❗️C’est avec une grande émotion que je vous annonce la parution de mon livre ce jeudi 20 avril. Une plongée ajournée depuis 30 ans dans la littérature militaire #russe post-soviétique (revues, journaux, dico/encyclo mili du minDef RU, discours des off. mili, doctrines off. etc.)
Les 22 premières secondes de cette intervention sont extrêmement inquiétantes. Les fondamentaux ne sont pas acquis, alors que la compréhension de ce qui se joue en Ukraine constitue la première étape de la défense de l'Europe.
🔴Le commandant Français de l'OTAN sur LCI
🗣️ "La guerre en Ukraine est une guerre existentielle pour les Russes. (...) Kiev a été une capitale russe. (...) La Russie est devenue une véritable puissance industrielle militaire.", assure l'amiral Pierre Vandier.
Depuis l'entretien de Pierre Vandier, je vois deux réactions problématiques.
La première consiste à considérer que Pierre Vandier serait "prorusse". C'est absurde. Il sert les intérêts de la France depuis des décennies et les choses sont évidemment beaucoup plus complexes que cela.
La seconde consiste à affirmer qu'il parlait uniquement de la "perception russe", et que l'extrait diffusé par LCI aurait dénaturé son propos. Or, le visionnage de l'entretien complet montre précisément l'inverse : à aucun moment Pierre Vandier n'explicite qu'il expose ici la perception russe. Le ton est au contraire affirmatif et explicatif, comme le montre fidèlement l'extrait diffusé par LCI.
Le véritable problème est ailleurs : certaines catégories, lectures et mythes historiques et politiques russes sont intériorisés en Occident depuis longtemps, y compris dans des milieux qui ne sont évidemment pas prorusses.
Le sujet n'est donc pas que Pierre Vandier serait un émule d'Alexandre Douguine - une hypothèse ridicule - mais que des catégories centrales du récit impérial russe continuent parfois de structurer certaines lectures occidentales de la guerre en Ukraine.
C'est avant tout un problème de compréhension historique, stratégique et politico-informationnelle. Or, c'est un des terrains privilégiés de la Russie pour mener sa guerre contre l'Europe et la France. Quatre ans après le déclenchement de cette guerre, nos représentants se doivent d'être exemplaires.
Beaucoup ont été à juste titre choqués par le fait que la guerre en Ukraine y est qualifiée d'"existentielle pour les Russes". Mais ce n'est pas la seule énormité. Déconstruction d'un récit russe trop souvent intériorisé en Occident 👇
1. La guerre en Ukraine est "existentielle pour les Russes". La guerre en Ukraine est existentielle pour le régime poutinien (qui la présente ainsi pour assurer sa survie et légitimer l'agression) et, plus largement, pour le projet impérial russe. La symétrie avec l'Ukraine est, au mieux, une grave confusion.
2. "Kiev a été une capitale russe". C'est un anachronisme dangereux qui n'a strictement aucun sens. Kiev était le centre de la Rus' de Kiev, à une époque médiévale où les catégories nationales "ukrainienne" et "russe" n'existaient évidemment pas.
Au moins trois ensembles politiques et culturels peuvent se prétendre héritiers de la Rus' de Kiev après son effondrement. Le Nord-Est de l'ancienne Rus', qui finira par être dominé par la Moscovie, n'était qu'un des successeurs -- et pas le plus évident, ni le plus brillant, loin s'en faut.
La Moscovie devra d'ailleurs une partie importante de son ascension à sa collaboration active avec les Mongols contre d'autres principautés de l'ancienne Rus'. L'Ukraine est au moins aussi légitime que la Fédération de Russie à revendiquer l'héritage de la Rus'.
Il faut bien comprendre que la revendication par Moscou d'une continuité directe et exclusive entre la Rus' et la Russie relève d'une reconstruction impériale élaborée progressivement (et ce depuis des siècles) par Moscou.
3. "Kiev a été le siège de l’orthodoxie slave". Kiev a eu une importance centrale dans la christianisation de la Rus' (qui n'était pas la Russie, si vous avez bien suivi), mais on ne voit pas bien quel droit spécial cela donnerait à la Moscovie, devenue Empire russe puis Fédération de Russie.
Appliquée à l'Europe, cette logique donnerait lieu à des revendications territoriales absurdes sur l'ensemble du continent.
