Mais c’est quoi ton problème concrètement? Tu connais suffisamment l’OM et tu connais bien le monde du football; on est plus dans les années 90 ou descente L2 était synonyme de reconstruction. Si aujourd’hui OM descend les contraintes sont telles que le club ne remontera plus. Il faut que tu arrêtes avec tes conneries, il faut que tu percutes que l’OM que tu as connu n’existe plus et n’existera plus jamais.
⚠️ Le chiffre de 113 000 est réel, mais attention à ce qu’on lui fait dire.
Il s’agit de 113 000 passages à Upper Lars en une semaine, dans les DEUX sens, et non de 113 000 Russes ayant quitté la Russie pour la Géorgie.
C’est important lorsque les autorités russes avaient annoncé près de 20 000 passages en une journée, les données géorgiennes avaient montré 7 880 entrées en Géorgie contre 8 406 passages dans l’autre sens vers la Russie. On était donc très loin d’un exode à sens unique.
Il y a bien une hausse du trafic, mais plusieurs facteurs documentés existent tourisme, retours de vacances et rattrapage après la fermeture temporaire d’Upper Lars le 13 août à cause des intempéries.
Des rumeurs concernant une nouvelle mobilisation circulent effectivement en Russie et la presse a rapporté des exercices destinés à tester les capacités de mobilisation. Mais aucune donnée disponible ne permet actuellement d’établir que les 113 000 passages sont provoqués par la peur d’une mobilisation.
Enfin, oui : le Kremlin dément préparer une nouvelle vague de mobilisation. Donc : 113 000 passages = confirmé. Nouvelle mobilisation = non confirmée. Exode massif vers la Géorgie à cause de celle-ci = non démontré.
Le « paradoxe » n’existe que si l’on caricature Marx. Marx n’a jamais soutenu qu’un individu pouvait s’extraire moralement du capitalisme en refusant d’utiliser son argent, d’hériter ou d’acheter des titres. Sa critique porte précisément sur un système et ses rapports de production, pas sur la pureté personnelle de ceux qui y vivent.
Oui, Engels était industriel et finançait Marx. Oui, Marx a spéculé ponctuellement. Et alors ? Cela ne réfute absolument rien du Capital.
Pour réfuter Marx, il faut discuter sa théorie de la valeur, de la plus-value, de l’accumulation et des rapports de classe. Montrer qu’il possédait quelques actions revient à vouloir réfuter Newton parce qu’il est tombé dans un escalier.
Le Capital est une critique du fonctionnement du capitalisme, pas un vœu de pauvreté prononcé par son auteur.
C’est précisément là que réside la vraie question historique. Les sociétés ne s’effondrent pas toujours faute d’avoir compris ce qu’il fallait faire. Bien souvent, elles l’ont compris. Mais entre savoir et agir s’interposent les intérêts, les institutions, les rapports de force, la peur du coût politique et l’illusion qu’on peut encore attendre. L’Histoire est pleine de diagnostics justes formulés trop tôt… et de décisions prises trop tard.
⚠️ Petite mise au point : la Russie n’a pas annoncé une mobilisation de 600 000 hommes.
C’est le renseignement ukrainien qui affirme que Moscou aurait préparé un scénario de mobilisation de 600 000 hommes sur deux ans.
Pour l’instant, la Russie continue principalement de recruter des volontaires sous contrat.
➡️ Un plan évoqué ≠ une mobilisation décidée ou en cours.
Ce raisonnement part de constats souvent justes pour arriver à des conclusions beaucoup trop fragiles.
L’Ukraine est un laboratoire militaire majeur. Elle n’est pas pour autant le modèle universel de « la guerre de demain ».
Dire que l’offensive mécanisée en profondeur serait devenue « presque impossible » est déjà excessif : elle est surtout extraordinairement difficile dans un environnement saturé de drones, de mines, d’artillerie, de guerre électronique et de capteurs, lorsque l’attaquant ne dispose ni de supériorité aérienne ni d’une capacité suffisante à désorganiser le système adverse. Ce n’est pas exactement la même proposition.
Même problème avec les drones : révolution tactique incontestable, oui. Arme abolissant les fondamentaux de la guerre, non. Les drones eux-mêmes dépendent des communications, du spectre électromagnétique, de la logistique, de l’industrie et d’une chaîne de commandement. L’adaptation entraîne déjà la contre-adaptation.
Quant à extrapoler Ukraine → Baltique → Israël → Mali → Birmanie comme s’il s’agissait essentiellement d’un même phénomène militaire, c’est mélanger des théâtres, adversaires, géographies, rapports de forces, maîtrises du ciel et objectifs politiques profondément différents.
