À l’adresse de cette gauche abjecte qui va soi disant pleurer Marjane Satrapi
Écoutez ce qu’elle disait de la « féministe en carton » madame Sandrine Rousseau
J’espère qu’elle ne va pas la ramener
Paix à ton âme Marjane Satrapi 💙🙏
🇫🇷 Juin 1964, le Général de Gaulle refuse de participer aux commémorations du débarquement de 1944 : « La France a été traitée comme un paillasson. [...] Il faut commémorer la France, et non les Anglo-Saxons ! »
En octobre 1963, il explique son choix à Peyrefitte qui l'interroge : « Eh bien, non ! Ma décision est prise ! La France a été traitée comme un paillasson ! Churchill m'a convoqué d'Alger à Londres, le 4 juin. Il m'a fait venir dans un train où il avait établi son quartier général, comme un châtelain sonne son maître d'hôtel. Et il m'a annoncé le débarquement, sans qu'aucune unité française ait été prévue pour y participer. Nous nous sommes affrontés rudement. Je lui ai reproché de se mettre aux ordres de Roosevelt, au lieu de lui imposer une volonté européenne (il appuie). Il m'a crié de toute la force de ses poumons : "De Gaulle, dites-vous bien que quand j'aurai à choisir entre vous et Roosevelt, je préférerai toujours Roosevelt ! Quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! Quand nous aurons à choisir entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large !" (Il me l'a déjà dit. Ce souvenir est indélébile.)
Le débarquement du 6 juin, ç'a été l'affaire des Anglo-Saxons, d'où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s'installer en France comme en territoire ennemi ! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s'apprêtaient à le faire en Allemagne ! Ils avaient préparé leur AMGOT, qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l'avance de leurs armées. Ils avaient imprimé leur fausse monnaie, qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis.
C'est exactement ce qui se serait passé si je n'avais pas imposé, oui imposé, mes commissaires de la République, mes préfets, mes sous- préfets, mes comités de libération ! Et vous voudriez que j'aille commémorer leur débarquement, alors qu'il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi ! Je veux bien que les choses se passent gracieusement, mais ma place n'est pas là !
Et puis, ça contribuerait à faire croire que, si nous avons été libérés, nous ne le devons qu'aux Américains. Ça reviendrait à tenir la Résistance pour nulle et non avenue. Notre défaitisme naturel n'a que trop tendance à adopter ces vues. Il ne faut pas y céder !
En revanche, ma place sera au mont Faron le 15 août, puisque les troupes françaises ont été prépondérantes dans le débarquement en Provence, que notre 1re Armée y a été associée dès la première minute, que sa remontée fulgurante par la vallée du Rhône a obligé les Allemands à évacuer tout le Midi et tout le Massif central sous la pression de la Résistance. Et je commémorerai la libération de Paris, puis celle de Strasbourg, puisque ce sont des prouesses françaises, puisque les Français de l'intérieur et de l'extérieur s'y sont unis, autour de leur drapeau, de leur hymne, de leur patrie ! Mais m'associer à la commémoration d'un jour où l'on demandait aux Français de s'abandonner à d'autres qu'à eux-mêmes, non !
Les Français sont déjà trop portés à croire qu'ils peuvent dormir tranquilles, qu'ils n'ont qu'à s'en remettre à d'autres du soin de défendre leur indépendance ! Il ne faut pas les encourager dans cette confiance naïve, qu'ils paient ensuite par des ruines et par des massacres ! Il faut les encourager à compter sur eux-mêmes ! Allons, allons, Peyrefitte ! Il faut avoir plus de mémoire que ça ! Il faut commémorer la France, et non les Anglo-Saxons ! Je n'ai aucune raison de célébrer ça avec éclat. Dites-le à vos journalistes.
Ceux qui ont donné leur vie à leur patrie sur notre terre, les Anglais, les Canadiens, les Américains, les Polonais, Sainteny et Triboulet seront là pour les honorer dignement. »
🇫🇷 🇮🇱 6 décembre 1967, lettre de David Ben Gourion à de Gaulle suite à la conférence de presse du 27 novembre 1967 lors de laquelle, quelques mois après la guerre des six jours, le Général justifiait sa condamnation de la politique d'Israël. Ben Gourion lui répond longuement le 6 décembre :
« Monsieur le Président,
C'est la troisième fois que je me permets de m'adresser à vous de ma propre initiative, car vous aviez, au terme de notre deuxième entretien le 17 juin 1960, exprimé le désir de garder un contact direct avec moi, et m'aviez prié de vous écrire lorsque j'en éprouverais la nécessité. De plus, ayant quitté le gouvernement il y a quatre ans pour des raisons personnelles, je n'aurais pas osé vous déranger si nous ne nous étions revus cette année au cours des funérailles du Dr Adenauer dans la capitale de l'Allemagne de l'Ouest, et si nous n'avions eu, sur votre demande, un entretien amical et cordial, en dépit du fait que je ne suis plus aujourd'hui qu'un simple citoyen de l'État d'Israël.
Enfin, je prends la liberté de vous écrire, car j'ai été troublé par votre discours dans lequel vous avez accordé une place importante à l'État d'Israël, au sionisme et au peuple juif. Il y avait dans ce discours quelques propos attristants et inquiétants, et comme je suis de ceux qui vous estiment et vous respectent depuis fort longtemps – bien avant d'avoir eu l'honneur de vous rencontrer – non pas pour votre amitié et votre aide à Israël pendant de longues années, mais pour le grand acte historique que vous avez accompli pendant et après la Seconde Guerre mondiale, en sauvant l'honneur et la position de la France à qui notre peuple et toutes les nations sont redevables depuis la Révolution française pour son action en faveur du progrès social et culturel de l'humanité, j'ai décidé de vous faire part de quelques remarques.
