On va remettre deux ou trois choses au clair sur cette histoire de « taxer les riches ».
Parce que c’est toujours la même scène :
Une eurodéputée, payée plus de la moitié du temps par de l’argent qu’elle n’a jamais eu à créer elle-même, qui vient expliquer à ceux qui prennent les risques dans l’économie qu’ils doivent « contribuer davantage ».
En théorie, ça sonne bien.
En pratique, c’est d’une hypocrisie assez spectaculaire.
Un député européen, ce n’est pas une caissière au SMIC ni un auto-entrepreneur qui galère à payer ses charges.
C’est un mandat à plus de 8 000 € net par mois, garanti par l’impôt, avec des indemnités de frais, des per diem, les voyages payés, une retraite largement au‑dessus de la moyenne et un joli coussin de sortie de mandat.
Le tout sans risque personnel, sans maison mise en caution, sans banque qui te lâche si ton business a un trou d’air, sans URSSAF qui te tombe dessus parce que tu as un trimestre en retard.
Et de ce niveau de confort, on vient donner des leçons de morale à « ceux qui ont réussi », comme si le problème central de ce pays, c’était le mec qui bosse 70 heures par semaine dans sa boîte, qui paie déjà une fiscalité délirante et qui assume seul le risque social, juridique, financier.
On met dans le même sac l’entrepreneur qui a construit quelque chose, l’investisseur qui finance des projets, et le rentier bien connecté qui vit à vie sur un mandat ou un poste public. T
out ce beau monde devient « les riches » à tondre, sans nuance.
Quand une eurodéputée, avec un salaire blindé, des frais remboursés et une sécurité maximale, explique qu’il faut « taxer les riches », mais refuse de commencer par mettre dans la case « riches » son propre niveau de revenus et d’avantages, elle ne défend pas la justice sociale.
Elle défend simplement un modèle dans lequel ceux qui vivent de l’argent public se donnent le droit de pressurer un peu plus ceux qui le créent.
Le vrai débat, ce n’est pas « faut‑il taxer les riches ? » comme si on parlait d’une espèce abstraite sortie d’un roman. Le vrai débat, c’est :
– Qui crée réellement de la valeur ?
– Qui prend le risque de tout perdre ?
– Qui finance durablement les services publics : l’entrepreneur mobile et sur-taxé, ou l’apparatchik politique confortablement assis sur son mandat ?
Aujourd’hui, on a construit un système où ce sont ceux qui ne risquent rien qui se donnent le droit de désigner comme boucs émissaires ceux qui risquent tout.
Et on s’étonne ensuite de voir le capital, les talents et les entrepreneurs partir ailleurs.
Quand tu passes tes journées à marteler « taxons les riches » sans jamais distinguer l’investisseur productif du rentier politique, tu ne fais pas de la justice sociale, tu fais de l’idéologie paresseuse.
Qu’on ait au moins l’honnêteté de dire les choses : à ce niveau de rémunération, d’indemnités et de garanties, un eurodéputé fait clairement partie de ceux qui sont dans le haut de la distribution.
S’il veut sincèrement « taxer les riches », qu’il commence par assumer que son propre camp , celui de la politique subventionnée par l’impôt , est le premier concerné.
Tant qu’on n’en est pas là, tout ce discours n’est qu’un exercice de vertu sans coût : taxer toujours plus les autres, ceux qui n’ont ni immunité, ni mandat, ni parachute.
Votre discours prend plus et la monstrueuse branlée que vous prendrez en 2027 le prouvera.
@LAZDERFON@1SourireCamille Ou comment inverser les torts. Il a fait plaisir à sa fille, ce sont ces pseudos supporters qui sont la lie de l'humanité, tout rassemblement est bon pour casser. Force à vous Camille.
@Ilangabet@AlertesInfos N'importe quoi. Enfermer les gens dans des "zones" pour éviter de foutre la merde, ces mêmes gens n'ont pas la capacité de réfléchir?
Quant aux mineurs, ils auront l'excuse de la minorité et s'il y en a , faire payer les parents.
@Ilangabet@loth_maxime Vous parliez d'ascendance entre l'homme âgé et l'adolescente. Ne confondez vous pas plutôt "l'artiste" (idolatrie )au lieu de l'homme? Des relations de ce genre il en existe des tonnes.
Une école a été attaquée vendredi dans l'État de Borno, au Nigeria.
42 élèves enlevés. Les assaillants présumés sont des combattants islamistes, Boko Haram, ou un groupe affilié à l'État islamique en Afrique de l'Ouest.
Il ne s'agit malheureusement pas d'un acte isolé. C'est une séquence ininterrompue depuis seize ans, dont la dimension religieuse est massive, documentée, et que pourtant personne ne nomme ni semble même s'y intéresser. Pourtant, les massacres se poursuivent.
