"Donnez-moi un autre pays que la France qui a un tel niveau de vie, un tel niveau de liberté, un tel niveau de sécurité sociale."
D'accord. On va jouer.
Niveau de vie. Le PIB par habitant de la France en 2024 c'est environ 42 000 dollars (FMI). L'Irlande c'est 100 000. La Suisse c'est 98 000. Le Danemark c'est 68 000. Les Pays-Bas c'est 57 000. L'Allemagne c'est 48 000. La France est 25e mondiale en PIB par habitant. On est pas dans le top 20. "Un tel niveau de vie" c'est du storytelling pour ceux qui n'ont jamais regardé un classement.
Niveau de liberté. L'Index of Economic Freedom du Heritage Foundation classe la France 52e mondiale en 2024. Derrière le Rwanda. Derrière le Kazakhstan. Les pays nordiques qu'on adore citer à gauche, le Danemark, la Suède, la Finlande, sont tous dans le top 15. Ils sont plus libres économiquement que nous tout en ayant un meilleur filet social. Ça devrait poser des questions.
Niveau de sécurité sociale. Oui, la France dépense 32% de son PIB en protection sociale, le taux le plus élevé d'Europe (DREES 2023). Mais est-ce que dépenser le plus veut dire être le meilleur ? Le système de santé français est classé 16e par l'OMS. Les urgences sont saturées. Les déserts médicaux explosent. Les délais pour un rendez-vous spécialiste sont parmi les pires d'Europe occidentale. On dépense le plus pour un résultat moyen. C'est pas un exploit, c'est un problème d'efficacité.
"Quel autre État a autant mis d'argent dans ses services publics ?" C'est exactement la bonne question, sauf qu'elle prouve l'inverse de ce qu'elle croit. La France dépense 57% de son PIB en dépense publique, le taux le plus élevé de l'OCDE. Et avec tout cet argent, nos écoles dégringolent dans les classements PISA (23e en 2022, en baisse continue). Nos hôpitaux sont en crise permanente. Nos infrastructures ferroviaires se dégradent. Nos universités sont sous-financées par rapport aux standards internationaux.
Le Danemark dépense 49% de son PIB en dépense publique. 8 points de moins que nous. Et il a de meilleurs hôpitaux, de meilleures écoles, de meilleurs services publics, moins de chômage, moins de dette et un niveau de vie 60% supérieur. Avec moins d'argent public, ils font mieux. Partout.
La Suisse dépense 34% de son PIB en dépense publique. 23 points de moins que nous. Et les Suisses vivent mieux, plus longtemps, avec de meilleurs services de santé, de meilleures routes, de meilleurs trains et un chômage à 2%.
Donc la question c'est pas "quel pays met autant d'argent". La question c'est pourquoi on met autant d'argent pour un résultat aussi médiocre. La réponse c'est 1153 organismes publics, des doublons administratifs à chaque étage, une absence totale d'indicateurs de performance et une culture politique qui confond dépenser plus avec servir mieux.
Être fier de dépenser le plus c'est comme être fier de mettre le plus d'essence dans ta voiture sans regarder si elle avance. Le Danemark fait 130 km/h avec 49 litres. La France fait 90 km/h avec 57 litres. Et Agnès Runacher nous dit "regardez comme on met beaucoup d'essence".
Le patriotisme c'est pas de se mentir sur l'état du pays. C'est d'avoir le courage de regarder les chiffres en face et de se demander pourquoi on fait moins bien que nos voisins avec plus de moyens. Ça c'est aimer la France. Prétendre que tout va bien pendant que le pays décroche, c'est de la complaisance.
Once you have a 'Digital ID app' on your phone you will be trapped. You will become dependent on the app. Then the government will slowly change it so it requires more and more permissions to access everything on your phone. Then it will report you for installing a VPN.
