La désinformation propagée par @hugoclement, grâce à @FranceTV est subtile... Elle n'est est pas moins ravageuse.
J'ai regardé ce soir son émission "Sur le Front", sur @france5 : un modèle de manipulation "par omission". Du grand art, je dois dire. On décrypte ?
C'est parti. 🧵
Un "projet de loi d'urgence et des consultations"...
Nous en sommes là.
✅Un projet de loi ? Il y en a déjà eu deux, présentés en 2024 et adoptés, l'un en mars (la Loi d'orientation pour la souveraineté agricole), l'autre dans la furie de l'été, la fameuse Loi Duplomb... Dans l'hystérie la plus totale, et dont on attend toujours la plupart des décrets d'application.
✅Des débats, des "consultations" ?
J'en recense au bas mot une trentaine, lancées depuis 2020... Sur la remuneration des agriculteurs, la souveraineté alimentaire, la simplification administrative, les pesticides, les OGM, l'adaptation au changement climatique, le Varenne de l'eau bien sûr, les méthodes bas-carbone, la méthanisation, l'usage des eaux recyclées, la pêche, les engrais, l'agrivoltaïsme... Sans compter une dizaine de consultations sur les stratégies diverses et variées d'adaptation au climat (PNACC, SNBC, France à +4 °C, trajectoires de référence...), conduites par le ministère de la Transition écologique.
On PARLE depuis 10 ans.
L'action ne suit jamais...
D’ici 2050, 10% des terres arables vont disparaître, du fait de l’augmentation de la population et du réchauffement. (Source : GIEC, Inrae.)
La France utilise aujourd’hui 3 milliards de m3 d’eau pour son irrigation. L’Espagne : 22 milliards de m3.
On continue de désertifier l’Espagne, en important massivement ses fruits et légumes ?
OUI.
Dans les faits.
À chaque consultation "prétexte", des centaines d'acteurs sont mobilisés.
Pour des résultats minimes, quelques décrets modifiant à la marge certains cadres existants.
Rien de structurant.
Rien.
Nada.
Jamais.
Et surtout, AUCUNE réponse à la question centrale : la France veut-elle produire, ou importer sa nourriture, en poursuivant sur la voie de la décroissance ?
Vous comprendrez, dès lors, que l'annonce d'un nouveau texte et de nouveaux débats laisse les acteurs sceptiques.
On ne sait toujours pas ce que veut le gouvernement : nourrir sa population (donc améliorer l'accès à l'eau, supprimer les surtranspositions par rapport à nos voisins européens, assouplir les normes des bâtiments d'élevage, baisser les coûts et les charges )? Ou appliquer le Green Deal, dans toutes ses incohérences (ce que la France fait, concrètement, depuis plus de 10 ans) ?
Les organisations syndicales agricoles ne vont pas cracher la proposition de @SebLecornu, bien sûr... Elles sont au fond du trou, la balance commerciale agricole, bénéficiaire de 10 milliards € il y a 10 ans, est aujourd'hui dans le rouge - tout geste est bon à prendre.
"Rien ne se passera avant la présidentielle", me dit Arnaud Rousseau (FNSEA). "Un débat permettra au moins de ne pas enterrer le sujet, et de contraindre les partis politiques et les candidats à s'y intéresser", alors qu'AUCUN n'a réellement, à ce jour, de programme NI de vision agricole.
Mais pour ceux qui informent (dont je suis), et pour ceux qui commentent... Que dire ? Sinon que nous sommes, nous aussi, fatigués de ce jeu de dupes, de ce théâtre d'ombres...
Le réchauffement climatique, lui, est réel.
La dénatalité et la déprise agricole aussi.
Les jeunes souhaitant relever le défi de nourrir la France en 2050, avec des pratiques plus vertueuses, sont là. Ils n'attendent qu'un signal, et un minimum de soutien, assis sur des données réelles et raisonnables, pour se lancer. Mais ils n'ont pas droit à l'erreur. Dans leur vie entière, ils gèreront 30-40 récoltes. Ils n'ont pas le loisir de se planter.
