Constitution : Dandy Matata invite à définir un projet national avant tout changement
Invité mercredi au Space live avec son coauteur Jean-Paul Tsasa, Dandy Matata estime que le débat constitutionnel « souffre d'une myopie analytique et d'une polarisation idéologique ». Selon lui, il faut d'abord « construire une vision collective » orientée vers un « État stratège », puis seulement choisir entre maintenir, réviser ou changer la Constitution.
« Du changement de la Constitution » : trois économistes dont @matatadandy et @paul_tsasa invitent la #RDC à débattre d'abord de l'État qu'elle veut bâtir
Alors que la RDC se divise sur l'avenir de la Constitution du 18 février 2006, un ouvrage cosigné par Serge M. Maabe, Dandy A. Matata et Jean-Paul K. Tsasa propose de sortir de l'alternative « pour ou contre ». Intitulé « Du changement de la Constitution », le livre est issu de la quatrième série des Ateliers Ishango, organisée à Kinshasa en novembre 2025.
Ces ateliers portaient sur l'héritage de Hobbes, Montesquieu, Rousseau et Cheikh Anta Diop. Les auteurs qualifient leur démarche de « froide » : elle ne vise, disent-ils, ni à défendre le maintien du texte actuel ni à plaider pour son remplacement.
Leur point de départ est qu'une Constitution « ne produit pas, par elle-même, la prospérité, la démocratie ou la stabilité politique ». Les auteurs s'appuient sur l'économie politique, notamment les travaux de Daron Acemoglu, et sur la théorie des jeux. Ils décrivent la Constitution comme le résultat d'un équilibre entre des forces politiques, né d'un contexte historique précis, et non comme un texte sacré. Ils examinent trois options. La première consiste à garder le texte en améliorant son application. La deuxième est une révision ciblée de certaines dispositions. La troisième est une refondation complète.
Les auteurs ne contestent pas la légitimité juridique de la Constitution de 2006. Ils rappellent toutefois qu'elle est née de la sortie de guerre et de l'Accord global et inclusif de Pretoria. Elle a été élaborée par un Parlement de transition qui n'était pas issu d'élections. Selon eux, plusieurs de ses mécanismes répondaient d'abord à la nécessité d'empêcher la reprise du conflit, plutôt qu'à un projet de développement à long terme.
Le livre dresse aussi un constat politique sans détour. Les auteurs posent comme « invariant » que le choix final ne sera « pas celui de la doctrine, mais celui de la puissance ». Ils estiment que le pouvoir en place a levé toute ambiguïté sur son intention de substituer un nouvel ordre constitutionnel à l'actuel, même si « aucun projet pleinement articulé » n'a encore été présenté. Ils reprochent au camp du changement l'absence d'un « grand récit » qui dépasserait la question de la longévité du chef de l'État. Ils reprochent à une partie de ses adversaires des revirements qui tiennent, selon eux, davantage aux intérêts qu'aux convictions. Ils avertissent enfin qu'une Constitution imposée par une majorité de circonstance risque d'être défaite par la majorité suivante.
La partie la plus engagée de l'ouvrage avance des pistes pour une éventuelle refondation. Les auteurs proposent de dissocier la représentation politique de la base ethnique et de faire du mérite un principe constitutionnel. Ils suggèrent de donner un rôle différencié aux quatre langues nationales à côté du français, et d'associer la jeunesse, principale héritière des choix d'aujourd'hui. Ils proposent aussi de protéger les grandes orientations de développement des changements de majorité. L'ensemble repose sur un concept central : « l'État stratège ». Il s'agit d'un État capable de planifier, de coordonner et de transformer les ressources humaines et naturelles du pays en prospérité partagée.
Le modèle théorique du livre aboutit cependant à des mises en garde. Une élite peut bloquer une révision utile à tous si elle craint que celle-ci ouvre la voie à un changement plus profond. Une clause de verrouillage, comme l'article 220, ne protège réellement que si les règles sont respectées dans les faits. Surtout, une refondation peut produire un État stratège, mais aussi un « État prédateur ou désorganisé » si l'administration et les mécanismes de contrôle ne suivent pas.
