"We, the family of Palestinian-Egyptian rights activist Ramy Shaath, are relieved and overjoyed to announce that Ramy is free after over 900 days of arbitrary detention and forced separation."
Full statement from Ramy’s family here: https://t.co/QkAt6gzj4H
🇵🇸 Mobilisation nationale pour la libération d’Ali ce samedi 30 mai, réfugié palestinien installé en France depuis 2016, détenu depuis maintenant 2 ans en détention provisoire. La procédure dont il fait l’objet est fondée sur des accusations et renseignements transmis par l’occupant israélien (Israël qui a assassiné son frère à l’âge de 8ans). 120 organisations collectifs syndicats et associations appellent à sa libération ! Rejoignez la mobilisation et soutenez le comité sur Instagram https://t.co/J7egBKCYFt
Pour ttes ces raisons, la France s’est honorée en accueillant mon époux il y a 4 ans.
Et si aujourd’hui certains cherchent à le faire taire, ce n’est pas pc qu’il représente une menace pour la France.
C’est parce qu’il est le reflet de leur propre égarement moral et politique.
@MarionMarechal
Vous ne me connaissez pas. Mais puisque vous vous permettez d’écrire sur mon époux, dont vous ignorez tout, en colportant fantasmes et accusations mensongères, je me permets de vous répondre.
Ramy Shaath, ça ne vous dit rien ?
Son histoire est pourtant exemplaire de la naïveté française face à la violence du militantisme pro-palestinien, de l’extrême gauche et de ses accointances avec les Frères musulmans.
Commençons par la fin : la préfecture des Hauts-de-Seine a entamé une procédure visant à obtenir l’expulsion de cet activiste égyptien. L’État lui reproche depuis longtemps des prises de position extrémistes, des propos très ambigus sur le pogrom du 7 octobre, ainsi qu’un militantisme au sein d’organisations sulfureuses comme « Urgence Palestine ».
Rien d’extraordinaire ?
Au contraire.
Car Ramy Shaath est en France grâce à l’implication personnelle et déterminée d’un homme : Emmanuel Macron.
Celui-ci tweetait ainsi, le 8 janvier 2022 : « Je salue la décision des autorités égyptiennes de remettre Ramy Shaath en liberté. Je partage le soulagement de son épouse Céline Le Brun, qu’il retrouve en France, avec qui nous n’avons rien lâché. Merci à tous ceux qui ont joué un rôle positif dans cette heureuse issue. »
Interviewée dans Elle et sur RFI, sa compagne avait multiplié les interventions pour clamer l’innocence de son mari, détenu au Caire pour un activisme présenté comme pacifique.
Il y avait pourtant déjà matière à se méfier.
En Égypte, il était soupçonné de liens avec les Frères musulmans et avait lancé le mouvement BDS.
Mais toute une cohorte de commentateurs avait présumé que les soupçons des autorités égyptiennes étaient nécessairement infondés, au point de convaincre Emmanuel Macron d’accueillir Shaath sur notre sol.
Que croyez-vous qu’il fit une fois arrivé dans le pays qui s’était battu pour lui ? Il recommença.
Au point de cofonder « Urgence Palestine », comme Ramy Shaath l’explique lui-même au site « Contretemps » : « J’ai commencé à travailler sur l’idée d’Urgence Palestine et sur la formation d’organisations palestiniennes à partir du début de l’année 2023. Au moment de l’attaque du 7 octobre, nous étions prêts à former une nouvelle communauté. »
Sur sa page Facebook, il publie : « Si Gaza brûle, Paris brûlera aussi », comme l’a rappelé Omar Youssef Souleimane, auteur des Complices du mal, consacré aux liens entre LFI et les islamistes.
Encore ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau avait engagé une procédure de dissolution contre ce groupuscule, l’accusant de contribuer à un « climat de haine contre la communauté française ». D’ailleurs, son porte-parole attend son jugement pour « apologie du terrorisme », et l’organisation compte de nombreuses figures liées à l’islamisme politique, comme Elias Imzalène.
Résumons : Emmanuel Macron a fait pression sur un allié stratégique dans la lutte contre les Frères musulmans, l’Égypte, afin de faire venir sur notre sol un activiste qu’une partie des autorités considère aujourd’hui comme dangereux et hostile aux intérêts français.
Quatre ans plus tard, le ministère de l’Intérieur doit désormais batailler pour obtenir son expulsion.
Cette histoire n’est pas une anecdote.
C’est un exemple.
Celui d’un pouvoir aveugle face au péril islamiste et à la capacité d’influence de ses réseaux.
Elle réside dans la protection des familles.
Et elle réside dans la protection de tous ses enfants qui s’élèvent courageusement pour rappeler à la France ses obligations lorsque celle-ci se fourvoie en se rendant complice d’un génocide.
Hier, une commission de trois juges s’est prononcée contre l’expulsion de Ramy Shaath.
Une première victoire pour le militant palestinien !
Nous restons mobilisés et appelons les autorités françaises à arrêter la procédure en cours.👇
https://t.co/Btb2eAkn9o
Le militant palestinien Ramy Shaath est visé par une procédure d’expulsion.
En cause : des positions jugées radicales en défense des droits des Palestinien·nes.
Nous appelons les autorités françaises à arrêter la procédure à son encontre !