Je me suis abstenu d'adhérer à la critique injuste formulée par de nombreuses personnes en France, en Israël et dans d'autres pays qui, je pense, n'ont pas examiné vos propos avec tout le sérieux requis. Je ne considère pas avoir le droit de discuter vos opinions sur la politique française à l'égard des autres pays – dont Israël – si vous n'en faites pas vous-même la demande. Mais je sais que d'innombrables personnes dans le monde chrétien ne connaissent ni ne comprennent l'essence même du judaïsme, unique et sans précédent dans l'histoire de l'humanité, depuis l'antiquité et jusqu'à nos jours. Par respect et estime pour vous, Monsieur le Président, je me vois dans l'obligation morale envers mon peuple, envers vous et le peuple français qui nous a tant aidés avant et depuis la renaissance de l'État juif, d'insister sur les intentions réelles et la voie choisie par l'État d'Israël. J'ai, pendant quinze ans depuis la création de l'État, été le Premier ministre et le ministre de la Défense, et ai pris une part active dans l'orientation de notre politique étrangère et de défense. Et, avant la création de l'État, j'ai, en tant que président du Comité directeur de l'Organisation sioniste à Jérusalem, agi pendant quinze ans de façon parfois décisive sur la politique sioniste en faveur de l'État.
Nous étions, dans l'Antiquité, le premier peuple monothéiste du monde, et cette foi en un seul Dieu, qui n'était ni comprise ni acceptée par tous les autres peuples à quelques exceptions près, nous a causé de grandes souffrances. Les Grecs disaient de nous que nous sommes un « peuple sans Dieu », puisque nous n'avions aucune idole dans nos villes et agglomérations. Les Romains nous accusaient d'être paresseux, car nous nous reposions un jour par semaine. Inutile de mentionner ici ce que dirent de nous de nombreux chrétiens lorsque le christianisme s'imposa dans l'empire romain, et que les Juifs refusèrent d'adhérer à cette religion née en Palestine, au sein même du peuple juif. Notre indépendance dans notre patrie fut anéantie à deux reprises. Jérusalem fut totalement détruite par le vainqueur romain, et son nom fut même effacé pendant longtemps. Mais nos ancêtres, captifs à Babylone il y a près de 2 500 ans, pleuraient sur les bords des fleuves en se souvenant de Sion (psaume 137), et s'étaient juré :
« Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite m'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie ». Et ils demeurèrent fidèles à leur serment. Tout ceci eut lieu bien avant l'existence de Paris, de Londres ou de Moscou. Vous savez aussi bien que moi que de nombreux peuples adoptèrent le christianisme – et ensuite l'islam – par contrainte. On essaya aussi de faire pression sur nous, et certains Juifs qui ne purent ou n'osèrent s'opposer, se soumirent. Mais notre peuple dans son ensemble résista, et vous savez certainement ce qui nous arriva en Espagne et pas là seulement – au XIe siècle.
Je ne connais aucun peuple qui fut chassé de son pays, dispersé parmi toutes les nations du monde, haï et persécuté, poursuivi et massacré – rien qu'au cours de notre génération six millions de Juifs furent assassinés par le régime nazi – et qui ne disparut pas de l'Histoire, ne désespéra pas ni ne s'assimila, mais bien au contraire, aspira sans discontinuer à retourner dans son pays, continua pendant deux mille ans à avoir foi en sa rédemption messianique, et retourna enfin de nos jours dans son pays pour y renouveler son indépendance. Aucun autre peuple dans ce pays – qui, dans notre langue, s'appela toujours, après Chanaan, Eretz Israël (pays d'Israël) – ne s'identifia totalement et toute sa vie durant à ce pays, bien que de nombreux peuples le conquirent (Egyptiens, Assyriens, Babyloniens, Perses, Grecs, Romains, Arabes, Seidjoukides, Croisés, Mamelouks, Ottomans, Britanniques et autres). Ce pays ne fut jamais la seule et unique patrie d'autres peuples que le peuple juif.
Je sais qu'il n'y a, dans l'histoire de l'humanité, aucun autre exemple d'un peuple qui revient dans son pays après 1800 ans ; c'est un fait unique en son genre, qui eut des répercussions tout au long de notre existence, car il n'existe aucune génération au cours de laquelle les Juifs n'essayèrent pas (bien qu'ils n'aient pas tous réussi) de retourner dans leur pays. Et le second fait est que le monde chrétien tout entier et la Société des Nations, formée presque entièrement de membres chrétiens, reconnurent le lien historique entre le peuple et le pays d'Israël et approuvèrent la déclaration de Balfour.
Nous avons le témoignage d'une Commission royale britannique, à la tête de laquelle se trouvait Lord Peel, et envoyée en 1936 voir ce qui se passe en Palestine. Elle vérifia les documents et trouva qu'« il est clair que par les mots « établissement d'un foyer national en Palestine », le gouvernement de Sa Majesté reconnut qu'un État juif pouvait être rétabli avec le temps, mais qu'il n'était pas en son pouvoir de dire quand cela arriverait.
Le nom de Palestine comprenait les terres à la fois à l'ouest et à l'est du Jourdain, car tel était le pays juif au temps de Josué. Ce n'est qu'en 1922 que Winston Churchill, alors ministre des Colonies, exclut la Transjordanie de la Palestine qui devait devenir un « Foyer national » pour le peuple juif.
Certains croient par erreur que c'est la tragédie du peuple juif au cours de la Seconde Guerre mondiale – le massacre des six millions de Juifs européens – qui amena le monde civilisé (y compris la Russie, car à la réunion de l'Assemblée des Nations Unies en mai 1947 au cours de laquelle cette question fut discutée, c'était le Russe Gromyko qui, le premier, exigea la création d'un État juif en Palestine) à demander l'établissement d'un État juif.
Il n'est pas de plus grande erreur que celle-ci. L'extermination des six millions de Juifs fut la plus grande et la plus terrible des catastrophes qui s'abattit sur l'État dont les débuts remontent à 1870 : « Mikveh Israël », la première école agricole juive, fut fondée par les Juifs français de l'Alliance israélite universelle sous la présidence de Crémieux, ministre de la Justice du gouvernement provisoire après l'échec de Napoléon III.
