Extrait : "Un nombre croissant de réclamations font état d’une remise en cause des enseignements, portant atteinte à l’autorité et à la légitimité des enseignants, mais mettant aussi en difficulté les personnels de direction" Une nouvelle preuve du naufrage de l'#EN...
📢Catherine Becchetti-Bizot, médiatrice de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, a présenté son rapport 2023 intitulé "Faire alliance, redonner confiance" : un bilan de son activité ainsi que ses recommandations.
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#HUMINT
Le #Renseignement humain et la culture du renseignement chez les dirigeants politiques.
Ceux qui l'ont et ceux qui ne l'ont pas dans le même extrait.
C'est dramatique.
Nous passons en moyenne 100 jours d'une vie à décider ce que l'on va regarder sur un écran ! Nous perdons 100 jours à choisir dans la multitude. A cela il faut ajouter le temps passé à décider ce que l'on va écouter, lire, utiliser… C'est ce que l'on apprend dans "Submersion" de @brunopatino, le patron d'@ARTEfr. Il ajoute : "toute une vie d'indécision et de passivité".
La submersion, c'est l'hyper-choix illimité de la société de consommation poussée à l'extrême. C'est une submersion qui paralyse. Or "le choix, le bon choix, est un moyen d'exprimer notre intelligence, notre capacité personnelle à calculer les avantages et inconvénients d'une proposition, et de le faire à l'aune de nos valeurs et de nos préférences personnelles."
"Ce qui se passe sur les plateformes de vidéo par abonnement rejoint ce qui est constaté partout ailleurs : dans l'océan infini des images, des sons et des messages, nous commençons à naviguer entre la fatigue et l'ennui." N'avez-vous pas connu ce moment étrange d'incapacité de choisir une série sur une plateforme ? Situation aggravée plus il y a de monde autour de l'écran.
Et alors que le flot informationnel n'a jamais été aussi fourni, il en devient même compliqué de distinguer le vrai du faux, et sans doute plus encore maintenant avec l'intelligence artificielle.
Pour Bruno Patino, les médias, plateformes et autres institutions devront demain permettre les trois manifestations de la liberté, non sans lien de confiance : " être en mesure de faire des choix, chercher quelque chose que l'on ne trouve pas, trouver quelque chose que l'on ne cherche pas. "
"Faire preuve de discernement va être notre viatique pour surfer la submersion et la rendre maîtrisable… La sagesse et la philosophie, la pause et le silence sont et seront, bien au-delà de la technique, les forces qui permettent de maîtriser les possibilités extraordinaires du réseau pour les tourner à notre avantage."
Vous l'aurez compris, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce petit livre salutaire en ces temps de trop-plein informationnel.
Mesdames et Messieurs, sous vos yeux ahuris, les sujets zéro du nouveau CRPE. Oui, frottez-vous les yeux si vous voulez, mais hélas c'est bien ça ... On croyait avoir touché le fond, il est beaucoup plus bas que prévu
Vous avez mille fois raison. Dans l'enseignement supérieur, cela devient insupportable. Au delà de l'irrespect manifeste (on leur parle souvent "dans le vide"), bcp d'étudiants s'estiment multitâche alors qu'il n'en est rien. Faible attention, faible niveau, faible productivité..
C'est la fin des réseaux sociaux (tels qu'on les connaissait)
Internet🌐a gardé pendant 15 ans une certaine forme de culture commune et de participation en public qui faisait son unité.
Or cette unité est justement en train de disparaître, sous nos yeux.
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Formidable éloge des départs, de partir, par François Sureau dans la @GrandeLibrairie cette semaine.
« Partir, c’est enfin admettre que nous n’étions pas tout à fait là où nous étions avant de nous en aller. »
Un texte inédit, partagé droit dans les yeux, qui se savoure de bout en bout. Il était invité à l'occasion de la parution de son nouvel essai chez @Gallimard : "S'en aller".
Il y aurait tant de choses encore à dire sur le naufrage de l'#EN ! Post bac, ce n'est guère que la suite logique : des étudiants à la #cultureG défaillante, dont le niveau en #maths et de maitrise de leur propre langue fait honte à la France, obnubilés par les réseaux sociaux...
Trop de parents s'imaginent que l'école est telle qu'ils l'ont connue. Du point de vue des élèves, voici ce qui a changé :
- la place à l'université n'est plus un droit ouvert par une réussite, mais la conséquence d'un classement sans explication quant aux opportunités offertes.
