Je n’ai jamais demandé qu’on ne généralise pas les féministes. C’est même tout mon propos : je m’en fous et ca depuis 15 ans. Une féministe peut commettre quelque chose d’horrible, je condamnerai ses actes. Mais cela ne changera absolument rien à mes convictions féministes à moi
@AminaaGrace Pour les autres c’est aucun droit au contradictoire mais les membres des spheres militantes et queer doivent pouvoir s’expliquer et corriger leurs discours ? Qui decide que les enjeux vont au-delà de sa personne ?
Vous n’avez pas créé un précédent dans ce type de dynamique
@AminaaGrace Je trouve la take hypocrite quand la position défendue par Melliflue et ses pairs se résume à « systématiquement croire la victime et ostraciser l’agresseur, ne pas lui donner le droit à la parole » pourquoi ajd il faudrait l’écouter car féministe qui a des responsabilités ?
Pourquoi devrait-elle avoir l’opportunité de corriger sa première prise de parole? En tant que qui? En vertu de quoi?
Elle a été call out! qu’elle fasse ce qu’elle aurait aimé qu’une personne call out fasse: se taire et ne plus utiliser ses privilèges (plateformes, réseau, etc)
Ce que Melliflue est tellement grave, c'est tellement grave. Abusez de cette manière de sa position d'influence à l'intérieur du mouvement,c'est absolument grave.
Je n'arrête pas d'y penser et franchement ça continue de me choqué.
@carinealexi Et ensuite avoir le culot d’y penser, de mettre en œuvre tout un mécanisme pour blâmer la victime et se justifier, puis revenir annoncer une réponse plus en adéquation avec ce qu’elle a toujours défendu… La violence de tout ceci !!!
Je n’ai jamais dit que détruire la réputation d’un violeur ou d’une violeuse affaiblissait une dénonciation. Je ne me suis jamais inquiétée de préserver la réputation de personnes ayant commis des violences sexistes et sexuelles, et je ne vais pas commencer maintenant.
Voici ce que je suis en train de dire : si, parce que cette fois la personne dénoncée est une féministe connue pour avoir elle-même pratiqué le call-out, on nous demande soudain d’ouvrir un débat sur la nécessité d’être moins radicales, de faire des call-out plus mesurés, de prendre en compte le droit de la personne dénoncée à se défendre, ou de penser davantage à sa réhabilitation et à sa rédemption, c’est problématique.
Parce que les réflexions ou débats qu’on nous demande d’avoir à ce moment précis peuvent très concrètement déplacer la manière de penser la responsabilité des personnes dénoncées et installer des normes qui pourraient, demain, servir à délégitimer d’autres dénonciations.
Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui la personne qui est bourreau est une personne qui se revendique féministe radicale, suivie, relayée et légitimée, qu’il faudrait déplacer le centre de la discussion. Tout à coup, il faudrait parler de la pertinence du call-out, du droit de se défendre, de la présomption, de rédemption, de réhabilitation… ? Dans ce contexte spécifique, et précisément maintenant ?
Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas la call-out, ni qu’il fallait rester tranquille. Au contraire. Je dis qu’il ne fallait pas, précisément maintenant, recentrer la discussion sur tout ce qui pourrait affaiblir la manière dont la dénonciation est reçue et dont sa responsabilité est pensée et nommée. C’est plus clair ?
What is this legerete y'all have around sexual abuse; grooming, sexual violence. Someone being accused of coercion and sexual abuse, and some of the replies are " don't be too harsh, we all can commit these acts"
No no, please remove some of us from your "all". These are not acts that we must normalize nor belittle.
Also remember we tweet amongst survivors, belittling sexual violence is evil
I am sending all the hugs and needed love to survivors of sexual violence. It takes absolute courage to speak up. It takes a more robust courage to remain grounded after you have exposed your pain and trauma to everyone.
May kindness and peace finds you. May you feel safe and live safely
Toi seule sais de quoi tu parles. Moi, j’ai répondu à des tweets de féministes que j’ai vus, dans lesquels on nous demande précisément maintenant de parler du phénomène des call-out, de rédemption, de réhabilitation et du droit de se défendre. Et j’ai dit que faire surgir ces débats dans ce contexte précis, au moment où des faits graves de violences sexistes et sexuelles sont dénoncés, est problématique et absolument pas neutre.
Tu te pointes ensuite pour me faire répondre à une position que je n’ai jamais défendue, puis tu déblatères. Tu penses intimider qui exactement ? Imbécile.
Le fait qu’une personne qui pratiquait elle-même beaucoup le call-out soit aujourd’hui dénoncée ne transforme pas automatiquement la dénonciation en débat sur le call-out. Ce n’est pas parce que tu désapprouvais la manière dont elle dénonçait d’autres personnes qu’au moment où elle est elle-même mise en cause, il faudrait soudainement déplacer la conversation vers « les dérives du call-out ».
Au moment où des faits graves de violences sexistes et sexuelles sont dénoncés, qu’est-ce que tu recherches au fond en recentrant la discussion sur les call-out qu’elle faisait auparavant ? Si ce n’est pas instrumentaliser cette dénonciation, qu’est-ce que c’est exactement ?
Tu ne vois pas le précédent que cela crée ? Que lorsqu’une dénonciation vise une féministe radicale, suffisamment légitimée politiquement ici, les principes d’intransigeance que nous défendions jusque-là deviennent tout à coup négociables et la dénonciation elle-même devient l’objet principal de notre vigilance ?
Si tu as un problème avec les pratiques de call-out dont elle était à l’avant-garde, libre à toi d’en parler et d’en faire une critique prioritaire maintenant. Moi, je me tiens à ce que je dis.
Mon propos ne partait pas uniquement de ce que tu as dit. J’ai lu plusieurs ressortir des réflexions sur nos “postures trop radicales”, sur la nécessité de davantage nuancer, de penser au droit de se défendre, aux limites du call-out, etc. Le fait que tout cela réapparaisse maintenant, au moment où une féministe est dénoncée pour des violences, produit quelque chose. On doit veiller à ne pas créer/nourrir de précédents dangereux pour les dénonciations de violences sexistes et sexuelles.
Le timing fait que ce n’est pas du tout neutre. Ces questions semblent (re)devenir urgentes précisément parce que ce cas nous confronte. On peut parfaitement avoir ces discussions de fond dans le cadre d’une réflexion politique générale. Mais les rouvrir maintenant, dans cette configuration précise, produit des effets sur la manière dont les dénonciations actuelles sont reçues.