Rencontre fortuite avec le député sortant de ma circonscription de Jean-Talon, l’avocat Pascal Paradis du PQ. Lui qui avait refusé 3 fois de me rencontrer au sujet du danger que représentaient les injections Covid-19 pour la population... J’ai pu lui poser quelques questions...
Monsieur l’égout Média non-subventionné « Pas de casse » 27 septembre 2026
🏴☠️ Dans ce « Pas de casse » aujourd’hui…
C’est comme si le mot s’était donné cette semaine, encore… démoniser la proposition de Duhaime sur le privé🙄
On secoue l’épouvantail que le privé viendra dépouiller le système public de ses médecins, et que parce que c’est le privé bien ça coutera plus cher🙄
Je vais t’expliquer par un exemple simple; tu veux faire repeindre l’intérieur de ta maison, deux devis:
-Peintre 1
100$ l’heure
Mais a un talent chirurgical et très rapide
Possède la qualification, couvert par une assurance-responsabilité
Pour vous expliquer son devis, vous reçoit dans un petit local récent, hyper propre et ordonné
Il estime qu’il mettra 40 heures, à condition que tu acceptes de rémunérer son aide qui poursuit actuellement sa formation à raison de 40$/heure pour faire le découpage, le déplacement des meubles, etc.
Il vous indique fournir le matériel de protection, qu’il a de la disponibilité la semaine prochaine, et qu’il remettra la maison propre avant son départ…Tu me vois venir🤭
-Peintre 2
60$ l’heure
Mais il est lent, très lent!
Question qualification, vous dit avoir « ses cartes », vous reçoit dans une ancienne grange qui sent encore son passé, des trous au mur, le plafond coule, pleins d’incontinents sont assis partout sans réellement savoir ce qu’ils font. Le mobilier date d’une autre époque, qu’un employé se plaint du poids des bidons de peinture, que le téléphone ne cesse de sonner sans que personne ne réponde…
Il est évasif sur le nombre d’heures requises, mais avance approximativement 60 heures.
À ce prix, on comprend que son horaire est chargé, qu’il pourra envisager votre job à quelque part au printemps prochain, non avant les vacances 2027, mais que mal pris cela pourra être fait avant la fête du travail.
Le prix est alléchant et vous lui donnez le contrat!
Une fois sur les lieux, en ce beau lundi, à votre surprise, il propose qu’on fasse l’embauche de son cousin pour découper, mais que son tarif horaire est plus bas que lui soit 40$/heure. Il vous blâme de ne pas avoir déplacé les meubles, fera appel à son autre cousin à 40$/heure. Ensuite vous constatez qu’il n’a pas de matériel pour protéger vos meubles ni vos parquet, donc va à la quincaillerie dépenser un autre 50$.
Il déplacera par trois fois la job, pour finalement aboutir sur vos lieux, mais hélas il a oublié ses pinceaux et tous les ampoules de sa lampe de travail sont brûlées.
Le deuxième matin, il vous texte qu’il aura du retard parce que l’alternateur de son camion a lâché. Le mercredi son aide n’entre pas pour une raison ridicule et ainsi remet la continuité de la job au lendemain.
Puis le comble, rendu au jeudi il a le culot de vous demander une avance de paiement, et que vous constatiez que le lendemain il cancelle sa job parce qu’il a trop bu la veille.
Le mardi suivant, vous annonce un rendez-vous important pour estimer une autre job, le lendemain vous impose ses bambins faute de service de garde, et finalement finir à 90 heures, avec la job « à la botch » car plein de manques sont évidents, qu’il va devoir replanifier une visite de suivi dont on ne sait quand, et qu’il lâche en finale que vous êtes chanceux qu’il est accepté de faire vos travaux. Vous regardez l’état de votre maison, constatez le bordel laissé, les taches partout sur vos boiseries et meubles, et quand vous évoquez cette insatisfaction, il se démène comme un diable pour vous dire que le service de nettoyage n’était pas inclus, mais vous laisse les coordonnées de sa cousine à 40$/heure elle aussi…
En guise de finale, pour mitiger les aléas de cette mission, vous avez dû consacrer une semaine de vacances pour surveiller les lieux, mais qu’hélas cette semaine fut gaspillée par les reports fréquents de la job de votre peintre.
Ce scénario semble réel et le peintre 2 représente notre système de santé. Rendez cette publication virale🙏
@E_Duhaime@PconservateurQc
Tous ceux qui sont nés entre 1952 et 1979 ont été les acteurs d’un changement que nos parents n’auraient même pas osé rêver.
Nous avons été les premiers témoins d’un bouleversement technologique profond, celui qui a façonné le monde moderne.
Nous voyons aujourd’hui ces maisons achetées par nos parents valoir 20 à 30 fois plus…
Nous sommes la dernière génération à avoir joué dans la rue, dans les cours de récréation, aux billes, au ballon prisonnier, à cache-cache, à l’élastique, à la marelle, au « Jacques a dit », au Stop…
Mais nous sommes aussi la première génération à avoir connu les jeux vidéo : le Pac-Man, les premières consoles Atari…
Nous avons écouté les feuilletons radiophoniques de nos grands-parents, connu les pique-niques en famille, sur l’herbe, avec une nappe et des plats maison.