- le bac est en réalité mort, il a été supprimé de telle façon que personne n'en a débattu. Ne reste que son idée, mais pas sa réalité. La majorité des élèves de Terminale sèchent donc à partir de mars.
- l'enseignant qui évalue tout au long de l'année pour Parcoursup n'est ainsi plus l'allié qui entraine et encourage en vue des épreuves futures ; il est l'arbitre même, et donc potentiellement l'adversaire qu'il faut intimider, menacer, manipuler, avec ou sans l'aide de certains parents.
- le nombre d'options ouvertes a diminué radicalement. Rares sont les classes internationales, rarissimes sont les options de langues rares, découragés sont les enseignants qui proposaient des projets bénévoles comme les voyages ou les aides à l'orientation.
- le bonheur des enseignants a changé. Il y avait encore jusqu'au milieu des années 2010 un certain angélisme qui caractérisait une partie de la profession, même s'ils étaient de plus en plus nombreux à sentir le vent tourner. Aujourd'hui, cette ambiance a disparu. S'il faut se souvenir des années Blanquer d'une façon, je les décrirai précisément comme ceci : la raréfaction des sourires.
- la violence inter-élèves s'est accrue. Faire l'expérience scolaire aujourd'hui, c'est aussi s'exposer dans la socialisation en ligne au partage de vidéos par des camarades de classe proches de la sociopathie, c'est faire l'expérience quotidienne d'une vie en ligne qui ferait de twitter un havre de paix. Les propos violents, misogynes, homophobes, racistes, sont assumés dans les établissements, même devant les adultes qui sont débordés par les incivilités, au point que lors de certains conseils de discipline, les menaces de mort proférées devant témoins ne sont pas toujours un motif évident d'exclusion.
- la proportion d'élèves en grande difficulté en 6ème est allée crescendo. Et la progression scolaire étant devenue automatique, dans de nombreux établissements, il y a toujours 2 élèves par classe de 2nde qui rendent des copies de 4 lignes tout au plus pour des devoirs d'une heure. Il n'est d'ailleurs plus possible de leur dire de se méfier de l'échec au bac, ce n'est pas un enjeu pour eux.
- tout le monde parle de l'absentéisme des profs, comme si les collègues n'avaient pas le droit de surmonter un cancer sans qu'on leur reproche d'être tombé malade, et tout le monde rate l'éléphant au milieu de la pièce : l'absentéisme des élèves, de plus en plus causé par des parents qui achètent les voyages hors vacances scolaires, ou par leur non-implication dans la scolarité.
- sur le papier, les élèves handicapés sont intégrés, mais dans les faits, cela s'est fait à moyen décroissant, causant une grande souffrance pour les encadrants comme pour les élèves.
- il n'a jamais été aussi facile de tricher.
- le turnover enseignant augmente. Il y a de plus en plus d'enseignants de passage, moins diplômés, recrutés rapidement et repartis aussi vite. Dans un pays qui n'a jamais eu autant de bac +5, le métier ne sera bientôt plus confié à ceux qui ont le niveau master.
- la géographie de l'habitation n'a jamais eu autant d'importance. Il y a toujours des inégalités de condition d'études. Mais jamais autant qu'aujourd'hui, jusqu'à l'état des bâtiments. Pécresse trouve vite un million pour les ascenseurs de Stanislas. Pendant ce temps-là ailleurs, les murs s'effritent, l'humidité menace, et il fait froid.
- le nombre d'élèves par classe dans les formations majoritaires, en collège et lycée général, a augmenté. Les statistiques se sont améliorées ailleurs, ne rendant pas le lycée professionnel plus attractif pour autant.
- au lycée professionnel, l'ambition de donner un peu d'une culture commune a fortement reculé. L'enjeu est l'intégration au travail, faire un travailleur jeune et gratuit pour le patron, payé par les finances publiques.
Il y a beaucoup de situations que je ne connais pas, et puis il y a une vérité intangible qui survit à tout ce que je décris ici : le rapport enseignant - élève ne sera jamais une mission feinte, il y aura toujours un fond de merveilleux à cela. Mais pour tout ce sur quoi le gouvernement a eu la main, ils ont transformé l'or en plomb.
Le géant américain Google, déjà très présent dans le monde de la santé, a multiplié les annonces lors des dernières semaines avec le lancement de nouveaux dispositifs.
👉 Tour d'horizon sur Buzz E-santé : https://t.co/sTMfT4cOad
#hcsmeufr#esante#GAMAM#GAFAM#Google