4. "Donc guerre civile". L'Ukraine n'est pas une faction dissidente de la Russie mais un Etat indépendant internationalement reconnu, agressé par un autre Etat. Les Ukrainiens sont un peuple spécifique, avec une langue, une culture et une histoire particulières.
Les proximités incontestables qui existent avec la Russie n'effacent en rien ces différences fondamentales, et annulent encore moins l'existence de l'Ukraine comme Etat souverain et indépendant. Il s'agit d'une guerre interétatique, et non d'une guerre civile.
5. "Guerre entre Slaves". Réduire cette guerre aux "Slaves" est, au mieux, une divagation. Une grille culturaliste et ethno-civilisationnelle erronée et dangereuse qui reprend largement le récit impérial russe.
6. Une "guerre de religion". Cette guerre n'a aucun rapport fondamental avec la religion. L'orthodoxie est instrumentalisée par le pouvoir russe, mais elle n'est pas une cause structurante du conflit. Comparer la guerre en Ukraine aux "guerres de religion en Europe" est pour le moins baroque.
En 22 secondes, plusieurs catégories essentielles du discours du Kremlin ont ainsi été reprises par l'un des plus éminents représentants de l'armée française : prétendue unité historique russo-ukrainienne, prétendue centralité de Kiev pour la Russie, prétendu conflit interne au "monde russe", prétendue guerre existentielle pour Moscou, etc.
Les dégâts d'une telle intervention sont potentiellement considérables dans le cadre de la guerre psychologico-informationnelle que les élites politico-militaires russes mènent contre nous, et théorisent depuis plus de trente ans. Gerasimov comparait, dans les années 2010, les effets d'une action psychologico-informationnelle réussie à ceux d'un déploiement de troupes à grande échelle.
La défense de l'Europe passe d'abord et avant tout par la bonne compréhension de ce qui se joue en Ukraine. Quatre ans après le déclenchement de la SVO contre l'Ukraine, nos représentants se doivent d'être exemplaires.
Les 22 premières secondes de cette intervention sont extrêmement inquiétantes. Les fondamentaux ne sont pas acquis, alors que la compréhension de ce qui se joue en Ukraine constitue la première étape de la défense de l'Europe.
Depuis l'entretien de Pierre Vandier, je vois deux réactions problématiques.
La première consiste à considérer que Pierre Vandier serait "prorusse". C'est absurde. Il sert les intérêts de la France depuis des décennies et les choses sont évidemment beaucoup plus complexes que cela.
La seconde consiste à affirmer qu'il parlait uniquement de la "perception russe", et que l'extrait diffusé par LCI aurait dénaturé son propos. Or, le visionnage de l'entretien complet montre précisément l'inverse : à aucun moment Pierre Vandier n'explicite qu'il expose ici la perception russe. Le ton est au contraire affirmatif et explicatif, comme le montre fidèlement l'extrait diffusé par LCI.
Le véritable problème est ailleurs : certaines catégories, lectures et mythes historiques et politiques russes sont intériorisés en Occident depuis longtemps, y compris dans des milieux qui ne sont évidemment pas prorusses.
Le sujet n'est donc pas que Pierre Vandier serait un émule d'Alexandre Douguine - une hypothèse ridicule - mais que des catégories centrales du récit impérial russe continuent parfois de structurer certaines lectures occidentales de la guerre en Ukraine.
C'est avant tout un problème de compréhension historique, stratégique et politico-informationnelle. Or, c'est un des terrains privilégiés de la Russie pour mener sa guerre contre l'Europe et la France. Quatre ans après le déclenchement de cette guerre, nos représentants se doivent d'être exemplaires.
Beaucoup ont été à juste titre choqués par le fait que la guerre en Ukraine y est qualifiée d'"existentielle pour les Russes". Mais ce n'est pas la seule énormité. Déconstruction d'un récit russe trop souvent intériorisé en Occident 👇
1. La guerre en Ukraine est "existentielle pour les Russes". La guerre en Ukraine est existentielle pour le régime poutinien (qui la présente ainsi pour assurer sa survie et légitimer l'agression) et, plus largement, pour le projet impérial russe. La symétrie avec l'Ukraine est, au mieux, une grave confusion.
2. "Kiev a été une capitale russe". C'est un anachronisme dangereux qui n'a strictement aucun sens. Kiev était le centre de la Rus' de Kiev, à une époque médiévale où les catégories nationales "ukrainienne" et "russe" n'existaient évidemment pas.