I resigned from OpenAI. I care deeply about the Robotics team and the work we built together. This wasn’t an easy call. AI has an important role in national security. But surveillance of Americans without judicial oversight and lethal autonomy without human authorization are lines that deserved more deliberation than they got. This was about principle, not people. I have deep respect for Sam and the team, and I’m proud of what we built together.
The social media ban for teenagers which is being fast-tracked across the Western world, is a Trojan horse for ending internet anonymity. That is the short of it and the long of it. Resist it at all costs.
🚨Interdiction des réseaux sociaux : non à l’État-nounou, oui à l’autorité parentale.
Je suis favorable à ce que les parents interdisent les réseaux sociaux à leurs jeunes enfants. Les outils existent : les contrôles parentaux n’ont jamais été aussi performants, les smartphones permettent un suivi précis de l’usage. C’est aux familles d’exercer leur autorité. Et ce serait déjà bien que la société arrête de délégitimer les parents à longueur de journée pour ensuite venir les remplacer.
👉 Mais que l’État impose cette interdiction ? Non. Et je vais vous dire pourquoi.
1️⃣ D’abord, c’est le doigt dans un engrenage de surveillance des réseaux sociaux par l’Etat. Pour vérifier l’âge, il faudra associer l’identité réelle de chaque Français à ses comptes en ligne. On ne va pas contrôler que les enfants : pour vérifier que vous avez plus de 15 ans, c’est votre carte d’identité qu’on vous demandera. Tout le monde sera fiché au nom de la protection de l’enfance. En plus, quand on sait la fréquence à laquelle l’Etat se fait hacker nos données…
2️⃣ Ensuite, si des parents n’arrivent pas à faire respecter une règle à leur enfant, pensez-vous que c’est l’Etat qui y parviendra ? On ne résout pas une crise de l’autorité parentale par une loi.
3️⃣ Car soyons lucides : c’est techniquement inefficace. Les adolescents déterminés utiliseront des VPN, des applis alternatives, des téléphones secondaires sans contrôle parental. On aura créé une infrastructure de surveillance générale sans avoir protégé un seul enfant.
La solution, c’est de responsabiliser les parents, pas de fliquer les Français.
@EugenieBastie Je précise que je ne suis pas pour cette mesure. Ou alors mettons José qui regarde des vidéos sans écouteurs et Julia qui raconte ses vacances à sa pote au tel en gueulant avec les gosses bruyants
@EugenieBastie Il y a quand même deux grands changements par rapport à il y a deux siècles:
- prendre le train est devenu beaucoup plus cher, on veut donc une expérience raccord au prix,
- les parents n’inculquent plus (assez?) à leur gosse le respect des autres, la politesse
My eyes are very bad, I can't drive due to it. Taking Uber/cabs to work, I've noticed something. Over time, Uber will raise the price if they reason that you *must* go to a place. That you rely on them. From $9.50avg to $23avg within 6 months.
I wrote a small program to
- Create new uber account
- Create new proxy credit card
- Request ride to given destination from current
Back down to $9.50 avg. Tech companies are so comically evil that it's transcended unfunny.
Il y a quelques jours, j'ai dit que j'en avais marre de la pensée boomer. Dans cet article de @RonanPla j'en ai une nouvelle illustration en creux.
La pensée boomer est cette pensée qui croit que le malaise actuel de la Gen Z est un problème moral, alors que c'est un problème de rendement.
La grille boomer est toujours la même. Les jeunes se désengagent à cause de :
- leur paresse
- leur fragilité
- les réseaux sociaux
- la perte de la "valeur travail"
C’est confortable mais c'est surtout intellectuellement paresseux. Quand une génération entière ajuste son comportement dans le même sens, ce n’est jamais une question de morale individuelle mais bien une réponse rationnelle à une dégradation objective.
La réalité est limpide, le travail ne paie plus comme avant dans le modèle fiscalo-social actuel, marqué par une extraction intergénérationnelle massive des seniors sur les actifs.