Et surtout : « une division française pourrait perdre 30 hommes par jour, contre 5 en Israël et 1 à 2 au Mali ». Sur quel modèle ? Quelle division ? Quelle mission ? Quelle intensité ? Quel adversaire ? Quelle durée ? Quelle supériorité aérienne ? Quel appui allié ?
Sans méthodologie, ce ne sont pas des estimations : ce sont des nombres qui donnent une apparence scientifique à une intuition.
Enfin, juger une doctrine entière sur quelques secondes d’images d’ORION est particulièrement hasardeux. Une séquence d’exercice ne permet pas de connaître le scénario, la menace simulée, les contraintes imposées ni l’objectif pédagogique.
La vraie leçon de l’Ukraine est justement plus subtile et intelligente: il faut apprendre énormément de cette guerre sans préparer l’armée française à rejouer exactement cette guerre.
Une doctrine sérieuse ne consiste pas à gagner la dernière guerre avec trois ans de retard.
Le problème avec Raphaël Glucksmann n’est pas ce qu’il est, mais ce qu’il prétend incarner.
Son parcours raconte quelque chose d’assez différent du récit qu’il propose aujourd’hui : Sciences Po, conseiller de Mikheïl Saakachvili en Géorgie, essayiste, chroniqueur, directeur de rédaction, puis fondateur de son propre mouvement avant de devenir député européen grâce à une alliance avec le PS.
Ce parcours est parfaitement respectable. Mais il autorise quand même une question : où est, dans tout cela, l’expérience concrète du pouvoir en France qu’il faudrait aujourd’hui pour prétendre diriger le pays ?
Glucksmann parle beaucoup de souveraineté, d’industrie, de travail, de services publics et désormais de patriotisme. Mais son expérience politique s’est essentiellement construite à l’étranger, dans les institutions européennes et dans le débat intellectuel.
Il y a chez lui un paradoxe assez spectaculaire : vouloir incarner une alternative au macronisme avec un parcours qui en reproduit précisément certains travers — élites diplômées, expertise, communication, européanisme assumé et très peu d’expérience de l’administration quotidienne du pays.
On peut apprécier l’essayiste, reconnaître son travail au Parlement européen. Mais une présidentielle n’est ni une tribune, ni un éditorial, ni une commission parlementaire à Bruxelles.
Entre commenter le monde et gouverner la France, il reste une marche.
Et pour l’instant, Raphaël Glucksmann nous explique surtout avec beaucoup d’assurance comment il compte la franchir sans l’avoir jamais vraiment gravie.
Pas mieux ces dernières 48 heures, j’ai lu que le patron de la CIA était allé à Moscou pour parler de l’OTAN, de l’Ukraine, de l’Iran, menacer la Russie, éviter une escalade ou transmettre un « message ».
Petit problème : nous ne savons pratiquement rien du contenu de la discussion.
Ce que nous savons : Ratcliffe a rencontré Narychkine. Il n’a pas rencontré Poutine. Les discussions étaient confidentielles et ni Washington ni Moscou n’en ont publié le contenu.
Tout le reste repose essentiellement sur des sources anonymes, parfois contradictoires, auxquelles chaque média ajoute son interprétation.
Ce n’est pas forcément faux. Mais ce n’est pas vérifiable non plus.
Parfois, la phrase journalistiquement la plus rigoureuse tient en six mots : « Nous ne savons pas encore. »
@Emmanuelle_UDE Gabegie. Changement de logiciel. Inversion de paradigme. La France, elle… Bon, maintenant qu’on a placé les quatre expressions obligatoires du débat public, quelqu’un aurait une idée concrète ? 😂
Bonjour @dgccrf, le démarchage téléphonique illégal continue tranquillement en France. Appels répétés, numéros changeants, règles contournées… À quoi servent les interdictions si ceux qui les violent peuvent continuer sans être réellement inquiétés ? Il serait peut-être temps que la sanction remplace les communiqués.
@restitutorII Heureusement que tu es est là pour nous révéler ce que le directeur de la CIA est allé dire à Moscou. Langley, le Kremlin, les discussions confidentielles… visiblement, tout le monde le tient personnellement au courant. 😂
Darius Rochebin semble parfois moins intéressé par la réponse de son invité que par l’effet que produira sa propre question. Postures, silences appuyés, dramatisation… Tout est tellement théâtralisé que l’information finit par devenir un accessoire. Du journalisme transformé en numéro de scène.
La manipulation politique commence souvent quand on cherche à vous faire ressentir avant de vous faire réfléchir.
Peur, colère, urgence, ennemi désigné, information sortie de son contexte : méfiance.
Le meilleur antidote ? Remonter à la source, chercher ce qui a été omis, distinguer faits et interprétations et surtout lire ceux qui contredisent vos propres convictions.
La propagande la plus efficace n’est pas celle qu’on repère chez l’adversaire.
C’est celle qu’on applaudit d’abord chez les siens.