On a tous des ados comme ça dans notre entourage. Bourrés de certitudes, donnneurs de leçons, ignorant la nuance et la complexité, anônnant des éléments de langage militants, façonnés par la désinformation.
C'est ce qui rend les repas de famille parfois très pénibles...
“If I only hung out with my female friends, people couldn't sensationalize or sexualize that right? I would learn later on that people could and people would.”
— Taylor Swift in her ‘1989 (Taylor’s Version)’ prologue.
« Rien ne doit empêcher Israël de se défendre. »
Cette déclaration de la Présidente de l’Assemblée nationale, en déplacement officiel en Israël, est grave.
Sur le plan moral. Yaël Braun-Pivet justifie des crimes de guerre, le meurtre de civils palestiniens à Gaza, quantité négligeable, dommages collatéraux.
Sur le plan politique. Le quatrième personnage de l’État contredit la position officielle - même tardive, même timide, même insuffisante - de la France, portée par le Président : « le respect du droit international humanitaire » et « la perspective de deux États ».
Sur le plan diplomatique. La majorité Renaissance abandonne le rôle équilibré de la France, qui fut longtemps un pont avec le sud, avec les nations arabes. Elle s’aligne sur les « faucons » américains et leurs alliés extrémistes au gouvernement israélien. Sylvain Maillard assume « ne pas prendre ses ordres au Quai d’Orsay ». Curieuse formule : alors, où les prend-t-il ?
À l'occasion de sa venue mardi en Israël, le Président doit porter la voix claire, simple, franche d’une puissance non-alignée. Avec, comme boussoles, le cessez-le-feu et la paix. On n'en doute que trop au vu du dernier communiqué publié, cette nuit, avec ses homologues américain, britannique, allemand, italien, canadien. « Les leaders réitèrent leur soutien à Israël et son droit à se défendre ». Et une nouvelle fois, ne figurent ni les mots « cessez-le-feu », ni « État palestinien ».