Colbert bâtissait des manufactures. Ses héritiers bâtissent des formulaires Cerfa.
Ici, on regarde comment la France a décroché face aux Etats-Unis et à la Chine : par des choix, pas par fatalité. Des chiffres, de l'histoire et l'actu mise en parallèle.
Et une conviction : ce pays a tout pour se relever. Il lui manque juste le courage de le faire.
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scarcity economy has a lobby, abundance has none. That is why the target is always the builder, never the rent. Housing and schooling are expensive because supply is capped by permits, credentials and subsidies that protect incumbents. It has been broken before: Ford took the Model T from 850 dollars in 1908 to under 300 in the mid 1920s, and the critics of mass production lost the argument on the shop floor. If @elonmusk does the same with launch costs, energy and robots, no four hour film will bend that price curve.
The part most people miss is the cost structure, not the attitude. Legacy aerospace lived on cost-plus contracts: the more a rocket cost, the more the contractor earned, so nobody had a reason to cut. @SpaceX broke that by selling fixed-price launches and landing boosters to reuse them, and the whole industry had to follow or lose its customers. That is the real threat @elonmusk poses: he proves that a different incentive beats a bigger budget. Europe should take notes before its own space programmes fall further behind.
Hours and test scores are symptoms. The root cause is that Germany taxes labour harder than almost anyone in the OECD while energy costs exploded after the nuclear exit, so factories leave before workers even get the chance to be productive. Germany has fixed this before: the Hartz reforms of 2003-2005, pushed by a Social Democrat chancellor, roughly halved unemployment within a decade. Same recipe today, cheaper energy and lighter labour taxes, and the tax the rich debate fades on its own. @Alice_Weidel
17 millions de dollars levés par Modelyo, une startup israélienne qui protège les données pendant leur traitement dans le cloud, pour les États, les banques et la défense. Pendant ce temps, LFI a rejoint BDS en décembre 2024, alors que l'État français ne boycotte rien et que des millions de Français utilisent Waze ou Wix chaque jour. Colbert faisait venir les verriers de Murano en 1665, et Saint-Gobain en est né. Attirer ces compétences ici, c'est ça la souveraineté numérique. @olesovhcom@Calcalistech
Le rejet vient moins de l'État que de l'État qui fait tout : 57 % du PIB en dépense publique, et pourtant police, justice et hôpital débordés. Privatiser la Sécu en bloc braquera tout le monde, la mettre en concurrence non. Les Pays-Bas l'ont fait en 2006 : assurance santé obligatoire, mais auprès d'assureurs privés en concurrence, l'État fixant les règles. La Nouvelle-Zélande avait ouvert la voie en 1984, puis vendu télécoms, rail et banque publique. Résultat : un État plus petit, redevenu crédible sur le régalien. @iFRAP@davidlisnard
La grève n'est pas la cause, c'est le symptôme. En France, les syndicats représentent à peine un salarié sur dix mais cogèrent l'assurance chômage, les retraites complémentaires et la formation : beaucoup de pouvoir, aucun risque. L'Allemagne a pris l'autre chemin : syndicats associés aux décisions dans l'entreprise, puis en 2003 l'Agenda 2010 d'un chancelier de gauche, Schröder, qui a réformé le chômage contre l'avis des syndicats. Le chômage y a ensuite été presque divisé par deux. Responsabiliser, c'est lier le pouvoir syndical aux résultats de l'entreprise. @ThomasBonnet@SdeMenthon
Ces 14 milliards ne tombent pas du ciel. Depuis 2018, la cotisation chômage des salariés a été supprimée et remplacée par de la CSG : l'Unédic vit en partie de l'impôt, donc Bercy considère cette caisse comme la sienne. En Allemagne, l'agence pour l'emploi, financée par les cotisations, avait mis de côté environ 26 milliards avant 2020, et c'est ce matelas qui a payé le chômage partiel pendant le Covid. Tant que l'argent des salariés transitera par l'impôt, chaque budget viendra se servir dedans. @unedic@jonashaddad
30 000 policiers municipaux, des polices municipales en hausse de 41 % en 7 ans selon @contribuables, et la préfecture qui conseille maintenant aux commerçants de payer des vigiles privés. Le contribuable paie sa sécurité deux fois, bientôt trois. Le problème n'est pas le manque d'agents, c'est un État dispersé partout sauf dans le régalien. En 1667, Colbert crée la lieutenance générale de police de Paris et confie à La Reynie une seule chaîne de commandement. Armer les maires sans réarmer la justice, c'est ajouter un étage de plus à la facture.