Selon la World Watch List 2026 d'Open Doors, 3 490 chrétiens ont été tués au Nigeria pour leur foi entre octobre 2024 et septembre 2025, soit environ 70 % des chrétiens tués dans le monde pour ce motif sur la même période.
Sur 4 849 chrétiens tués dans le monde, 4 491 l'ont été en Afrique subsaharienne, la grande majorité au Nigeria.
En moyenne, un chrétien y est tué pour sa foi toutes les deux heures. L'Observatoire pour la liberté religieuse en Afrique, organisme néerlandais cité jusqu'au Parlement britannique, établit que les chrétiens du Nigeria sont 2,7 fois plus susceptibles d'être pris pour cible et tués lors d'attaques de milices Fulani que les musulmans.
Douze États du nord appliquent la charia, dans un système où les chrétiens vivent en citoyens de seconde zone.
Boko Haram, l'ISWAP, les milices Fulani islamisées et des groupes apparus en 2025 (Lakurawa, Mahmuda) opèrent quotidiennement contre des villages chrétiens, des églises et des écoles.
Au total, l'ancienne procureure de la Cour pénale internationale Fatou Bensouda décrivait, dès 2020, une ampleur de violence « sans précédent » : environ 40 000 morts, dont plus de 16 000 civils. Plus de deux millions de déplacés.
Le silence international, lui, est intact. Aucun chef d'État européen n'y consacre de discours. Aucune résolution onusienne contraignante. Aucune mobilisation diplomatique de portée. Aucune sanction. La hiérarchie des indignations est devenue grossière au point de ne plus avoir besoin d'être démontrée.
Sur le plan juridique, cette situation pose trois questions que personne ne semble vouloir poser publiquement.
Première question : la qualification. La Cour pénale internationale a conclu, en décembre 2020, qu'il existait une base raisonnable de croire que Boko Haram et ses groupes scissionnaires avaient commis des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre (meurtre, persécution, esclavage sexuel, mariage forcé, torture, enrôlement d'enfants).
Aucune qualification de génocide n'a été retenue à ce jour par une juridiction internationale, malgré la dimension manifestement religieuse et ciblée du massacre, sur seize années.
La question de l'article II de la Convention de 1948 (intention spécifique de détruire en tout ou en partie un groupe religieux comme tel) mérite d'être examinée sérieusement à la lumière des faits accumulés.
Deuxième question : la procédure. L'examen préliminaire ouvert par le Bureau du Procureur en novembre 2010 a été clos en décembre 2020 avec une conclusion d'admissibilité. Cinq ans plus tard, aucune demande d'autorisation d'ouverture d'enquête n'a été présentée à la Chambre préliminaire au titre de l'article 15. En décembre 2024, Amnesty International a saisi les juges de la CPI pour dénoncer ce blocage prolongé, en relevant un précédent inquiétant : la situation au Nigeria n'est désormais ni un examen préliminaire, ni une enquête, un « limbe » procédural qui suspend indéfiniment les droits des victimes à la vérité, �� la justice et à la réparation.
Le 26 mars 2026, le Bureau du Procureur a signé un protocole d'accord déférant au Nigeria la responsabilité primaire, ce qui repousse encore l'éventualité d'une enquête internationale.
C'est ce que le Statut de Rome ne prévoit pas : aucun délai n'est fixé entre la conclusion qu'une enquête est justifiée et l'obligation de la demander. Un trou noir dans le traité fondateur de la Cour.
Troisième question : la cohérence du Bureau du Procureur. Dans d'autres situations, le même Bureau a su agir avec célérité. Comme par exemple pour la guerre à Gaza. Mais pas ici en dépit du nombre croissant de victimes. Le message qui leur est envoyé est limpide.
42 enfants enlevés cette semaine. Près de 3 500 chrétiens tués dans une seule année dans un seul pays.
Une procédure internationale ouverte depuis seize ans qui n'a toujours pas franchi le seuil de l'enquête. Une ligne budgétaire à zéro.
Le silence est un choix. Il faut le nommer.
https://t.co/5i6jLHMgVe
@_Luzgard_@NoMansSky Je le trouvais intéressant, au bout de 10 heures. J'ai arrêté, comme bon nombre de jeux je dois recommencer car ne me souviens plus du gameplay ni des missions 🤣🤣 donc flemme.
@Fnac hello!! Possible de m'aider pour une commande non recue? De plus j'avais pris livraisok express pour le 19 decembre, annoncé livré le 30 apres peripeties!! Alors que non, mais au moins recuperer les frais de port de voleur