🕯️ *MGR CHRISTOPHE MUNZIHIRWA, S.J. : 30 ANS APRÈS, UNE MÉMOIRE VIVE, UNE VOIX PROPHÉTIQUE*
Sous le haut patronage de la *Province d’Afrique Centrale de la Compagnie de Jésus* et de l’*Archidiocèse de Lubumbashi*, le _Centre Arrupe pour la Recherche et la Formation (CARF)_ , en collaboration avec l’_Université Loyola du Congo (ULC)_ et les _Réseaux Munzihirwa_, organise la *3ᵉ édition du Symposium International Mgr Christophe Munzihirwa, S.J.*
Thème :
*« Mgr Christophe Munzihirwa, S.J., et les défis de la paix en RDC : Quelles contributions au Pacte Social pour le vivre-ensemble ? »*
📅 29 - 31 OCTOBRE 2026
📍 CARF – 128, avenue Kilela-Balanda, Lubumbashi
En cette année du *centenaire de sa naissance (1926)* et du *trentième anniversaire de son martyre (1996)*, cet événement est un devoir de mémoire et une opportunité de réfléchir ensemble aux voies d’une paix durable pour notre pays.
🔗 Appel à communications ouvert – Soumettez vos propositions avant le 15 septembre 2026 :
📧 [email protected]
🔗 Infos et téléchargement : https://t.co/KlAGGsE9dq
🕯️ _Rejoignez-nous pour honorer celui qui a donné sa vie pour la justice et la dignité du peuple congolais._
#SymposiumMunzihirwa #CARF #ULC #Munzihirwa #RDC #Paix #Mémoire #Justice #PacteSocial
💫 Le Saint du jour | Mardi 25 novembre
Bienheureux Luigi et Maria Quattrocchi
🌹 Ils ont vécu le mariage comme un cheminement vers Dieu, dans la sanctification. Ils sont le premier couple à être béatifié par la volonté du Pape Jean-Paul II.
→ https://t.co/c3psWI3ckY
CE JOUR-LA... 29 octobre 1996, Bukavu tombe sous contrôle de l'AFDL, devenant ainsi la deuxième importante agglomération de l'Est du Zaïre à échapper au contrôle de Kinshasa. Uvira venait de tomber 4 jours auparavant (25 octobre 1996).
Quelques fragments de mémoire autour de la chute de Bukavu :
=> Quelques jours avant que Bukavu ne tombe sous contrôle de l'AFDL, la ville avait accueilli des troupes des Forces Armées Zaïroises (FAZ), en provenance du Camp Kokolo (Kinshasa), les fameux "Hiboux". Devant le Gouverneur de région adjoint de l'époque (Lwabanji Lwasi Ngabo), ils avaient demandé la permission de faire incursion au Rwanda, indiquant que dans les heures qui allaient suivre, le drapeau du Zaïre allait flotter à Cyangugu. Il y avait aussi le bataillon des parachutistes "Béret Rouge" (commandés par le Major Kayembe) positionné à la frontiere de Ruzizi II et vers les collines du Camp Saïo. Le Général rwandais Gratien Kabirigi, à la tête d'ex-GP (Garde présidentielle de Habyarimana), était aussi présent dans la ville. Avec les armes lourdes placées devant la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix de Bukavu, l'Institut de Bagira... personne ne pouvait s'imaginer que la ville de Bukavu allait tomber.
=> La veille de la prise de la ville par l'AFDL, une important cérémonie y avait été organisée : l'entrée en fonction du nouveau Gouverneur de région, le Général Michel Elesse (officier militaire nommé par le Maréchal-Président Mobutu, en remplacement du Gouverneur Pasteur Kyembwa Walumona, rappelé à Kinshasa plusieurs semaines auparavant). Le même jour, en début de soirée, conscients qu'ils ne pouvaient plus sécuriser la ville, les éléments des Forces Armées Zaïroises (FAZ) qui y étaient déployés, avaient pillé notamment le bureau du CICR sur Avenue Kibombo. La fête des militaires en fuite! Mais une bonne partie de la population tenait à rester coûte que coûte dans la ville...
=> Le message de Monseigneur Munzihirwa, donné à la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix de Bukavu 2 jours auparavant (dimanche, 27 octobre 1996, pendant que Uvira était tombée déjà), résonnait dans les oreilles : "Ne quittez pas la ville." Les militaires zaïrois en fuite avaient, quant à eux, un autre message : "Bateki mboka." ("Ils ont vendu la cité").
=> Le 29 octobre 1996.... C'était un mardi. Le matin, les éléments des Forces Armées Zaïroises se positionnent vers le Lycée Wima, Bugabo, et commencent à lancer des obus vers le quartier Essence. Difficile de dire exactement vers quelle cible ces obus étaient lancés. Et donc pour la plupart des familles, rester à la maison sans savoir ce qui se passait n'était pas une bonne idée. C'est ainsi que plusieurs familles habitant les quartiers du centre-ville de la ville décideront de sortir de leurs maisons et de se lancer dans une fuite dont les destinations supposées étaient Miti, Mudaka, Kavumu, etc.