Ironie de l'histoire : la phagothérapie est née en France, avec Félix d'Hérelle à l'Institut Pasteur en 1917. Un siècle plus tard, c'est une startup américaine qui conçoit le phage par IA et le donne à un patient. Le savoir n'a jamais manqué ici, ce sont le capital et la vitesse d'autorisation qui sont partis ailleurs. Le Royaume-Uni a créé l'ARIA en 2023, sur le modèle de la DARPA, pour financer vite des paris risqués. Sans équivalent chez nous, nos chercheurs continueront de découvrir et les Américains d'industrialiser. @StephaneMallard@lel_media
17 milliards de dépenses en plus, votées la semaine où l'OAT à 10 ans repasse au-dessus de 5 %. Le rapport du gouvernement sur la dette le chiffre lui-même : un point de taux durable, c'est 3,4 milliards d'intérêts la première année et environ 19 milliards la cinquième. Le Canada a montré la sortie : baisse des dépenses de programmes dès le budget Martin de 1995, et l'équilibre dès 1997-1998. Chaque amendement voté aujourd'hui est un impôt de demain, et la fondation @iFRAP a déjà les listes d'économies prêtes.
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« On va y aller, on va te pourrir la réunion ». Ces propos, sont ceux de Jean-Luc Mélenchon, prononcés devant des sympathisants. Il faisait référence a l'invitation du PM a une réunion des partis politiques, jeudi, à Matignon...
Mais la tirade ne s'arrête pas là. Jean-Luc Mélenchon s'est également livré à une interprétation très personnelle du courrier de Matignon, assortie de commentaires plus que douteux.
« La République tient par cette conviction commune qu'aucun désaccord, aucune colère, aucune ambition politique ne peut justifier le recours à la violence », écrit notamment Sébastien Lecornu dans son courrier.
Réponse de Jean-Luc Mélenchon :
« Tu vas nous faire signer un certificat ? C'est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu'on va le faire ? Bien sûr que non!».
Tout d'abord, il serait bon de rappeler à M. Mélenchon que le Premier ministre, comme toute autre personnalité institutionnelle ou pas, n'est pas son « camarade », au sens où on pouvait l'entendre dans la Russie soviétique.
Le tutoiement, n'a donc pas sa place.
Ensuite, il serait appréciable qu'une personnalité politique aspirant a la fonction suprême en 2027, fasse preuve malgré ses désaccords et ses oppositions, d'un minimum de respect envers les institutions dont elle entend prendre la tête.
Car soyons sérieux, comment prétendre incarner l'autorité de l'Etat demain, tout en s'employant à la discréditer aujourd'hui ?
Mais au-delà de la forme, que révèle réellement cette sortie de Jean-Luc Mélenchon ?
Une ambiguïté pour le moins préoccupante quant à sa position sur le recours à la violence.
Relisons cet échange.
Sébastien Lecornu écrit :
« La République tient par cette conviction commune qu'aucun désaccord [...] ne peut justifier le recours à la violence. »
Jean-Luc Mélenchon rétorque :
« Tu vas nous faire signer un certificat ? C'est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu'on va le faire ? Bien sûr que non! »
Autrement dit, face à une affirmation aussi fondamentale que le refus de la violence dans le débat démocratique, Jean-Luc Mélenchon choisit apparement le rejet.
Ce sont ses mots, pas les miens.
Est-ce là l'attitude que l'on peut attendre d'un candidat à la présidence de la République ?
Je vous laisse juges...
Exactly, and that is why speed itself has become the scarce input. Chips, turbines, transformers, permits and grid hookups each run on their own clock, and the slowest one sets the pace. Colossus in Memphis went from empty building to running cluster in about 122 days because every step ran in parallel instead of in sequence. The Kaiser shipyards did the same during the war, cutting Liberty ship build times from roughly 230 days to about 40 by prefabricating whole sections at once. Europe still treats a data center like a zoning dispute. @SpaceX@nvidia
This is what competition looks like on home turf. Volkswagen lost years on in-house software and still carries a cost base built for the combustion era. Detroit faced the same shock in 1981 and chose quotas: Japan capped its exports at 1.68 million cars a year. The result was not a stronger Detroit, but Honda opening its Ohio plant in 1982 and Toyota moving upmarket with Lexus. Protection buys time, it does not buy a better car. Europe should answer with cheaper energy and lighter rules, not tariffs. @Tesla@volkswagen
La France a déjà fait l'expérience. La redevance a été supprimée en 2022, mais la dépense est restée : près de 4 milliards par an, désormais pris sur une fraction de TVA payée par tous, y compris ceux qui ne regardent jamais la télévision publique. Taxer YouTube et Netflix au Royaume-Uni, c'est le même réflexe : protéger le financement avant de questionner le périmètre. La Nouvelle-Zélande a supprimé sa redevance en 1999 et finance des programmes précis par appels à projets ouverts à tous les producteurs. Payer des contenus, pas des structures. @CHAlloncle
Une niche fiscale qui survit à 4 voix près, avec 120 votants sur 577 députés : tout est dit. Chaque niche a ses défenseurs mobilisés, le contribuable n'en a aucun, et cet abattement de 7 650 euros sans justificatif tient depuis 1998. Les États-Unis ont tranché ce nœud en 1986 avec le Tax Reform Act de Reagan : une grande partie des niches et abris fiscaux supprimés d'un coup, en échange d'un taux marginal ramené de 50 à 28 %. On ne supprime pas une niche isolée, on les échange toutes contre des taux plus bas pour tout le monde. @JphTanguy@contribuables