🇺🇦/🇫🇷 J'ai lu l'interview de Ioulia Mendel dans le JDD.
C'est un concentré de mensonges, d'exagérations et de contre-vérités.
Plus grave encore, Alexandre Mendel, l'intervieweur, ne semble avoir vérifié pratiquement aucune de ses affirmations.
Débunkage complet, avec un peu de contexte sur Ioulia Mendel.
- Tout d'abord, le JDD ne précise pas que Mendel a quitté son poste de porte-parole de Volodymyr Zelensky dès 2021, bien avant le début de l'invasion russe à grande échelle en février 2022.
Elle se présente comme une « source interne », alors qu'elle n'était plus aux affaires.
Elle a d'ailleurs été remplacée notamment en raison de ses relations exécrables avec les journalistes. Elle était régulièrement accusée d'arrogance, de menaces et n'hésitait pas à s'en prendre physiquement à des confrères qu'elle jugeait dérangeants.
- Avant son virage anti-ukrainien, Ioulia Mendel dressait pourtant un portrait radicalement différent de Zelensky.
Dans son livre, publié en septembre 2022, elle le décrivait comme « une bouffée d'air frais », ayant redonné « un espoir qui n'existait plus depuis longtemps » aux Ukrainiens. Elle le présentait également comme « un méritocrate par nature », déterminé à faire ses preuves et animé d'une volonté constante de se dépasser.
- Mendel affirme avoir découvert la corruption en juin 2022... Quelques mois seulement avant la publication de ce même livre, dans lequel elle couvre pourtant Zelensky de louanges. Difficile de concilier ces deux versions.
- « La censure progressait. » L'Ukraine est un pays en guerre et applique effectivement une censure militaire sur certains sujets liés à la sécurité.
En revanche, le pays continue de progresser dans le classement de Reporters sans frontières. En 2026, l'Ukraine obtient un meilleur score que l'Italie, le Japon ou encore les États-Unis en matière de liberté de la presse.
Les manifestations organisées depuis trois semaines contre la décision de Zelensky de limoger Fedorov de son poste de ministre de la Défense, sans la moindre répression, contredisent également le récit de Mendel.
- « Zelensky accordait plus d'importance à son pouvoir et aux flux d'argent qu'à son pays. »
Mendel reprend ici un argument classique de la propagande russe.
Aucune enquête n'a jamais, ne serait-ce que suggéré, un enrichissement personnel de Zelensky depuis le début de la guerre. Toutes les histoires sur ses prétendues villas relèvent de la désinformation.
- Le JDD lui demande ensuite si le massacre de Boutcha, au cours duquel 458 civils ukrainiens ont été torturés puis exécutés par l'armée russe, a constitué un tournant pour Zelensky.
La question n'a pourtant aucun sens : Mendel ne travaillait déjà plus avec lui à cette époque.
- Elle affirme ensuite que Zelensky « n'en avait rien à faire ». C'est non seulement indécent, mais aussi faux. Les images de son arrivée à Boutcha, profondément marqué par ce qu'il découvrait, ont fait le tour du monde.
Ces massacres ont d'ailleurs définitivement enterré toute perspective de négociations avec la Russie à Istanbul.
Rien à voir avec le récit selon lequel Boris Johnson aurait convaincu Zelensky de refuser un accord de paix, une théorie reprise par Mendel dans son entretien avec Tucker Carlson.
- « Je considère que Zelensky est devenu le principal problème de mon pays. »
Vraiment ?
Je pensais que le principal problème de l'Ukraine était l'invasion russe, les bombardements quotidiens, les massacres de civils.
Ou encore le « safari humain » mené par les forces russes à Kherson, la ville natale de Mendel, où vit toujours une partie de sa famille.
À aucun moment elle n'évoque les crimes russes ni ne désigne Moscou comme responsable de la situation actuelle. C'est un renversement total des responsabilités.
- « Zelensky a annulé les élections. »
C'est faux.
Le président ukrainien n'a pas ce pouvoir.
C'est la loi ukrainienne sur le régime juridique de la loi martiale, notamment son article 19, qui interdit explicitement l'organisation d'élections pendant la guerre.