Nous sommes les derniers à avoir écouté de la musique sur des disques vinyles — ces petits 45 tours et les grands 33 tours.
Nous avons commencé à enregistrer nos propres cassettes, vu naître les vidéos BETA, puis VHS, et nous avons été les pionniers du walkman, du CD…
On nous a appelés “génération X”, comme pour dire qu’on ne valait pas grand-chose… Mais comparés à quoi ?
Nous avons appris à utiliser les ordinateurs — chose que nos parents et grands-parents n’ont jamais connue — et bien avant ces jeunes d’aujourd’hui qui regardent souvent les anciens avec dédain.
Nous, nous n’avons jamais méprisé ceux qui ne savaient pas se servir d’un clavier ou d’une souris.
Nous avons vu les premiers miracles : les calculatrices de poche, les PC à écran cathodique, les premiers téléphones portables gros comme des briques, lourds comme des haltères.
Et nous avons cru, un moment, que l’Internet allait libérer le monde…
Nous sommes la génération de Cachirulo, Ultraman, Don Gato, GI Joe, Les Pierrafeu, La Famille Addams, Tom et Jerry, Les Monstres, Bip Bip et Coyote, Bonanza, La Panthère Rose, Les Jetsons, Le pivert fou, Candy, Sandy Belle…
Nous avons grandi en écoutant The Beatles, Rolling Stones, Creedence Clearwater Revival, The Who, Led Zeppelin, The Carpenters, Jackson Five, Guns N’ Roses, puis en espagnol ou français : Soda Stereo, Mecano, Flans, Hombres G, et même Locomía avec leurs éventails, sans oublier les Bukis, Temerarios, ou Tigres del Norte pour les amateurs de musique populaire.
Nous sommes les derniers à avoir bu des sodas dans des bouteilles en verre d’un litre, des Coca-Cola familiaux à 90 centimes, à faire les courses à vélo avec le sac en tissu à carreaux, et à garder la monnaie pour s’acheter des bonbons.
Nous sommes aussi les derniers à avoir ramassé une tortilla ou un bout de pain tombé par terre, à l’avoir remis dans le panier avec un petit remords sacré à l’heure du repas. Aujourd’hui, aucun enfant ne ferait ça — les bactéries ! dirait-on.
Ce message s’adresse à ceux nés entre 1952 et 1979.
Et franchement, on ne sait toujours pas comment on a survécu à notre enfance !
En y repensant, c’est difficile à croire :
On voyageait en voiture sans ceinture de sécurité, les bébés sans siège auto, on a survécu à des accidents sans airbag.
On faisait des trajets de 10 ou 12 heures sans râler, sans demander à faire une pause toutes les heures.
Pas de sécurité aux portes, ni de bouchons "anti-enfants" sur les médicaments…
On roulait en vélo, en rollers ou en trottinette sans casque, sans genouillères. Les balançoires étaient en métal, les toboggans rouillés aux coins tranchants…
Pas de téléphone portable.
On allait à l’école avec des sacs lourds remplis de livres et de sandwichs, sans roulettes ni rembourrage ergonomique.
Et combien de fois n’a-t-on pas vu notre sac se casser, nos affaires tomber, nos goûters s’écraser par terre ?
On mangeait des sucreries, des gâteaux industriels, des glaces colorées, on buvait des sodas sans être obèses.
Tout au plus, un ou deux enfants étaient un peu potelés… et voilà.
On partageait nos boissons, et personne ne craignait d’attraper quoi que ce soit… sauf les poux, qu’on soignait au vinaigre chaud.
On souhaitait attraper la grippe, la varicelle ou la rougeole pour avoir quelques jours de repos à la maison.
Pas de PlayStation, pas de 999 chaînes de télé, pas d’écrans plats, pas d’Internet…
Mais on s’amusait comme des fous avec des ballons d’eau, des jeux de rue, des cowboys et des poupées.
Et jamais on n’entendait parler de réchauffement climatique…
On flirtait en jouant à “action ou vérité” ou à la bouteille, pas cachés derrière des écrans ou des messageries douteuses.
Pas besoin de réseaux sociaux pour exister.
Il suffisait d’un sifflet ou d’un cri façon Tarzan, et toute la bande sortait de chez elle.
On n’était pas “dark”, “emo”, “gamer”, “otaku” ou “skateur”...
On était le blond, la maigre, le petit, le costaud, la bouclée, le noir, le rigolo… mais on faisait tous partie du même groupe.
On a appris à être responsables (souvent de force), à assumer nos erreurs, à en payer les conséquences…
Et c’est comme ça qu’on a grandi.
Libres. Fragiles. Forts. Vivants.
Félicitations à nous !
Par Cristina Rivera Garza