Après prélèvements, le salaire net :
- ne permet plus d'accumuler
- permet donc difficilement d'accéder à la propriété sans héritage
- ne permet donc plus de se projeter ce qui a des conséquences majeures sur le rapport à l'épargne, à la consommation et au travail.
Dans ces conditions, le travail perd sa fonction centrale. Il n’est plus un flux de construction, mais un flux fiscalement pressuré. Par conséquent, quand le rendement marginal de l’effort s’effondre, le comportement s’ajuste. C'est aussi simple que cela.
La pensée boomer y voit du "quiet quitting" et un désengagement moral. Moi je vois un arbitrage coût / bénéfice parfaitement rationnel. Pourquoi s’investir davantage lorsque :
- l’effort supplémentaire ne change rien à sa trajectoire,
- la promotion ne compense pas la pression fiscale,
- l’horizon patrimonial est bouché ?
On peut toujours psychologiser le problème et parler de santé mentale, de générations fragiles, et de réseaux sociaux. Mais soyons sérieux une minute, la puissance publique ne sait pas agir sur les mentalités. L’État ne contrôle ni TikTok, ni X, ni les normes culturelles mondialisées, ni les algorithmes pilotés par des géants étrangers. À part interdire massivement (ce que personne n’assume), il est structurellement impuissant sur ce terrain.
Par conséquent, la vraie question n'est même pas :
"Est-ce 60 % économique et 40 % culturel ou le contraire ?"
La vraie question est : "sur quoi peut-on agir concrètement ?"
La réponse est évidente. Le seul levier réel, mesurable, et pilotable, c’est l’équation fiscale et sociale :
- le partage actifs / inactifs,
- le rendement du travail,
- les transferts,
- la capture de valeur par les rentes.
Tout le reste est du bavardage, et en plus, ce levier est pleinement national.
C’est pour cela que j’appelle explicitement à une refonte du modèle fiscalo-social en France et à une baisse drastique des transferts sociaux en faveur des seniors. Encore une fois ce n'est pas de l'idéologie mais de la cohérence face à un problème économique.
Et je vais être très clair jusqu’au bout, le jour où on rétablit un rendement correct du travail, où les jeunes peuvent à nouveau construire, accumuler, se projeter, et que le désengagement persiste, alors là, oui, on pourra parler d’un problème générationnel.
En revanche, tant qu’on ne l’aura pas fait, balancer des arguments psychologisants médiocres sur la "paresse" de la Gen Z est une fuite intellectuelle.
Ce type de position ne fait pas avancer le débat, elle permet simplement aux principaux bénéficiaires de la rente d'éviter de se remettre en question et de ne faire aucun effort.
T'es harcelée et le proviseur te dit que c'est ta faute. Tu vas à l'hôpital t'attends 8h avant de crever dans ton coin. Tu vas porter plainte on te dit de rentrer chez toi.
Un beau pays en tout cas.
🔴💸 ALERTE : Cette réfugiée iranienne révèle la vérité sur les manifestants tués.
"La famille a droit à 10 minutes pour dire au revoir. Le régime des Mollahs fait payer les familles pour voir les corps et payer pour chaque balle utilisée. C'est quoi ce pays ?!" (BFM)
Nuno Loureiro was assassinated yesterday
He was a professor + the director of MIT Plasma Science and Fusion Center
> 47 years old
> Studied nuclear fusion (= energy source of the Sun + stars) for 10 years at MIT
> His award-winning work focused on creating a virtually limitless, clean energy source on Earth - one that doesn’t produce carbon or radioactive waste (usual biproduct of fission reactors)
> His research was essentially a threat to companies in the energy sector (fossil fuels, wind, solar, etc)
> Nuno was vital to the development of fusion nuclear power plants, without him the path ahead is less clear + his death will set back the entire field
Nuno is not the first MIT fusion scientist to be brutally murdered, in 2004 Eugene Mallove was also shot in his home
I hope this opens eyes – there is an agenda at play