Cette fake news a d'abord été popularisée par Vladimir Poutine avant d'être reprise, entre autres, par Jean-Luc Mélenchon et Ioulia Mendel.
- « Autour de lui gravitent des entreprises liées à ses proches, qui bénéficient de milliards venus de l'Union européenne. »
Source ? Preuve ?
Le journaliste a-t-il seulement vérifié cette affirmation ?
Il existe bien un scandale de corruption impliquant Timour Minditch, proche de Zelensky. Mais cette affaire ne concerne en aucun cas l'aide européenne : elle porte sur environ 100 millions d'euros détournés dans des contrats énergétiques.
J'ai dénoncé cette affaire dès les premiers jours. Encore faut-il ne pas lui faire dire ce qu'elle ne dit pas.
J'attends désormais le nom de ces prétendues entreprises.
- À la question : « Zelensky et ses proches se sont-ils enrichis grâce à cette guerre ? », Mendel cite Minditch pour suggérer que tout l'entourage du président serait corrompu.
Quelle preuve apporte-t-elle ? Aucune.
Elle évoque également FirePoint. Or, à ce stade, aucune enquête sérieuse n'a établi que cette entreprise était impliquée dans un système de corruption, même si certaines interrogations existent.
- À la question : « Les Ukrainiens soutiennent-ils toujours Zelensky ? », Mendel répond : « Très peu. »
C'est faux.
En mars 2026, le KIIS, principal institut de sondage indépendant du pays, mesurait encore 72 % d'opinions favorables à son égard.
Cette popularité a probablement reculé depuis le remaniement gouvernemental et le limogeage de Fedorov de son poste de ministre de la Défense. Mais Zelensky demeure, selon tous les sondages, la personnalité politique la plus populaire du pays. En juin, 32 % des Ukrainiens déclaraient encore vouloir voter pour lui dès le premier tour.
- Lorsqu'on lui demande un exemple de la prétendue « dérive autoritaire » de Zelensky, Mendel cite... la conscription.
Tous les pays en guerre recourent à une forme de mobilisation obligatoire.
Oui, des abus existent. Ils sont documentés, dénoncés et, dans de nombreux cas, sanctionnés.
Le simple fait que ce débat soit permanent et largement ouvert dans la société ukrainienne contredit le récit d'un régime qui ferait taire toute contestation.
- Enfin, un dernier exemple illustre le manque de vérification du JDD. Mendel affirme que l'UNICEF aurait établi que 40 % des enfants de moins de 10 ans à Kharkiv ne savent pas lire.
C'est faux.
Aucune publication de l'UNICEF ne contient un tel chiffre.
Là encore, le journaliste semble avoir repris pour argent comptant les propos d'une ancienne porte-parole dont les affirmations auraient dû être systématiquement vérifiées.
On souffle...
Depuis le début de la guerre en Ukraine 🇺🇦/🇷🇺, la Mer Noire est restée au cœur des enjeux militaires et économiques du conflit.
Ces dernières semaine, la guerre s'est intensifiée dans cet espace stratégique, entre mer d'Azov, Crimée et Odessa.
🧵THREAD🧵1/17 ⬇️
@CanionMichel@nicolas_richoux Faux évidemment, Ceuta a un statut particulier et ne fait pas partie de l’espace Schengen.
Allez encore un petit effort pour réviser les classiques de l’Union Européenne. 🤗
Madame @xfedorova, rangez les violons et épargnez-nous la grande scène de la martyre bâillonnée. Vous n’êtes ni Zola sous l’Empire, ni Albert Londres au bagne. Vous êtes l’ancienne directrice de RT France, branche d’un média que l’Union européenne décrit comme placé sous le contrôle direct ou indirect du pouvoir russe et engagé dans des opérations de désinformation et de manipulation. La vérité est moins romanesque que votre communiqué, mais elle possède un avantage : elle ne triche pas.
Vous prétendez être expulsée pour avoir exprimé une opinion. Non. Les autorités françaises vous accusent de servir de relais à des campagnes de désinformation orchestrées par la Russie afin de déstabiliser la société française. Vous contestez cette accusation, vos avocats disposent de recours et le juge tranchera. Voilà précisément ce qu’est un État de droit : l’administration décide, la défense répond, la justice contrôle.