Au moins trois ensembles politiques et culturels peuvent se prétendre héritiers de la Rus' de Kiev après son effondrement. Le Nord-Est de l'ancienne Rus', qui finira par être dominé par la Moscovie, n'était qu'un des successeurs -- et pas le plus évident, ni le plus brillant, loin s'en faut.
La Moscovie devra d'ailleurs une partie importante de son ascension à sa collaboration active avec les Mongols contre d'autres principautés de l'ancienne Rus'. L'Ukraine est au moins aussi légitime que la Fédération de Russie à revendiquer l'héritage de la Rus'.
Il faut bien comprendre que la revendication par Moscou d'une continuité directe et exclusive entre la Rus' et la Russie relève d'une reconstruction impériale élaborée progressivement (et ce depuis des siècles) par Moscou.
3. "Kiev a été le siège de l’orthodoxie slave". Kiev a eu une importance centrale dans la christianisation de la Rus' (qui n'était pas la Russie, si vous avez bien suivi), mais on ne voit pas bien quel droit spécial cela donnerait à la Moscovie, devenue Empire russe puis Fédération de Russie.
Appliquée à l'Europe, cette logique donnerait lieu à des revendications territoriales absurdes sur l'ensemble du continent.
4. "Donc guerre civile". L'Ukraine n'est pas une faction dissidente de la Russie mais un Etat indépendant internationalement reconnu, agressé par un autre Etat. Les Ukrainiens sont un peuple spécifique, avec une langue, une culture et une histoire particulières.
Les proximités incontestables qui existent avec la Russie n'effacent en rien ces différences fondamentales, et annulent encore moins l'existence de l'Ukraine comme Etat souverain et indépendant. Il s'agit d'une guerre interétatique, et non d'une guerre civile.
5. "Guerre entre Slaves". Réduire cette guerre aux "Slaves" est, au mieux, une divagation. Une grille culturaliste et ethno-civilisationnelle erronée et dangereuse qui reprend largement le récit impérial russe.
6. Une "guerre de religion". Cette guerre n'a aucun rapport fondamental avec la religion. L'orthodoxie est instrumentalisée par le pouvoir russe, mais elle n'est pas une cause structurante du conflit. Comparer la guerre en Ukraine aux "guerres de religion en Europe" est pour le moins baroque.
En 22 secondes, plusieurs catégories essentielles du discours du Kremlin ont ainsi été reprises par l'un des plus éminents représentants de l'armée française : prétendue unité historique russo-ukrainienne, prétendue centralité de Kiev pour la Russie, prétendu conflit interne au "monde russe", prétendue guerre existentielle pour Moscou, etc.
Les dégâts d'une telle intervention sont potentiellement considérables dans le cadre de la guerre psychologico-informationnelle que les élites politico-militaires russes mènent contre nous, et théorisent depuis plus de trente ans. Gerasimov comparait, dans les années 2010, les effets d'une action psychologico-informationnelle réussie à ceux d'un déploiement de troupes à grande échelle.
La défense de l'Europe passe d'abord et avant tout par la bonne compréhension de ce qui se joue en Ukraine. Quatre ans après le déclenchement de la SVO contre l'Ukraine, nos représentants se doivent d'être exemplaires.
Non, je ne passe pas à côté du propos. Comprendre les représentations russes est évidemment indispensable. Le problème est de reprendre sans distance analytique plusieurs catégories centrales du récit impérial russe pour décrire la guerre elle-même. Je vous invite à réécouter l’entretien.
Beaucoup ont été à juste titre choqués par le fait que la guerre en Ukraine y est qualifiée d'"existentielle pour les Russes". Mais ce n'est pas la seule énormité. Déconstruction d'un récit russe trop souvent intériorisé en Occident 👇
1. La guerre en Ukraine est "existentielle pour les Russes". La guerre en Ukraine est existentielle pour le régime poutinien (qui la présente ainsi pour assurer sa survie et légitimer l'agression) et, plus largement, pour le projet impérial russe. La symétrie avec l'Ukraine est, au mieux, une grave confusion.
2. "Kiev a été une capitale russe". C'est un anachronisme dangereux qui n'a strictement aucun sens. Kiev était le centre de la Rus' de Kiev, à une époque médiévale où les catégories nationales "ukrainienne" et "russe" n'existaient évidemment pas.