L'immigration et l'installation juives en Palestine, dont le but était de renouveler l'indépendance juive, débutèrent en 1870, lorsque les habitants juifs du pays et les immigrants de Russie, de Roumanie et d'autres pays d'Europe (et même d'Asie et d'Afrique fondèrent les premières agglomérations agricoles qui devaient faire fleurir les déserts et aider à la création d'un État juif. Tout cela s'effectua bien avant l'existence d'un gouvernement « sioniste » et avant la fondation de l'Organisation sioniste mondiale par le docteur Herzl, qui publia en 1896 son « État juif » et devint le dirigeant de ladite organisation. Le lien entre le peuple et le pays d'Israël était si fort que lorsque Herzl dut abandonner l'espoir d'obtenir du sultan turc une charte pour une installation juive massive dans le pays (en vue de la création d'un État juif), et que Joseph Chamberlain du gouvernement britannique lui proposa l'Ouganda en Afrique – proposition discutée au Congrès sioniste de 1904 – ce furent précisément les Juifs de Russie (bien que leurs droits fussent limités et que le gouvernement organisât lui-même des persécutions contre les Juifs) qui s'opposèrent à l'échange et ôtèrent ladite proposition de l'ordre du jour.
Quand à moi, originaire de la Pologne russe, je suis arrivé en Palestine en 1906 lorsque ce pays faisait partie de l'Empire ottoman, et je n'avais pas l'ombre d'un doute que l'on pouvait y installer des millions de Juifs sur les deux rives du Jourdain, sans déposséder les Arabes de leurs terres, car moins de 10 % de la superficie du pays étaient alors habités. J'ai travaillé moi- même dans les nouveaux villages qui n'étaient auparavant que déserts inhabités.
Lorsque la Société des nations ratifia la déclaration Balfour, je publiai, vers la fin de 1920, un mémoire dans lequel je mentionnais les frontières de la Palestine à l'ouest et à l'est du Jourdain, et que je fis parvenir au nom de Brit Poaléi Zion Haolami (Parti sioniste socialiste) au Parti travailliste britannique. Je disais que selon la déclaration de la Société des nations, il ne fallait résoudre le problème des frontières de la Palestine que pour faire du pays une entité économique et politique pour la création d'une communauté (Commonwealth) juive, et le Parti travailliste approuva cette position.
Et, jusqu'en 1922, tout le pays était inclus dans le mandat en faveur d'un Foyer national. Mais, comme habitant du pays, je savais qu'il existait un problème arabe, car les Arabes en Palestine avaient des droits qu'il fallait leur préserver. En 1933, immédiatement après ma nomination au Comité directeur sioniste, je pris contact avec les dirigeants arabes du pays, du Liban et de la Syrie, musulmans et chrétiens.
Deux principes fondamentaux guidèrent mes entretiens en 1934.
Les Arabes possèdent des pays en Afrique du Nord – de l'Egypte au Maroc – et au Moyen- Orient – Iraq, Syrie et Liban, jusqu'à l'Arabie Saoudite et au Yémen. La superficie des pays arabes en Afrique du Nord est de 8.195.964 kilomètres carrés, et au Moyen-Orient, elle est de 3607 929, soit au total 11 863 873 kilomètres carrés. La population de ces pays (qui ont également des minorités chrétienne, kurde et berbère) est de 94 587 000 (en 1963).
La superficie de la Palestine (Transjordanie comprise) est de 60 000 kilomètres carrés, et sa population (1963) est de 4 181 000 dont 2 356 000 en Israël et 1 825 000 en Jordanie.
Après certains éclaircissements, les deux principes énoncés furent approuvés par mes interlocuteurs : les Arabes ont d'énormes superficies en Asie orientale et en Afrique du Nord, dont la majorité sont encore sous domination étrangère, et habitées par des millions d'Arabes.
La superficie de la Palestine ne dépasse pas 0,50 % de celle des pays arabes. La population arabe en Palestine (sur les deux rives du Jourdain) forme 1,5 % de la totalité des Arabes en Asie orientale et en Afrique du Nord. Selon la conviction juive, enracinée dans l'histoire juive et dans la Bible, la Palestine (des deux rives du Jourdain) est le pays du peuple juif, mais ce pays n'est pas vide ; il est habité par des Arabes depuis la conquête arabe du VIe siècle, leur nombre s'élève maintenant à plus d'un million, soit un peu moins de 1,5 % de la population totale des pays arabes. Il est évident que ceux qui habitent la Palestine ont les mêmes droits que les habitants de tout pays démocratique, et l'État juif ne peut être qu'un pays démocratique.
Le premier dirigeant arabe avec lequel j'ai discuté était Aouni Abdoul Hadi, chef du parti « Istikial » (Indépendance) en Palestine. Je lui dis : « Nous aiderons tous les pays arabes à obtenir leur indépendance et à s'unir en une fédération arabe, si vous acceptez de nous donner la possibilité de transformer la Palestine des deux côtés du Jourdain en un État juif, qui adhérera en tant qu'État souverain à la fédération sémite (arabe et juive) ». Abdoul Hadi me demanda : « Combien de Juifs voulez-vous faire venir en Palestine ?». Je répondis : «En vingt ans (cela se passait en 1934)), nous pourrons faire venir quatre millions de Juifs ». Il se leva alors et me dit avec enthousiasme : « J'irai à Damas et à Bagdad et dirai à mes amis arabes : donnons- leur non pas quatre mais six millions, s'ils nous aident à obtenir l'indépendance et à nous unir ». Il se rassit et ajouta : « Mais vous, Juifs, êtes plus alertes et plus doués que nous. Si vous amenez le nombre de Juifs voulu, en une courte période, même en moins de vingt ans, quelle garantie nous donnerez-vous que les pays arabes se libéreront du joug étranger et pourront s'unir ? »
Avant ces entretiens, j'avais discuté avec le haut commissaire britannique, homme intègre, et lui avais dit que j'allais entreprendre des discussions avec les dirigeants arabes ; de plus, je lui avais demandé si le gouvernement de Sa Majesté allait approuver l'accord qui interviendrait entre Juifs et Arabes. Il m'avait répondu : « Je n'ai jamais soulevé le problème avec le gouvernement, et ne puis donc répondre en son nom, mais je connais sa mentalité et suis convaincu qu'il approuva l'accord ». Je dis donc à Abdoul Hadi : « Je vous apporterai la garantie du gouvernement britannique ». Il répondit alors avec dédain : «Vous voulez que je fasse confiance à ces imposteurs ? – J'apporterai la garantie de la Société des nations ». Il réfléchit et dit : « Tous les membres de la Société des nations sont chrétiens, je ne puis croire en leur parole ». Je répondis alors : « Cher Monsieur, Aouni, je ne peux pas vous donner la garantie d'Allah ! ». Ainsi prit fin l'entretien.