=> En début d'après-midi, après l'annonce par Rfi de la chute de la "ville" de Nyantende (ville, pas village svp), les militaires et leurs familles avaient dégarnis Bukavu. La ville n'avait aucun système de défense. Chaque gradé avait déjà son butin de guerre avec lequel il pouvait rejoindre Kinshasa (soit une Land Cruiser, soit une Land Rover ou autres 4x4 pillés du HCR et autres ONG internationales opérant dans la ville). Quelques braves éléments du Contingent Congolais pour la Sécurité des Camps (CCSC) étaient encore visibles dans la ville ce 29 octobre. Nombreux d'entre eux mourront, pris en étaux.
=> La ville de Bukavu est donc tombée sans véritables combats. Les militaires tués étaient soit en fuite dans une jeep, soit en errance, soit alors au mauvais endroit et sans information sur ce qui se passait. Les gradés avaient abandonné les soldats. Sans commandement, c'était la débandade. Ceux qui avaient essayé de défendre un peu la ville, ce sont les éléments du Général rwandais Kabirigi, qui s'étaient organisés à partir de La Botte (chez Chamukina hotel), et c'est ce groupe qui s'était battu toute la nuit pour minimiser le carnage des camps de Kashusha I et II.
=> Vers 14h, ce 29 octobre, c'était la débandade. Civils et militaires abandonnèrent la ville. On a encore en mémoire ces scènes des miliaires des FAZ en train de se déshabiller et de jeter leurs treillis militaires. Vers 15h, on va signaler la présence des soldats rwandais dans la ville. Ces derniers venaient de traverser la frontière de Ruzizi I et avaient pris possession des points névralgiques de la ville. C'est aussi à ce moment même beaucoup de familles commenceront à évacuer le centre-ville pour aller dans les périphéries (Kadutu, Bagira, etc), et d'autres continueront leur périple aux fins fonds des territoires, voire jusqu'à Kisangani.
=> Malheureusement, c'est durant ces heures d'après-midi de ce 29 octobre que plusieurs personnes périront dans la ville. Il était clair que les militaires rwandais avaient reçu la consigne selon laquelle tout celui qui cherchait à sortir de la ville à bord d'un véhicule était proche du pouvoir de Mobutu. Plusieurs personnes et familles seront tuées dans ces circonstances.
=> Vers 17h, après une petite pluie, des chants militaires en Swahili et en Kinyarwanda sont entonnés au Camp Saïo (le plus important camp militaire de la ville). Il était clair que les "wakombozi" (libérateurs) avaient pris possession de la ville. Monseigneur Munzihirwa (Archevêque de Bukavu), Mwelwa et Alphonse (tous deux footballeurs très connus dans la ville) et bien d'autres anonymes seront assassinés ce 29 octobre 1996.
=> Trois jours plus tard (1er novembre 1996), la ville de Goma tombait à son tour. L'AFDL contrôlait ainsi Uvira, Bukavu et Goma.
#SudKivu : A l’occasion des commémorations des crimes de masse commis il y a 25 ans dans la localité de #Mwenga, à 120 km de Bukavu, où des femmes ont été enlevées, torturées, violées en public devant leur mari et leurs enfants puis enterrées vivantes par les forces du mouvement rebelle RCD soutenues par le Rwanda, nos pensées vont aux familles des victimes. A l’instar d’autres violations graves des droits humains et du droit international humanitaire répertoriés dans le rapport Mapping de l’ONU, personne n’a jamais été poursuivi pour le supplice des femmes de Mwenga, qui ne peut rester impuni.
Nous invitons les autorités de la RDC à inviter formellement la Commission internationale pour les personnes disparues @TheICMP , basée à La Haye, pour fournir une assistance technique dans la sécurisation des sites de massacres et l’exhumation des corps des fosses communes en vue d’offrir une sépulture digne aux défunts et de permettre aux familles de faire leur deuil.
En outre, le recueil et la préservation des éléments de preuve est un préalable indispensable aux efforts de poursuites et de jugement des bourreaux et de leurs commanditaires dans le cadre du processus de justice transitionnelle à mettre en œuvre en #RDC. Il n’y aura pas de paix durable et de réconciliation dans la région des Grands Lacs africains sans la justice.
Je vous invite à invoquer fréquemment l'Esprit Saint, afin qu'il façonne en vous un cœur docile, capable de saisir la présence de Dieu, y compris en écoutant les voix de la nature et de l'art, de la poésie, de la littérature et de la musique, ainsi que des sciences humaines. https://t.co/HKXqsnZhr5
Iniziative strategiche per lo sviluppo sostenibile e la crescita tecnologica di settori rilevanti del nostro territorio - Giuseppina De Biase. https://t.co/czTig1OZDZ
Ce matin, prie :
Seigneur, Dieu de mon espérance
Je T'appelle Providence
Ton amour est éternel
Et Tu es vraiment fidèle
Voilà pour je ne serai pas déçu
Je ne serai jamais confondu.
C’est insupportable les crimes contre l’humanité perpétrés par l’armée Rwandaise profitant de la complaisance de la communauté internationale. Ce bébé dans la couveuse à l’hôpital général de Virunga touché par balle qui a percé le plafond de la néonatologie de cet hôpital à Goma.
Pendant qu'il souffre, admis à l'hôpital Mr L'abbé Matandiko exprime sa gratitude à tous les biens qui lui ont été faits et fait une prière de bénédiction au nom du père du fils et du saint Esprit