Depuis quelques heures, je suis la cible d’une polémique lancée par Mila et relayée par toute la fachosphère.
Je passe sur le fait d’avoir été traquée et filmée à mon insu en maillot de bain. Mais comme l’extrême droite diffuse des fake news à mon encontre, je vais devoir vous donner quelques détails sur ma vie privée, ce que je ne devrais jamais avoir à faire.
Pour l’anniversaire de mon père, toute ma famille a loué un bateau à voile pour faire un tour en mer du côté de chez moi (70€ par personne et par jour…). Ce week-end en famille, là où j’ai grandi, était prévu depuis un an et j’étais contente de pouvoir consacrer un peu de mon temps à mes proches.
Faire le parallèle avec Bernard Arnault est insupportable. Outre le fait qu’un bateau à voile ne pollue pas et que je ne possède aucun bien de luxe, Bernard Arnault, lui, possède de nombreux yachts, tous immatriculés dans les paradis fiscaux, et son mode de vie est directement responsable de la crise climatique. Quand je dénonce les yachts de luxe, l’imbécile regarde le bateau à voile.
Heureusement que je n’ai pas critiqué les Porsches avant de conduire une Clio, on aurait pu me demander de me justifier.
Par ailleurs, ce n'est pas parce que l'on ne souffre pas pleinement d'une inégalité qu'on ne peut pas la dénoncer. J'ai aussi la chance de manger à ma faim tous les jours et de loger dans un appartement. Pour autant, je n'arrêterai jamais de dénoncer les inégalités qui frappent notre société et qui font que chaque jour des personnes meurent de chaud, de froid ou de faim dans la rue.
Personne n’est dupe de la manœuvre de l’extrême-droite pour s’en sortir à peu de frais face à la vacuité de leur programme et détourner la responsabilité des milliardaires dans le changement climatique : 1% des plus riches génèrent plus de 2 fois les émissions de carbone produites par la moitié la plus pauvre de l’humanité réunie.
Le vrai problème, ce sont les milliardaires et les grandes entreprises.
Comptez sur moi pour poursuivre le combat à Bruxelles contre les vrais responsables du changement climatique.
Bon anniversaire papa. Désolée pour ça.
Oui la clim, oui les ventilos, oui les volets blabla
Mais est-ce que vous pourriez surtout avoir l'amabilité de collectivement fermer vos grandes gueules pour qu'on puisse aérer en paix la nuit
Merci
#Dorohedoro Season3 Officially Confirmed!🦎🎉
Thank you for watching all of Season2!
Check out this special celebratory art from Director Yuichiro Hayashi, accompanied by Haru's tribute song to Season2!🎤
♬Dorohedoro Season2 is over...
What the hell am I supposed to watch starting tomorrow?!
AAAAAAGH!
GIVE US SEASON3 RIGHT NOW!!!♬
(sung entirely in Devil Language)
#drdr #TOHOanimation
Monsieur Hervouet,
J’ai entendu vos propos sur CNEWS : « La France a perdu le Mali, et nous on a Bally Bagayoko, un maire malien en France. »
Je veux vous répondre avec calme, mais avec clarté.
Je suis un élu de la République française. Je suis Français. Né de l’histoire de l’immigration, certes, fier de mes origines familiales, évidemment, mais pleinement Français et pleinement légitime dans les responsabilités que les citoyens m’ont confiées par le suffrage universel.
En me qualifiant de « maire malien en France », vous ne parlez pas seulement de moi. Vous dites à des millions de Français issus de l’immigration qu’ils resteraient éternellement renvoyés à une origine, quelle que soit leur place dans la société, leur engagement ou leur attachement à la République.
Ce qui est également préoccupant, c’est que ce type de propos est devenu si fréquent sur CNEWS qu’il est désormais difficile de parler de simple « dérapage ». Un dérapage suppose l’exception. Or lorsque des amalgames identitaires, des sous-entendus sur la légitimité de certains Français ou des oppositions permanentes entre origines et appartenance nationale deviennent récurrents, cela révèle une ligne éditoriale et un climat idéologique plus profonds.
Cette banalisation est dangereuse pour le débat public. Elle nourrit la suspicion, fracture la communauté nationale et installe l’idée qu’il existerait des Français plus légitimes que d’autres.
Cette vision est une impasse.
Elle l’est aussi dans notre rapport à l’Afrique.
Depuis plusieurs années, les peuples africains expriment une aspiration profonde à être respectés comme des partenaires souverains, traités d’égal à égal, et non plus comme d’anciennes colonies sur lesquelles la France conserverait une forme de tutelle politique, militaire ou culturelle.
La France doit entendre ce message. Notre pays ne peut plus penser sa relation avec le continent africain à travers les réflexes d’une autre époque. Le temps du paternalisme et des logiques postcoloniales est révolu. Une nouvelle doctrine diplomatique doit émerger : fondée sur le respect mutuel, la coopération équilibrée et la reconnaissance pleine des souverainetés africaines.
Le Mali n’a pas été « perdu » comme on perdrait un territoire ou une possession. Le Mali est un État souverain. Et si les relations entre nos deux pays traversent aujourd’hui une crise profonde, cela doit nous conduire à réfléchir avec lucidité sur les erreurs commises et sur la nécessité de reconstruire des liens plus justes.
Faire le parallèle entre cette situation géopolitique et mon élection comme maire en France révèle précisément le problème : l’idée persistante que des Français comme moi seraient toujours perçus à travers le regard de l’ancienne relation coloniale.
Je refuse cette assignation.
Je suis un élu français. Je sers la République française. Et je continuerai à défendre une France fidèle à ses principes : l’égalité, la citoyenneté et le respect de la dignité de chacun.
🔴⚡La maire de Nantes, réélue grâce à son alliance avec LFI ne « regrette pas » son choix |«J'assume, je revendique et je vous le dis, je ne regrette pas une seule seconde le choix qui a été le mien, qui a été le notre celui de la fusion démocratique ».
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