@France24Afrique Ce que je retiens c'est que les rebelles ne sont pas en mesure de contrôler et gérer une ville. Alors pourquoi lutter pour conquérir une ville si vous ne pouvez pas l'administrer ?
Behind the glitz, glam and beautiful photos is a woman enduring severe torture and physical abvse at the hands of the man she married. Justice for Nana Akua Addo. This is where feminists are needed!
Donatien Angré Kangabri, né en 1917, décédé en 2004, père de 17 enfants: l'homme qui a donné son nom à l'un des plus beaux quartiers d’Abidjan
"Angré n'est pas qu'un simple nom de quartier. A l'origine, c'est un patronyme, celui d'un homme appelé Donatien Angré.
Comment son nom est-il devenu celui d'un quartier ?
Explications.
Pour comprendre comment cet homme a pu donner son nom à ce quartier, il faut remonter aux fastes des années 80. Là où tout a commencé.
Donatien Angré Kangabri est né le 1er janvier 1917, à Abobo-Té, un village Ebrié. Son père, Kangabri Angré et sa mère Yacrébié Bétchan sont nés là, eux aussi.
A l’époque, Abobo-Té était encore un petit village isolé d’Abidjan.
D’ailleurs, Abidjan, la capitale économique se résumait aux quartiers d’Adjamé, Treichville, Plateau et Cocody-centre…
Les autres communes n’étaient encore que des « villes » satellites, séparées du centre-ville par la forêt. Le quartier d’Angré (qui n’existait pas encore) était constitué de vastes plantations de café, de cacao, de palmiers à huile, etc. C’étaient les propriétés des habitants d’Abobo-Té.
Dont un certain Donatien Angré.
Ses parcelles se situaient aux emplacements actuels de la CNPS et la station de traitement d’eau de la SODECI.
Mais bien avant d’être planteur, Angré était d’abord un éleveur de volailles et de bovins.
Ce n’est qu’a la fin des années 70 qu’il décide de se tourner vers la culture du café et du cacao.
Et ça tombe bien ! A ce temps-là, ces deux produits étaient bien vendus, en raison de la forte demande sur le marché mondial.
Angré devient propriétaire d’une vingtaine d’hectares.
En quelques années, sa production lui permet de participer à la « Coupe nationale du progrès », une compétition instaurée à l’époque par le Président Félix Houphouët-Boigny (lui-même planteur) pour encourager et inciter les agriculteurs au développement économique. Cette année-là, Angré termine 3ème au plan national.
Entre-temps, au fil des années, la ville d’Abidjan s’est agrandie au point d’atteindre Abobo-Té et les champs avoisinants.
La mairie d’Abidjan et le BNETP (Bureau national d’études techniques et de développement) prévoient un plan d’extension de la capitale.
Les « frontières » entre les communes disparaissent. Les zones autrefois inhabitées font place à des constructions.
Cocody n’échappe pas à la règle.
Les plantations de Donatien Angré et celles d’autres planteurs sont absorbées par le projet.
C’était dans les années 80.
Après négociations avec les paysans de la zone, les autorités décident d’attribuer le nom de l’un des planteurs au futur quartier, en guise de reconnaissance. Problème : ils sont nombreux.
Qui choisir ?
Finalement, on trouve une idée toute simple.
Ce sera celui qui possède la plus grande parcelle.
C’était celle de Donatien Angré ! C’est ainsi que son nom fut retenu officiellement en tant que dénomination de ce quartier.
Donatien Angré est décédé le 24 août 2004.
Laissant derrière lui son nom à sa progéniture et à tout un quartier".
Par François Yéo (Top Visages)