🎖️🎖️🎖️Héroïnes et Héros dans l’ombre—
Chapitre 24.🇨🇩Joséphine BOWULÉ
Un mardi midi, une femme sourit à sa sœur en lui demandant une soupe. Elle sait qu’elle va mourir. Elle ne le dit pas. Le temps que la soupe soit prête, elle a rendu l’âme.
De cette scène nue, sans emphase, Simaro Lutumba a tiré l’une des œuvres les plus bouleversantes de toute la rumba congolaise : « Testament ya Bowulé ».
L’histoire, telle qu’elle est rapportée par plusieurs sources convergentes, serait la suivante : Joséphine Bowulé (en photo ici), mère de quatre enfants selon certains récits, était la sœur d’une personne proche de Lutumba Simaro, le guitariste et immense parolier de l’orchestre OK Jazz de Franco.
À la mort de Bowulé, ce proche ou sa famille aurait demandé à Simaro Lutumba de rendre hommage à la disparue.
Le poète de l’OK Jazz écrira alors « Testament ya Bowulé » (le testament de Bowulé), un texte à la fois poétique et bouleversant.
Malage de Lugendo prêtera sa voix, en 1986, à cette confession funéraire, aux côtés de Franco Luambo lui-même, présent sur l’enregistrement studio original !
La force de « Testament ya Bowulé » tient à son refus du pathos facile. Lutumba raconte une scène précise, un dernier mensonge par amour, une promesse de guérison que la mourante savait fausse, l’absence au moment fatal, la nuit d’avant où les chiens hurlaient déjà, annonçant la mauvaise nouvelle.
Quarante ans après, la chanson continue de faire pleurer ceux qui l’écoutent, parfois sans même comprendre le lingala, simplement portés par la mélodie et la voix de Malage.
Dans l’extrait audio que je vous propose ici, vous noterez la présence du nom de Myriam Moleka (notre portrait du Chapitre 23) : la chanson de Simaro Lutumba et celle de Koffi Olomidé se regardent dans le même miroir.
Lutumba s’est éteint le 30 mars 2019, à Paris. Le testament qu’il avait écrit pour Bowulé est resté, lui, comme le sien : une leçon sur ce que la musique congolaise sait faire de mieux, transformer une douleur intime en patrimoine partagé…
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#TestamentYaBowulé #SimaroLutumba #RumbaCongolaise #MalageDeLugendo #MémoireMusicale
Alain Mambackou
#RDC@senghajustice: URGENT : LES ÉTUDIANTS DE L'UNIKIN CLAQUENT LA PORTE AU COLLOQUE SUR LE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION
Alors que des membres du gouvernement s'étaient déployés au chapiteau de l'Université de Kinshasa pour promouvoir le projet de changement de la Constitution, les étudiants ont quitté massivement la salle.
Ce qui devait être une opération de persuasion de la jeunesse universitaire s'est transformé en véritable désaveu.
Les membres du gouvernement pensaient trouver une jeunesse passive et facile à convaincre.
Ils se sont heurtés à la conscience citoyenne des étudiants de l'UNIKIN.
Cette scène en dit long sur le fossé qui existe aujourd'hui entre les préoccupations réelles des étudiants et les priorités du pouvoir.
Depuis des années, les étudiants attendent des réponses sur leur avenir.
Ils attendent des réponses sur l'emploi.
Ils attendent des réponses sur l'insécurité.
Ils attendent des réponses sur les conditions d'études et de vie dans les universités.
Mais pour toutes ces questions, nous n'avons jamais vu un tel déploiement gouvernemental.
Aujourd'hui, ministres et responsables gouvernementaux parcourent les universités pour convaincre les étudiants de soutenir le changement de la Constitution.
Les étudiants ont donc le droit de poser des questions simples :
Quel article de la Constitution empêche la création d'emplois ?
Quel article de la Constitution empêche la lutte contre l'insécurité ?
Quel article de la Constitution empêche l'amélioration des universités ?
Quel article de la Constitution empêche la bonne gouvernance ?
Les étudiants de l'UNIKIN viennent de rappeler une vérité essentielle : l'université n'est pas un outil de propagande gouvernementale.
L'université est un lieu de savoir.
L'université est un lieu de réflexion.
L'université est un lieu où l'on apprend à questionner le pouvoir et à défendre l'intérêt général.
En quittant cette salle, ces étudiants ont envoyé un message clair : la jeunesse universitaire congolaise refuse d'être instrumentalisée et refuse que ses véritables préoccupations soient reléguées au second plan.
🔥 UNIKIN DEBOUT !
🔥 ÉTUDIANTS CONGOLAIS DEBOUT !
🔥RENDEZ-VOUS CE 12 JUIN AU PALAIS DU PEUPLE
C’est l’un des incontournables de la gastronomie des pays du bassin du #Congo. Le Gnetum africanum connu sous le nom de Nkumu au #Gabon, d’Iko, Okok ou Eru dans la gastronomie camerounaise, de fumbua dans la cuisine congolaise, de koko dans la gastronomie centrafricaine.
Près de 500 anciens agents de la société AVERDA se sont rassemblés pour réclamer le paiement de leurs droits, notamment trois mois de salaires impayés. Le Ministre Mondélé a rappelé que ce contentieux relevait des juridictions civiles, Averda étant une société de droit privé.