Des pourparlers principaux eurent lieu avec l'homme de confiance du moufti qui était considéré comme le dirigeant des Arabes de Palestine. Son nom – Moussa Alami. D. était l'avocat en chef du gouvernement du mandat, et connu dans le pays comme un homme intègre et loyal. Nos conversations se poursuivirent pendant quelques mois, car il devait rendre compte au moufti et m'apporter à son tour les questions et opinions de ce dernier. Je répondais et posais des questions, et il me rapportait les réponses de son chef. Nos entretiens se basèrent sur les mêmes idées : libération de tous les peuples arabes du joug étranger et leur unification, la transformation de toute la Palestine en État juif, avec des habitants arabes égaux en droits, et l'adhésion de ce nouvel État à la fédération arabe.
Après des explications qui durèrent quelques mois et des discussions menées dans le plus grand secret, nous arrivâmes à un accord basé sur ma proposition, mais le moufti exigea que je rencontre le Comité arabe, syrien-palestinien, qui siégeait alors à Genève auprès de la Société des nations. Dans le cas où le comité accepterait, les rois d'Arabie Saoudite, du Yémen et d'Iraq (l'Egypte ne faisant pas partie à l'époque des pays arabes) seraient conviés à signer un accord avec le Comité directeur sioniste («Agence juive») et l'affaire serait alors transmise au gouvernement britannique. D'autres entretiens eurent lieu avec Antonius, un Arabe syrien-chrétien, habitant de la Palestine et considéré comme le théoricien du mouvement national arabe, et avec Riad El- Solh, président du Liban, qui approuvèrent les principes que j'avais posés (Riad El-Solh fut assassiné par la suite par un fanatique arabe).
Je partis la même année pour l'Europe, afin d'y rencontrer le Comité arabe à Genève. Le moufti leur avait annoncé ma visite et le sujet des conversations. Le Comité comprenait un vieux Druse, Shéki Arsian, devenu extrémiste arabe, et le Syrien Ihsan Bey El Gabri, beau-père de Moussa Alami. Seul Arsian parla, car il était le président du Comité. Après une courte introduction, il me dit : « Vous voulez avoir une majorité juive en Palestine, et ensuite un État juif ; les Anglais ne vous permettront jamais d'être la majorité.
Comment donc voulez-vous que nous, arabes, l'acceptions ? ». Après une discussion autour de ce thème, je vis qu'il ne changerait pas son point de vue, et nous nous séparâmes. Le jeune membre du Comité m'accompagna à la gare. Lorsque je sortis de sa maison, Arsian me dit : « Ce n'est pas notre dernier mot, nous en reparlerons. ». Il exigea que toute conversation future fût secrète. En rentrant à Jérusalem après un séjour de quelques semaines en Europe, j'y trouvai « La Nation arabe », revue publiée en français par le Comité, dans laquelle était rapportée notre conversation avec quelques distorsions. Moussa Alami, qui était, et est encore, un homme intègre, fut confus en me revoyant, bien que je lui expliquais que je comprenais fort bien que son beau-père n'était pas mêlé à cette publication.
Entre temps, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement britannique changea sa politique, et après des entretiens à Londres avec les Arabes et les Juifs en 1939, il publia le « Livre Blanc », dont le contenu était en fait l'annulation des engagements du mandat, l'interruption de l'immigration juive et la promesse d'établir dix ans plus tard un État indépendant en Palestine. Dix ans ne s'écoulèrent pas car la guerre survint – qui vit l'extermination de ces six millions de Juifs qui avaient, plus que tout le monde, besoin d'un pays juif, et qui pouvaient et désiraient le construire.
Malgré la publication du Livre Blanc, Winston Churchill demeura un ami du peuple juif, fidèle à la déclaration Balfour, mais il ne fut pas réélu après la guerre. Le Parti travailliste obtint pour la première fois une majorité absolue et forma le gouvernement.
Ce parti était, on le savait, en faveur d'un État juif, et, à la fin de 1944, il décida qu'immédiatement après la guerre, cet État serait fondé des deux côtés du Jourdain et que tous les Arabes de Palestine seraient transférés dans les pays arabes, lesquels recevraient eux aussi une indépendance totale. Cette demande de transfert des Arabes de Palestine ne fut jamais mentionnée par le mouvement sioniste.
Ce qui arriva après la guerre est connu : Bevin et Attlee refusèrent de mettre à exécution la décision de leur parti, et soumirent le problème de la Palestine à l'Organisation des Nations Unies. En mai 1947, l'O.N.U. en discuta et l'Assemblée fut surprise par les propos de Gromyko, représentant de l'U.R.S.S., qui exigea la création d'un État juif en Palestine, le peuple juif ayant le droit d'avoir une patrie, dans son pays historique.
Une Commission, élue pour examiner le problème, soumit deux propositions : toute la Commission proposa d'abolir le mandat britannique le plus rapidement possible. Une minorité des membres demanda ensuite la création d'un État fédéral juif-arabe, et la majorité suggéra un partage et la création de deux États en Palestine occidentale :
Un État juif comprenant le Néguev, et un État arabe à l'ouest du Jourdain économiquement lié à l'État juif. Quant à Jérusalem, elle serait un Corpus Separatus internationalisé, les Juifs de la ville demeurant citoyens de l'État juif, et les Arabes, de l'État arabe. Nous acceptâmes à une grande majorité la décision de la Commission, bien que l'exclusion de Jérusalem nous ait causé beaucoup de peine. Si les Arabes eux, avaient accepté la décision de l'Assemblée de l'O.N.U., où 33 États (soit plus des deux tiers) – dont la Russie, les États-Unis d'Amérique et la France, l'Angleterre s'étant abstenue – votèrent en faveur de la proposition, le problème serait résolu et nous aurions eu la paix au Moyen- Orient. Mais ils annoncèrent qu'ils n'approuvaient pas la décision et qu'ils s'y opposeraient même par la force. Le lendemain du 29 novembre 1947, les attaques arabes contre les Juifs de Palestine commencèrent et se multiplièrent rapidement, car les Syriens et les Iraquiens (et quelques Egyptiens, membres de l'Association des frères musulmans) se joignirent aux bandes palestiniennes.
