissances entre anciens et nouveaux est d'une importance capitale dans un pays qui regorge de plus de 100 millions d'habitants.
Même figure depuis des années, même philosophie et même idéologie, comme dit-on, déshabiller saint Paul pour habiller saint Pierre. Est-ce là la compréhension à la congolaise du rajeunissement de la classe politique, tel que voulu par le chef de l'État dans sa récente communication devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès ? Loin de là. Les paroles disent une chose, mais la pratique en démontre une autre.
Les anciens mobutistes, dont Mende, Mbonso, Lutundula, Atundu, Kamhere, Bemba et consorts, se trouvent encore dans la plateforme politique du chef de l'État, l'Union sacrée de la nation. Ils sont donneurs de leçons malgré les critiques de leur gestion calamiteuse dans certains postes de responsabilité.
L'intelligence congolaise ne se limite-t-elle qu'à eux ? s'interroge l'opinion publique. À la veille de la sortie imminente du gouvernement Suminwa, bien que contesté pour sa gestion, les poids lourds de la politique, comme ils aiment bien qu'on les appelle, se frottent les mains quant à leur apparition dans ce nouveau gouvernement. Les uns et les autres font des yeux doux au garant de la nation en vue de se retrouver, ou de trouver une place de choix pour continuer à flatter, comme ils l'ont fait pour Mobutu, Mzee Kabila, Kabila Joseph et aujourd'hui Félix Tshisekedi. Et après Félix Tshisekedi ?
Somme toute, comme le dit Aristote, les mêmes causes produisent les mêmes effets, et au Congo, les mêmes figures produisent les mêmes résultats : les lamentations de la population congolaise.
À quand la fin de cette mélodie en République démocratique du Congo ? Félix Tshisekedi, en tant que chef d'orchestre, devrait situer les intérêts de la population au détriment de ses accointances avec les politiques. Entre sauver son deuxième et dernier mandat et satisfaire sa famille politique, l'actuel président de la République devrait opérer un choix judicieux.
👉 Rédaction Bosolo Télévision
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