Pendant ce temps, vous criez à la « censure » depuis @CNEWS, @Europe1 et les pages du JDNews. Une femme prétendument réduite au silence, mais pourvue de plusieurs antennes nationales, d’une armée d’avocats et d’un communiqué interminable : le bâillon a décidément beaucoup progressé. Il est désormais équipé d’un micro HF et d’un fauteuil de chroniqueuse.
Vous réclamez à la République française toutes les libertés que le régime dont vous relayez obstinément les récits refuse aux journalistes russes qui ont, eux, le courage de le contredire.
En Russie, les vrais journalistes indépendants ne sont pas invités chaque soir sur un plateau pour se plaindre de leur persécution. Ils sont classés « agents de l’étranger », pourchassés, emprisonnés ou poussés à l’exil. RSF recensait encore 48 journalistes détenus par la Russie à la fin de 2025. Quatre journalistes russes ont été condamnés ensemble à cinq ans et demi de prison en avril 2025 pour avoir simplement exercé leur métier.
Anna Politkovskaïa, elle, fut menacée, emprisonnée, forcée à l’exil et empoisonnée avant d’être abattue dans l’ascenseur de son immeuble. Voilà le prix payé par une journaliste russe lorsqu’elle dérange réellement le pouvoir de Vladimir Poutine.
Vous, Madame, vous utilisez les libertés françaises pour défendre les récits d’un régime qui écrase ces mêmes libertés chez lui. C’est le pyromane réclamant la médaille des pompiers, l’incendiaire exigeant qu’on respecte son droit à l’allumette.
Un agent d’influence ne porte pas nécessairement une carte plastifiée du FSB dans la poche. Il se reconnaît à la régularité avec laquelle il épouse les récits, les intérêts et les mensonges d’une puissance étrangère. À ce jeu-là, votre parcours parle beaucoup plus fort que votre communiqué.
Vous avez parfaitement le droit de vous défendre. Mais cessez de vous déguiser en victime universelle de la liberté d’expression. Les victimes, en Russie, sont en cellule, en exil ou au cimetière. Vous, vous êtes sur CNews.
La France ne vous reproche pas simplement ce que vous pensez. Elle vous reproche ce que vous servez.
Nemo auditur propriam turpitudinem allegans : nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.
Le soufflé hystérique de Ceuta est retombé. La quasi totalité des jeunes venus du Maroc et qui s’étaient introduits dans l’enclave espagnole sont retournés d’où ils venaient, sous la surveillance des autorités espagnoles. Aucun n’a pu entrer dans l’espace Schengen (le continent européen) dont Ceuta ne fait pas partie.
Il paraît maintenant établi que ce mouvement massif et soudain a été provoqué par de fausses rumeurs répandues sur les réseaux sociaux concernant d’hypothétiques facilités de passage vers l’Europe à partir de Ceuta.
On peut cependant s’interroger sur la passivité des forces de sécurité marocaines qui n’ont rien fait pour endiguer ce flux irrationnel convergeant vers l’enclave espagnole. Il est vrai que le même jour, à une trentaine de kilomètres de Ceuta avaient lieu au Maroc les fêtes du trône qui ont mobilisé les forces de l’ordre. Les rumeurs sur Internet ont peut-être été diffusées à dessein ce jour-là pour profiter d’un relâchement de la surveillance.
On remarque par ailleurs la gourmandise avec laquelle les politiciens ou commentateurs européens de droite et d’extrême-droite se sont emparés de cet épisode pour en faire la démonstration de l’existence d’une prétendue “invasion migratoire”. En France, entre autres : @eciotti, @J_Bardella, @MLP_officiel, @noellelenoir et même @EPhilippe_LH.
Les médias sympathisants de la mouvance souverainiste ont alimenté ce narratif. On l’a vu par exemple en France avec @CNEWS et aux États-Unis avec @FoxNews. Demain @leJDD de Bolloré fera certainement sa ‘une’ sur cette histoire.