Quelque cent mille soldats anglais se trouvaient alors dans le pays et il leur était facile de maintenir le calme, mais le Parti travailliste – avec son Premier ministre, Clément Attlee, et son ministre des Affaires étrangères, Ernest Bevin – s'opposa de toutes ses forces à l'État juif, ne défendit ni l'ordre ni la tranquillité dans le pays, et n'empêcha pas les troubles des Arabes. La population juive se défendit avec l'aide de l'organisation de la « Haganah », mouvement clandestin qui, dans l'ensemble, maîtrisa les bandes arabes, jusqu'au moment où la Légion arabe (armée jordanienne) se joignit ouvertement à ces bandes ; quatre villages juifs près de Hébron furent détruits et la plupart des habitants furent assassinés. Partout ailleurs, la Haganah avait le dessus et, après ses victoires à Haïfa, Tibériade, Safed et dans la nouvelle ville de Jérusalem, elle annonça aux arabes que s'ils lui rendaient les armes, ils pourraient rester à leurs places et jouir de tous les droits comme les Juifs. La majorité des comités arabes acceptèrent, mais d'autres proposèrent de s'en référer au Comité suprême arabe qui n'était pas dans le pays (car ses membres avaient fui après le meurtre d'un haut fonctionnaire britannique).
Le Comité, dont la personnalité dominante était le moufti de Jérusalem, leur conseilla de ne pas rendre les armes, mais de quitter temporairement le pays, car, après le départ des troupes britanniques au pays dans les deux ou trois semaines suivantes, cinq pays arabes – Egypte, Syrie, Jordanie, Liban et Iraq – envahiraient Israël, y extermineraient les Juifs en dix à quatorze jours, et tous les Arabes reviendraient non seulement dans leurs foyers, mais encore, s'ils le désiraient, dans les maisons juives. Les Arabes quittèrent tous Safed, Beth- Shéan, Tibériade ; une partie resta à Jaffa et quatre mille demeurèrent à Haïfa.
Et j'en arrive ainsi à ce que l'on appelle le problème des réfugiés. Après la création de l'État d'Israël, le 14 mai 1948, aucun arabe n'a été expulsé, seuls quelques individus partirent pour l'Amérique. Ceux que l'on dénomme « réfugiés » quittèrent le pays à l'époque du mandat britannique. Ils commencèrent à partir deux jours après la décision de l'O.N.U., le 29 novembre 1947. De nombreux arabes passèrent dans les pays arabes :Les riches au Liban et en Syrie. Lorsque la lutte s'aggrava dans les villes, les Arabes furent priés par leurs voisins juifs et la Haganah de rester, mais ils se conformèrent aux ordres du moufti d'Egypte, et presque tous quittèrent. Le nouvel État juif ouvrit ses portes aux immigrants juifs, et, en quatre ans, 700 000 Juifs arrivèrent, dont 500 000 venant des pays arabes (Iraq, Yémen, Maroc, Libye, Egypte, Tunisie, Syrie et Liban), et s'installèrent dans l'ensemble dans les villages, les quartiers et villes abandonnés – Jaffa, Haïfa, Tibériade, Beth-Shéan, Safed., Au cours des attaques arabes qui suivirent la décision de l'O.N.U., des centaines de Juifs furent assassinés, mais aucun Juif ne s'enfuit. Seuls les 400 000 Arabes partirent. Les réfugiés juifs venus des pays arabes furent tous spoliés dans leurs pays d'origine, et jusqu'à ce jour, leurs biens sont confisqués ou distribués aux arabes. L'État d'Israël, né le 14 mai 1948, n'est absolument pas responsable pour la fuite des Arabes, et malgré ceci, nous avons reçu près de 40 000 réfugiés qui s'étaient enfuis, pas à cause de nous, dans le cadre de l'opération de la réunion des familles. Nous avons accueilli un plus grand nombre encore de réfugiés juifs, forcés de laisser tous leurs biens dans les pays arabes. Nous n'avions pas de logements, de nourriture, de travail à leur offrir, et nous avons fait des efforts surhumains pour les intégrer dans la vie du pays. Nous avons même été obligés d'imposer un régime d'austérité sévère au cours des dix premières années de l'État, tandis que les pays arabes ne voulurent faire aucun effort pour aider leurs frères venus se réfugier chez eux lors du mandat britannique en Palestine. Les dirigeants arabes apprirent à exploiter ces réfugiés comme arme contre le peuple en Israël.
Selon Jean Cocteau, "le tombeau des morts est le cœur des vivants".
8 ans après le décès de Simone Veil le 30 juin 2017, ses engagements en faveur de la mémoire de la Shoah, de l'émancipation des femmes et de la dignité humaine sont plus actuels que jamais.
🇫🇷 8 juillet 1943, il y a 82 ans, Jean Moulin mourrait dans le train le conduisant en Allemagne.
En décembre 1964, la nation lui rendait hommage, par la voix d'André Malraux, lors du transfert de ses cendres au Panthéon :
« Monsieur le Président de la République,
Voilà donc plus de vingt ans que Jean Moulin partit, par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci, pour être parachuté sur la terre de Provence, et devenir le chef d'un peuple de la nuit. Sans la cérémonie d'aujourd'hui, combien d'enfants de France sauraient son nom ? Il ne le retrouva lui-même que pour être tué ; et depuis, sont nés seize millions d'enfants...
Puissent les commémorations des deux guerres s'achever par la résurrection du peuple d'ombres que cet homme anima, qu'il symbolise, et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort.
