@tomtomgo21@QtvAltrntv Aucune jalousie, ma retraite sera bien avant 55 ans sinon ce sera moi le coupable.
C’est simplement que le modèle qui existait n’est plus adapté au modèle d’aujourd’hui. Simplement de la logique
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🚨 Je vais reprendre tout le raisonnement en fil conducteur comme si j'en parlais à quelqu’un qui découvre Finneko et notre manière d’investir en expliquant le pourquoi derrière les chiffres.
🤔 Finneko est né d’un constat simple : l’investissement est souvent présenté soit de manière ultra-technique (bilans financiers à foison, etc) soit de façon trop simpliste. L’idée a toujours été de faire le lien entre d'un côté la macro, l’économie, la politique monétaire, la géopolitique, les flux de capitaux, et de l'autre le monde micro, c’est-à-dire les entreprises concrètes dans lesquelles on investit. Le portefeuille Finneko n’est donc pas une fin en soi mais plutôt un outil pédagogique.
📈 Sur 2025, le résultat brut est clair : +26,87% de performance en 11 mois. Dit comme ça, ça ne veut pas dire grand-chose mais face à un ETF Monde, symbole de la gestion passive aujourd’hui dominante, l’écart est massif mais ce n’est pas seulement une question de rendement puisque le portefeuille a aussi été moins volatil. Pourquoi ? Parce qu’il a été géré comme un portefeuille actif, avec du cash assumé (30%), une taille de ligne maîtrisée et une diversification réelle, géographique comme sectorielle. Le cash est une option, il permet d’absorber les chocs, de ne pas subir les phases de stress et d’être prêt quand les opportunités apparaissent.
🧐 La logique d’investissement en 2025 a été très claire : lire le monde tel qu’il évolue, puis identifier les secteurs et les entreprises qui bénéficient de ces dynamiques. C’est exactement ce qu’on retrouve dans les meilleures performances du portefeuille.
1⃣ Peabody Energy illustre parfaitement cette approche. La thèse n’était pas “le charbon va sauver le monde” mais beaucoup plus pragmatique : la demande en énergie explose, notamment avec les data centers, les alternatives prennent du temps à monter en puissance et l’administration Trump privilégie une doctrine énergétique très pro-production domestique. Dans ce contexte, une entreprise qui représente près de 20% de la production américaine de charbon avec un tissu industriel encore solide, devenait un pari rationnel à moyen terme. Le marché a validé cette lecture et la sortie s’est faite quand le momentum s’est essoufflé, pas quand la narration était la plus belle.
2⃣ ASML raconte une autre facette du portefeuille : la chaîne de valeur stratégique. On parle beaucoup d’IA, de semi-conducteurs, de souveraineté technologique mais sans ASML rien de tout ça n’existe réellement. Là encore, la gestion a été active avec prises de profits progressives puis sortie totale quand le rendement/risque devenait moins favorable.
3⃣ Alibaba, Daqo Energy ou USA Rare Earth sont des déclinaisons d’un même fil rouge qu'est la fragmentation du monde. La Chine, les États-Unis, l’Europe ne jouent plus le jeu d’une mondialisation fluide. Chacun sécurise ses chaînes d’approvisionnement, ses matières premières, ses technologies clés. Le solaire chinois et le polysilicium montrent comment Pékin restructure ses industries pour préserver les acteurs dominants. Les terres rares américaines incarnent la logique de réduire une dépendance devenue stratégique. Ce sont des thèses imparfaites, parfois très volatiles mais cohérentes avec le monde tel qu’il évolue aujourd’hui.
🤷♂️ De manière plus globale, 2025 a confirmé que les marchés ne fonctionnent plus comme il y a vingt ans. Les valorisations historiques ont perdu une grande partie de leur pouvoir explicatif. Les flux de capitaux, la liquidité, la politique monétaire dictent désormais les prix bien plus que les fondamentaux purs. Le prix n’est plus un signal suffisant et il faut comprendre qui achète, pourquoi, avec quel horizon.
✅ C’est aussi pour ça que la lecture macro a été centrale toute l’année. La contraction budgétaire évoquée très tôt par le Trésor US, l’épisode violent des droits de douane au printemps puis le rétropédalage de l’administration ont créé une séquence parfaite de stress puis d’opportunités. Être liquide à ce moment-là, comprendre ce qui relevait du bruit politique et ce qui relevait d’un vrai changement de régime, a fait la différence.
💪 Pour 2026, la logique reste la même. Le changement à la tête de la Fed ouvre la porte à un nouvel assouplissement monétaire et cela remet sur la table les actifs sensibles aux taux, les zones exposées à un dollar plus faible et des thématiques déjà travaillées : métaux critiques, Amérique latine, immobilier, énergie. Cela paie déjà avec un portefeuille à +5% depuis le début d'année.
📝 Ce portefeuille n’est pas là pour prouver qu’on bat le marché tous les ans, il est là pour montrer une méthode : observer le monde, formuler des thèses, les exécuter avec discipline, accepter l’erreur, protéger le capital et apprendre en permanence.
Un état d’esprit que l’on continuera à défendre en 2026.