En conclusion, les auteurs renversent l'ordre habituel du débat. Il faudrait d'abord définir l'ambition collective et évaluer si l'ordre constitutionnel actuel permet de l'atteindre. #LiveSpaceX #IC
#RDC: « Notre contribution vise à apporter une troisième voie, au-delà d'un cadre appauvrissant et mutilant. Il serait irresponsable de prendre position à ce stade du débat. Les vraies questions n'ont pas encore été posées, et il n'y a pas encore de projet clair et articulé sur lequel se prononcer. », @matatadandy #LiveSpaceX #IC
Faut-il changer la Constitution ?
Ce mercredi 7 octobre, à 20h30 (heure de Kinshasa), je reçois Dandy A. Matata et Jean-Paul K. Tsasa, coauteurs avec Serge M. Maabe de l'ouvrage « Du changement de la Constitution : propositions pour un débat froid et réflexion sur l'émergence d'un État stratège ».
Peut-on débattre de la Constitution sans passion ? Quel État pour la RDC de demain ? Les auteurs présenteront leurs propositions et répondront à vos questions.
En direct sur X @StanysBujakera et sur toutes les plateformes @actualitecd
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Du changement de la constitution :
Dans un contexte où l’on a longtemps présenté les transformations constitutionnelles comme le produit d’événements spectaculaires, il est essentiel de rappeler avec froideur que les dynamiques du changement résultent souvent de causes lentes, profondes et cumulatives qui, au fil du temps, modifient les rapports de force, les anticipations des acteurs et l’équilibre des institutions.
À propos des « causes lentes », un auteur de l’époque coloniale écrivait (cf. E. Torday 1925, p. 23)*:
« On peut dire que la destinée de la race autochtone est régie par l’estomac. Ces causes insensibles et lentes ont agi dans le cours des âges et agissent encore de nos jours, élargissant l’abîme qui sépare les deux peuples.
Voilà le fait que je voudrais établir et que je pourrais appuyer de maintes preuves. Mais, hélas, je ne suis pas un homme courageux et, craignant le courroux des barbacoles, je me tais et de Conrart j’imite le silence prudent. »
*Ici, nous reproduisons cet extrait à titre de témoignage historique. Les termes employés reflètent le contexte et les représentations de leur époque et ne sauraient être interprétés comme exprimant les positions des auteurs du présent ouvrage.
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE.
[1] Maabe, Serge M., Dandy A. Matata et Jean‑Paul K. Tsasa, 2026, Du changement de la Constitution. Propositions pour un débat froid et réflexion sur l’émergence d’un État stratège, Kinshasa, Éditions Ishango, 258 pages. @IshangoRdc@matatadandy@SergeMaabe3
[2] Torday, Emil, 1925, Causeries congolaises, Vromant & C°, Imprimeurs- Éditeurs, Bruxelles, 235 pages.
🚨 THIS IS GOING TO BREAK THE INTERNET!
Elon Musk just dropped Neuralink's craziest bombshell:
“In the next 6 to 12 months, we're going to implant the first vision devices. Even if you're 100% blind from birth, we're going to write directly to your visual cortex… and you're going to see.”
“And that's just the beginning. In the long term, you'll have ultra-HD resolution and real superpowers: you'll see in infrared, ultraviolet, and even radar. Literally like a superhero.”
The future is no longer science fiction. It's Neuralink.
WATCH: President Trump signs an executive order launching a new AI-powered website designed to bring federal services from across the government into one place, helping Americans access the information they need at an instant.
The administration says the goal is to make it easier for Americans to navigate federal agencies and access government services through a single digital hub.
The rollout comes as Trump continues his broader push to accelerate AI adoption across the federal government and strengthen U.S. leadership in the technology.
"Anyone who has used Grok or Gemini or ChatGPT will understand instantly."
President Trump unveils a new AI-powered government website, saying it will give Americans one digital "front door" to navigate federal services instead of searching through thousands of websites, rules, and forms.