Après vingt ans, la Résistance est devenue un monde de limbes où la légende se mêle à l'organisation. Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis son accent de légende, voici comment je l'ai rencontré. Dans un village de Corrèze, les Allemands avaient tué des combattants du maquis, et donné ordre au maire de les faire enterrer en secret, à l'aube. Il est d'usage, dans cette région, que chaque femme assiste aux obsèques de tout mort de son village en se tenant sur la tombe de sa propre famille. Nul ne connaissait ces morts, qui étaient des Alsaciens. Quand ils atteignirent le cimetière, portés par nos paysans sous la garde menaçante des mitraillettes allemandes, la nuit qui se retirait comme la mer laissa paraître les femmes noires de Corrèze, immobiles du haut en bas de la montagne, et attendant en silence, chacune sur la tombe des siens, l'ensevelissement des morts français.
Comment organiser cette fraternité pour en faire un combat ? On sait ce que Jean Moulin pensait de la Résistance, au moment où il partit pour Londres : « II serait fou et criminel de ne pas utiliser, en cas d'action alliée sur le continent, ces troupes prêtes aux sacrifices les plus grands, éparses et anarchiques aujourd'hui, mais pouvant constituer demain une armée cohérente de parachutistes déjà en place, connaissant les lieux, ayant choisi leur adversaire et déterminé leur objectif. » C'était bien l'opinion du Général de Gaulle.
Néanmoins, lorsque le 1er janvier 1942, Jean Moulin fut parachuté en France, la Résistance n'était encore qu'un désordre de courage : une presse clandestine, une source d'informations, une conspiration pour rassembler ces troupes qui n'existaient pas encore. Or, ces informations étaient destinées à tel ou tel allié, ces troupes se lèveraient lorsque les Alliés débarqueraient. Certes, les résistants étaient des combattants fidèles aux Alliés. Mais ils voulaient cesser d'être des Français résistants, et devenir la Résistance française.
C'est pourquoi Jean Moulin est allé à Londres. Pas seulement parce que s'y trouvaient des combattants français (qui eussent pu n'être qu'une légion), pas seulement parce qu'une partie de l'empire avait rallié la France libre. S'il venait demander au Général de Gaulle de l'argent et des armes, il venait aussi lui demander « une approbation morale, des liaisons fréquentes, rapides et sûres avec lui ».
Le Général assumait alors le Non du premier jour; le maintien du combat, quel qu'en fût le lieu, quelle qu'en fût la forme ; enfin, le destin de la France. La force des appels de juin 40 tenait moins aux « forces immenses qui n'avaient pas encore donné », qu'à : « II faut que la France soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. » La France, et non telle légion de combattants français. C'était par la France libre que les résistants de Bir Hakeim se conjuguaient, formaient une France combattante restée au combat. Chaque groupe de résistants pouvait se légitimer par l'allié qui l'armait et le soutenait, voire par son seul courage ;
Cher Redha,
Mon post ne minimise en rien les souffrances à Gaza, ni les drames de Beyrouth ou ailleurs. Je les connais, je les combats même dans mon métier.
Mais montrer la réalité plurielle d’un pays, ce n’est pas faire de la propagande. C’est refuser les amalgames. Oui, des musulmans vivent en Israël, y prient librement, y élèvent leurs enfants. Dire cela, ce n’est pas nier les injustices, c’est refuser de les instrumentaliser.
Je crois qu’on peut être avocat de la paix sans être l’avocat d’un État.
À Aymeric Caron,
Vos propos sur le voile des fillettes sont une honte. Pas une erreur. Pas un simple désaccord. Une trahison. Soit vous êtes un grand naïf, soit vous êtes un grand manipulateur, je pense plutôt à la seconde option.
Ce que vous défendez n’a rien à voir avec la République, ni avec le respect, ni même avec la liberté.
C’est une compromission politique. Un calcul électoral. Une reddition morale.
Quand on en arrive à trouver « normal » qu’une enfant de 5 ans soit voilée, c’est qu’on a renoncé à toute dignité.
Vous osez dire que ça ne vous gêne pas qu’une enfant de 5 ou 6 ans soit voilée ?
Moi, ça me dégoûte. Et je vous le dis clairement, c’est vous, le raciste.
Vous tolérez pour des petites filles ce que vous n’accepteriez jamais pour les vôtres.
Vous trouvez normal qu’on couvre le corps d’une gamine pour « respecter les différences » ?
Non. C’est de l’effacement. C’est de la soumission. C’est de la violence.
Bientôt, vous allez tolérer la lapidation des femmes en expliquant que c’est par respect de la différence de culture et de religion ?
J’ai porté le voile. Et je ne parle pas d’un simple foulard sur la tête.
Je parle d’une prison. D’un enfermement total. D’un uniforme noir qui recouvrait mon corps et mon identité.
Je suis tombée dans un enfer.
Un enfer de silence, de peur, de surveillance, de haine de soi.
Je n’avais plus de nom, plus de visage, plus de liberté. Seulement des ordres, des regards menaçants, et l’obsession permanente de ne jamais « mal représenter » une idéologie qui m’avait volé ma vie.
Vous n’avez aucune idée de ce que ce voile m’a coûté à moi et à d’autres femmes, victimes de la prison de la soumission. Aucune.
Alors quand je vous entends dire que vous n’êtes pas gêné qu’on l’impose à une enfant, je ressens de la colère, du mépris, du dégoût.
Et une certitude, vous êtes du côté des bourreaux. Pas des victimes.
Et ne comptez pas sur le chantage à l’ »islamophobie ». Ça ne marche pas avec moi. Je suis musulmane.
Et nous sommes de plus en plus nombreux à dénoncer les dérives que vous soutenez par pur intérêt électoral.
Vous ne pouvez pas m’accuser d’être racistes ou islamophobe, je suis musulmane, et je combats l’islamisme.
Et soyez sûr d’une chose. vous me trouverez sur votre chemin.
Parce que je n’ai pas l’intention de laisser mon pays sombrer à cause de fou dangereux et pyromane comme vous.
Vous êtes la caution molle des pires idéologies. Vous êtes l’écran de fumée derrière lequel les islamistes avancent, en toute impunité.
Vous parlez de République ? Vous l’avez abandonnée.
