Mon opp n° 1 en ces moments c'est m'as prof de compta
moi qui arrive en cours avec le sons d'la mano "le opps il boîte pourtant j'l'ai touché à peine" j'vais faire une dinguerie si ça continue tête d'ouam ptdrr
L’ex-livreur de Kikidrop, dont la vidéo dénonçant le harcèlement des gendarmes au Mall avait déjà bouleversé les réseaux, m’a récemment contacté. Ce qu’il m’a raconté dépasse tout ce qu’un être humain devrait endurer. Un récit de douleur, d’humiliation, et d’injustice dans un lieu où des familles viennent se promener, où des enfants rient, où la lumière des vitrines cache l’ombre du pouvoir.
Ce jeune homme, preuves à l’appui, possède un enregistrement vocal glaçant. Il y raconte comment un adjudant de la gendarmerie l’a harcelé, insulté, et soumis à des actes inhumains. Il m’a confié, la voix tremblante, qu’on l’a forcé à se mettre à genoux… sur des capsules de bouteilles en verre dans un petit bureau de la gendarmerie au mall. Imaginez un instant cette scène. Imaginez la douleur, le sang qui coule, les regards indifférents, et la peur qui paralyse.
Et tout cela, pas dans un cachot, pas dans une base militaire, mais dans le Mall, ce lieu que des milliers de Djiboutiens fréquentent chaque semaine. Même là, dans un espace public et moderne, l’horreur trouve un coin où s’installer.
Ce jeune homme n’a pas juste été maltraité. Il a été brisé, moralement et physiquement, par ceux qui sont censés protéger. Il m’a dit qu’il était à deux doigts de s’immoler. Deux doigts d’en finir, simplement pour que cesse l’injustice.
Combien de jeunes, comme lui, vivent dans le silence ? Combien encaissent chaque jour les humiliations, les menaces, les abus, sans oser parler ?
Aujourd’hui, aucune institution ne protège les Djiboutiens. Aucune. Ce jeune m’a contacté parce qu’il voulait que vous sachiez. Parce qu’il voulait que son cri ne reste pas dans le vide.
La prochaine fois que vous visiterez le Mall, la prochaine fois que vous passerez devant l’entrée gardée par la gendarmerie, souvenez-vous, derrière ces uniformes, des jeunes livreurs, des travailleurs modestes, subissent parfois le pire. Harcelés, menacés, torturés, à quelques mètres seulement de vos pas.
L’injustice à Djibouti ne se cache plus. Elle s’exhibe, sans honte, en plein jour.
Chaque matin, nous nous réveillons avec des nouveaux problèmes. Ce n’est pas la première fois que j’entends parler de cet abus de pouvoir. Il est impératif d’y remédier et de traiter les citoyens avec le respect et la dignité qu’ils méritent. Allô, aidez-les s’il vous plaît. 🙏🏾