@vieuxmko Assimi s'en fout des Maliens.
Ça me laisse croire qu'il est dans les mains de JNIM ou bien il est pris en otage par les militaires mécontents.
@Abidjanpost225 Effectivement, il a tord, c'était une personnalité très respectée au Mali. Que son âme repose en paix.
Ces propos ne sont pas digne d'un chef spirituel musulman.
Un musulman cultive le bien autour de lui.
Mali: pour Hamadoun Dicko, détenu trois mois par la Sécurité d’État, «il faut que les enlèvements cessent»
Hamadoun Dicko a été détenu pendant trois mois au secret, en dehors de toute procédure légale, par les services maliens de renseignements - du 16 décembre 2023 au 11 mars 2024. Un an après, en exclusivité pour RFI, cet actuel président de la Jeunesse Pulaaku International et ancien président des associations communautaires peules de défense des droits humains, raconte ses trois mois de calvaire : enlèvement, détention, interrogatoires. Un témoignage inédit, car les personnes libérées ont pour consigne de se taire, et plus que jamais nécessaire, compte tenu de la multiplication actuelle des enlèvements extrajudiciaires par les services maliens. Invité d’Afrique matin, Hamadoun Dicko, désormais en exil hors du Mali, répond aux questions de David Baché.
RFI : Lorsque la Sécurité d’État vous a enlevé, vous vous apprêtiez à lancer une nouvelle association internationale de jeunes de la communauté peule. C’est pour cela que vous avez été détenu pendant trois mois ?
Hamadoun Dicko : Effectivement, j’étais en train d’organiser le premier congrès de la Jeunesse Pulaaku International et j’ai été enlevé à la veille même du congrès. Pendant les interrogatoires, on m’a demandé pourquoi je voulais organiser ce congrès, si c’était pour déstabiliser la Transition. Je faisais beaucoup de dénonciations des exactions commises par les forces armées et de sécurité contre les civils peuls, il y avait cela aussi. Ils m’accusaient aussi d’être en complicité avec certains groupes armés terroristes.
Est-ce que vous pouvez nous raconter, pour commencer, les circonstances de votre enlèvement ?
J’ai d’abord été convoqué le 14 décembre 2023 à la direction de l’ANSE [Agence nationale de la Sécurité d’État, NDLR], où ils m’ont intimidé et demandé de surseoir à la conférence de presse. Puis à la veille du congrès [deux jours plus tard, le 16 décembre, NDLR], aux environs de minuit, je rentrais chez moi, et plusieurs véhicules, quatre, m’ont intercepté. L’un des véhicules m’a bloqué la route. Les hommes étaient nombreux, en civil. Il y en a un qui est venu vers moi, il m’a fait rentrer dans sa voiture, il a démarré, et il a demandé à celui qui était à côté de moi de me mettre la cagoule.
Pendant ces trois mois de détention, quelles étaient vos conditions, votre rythme de vie ?
Ils m’ont gardé dans une chambre annexe d’une maison. C’était une maison habitée, avec une famille. J’avais un matelas, deux couvertures. On était plusieurs parce qu’il y avait trois chambres annexes, et il y avait un autre [prisonnier, NDLR] dans une autre chambre, mais je ne l’ai jamais vu. J’étais très mal nourri. Je ne pouvais pas sortir de ma chambre. Je ne suis jamais sorti, à part les deux fois où ils ont voulu m’interroger. Le reste du temps, j’étais dans ma chambre, seul. Quand ils rentraient, je devais mettre une cagoule. Je ne voyais personne, je n’ai jamais vu une seule personne quand j’étais là-bas. J’étais seul, séquestré, isolé. Pendant trois mois, j’avais même le rêve de voir juste le soleil ou le ciel.
D’autres prisonniers de la Sécurité d’État, une fois libérés, ont raconté à des proches ou à leurs avocats, avoir subi des tortures : coups, décharges électriques, simulations de noyade. Heureusement, cela n’a pas été votre cas ?
Heureusement, moi, je n’ai pas été torturé, je n’ai pas été frappé. Seulement, j’étais affamé et isolé, séquestré loin de ma famille. C’était psychologique et cela me fatiguait parce que je ne voyais pas un être humain. J’avais juste envie de voir une personne, en face de moi. 1/3
Il m’a ouvert sa porte. Il m’a accueilli chez lui sans rien attendre en retour. Chaque dimanche, je partageais un repas de "Zamin" (Thiéboudiène) en compagnie de sa famille et d'autres amis. En cas de mes courtes absences, il manifestait de l'inquiétude à mon égard : "Malick bé mi ?" "Où est Malick ?"
Il me désignait sous les surnoms de "Malick, le radioactif" ou "l'ami d'Iyad".
Cela fait maintenant quatre ans qu'il nous a quittés, laissant un grand vide derrière lui. Merci, Tonton, pour tout ce que tu as accompli en faveur du Mali.
En ce mois béni du ramadan, je formule mes vœux pour que ton âme repose en paix. Qu’Allah t'accueille dans son vaste paradis et qu'Il accorde sa baraka à tout ce que tu as laissé en arrière. Que la grâce d'Allah soit sur toi.
Allah hinè Ila, Tonton Thiam. Tu demeureras à jamais mémorable pour nous.
@MLamineH Merci tonton, que Allah vous comble de bonheur ici bas et dans l'au-delà, que Allah fasse que les enfants qui porteront ces Habits vous bénissent chaque jour pour ce cadeau. Voici être Malien, le partage et l'entraide merci tonton