Vous parlez d’antiracisme ? Vous l’avez dévoyé.
Vous parlez de liberté ? Vous la piétinez chaque fois que vous justifiez qu’une fillette soit voilée au nom de la tolérance et de la différence de culture et de religion.
Vous êtes du côté de ceux qui oppressent. Moi je suis du côté de celles qui se libèrent.
Et croyez-moi, vous pouvez traiter tous ceux qui refusent cette barbarie de racistes, islamophobes ou intolérants,..
vous n’irez pas loin.
Nous sommes de plus en plus nombreux à dénoncer vos manipulations. Nous ferons barrage l’islamisme. Nous protègerons nos femmes et nos filles, pendant que vous les sacrifiez sur l’autel de votre carrière politique.
Je vous mets au défi d’un débat en direct avec moi, si vous vous en sentez capable, nous aurons certainement beaucoup de choses à nous dire, et j’aurai probablement certaines choses à vous apprendre, j’en suis persuadée, à bientôt peut-être Monsieur @CaronAymericoff .
Cordialement.
Henda Ayari
En tant qu’imam vivant en Europe, je tiens à alerter avec clarté et responsabilité : les islamistes et les extrémistes religieux sont aujourd’hui les plus grands abuseurs de la démocratie. Ils la rejettent dans leur idéologie, mais l’utilisent avec hypocrisie quand cela les arrange. Ce sont des opportunistes du système : ils se servent des libertés fondamentales, du droit d’association, de la liberté d’expression et de culte, non pas pour construire, mais pour imposer une vision radicale, politique et violente de la religion qui n’a rien à voir avec l’islam authentique.
L’islam que nous connaissons — celui du Prophète Mohammed (paix et bénédictions sur lui), celui du Coran, celui des savants sincères — est une religion de foi, de morale, de justice, de dialogue et de paix. Ce n’est pas une idéologie de conquête, ni un outil de manipulation politique. Pourtant, certains individus, sous couvert de religion, prêchent la division, l’intolérance, la haine des sociétés qui les ont accueillis, et vont jusqu’à légitimer la violence. Ils transforment les mosquées en tribunes politiques, empoisonnent les jeunes esprits, et détruisent de l’intérieur la confiance entre citoyens.
Ces extrémistes ne représentent pas l’islam. Ils en sont la trahison la plus honteuse. Ils ont abandonné la spiritualité, la miséricorde et la lumière du message prophétique, pour un fanatisme aveugle et destructeur. Le Prophète (psl) a toujours rejeté l’extrémisme. Il a dit : “Prenez garde à l’excès dans la religion, car ceux qui vous ont précédés ont été détruits à cause de leur excès.” (Hadith authentique).
Dans les sociétés européennes, ils s’infiltrent dans les associations, utilisent les droits démocratiques pour propager leur idéologie, et crient à l’islamophobie dès qu’on les critique. C’est une stratégie bien connue : utiliser la tolérance des sociétés libres pour mieux les affaiblir. Mais nous, les imams responsables, les croyants sincères, les citoyens engagés, devons refuser cela. Nous devons protéger nos sociétés contre l’extrémisme, tout en défendant la dignité des musulmans, et en éduquant les nouvelles générations dans l’amour de Dieu, le respect des lois, et l’esprit de vivre ensemble.
Le combat contre l’extrémisme n’est pas un combat contre l’islam, mais pour l’islam. C’est une obligation morale et religieuse. C’est un acte de fidélité à la foi et à la société. Nous devons dire aux extrémistes : vous ne parlerez plus en notre nom. Vous ne déformerez plus notre religion pour vos projets politiques. Et nous, musulmans européens, continuerons à construire des ponts, à dialoguer, à prier, à vivre et à contribuer, avec foi, intelligence et loyauté.
#islamisme
#antisémitisme
#radicalisme
#ISLAM
#France
#Europe
#islamogauchisme
J’ai eu, une fois de plus, l’honneur de rencontrer Shannon Seban — une femme d’une rare détermination, dont l’engagement courageux dépasse les frontières de la France. Elle incarne une voix forte contre la haine, le repli et l’indifférence, et son action résonne bien au-delà du 93, qu’elle représente avec dignité et conviction.
Assumer des responsabilités dans un territoire aussi symbolique n’est pas une mission ordinaire. Il faut du courage, une conscience aiguë des enjeux sociaux, et une volonté inébranlable de servir l’intérêt commun. Shannon Seban incarne tout cela, avec force et authenticité.
Face à l’antisémitisme, au racisme et à toutes les formes de discrimination, nous sommes du même camp. Notre combat est commun : défendre la dignité humaine, protéger nos diversités, et construire une société plus juste, unie dans le respect et la solidarité.
Je salue également la parution de son ouvrage « Française et juive… et alors ? » — un titre fort, une déclaration d’identité et de liberté. Ce livre rappelle avec clarté que nos appartenances religieuses et culturelles ne doivent jamais être source de rejet, mais bien de fierté et de force collective.
Ce n’est qu’ensemble — croyants, non-croyants, juifs, musulmans, chrétiens, agnostiques, femmes et hommes — que nous pourrons faire reculer la haine. La France est belle quand elle rassemble, quand elle protège, quand elle élève. Et notre unité est notre réponse la plus forte à ceux qui veulent nous diviser.
#France
#Europe
#Islam
#SheikhMehdizade
#antisemitisme
Je pose ça là pour cette fin de semaine. Sublime moment. La jeune femme s'appelle Allie Scherlock, chanteuse irlandaise de 20 ans, et le jeune homme n'a que 12 ans. Ils reprennent en cœur Hallelujah de Jeff Buckley. Je vous préviens, ça prend aux tripes...
Merci à Pierre Perret, auteur de « la femme grillagée ».
Cette chanson est autocensurée en France et en Belgique. Elle ne passe jamais sur les ondes.
Voici les paroles de ladite chanson :
Écoutez ma chanson bien douce
Que Verlaine aurait su mieux faire
Elle se veut discrète et légère
Un frisson d'eau sur de la mousse
C'est la complainte de l'épouse
De la femme derrière son grillage
Ils la font vivre au Moyen Âge
Que la honte les éclabousse
Quand la femme est grillagée.
