Sur les 800 interpellations dans la nuit de samedi dernier, aucun n'a été mis sous écrous. AUCUN.
Seul un policier a été incarcéré.
Les juges rouges ont fait un grand bras d'honneur à la demande de fermeté du ministre et de la majorité des Français.
La peur au ventre
Tout le monde se demande pourquoi les racailles qui ont tout cassé, pillé et brûlé le soir de la victoire du PSG ne finissent pas en prison. La réponse est brutale de simplicité : le gouvernement a peur.
Il craint un soulèvement généralisé des banlieues, une explosion qu’il ne pourrait plus contenir. Une grande partie de cette population issue de l’immigration de masse n’a effectivement plus grand-chose à perdre : ni emploi stable, ni patrimoine, ni avenir clair. Les émeutes deviennent pour elle un exutoire, une rente de la violence et un moyen de pression permanent.
En face, le reste du pays, la France qui travaille, paie ses impôts et ses crédits, reste silencieuse. Nous avons des maisons, des familles, des emprunts sur trente ans, des emplois que nous ne pouvons pas risquer. Nous ne sommes pas solidaires comme peuvent l’être les clans des cités. Nous sommes divisibles, atomisés, effrayés à l’idée de tout perdre.
Le pouvoir le sait parfaitement. Il sait qu’il peut tolérer la violence d’un côté parce que l’autre côté ne bougera pas. Tant que le contribuable paie, tant que les classes moyennes et populaires encaissent sans se révolter, la stratégie du « calmer le jeu » continue. C’est moins risqué que d’appliquer fermement la loi et de déclencher l’embrasement que tout le monde redoute.
Cette peur politique est devenue la véritable colonne vertébrale de la gestion des banlieues en France. Elle explique l’impunité sélective, les discours lénifiants et la lâcheté institutionnelle. Pendant ce temps, le pays se fracture un peu plus chaque été, chaque match, chaque incident. Et tout le monde fait semblant de ne pas comprendre pourquoi.