Tu pourrais passer le 1er avril tranquille, ignorer ton téléphone et vivre une journée normale… mais t’as choisi d’ouvrir Instagram à 8h12.
Première story : “On a adopté un lama 🦙❤️”.
Deuxième story : “Je quitte tout pour Bali”.
Troisième story : “Je suis enceinte de 7 mois 😳”.
Il est 8h14.
T’as déjà perdu confiance en l’humanité.
Au bureau, ça commence doucement.
Un collègue a inversé les touches de ta souris.
Un autre t’a scotché un post-it sous le capteur.
Tu passes 12 minutes à diagnostiquer un problème qui n’existe pas, pendant que Kevin te regarde comme si t’étais en train de réparer un satellite.
Kevin justement.
Il arrive avec un sourire suspect.
“Grosse annonce les gars… la boîte a été rachetée.”
Silence.
Panique intérieure.
Puis il lâche un “poisson d’avril 😄”.
Personne rigole.
Même lui regrette.
À 11h, t’as reçu 4 fausses news, 2 faux licenciements, et une vidéo d’un influenceur qui annonce arrêter les réseaux “pour se reconnecter à l’essentiel”… avant de poster un code promo en description.
À midi, t’oses même plus croire le menu.
“Burger offert pour tous les employés 🎉”
Tu descends.
C’était une salade.
Tu manges ton désespoir avec une vinaigrette allégée.
L’après-midi, ça dégénère.
Ton pote t’envoie un message : “Frérot, j’ai gagné au loto.”
T’y crois pendant 3 secondes.
C’était trop beau.
Comme d’hab.
Ton ex t’écrit “Je pense encore à nous”.
T’as le cœur qui bug.
Puis tu vois le “poisson d’avril 😉”.
Même ton passé se fout de toi.
À 17h, t’as compris.
Cette journée, c’est pas une blague…
c’est un rappel.
Un rappel que t’es prêt à croire n’importe quoi, tant que ça ressemble à une bonne nouvelle.
Le soir, tu rentres.
Tu vois une dernière notif : “Netflix devient gratuit à vie 😱”.
Tu cliques même plus.
T’as appris.
Tu poses ton téléphone.
Tu regardes le plafond.
Et tu te dis que le vrai poisson d’avril…
c’est peut-être toute l’année.
Tu pourrais être en train de rouler tranquille sur une départementale, fenêtre ouverte, odeur de pin et liberté… mais t’as choisi de faire la queue 1h40 devant une station-service pour gratter 20 litres de SP95 comme si c’était du caviar.
T’es là, moteur coupé, clim off pour économiser les 0,3 litre à l’heure, à transpirer dans ta caisse pendant que BFM TV t’explique en boucle que “la situation est sous contrôle”.
Devant toi, une Clio 2003. Derrière toi, un SUV hybride rechargeable qui recharge rien du tout.
T’as téléchargé trois apps pour savoir où il reste de l’essence.
Une te dit “disponible”, l’autre “rupture”, la troisième plante.
T’as plus de data que TotalEnergies.
Le mec devant toi remplit 4 jerricans “au cas où”.
Officiellement c’est interdit.
Officieusement, tout le monde s’en fout tant qu’il reste encore une goutte pour soi.
Une dame sort de sa voiture pour demander : “C’est bien du sans plomb ici ?”
Personne répond.
C’est la guerre froide version diesel.
Un type passe en vélo électrique et te regarde comme si t’étais un dinosaure en train de brûler les derniers restes du Crétacé.
Toi tu regardes ton tableau de bord : autonomie 42 km.
Autant dire une promesse.
Au bout d’une heure, tu avances de 3 mètres.
T’as le sentiment d’avoir accompli quelque chose.
T’as rien accompli.
Ton boss t’a écrit : “Tu peux venir au bureau demain ? Important.”
Tu lui réponds : “Oui bien sûr 👍”
Alors que t’as même pas de quoi faire l’aller.
Les notifications s’enchaînent :
“Pénurie en Île-de-France”
“Risque de blocage national”
“Le gouvernement appelle au calme”
Toi t’appelles surtout à un miracle.
Enfin, t’arrives à la pompe.
T’as une montée d’adrénaline comme si t’avais gagné un loot rare sur un jeu vidéo.
Tu prends le pistolet…
“Carte refusée”.
T’avais oublié ton plafond.
Tu recommences.
Ça passe.
Tu mets 18 litres.
Pas 19. Parce que “limité à 20 litres par client” et que t’as déjà fait un plein hier dans une autre station.
On sait jamais, ils surveillent peut-être.
Tu regardes le prix au litre.
T’as l’impression de financer un satellite.
Tu remontes dans ta voiture.
T’as gagné 120 km d’autonomie.
Deux jours de répit. Trois si tu vis dangereusement.
Et tu repars… pour refaire la queue dans 48h.
Parce qu’au fond, t’as pas choisi de dépendre de ça.
On t’a juste vendu une vie où chaque kilomètre a un prix, et chaque plein un stress.
Bref, t’es plus conducteur…
t’es gestionnaire de carburant.
Pour ne pas finir à prier devant une pompe vide, réfléchis avant ton prochain plein.
@Harry33300@le20hfrancetele La part du pétrole dans la production d'électricité en Thaïlande est extrêmement faible, environ 0,4 % à 0,8 % du mix total.