Toutes les femmes sont outragées
Les hommes les ont rejetées.
Dans l'obscurité
Elle ne prend jamais la parole
En public, ce n'est pas son rôle
Elle est craintive, elle est soumise
Pas question de lui faire la bise
On lui a appris à se soumettre
À ne pas contrarier son maître
Elle n'a droit qu'à quelques murmures
Les yeux baissés sur sa couture
Quand la femme est grillagée.
Toutes les femmes sont outragées
Les hommes les ont rejetées.
Dans l'obscurité
Elle respecte la loi divine
Qui dit, par la bouche de l'homme,
Que sa place est à la cuisine
Et qu'elle est sa bête de somme
Pas question de faire la savante
Il vaut mieux qu'elle soit ignorante
Son époux dit que les études
Sont contraires à ses servitudes
Quand la femme est grillagée.
Toutes les femmes sont outragées
Les hommes les ont rejetées…
Dans l'obscurité
Jusqu'aux pieds, sa burqa austère
Est garante de sa décence
Elle prévient la concupiscence
Des hommes auxquels elle pourrait plaire
Un regard jugé impudique
Serait mortel pour la captive
Elle pourrait finir brûlée vive
Lapidée en place publique
Quand la femme est grillagée.
Toutes les femmes sont outragées
Les hommes les ont rejetées…
Dans l'obscurité
Jeunes femmes, larguez les amarres
Refusez ces coutumes barbares
Dites non au manichéisme
Au retour à l'obscurantisme
Jetez ce moucharabieh triste
Né de coutumes esclavagistes
Et au lieu de porter ce voile
Allez-vous-en, mettez les voiles
Quand la femme est grillagée.
Toutes les femmes sont outragées
Les hommes les ont rejetées…
Dans l'obscurité
Après des mois à vous entendre parler de l’islam, j’ai enfin compris : ce que vous appelez “islam” n’a rien à voir avec la foi que je vis et enseigne. Eh bien moi aussi, en tant qu’imam et homme de religion, je suis ‘islamophobe’ alors.
En philosophie islamique, on dit que les choses se comprennent par leurs contraires. Mais la vraie question est la suivante : puisque vous ne connaissez pas l’islam, comment pouvez-vous prétendre reconnaître l’islamophobie ?
Soyons honnêtes : vous êtes des ‘politiciens’, pas des imams ni des savants. Vous n’avez ni la légitimité ni la compétence pour parler au nom de l’islam.
Pire encore, vous avez déjà promis aux Français musulmans une version déformée de cette religion… taillée pour vos ambitions électorales.
Alors, arrêtez de jouer avec l’islam et les musulmans pour vos intérêts personnels.
@FranceInsoumise@JLMelenchon@RimaHas@ErsiliaSoudais
Allah dit dans le Coran :
« Et ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité. »
(Sourate Al-Baqara, verset 42)
C’est cet islam que propage l’extrême gauche ⬇️
#Islam
#paix
#peace
#Islamophobia
#islamogauchisme
#Europe
#Aboubakar
#aboubacar
A lire jusqu'à la dernière ligne !
Musulmans vivant avec des hindous = problème.
Musulmans vivant avec des bouddhistes = problème.
Musulmans vivant avec des chrétiens = problème.
Musulmans vivant avec des juifs = problème.
Musulmans vivant avec des sikhs = problème.
Musulmans vivant avec des baha'is = problème.
Musulmans vivant avec les shintoïstes = problème.
Musulmans vivant avec des athées = problème.
Musulmans vivant avec des musulmans = gros problème.
Cela a conduit à :
Ils ne sont pas heureux à Gaza.
Ils ne sont pas heureux en Égypte.
Ils ne sont pas heureux en Libye.
Ils ne sont pas heureux au Maroc.
Ils ne sont pas heureux en Iran.
Ils ne sont pas heureux en Irak.
Ils ne sont pas heureux au Yémen.
Ils ne sont pas heureux en Afghanistan.
Ils ne sont pas heureux au Pakistan.
Ils ne sont pas heureux en Syrie.
Ils ne sont pas heureux au Liban.
Ils ne sont pas heureux au Nigeria.
Ils ne sont pas heureux au Kenya.
Ils ne sont pas heureux au Soudan.
Où sont-ils heureux ?
Ils sont heureux en Australie.
Ils sont heureux en Angleterre.
Ils sont heureux en Belgique.
Ils sont heureux en France.
Ils sont heureux en Italie.
Ils sont heureux en Allemagne.
Ils sont heureux en Suède.
Ils sont heureux aux États-Unis et au Canada.
Ils sont heureux en Norvège et en Inde.
Ils sont heureux dans presque tous les pays qui ne sont pas islamiques.
À qui reprochent-ils cela ?
Ni à l’islam, ni à leurs dirigeants, ni à eux-mêmes.
Ils blâment les pays dans lesquels ils sont heureux.
Ils veulent que les pays dans lesquels ils sont heureux deviennent comme les pays d’où ils viennent, mais où ils étaient malheureux.
Non,@ChapuisCamille, la France n’est pas une simple république laïque née en 1905, mais un édifice millénaire façonné par la foi chrétienne. Ses cathédrales, ses églises, ses abbayes, ses sanctuaires, ne sont pas de simples bâtisses de pierres, mais des hymnes de lumière et d’espérance érigés par des générations de croyants. Ses institutions, ses lois, ses universités, ses bibliothèques rayonnantes doivent leur genèse à une vision chrétienne du monde qui a engendré une civilisation singulière. Nier cela, c’est comme parler d’un chêne séculaire en prétendant qu’il n’a jamais grandi. La laïcité, loin de renier ce legs, en est l’héritière : elle protège la liberté de tous, mais n’efface pas l’empreinte indélébile du christianisme sur notre culture, notre art, nos traditions. Refuser cette évidence, c’est appauvrir la France, non la défendre. Levez les yeux vers ses clochers, et vous verrez qu’ils racontent une histoire que nul tweet ne saurait effacer.
(Illustration : L'Abbaye Royale de Hautecombe sur les bords du lac de Bourget en Savoie).