À qui profite tout cela ? Clairement à Trump, fâché avec l’Espagne socialiste et pas mécontent de brandir les images spectaculaires d’une “submersion migratoire” (même imaginaire) à quelques mois des élections américaines de mi-mandat.
La Russie de Poutine doit aussi se frotter les mains. Tout ce qui déstabilise l’Union Européenne est toujours une bonne nouvelle pour le Kremlin. Et il ne serait pas étonnant de retrouver des “bots” russes parmi ceux qui ont amplifié sur Internet les rumeurs gobées par les jeunes Marocains crédules, candidats à l’exil.
🇫🇷
Quand on voit les réactions sur l’expulsion de Fedorova des :
- loosers politique
- pseudos journalistes sans talent
- benêts moyens à peine bons à soutenir un pilier de PMU…
….on sait que c’est la bonne decision
Les autres suivront 😎👀
Chère Madame @xfedorova ,
Merci d'exprimer ainsi votre attachement à la liberté d'expression en France. Soyez certaine que nous y sommes sensibles.
La France n'est certes pas parfaite, mais nous pouvons au moins vous assurer que personne travaillant pour l'Etat français ne vous jettera d'une fenêtre du 10ème étage ni ne tentera de vous empoisonner au polonium ou de vous tuer de 4 balles dans un ascenseur.
Peut-être pourriez-vous profiter de cette mésaventure que la France vous fait vivre pour, à votre retour en Russie, plaider en faveur de la Liberté d'expression dans votre cher pays ?
En effet, beaucoup de vos confrères et consoeurs compatriotes russes qui avaient des "opinions ne correspondant pas au discours officiel" n'ont pas eu l'opportunité de contester leur assassinat en Justice.
Salutations distinguées.
Les pseudo « gaullistes » qui racontent que l'on doit se réconcilier avec #Moscou, non seulement n'ont rien compris à ce qu'étaient le général et sa vision, mais prostituent sa pensée. Comment imaginer un seul instant #deGaulle ne pas soutenir l'#Ukraine agressée, comment penser qu'il aurait voulu un « accord » qui amputerait ce pays de 20% de son territoire ? En 1944, a-t-il jamais imaginé un arrêt des combats qui laisseraient la Lorraine et l'Alsace à l'Allemagne ? Lui, qui avec Churchill, aura été, même dans les moments les plus sombres, habité par l'idée de la victoire sur le mal absolu, comment ne pas penser qu'il se reconnaîtrait en Zelensky ?
Les propos tenus par les Guaino, Lellouche, Mariani, quelques autres plumitifs du Figaro et journaleux de comptoir sur Cnews ou LCI, ou « géo politologues » dans le genre Geopragma ou Iris, sans oublier quelques gugusses étoilés en deuxième section, traduisent au mieux leur incompréhension profonde de la vision gaulliste, au pire de douteux penchants.
Rien de nouveau sous le soleil français. La longue tradition de la cinquième colonne qui bave devant les dictateurs pourvus qu'ils soient étrangers et nous veuillent du mal.
« J'ai de l'admiration pour Vladimir #Poutine. Il conduit en Russie la politique que nous voulons mener en France ». (Marine #LePen 2011).
« Pour moi, la #Russie n'est pas un ennemi mais un partenaire ». (Jean-Luc Mélenchon 2021).
@Gaullisme_Fr@xfedorova Tssit Tssit ! La Constitution garantit aux Français la liberté d’opinion. Elle n’a jamais rien garanti aux influenceurs étrangers. Mêmes à vos copains russes.
Révisez, vieux ! Révisez !
Mais n’insultez pas De Gaulle en l’associant à vos inepties.
@le_Parisien C’est un régal, tous ces collabos poutinolatres qui s’excitent sur cette information 😁, ils devaient se tirer sur la nouille à chaque fois que Xenia Federova critiquait la France, l’Europe et l’Otan. Maintenant c’est régime sec pour eux.🤗
@OMarioOfficiel@le_Parisien À mort ? Il me semble qu’elle n’est pas tombée de son balcon, elle va juste faire ses valises et rejoindre son pays terre de liberté qu’elle admire tant.