Éric Duhaime affirme qu’il n’est « pas le temps de diviser le vote » contre le PQ, parce qu’une victoire dans Arthabaska pourrait lui donner « l’élan nécessaire pour remporter les élections générales de 2026 » et qu’il peut freiner le « momentum » et « péter » la « balloune péquiste ».
Éric Duhaime ne comprend pas une chose fondamentale : le prochain vote, tant dans Arthabaska qu’en 2026, n’est pas contre le PQ, il est contre la CAQ. C’est François Legault qui est au gouvernement depuis maintenant 7 ans. C’est sous la CAQ que le Québec a complètement perdu le contrôle de son système d’immigration, menant à la crise du logement que nous connaissons et mettant encore davantage de pression sur des services publics qui en arrachent. C’est sous la CAQ que la langue française aura le plus décliné dans notre histoire. C’est sous la CAQ que le Québec aura eu le pire déficit de son histoire, ainsi qu’une décote. C’est sous la CAQ que nous avons été témoins d’un gaspillage des fonds publics via des scandales comme SAAQclic et ceux des subventions aux entreprises comme Northvolt.
La question que tout le monde se pose au Québec actuellement est : qui peut et qui va remplacer la CAQ ? Pendant qu’Éric Duhaime a comme objectif et se concentre à « freiner le momentum du PQ », nous allons continuer à bâtir une équipe solide qui est en mesure d’incarner le changement souhaité par tant de Québécois, une équipe qui va être en position de battre la CAQ en 2026. Pendant qu’Éric Duhaime cherche par tous les moyens à coaliser un vote contre le PQ, avec comme conséquence de travailler à conserver la CAQ au pouvoir, nous cherchons à bâtir une alternative crédible à la CAQ, une coalition de Québécois de tous les horizons qui sera assez nombreuse pour remporter une victoire décisive en 2026.
Et si nous le faisons, Alex Boissonneault sera une partie intégrante de cette équipe rigoureuse et de confiance qui sera là pour servir les citoyens.
À chacun ses motivations.
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Pourquoi je ne reculerai jamais sur l’indépendance du Québec et que je sers réellement la cause? La réponse dans cet extrait du @contact_podcast avec Stéphan Bureau.
MARK CARNEY POSE UNE MENACE EXISTENTIELLE POUR LE QUÉBEC
Chers amis,
À moins de 4 jours du vote fédéral, je souhaite prendre un instant pour m’adresser à vous. Les résultats de l’élection qui se tiendra lundi prochain auront un impact important sur tout le Québec pour plusieurs années à venir. Vous le savez, j’ai eu l’occasion de le dire à de nombreuses reprises : les 10 dernières années de régime libéral ont causé des torts irréparables au Québec. J’ai la conviction que les quatre prochaines seront malheureusement la continuité de ce qu’on a connu. Dans ce contexte, donner un gouvernement majoritaire à Mark Carney revient à donner un chèque en blanc au Parti libéral pour appliquer les mêmes politiques qui ont fait reculer le Québec dans les dernières années. Surtout que sur les questions qui ont structuré l’actualité politique au cours des dernières années, Mark Carney a confirmé qu’il comptait poursuivre les mêmes orientations que sous Trudeau.
Depuis dix ans, nous avons été témoins du sabotage intentionnel de notre modèle d’immigration par le gouvernement fédéral, qui nous a imposé une politique migratoire délirante et incontrôlée ayant mené à la pire crise du logement depuis des décennies. Cette dérive idéologique a aussi grandement impacté notre capacité à livrer des services à la population, en plus d’accentuer le déclin de notre langue. Mark Carney a choisi d’embaucher comme proche conseiller un dénommé Mark Wiseman, fondateur de « l’Initiative du Siècle », cette idée délirante de faire grossir la population canadienne à 100 millions d’habitants le plus rapidement possible via une immigration massive. Voici ce que Mark Wiseman pense du Québec : « L'objectif d'atteindre 100 millions de Canadiens ne fait peut-être pas parti de la politique fédérale, mais il devrait l'être, même si ça fait aboyer le Québec ». Ne mâchons pas nos mots : des gens dans l'entourage proche de Mark Carney souhaitent ouvertement et activement notre effacement. Prenons acte du danger qu'ils représentent pour le Québec avant de leur donner un chèque en blanc et un gouvernement majoritaire.
Les libéraux, sous les conseils de Mark Carney, ont également doublé la dette du Canada. Cela a évidemment engagé le Québec : le fédéral nous a endetté à coup de 15 milliards par année en moyenne depuis maintenant 10 ans. Un gaspillage de fonds publics éhonté. Sous les libéraux, le gouvernement fédéral s’est investi d’une mission de dédoubler le plus de programmes possibles et de s'ingérer le plus qu'il le peut dans les missions fondamentales du Québec. Cela a mené à une explosion de la bureaucratie : 43% d'augmentation de la taille de la fonction publique en 8 ans, pour un gouvernement qui ne donne presqu'aucun service direct à la population. Pire, la qualité du peu de services donnés s'est dégradée, selon les dires mêmes du directeur parlementaire du budget fédéral. Jetez un coup d’œil au cadre budgétaire de Carney : il s’engage clairement à aller plus loin dans cette course folle à l’endettement et au gaspillage.
Mark Carney, tout comme Justin Trudeau, a l’intention de poursuivre sa contestation devant les tribunaux de lois dûment adoptées démocratiquement par l’Assemblée nationale, soit celles sur la laïcité et sur la langue française. Il refuse catégoriquement toutes les demandes légitimes du Québec, comme les pouvoirs en culture, en immigration, les transferts en santé, rapport d'impôt unique, et tant d’autres. Il est allé jusqu’à légitimer son usage des paradis fiscaux lorsqu’il était à la tête d’une firme d’investissement.
On se rend compte aujourd’hui que Carney a menti sur ses échanges avec Trump, dans le but d’instrumentaliser les craintes légitimes des Québécois pour son propre profit politique. Dans ces circonstances, je ne vois pas dans quel univers parallèle on en viendrait à la conclusion qu’on peut lui faire confiance au point de lui laisser un chèque en blanc.
Vous connaissez mon opinion : réaliser l’indépendance du Québec est une question de survie linguistique et culturelle pour le Québec. C’est à cela que je travaille et que je travaillerai au courant des prochaines années. D’ici là, la seule option envisageable, bien qu’il s’agisse d’une posture défensive qui ne constitue pas un plan à long terme, est d’appuyer le seul parti qui sera loyal uniquement envers le Québec. En appuyant le Bloc Québécois, nous pouvons limiter la force du mandat de Mark Carney et permettre l’élection d’un gouvernement minoritaire, de sorte que nous donnions la balance du pouvoir à un parti qui nous sera loyal 100% du temps. C’est pourquoi je voterai pour le Bloc Québécois lundi prochain.