En clair : ils attendent des politiques qu'ils abandonnent leurs discours populistes et cessent leurs querelles infantiles... Et leur indiquent clairement quel sera le cap de la nation, sur 30 ans : décroître, ou nourrir ?
Adieu pommes, cerises, pêches, abricots, fraises ? Les dernières statistiques du ministère de l’Agriculture actent une baisse quasi-généralisée des surfaces en production fruitière, défiant le Plan de souveraineté fruits et légumes décrété en 2023.
➡️https://t.co/pQp5GegpXM
La seule production qui fonctionne encore en France....
Sur notre ferme, larbo c'est 60 ans d'activité, des 🍎 de table, compote et cidre, des centaines de milliers d'h de travail, des familles qui ont pu en vivre....
@AgnesRunacher@AnnieGenevard@emma_ducros@HorelPierrick
Depuis 2019, la France a perdu un quart de ses sucreries.
Un jeu de massacre aux conséquences lourdes. Ça ne veut pas dire moins de diabète, mais moins d'indépendance agroalimentaire et énergétique. Et plus d'importations bien carbonées.
Je viens de m'infliger la lecture sidérante de ce magazine... Un modèle de désinformation, à enseigner dans les écoles de journalisme. Absolument RIEN ne va... Pas d'information, pas de mise en contexte, pas de sources. Un festival d'insinuation et de complotisme.
Allons-y... 🧵
« J’ai été convoqué par la gendarmerie et au tribunal, mis contre un mur, pris en photo comme un délinquant et j’ai dû payer une amende après un contrôle de l’OFB parce que j’avais fait l’entretien d’un fossé sur mon exploitation. »
Ce témoignage de Laurent, éleveur d’Idéale, la vache égérie du Salon de l’agriculture en 2020, est édifiant sur les absurdités et les normes aberrantes que l’on impose à nos agriculteurs. Ils font leur métier avec passion, nourrissent les Français et entretiennent nos paysages, arrêtons de les harceler.
#Agriculteursencolere
Pour comprendre la colère des agriculteurs, on est allé voir Alexis sur son exploitation et sur le barrage de l'A16 à Beauvais.
Coût du carburant, normes toujours plus lourdes et consommateurs qui se tournent vers les produits étrangers… il raconte.
Je pense que les dernières personnes à pouvoir avoir un avis sur la colère agricole sont les bobos urbains qui leur crachent au visage et les traitent de pollueurs à longueur de temps
Avec mon collègue @N_Forissier nous écrivons dans @lopinion_fr ce jour pour demander à ce que l’Agriculture soit érigée au rang des missions stratégiques nationales au même titre que la défense ou l’énergie…
Nourrir nos populations demain sera plus que jamais une question de souveraineté.
Faute d’accord entre les 27, la Commission européenne a réautorisé le glyphosate pour 10 ans. Agriculteur dans l’Aisne, Bruno Cardot (@BruCardot) craint que les strictes restrictions d’utilisation françaises ne s’appliquent pas aux autres pays européens.
Cerise, betterave sucrière, endive... la liste des cultures impossibles ou difficiles à produire en France s'allonge. Les importateurs ont de beaux jours devant eux.
#agriculture
Ainsi donc l'épandage de pesticides en pleine ville à l'air libre devient indispensable à la santé humaine. (même dans une ville avec des élus écolos...) Mais par contre c'est pas bon dans les champs?
Sérieux 🤨
« Préserver les filières des distorsions de concurrence »
La filière cerises 🍒 🇫🇷est morte !
Les endives ce sera mort en 2024.
Les pommes 🍎 pareil.
Stop 🛑 démagogie Mr Le Ministre 😡
Je veux garder 100% de mes outils 🧰 actuels #etpiscestout
Les tours de plaine dans le cadre de nos #AGROclub#ACS battent leur plein ! Nos agriculteurs qui ont entamé ou s'intéressent à la #transition se retrouvent pour parler techniques aux champs.🌾💡 Bravo à tous les contributeurs 👏👏 #agroecologie