Au moins trois ensembles politiques et culturels peuvent se prétendre héritiers de la Rus' de Kiev après son effondrement. Le Nord-Est de l'ancienne Rus', qui finira par être dominé par la Moscovie, n'était qu'un des successeurs -- et pas le plus évident, ni le plus brillant, loin s'en faut.
La Moscovie devra d'ailleurs une partie importante de son ascension à sa collaboration active avec les Mongols contre d'autres principautés de l'ancienne Rus'. L'Ukraine est au moins aussi légitime que la Fédération de Russie à revendiquer l'héritage de la Rus'.
Il faut bien comprendre que la revendication par Moscou d'une continuité directe et exclusive entre la Rus' et la Russie relève d'une reconstruction impériale élaborée progressivement (et ce depuis des siècles) par Moscou.
3. "Kiev a été le siège de l’orthodoxie slave". Kiev a eu une importance centrale dans la christianisation de la Rus' (qui n'était pas la Russie, si vous avez bien suivi), mais on ne voit pas bien quel droit spécial cela donnerait à la Moscovie, devenue Empire russe puis Fédération de Russie.
Appliquée à l'Europe, cette logique donnerait lieu à des revendications territoriales absurdes sur l'ensemble du continent.
4. "Donc guerre civile". L'Ukraine n'est pas une faction dissidente de la Russie mais un Etat indépendant internationalement reconnu, agressé par un autre Etat. Les Ukrainiens sont un peuple spécifique, avec une langue, une culture et une histoire particulières.
Les proximités incontestables qui existent avec la Russie n'effacent en rien ces différences fondamentales, et annulent encore moins l'existence de l'Ukraine comme Etat souverain et indépendant. Il s'agit d'une guerre interétatique, et non d'une guerre civile.
5. "Guerre entre Slaves". Réduire cette guerre aux "Slaves" est, au mieux, une divagation. Une grille culturaliste et ethno-civilisationnelle erronée et dangereuse qui reprend largement le récit impérial russe.
6. Une "guerre de religion". Cette guerre n'a aucun rapport fondamental avec la religion. L'orthodoxie est instrumentalisée par le pouvoir russe, mais elle n'est pas une cause structurante du conflit. Comparer la guerre en Ukraine aux "guerres de religion en Europe" est pour le moins baroque.
En 22 secondes, plusieurs catégories essentielles du discours du Kremlin ont ainsi été reprises par l'un des plus éminents représentants de l'armée française : prétendue unité historique russo-ukrainienne, prétendue centralité de Kiev pour la Russie, prétendu conflit interne au "monde russe", prétendue guerre existentielle pour Moscou, etc.
Les dégâts d'une telle intervention sont potentiellement considérables dans le cadre de la guerre psychologico-informationnelle que les élites politico-militaires russes mènent contre nous, et théorisent depuis plus de trente ans. Gerasimov comparait, dans les années 2010, les effets d'une action psychologico-informationnelle réussie à ceux d'un déploiement de troupes à grande échelle.
La défense de l'Europe passe d'abord et avant tout par la bonne compréhension de ce qui se joue en Ukraine. Quatre ans après le déclenchement de la SVO contre l'Ukraine, nos représentants se doivent d'être exemplaires.
🔴Le commandant Français de l'OTAN sur LCI
🗣️ "La guerre en Ukraine est une guerre existentielle pour les Russes. (...) Kiev a été une capitale russe. (...) La Russie est devenue une véritable puissance industrielle militaire.", assure l'amiral Pierre Vandier.
📕 Delighted to announce that Bloomsbury Academic will publish an English-language edition of my book Russian Strategic Thought and Culture: From Bypassing Armed Struggle to the War in Ukraine, developed from my doctoral thesis.
Many thanks to everyone who supported this project. Stay tuned!
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La Russie de Poutine comme les États-Unis de Trump pensaient réaffirmer leur domination extérieure sans guerre coûteuse, au moyen de stratégies plus sophistiquées, plus habiles et affranchies des erreurs de leurs prédécesseurs – l’une par le contournement de la lutte armée, l’autre par une logique transactionnelle – mais ont en réalité reproduit ces mêmes erreurs en croyant les dépasser. Ces deux approches, nées de ce style politique, se prêtaient à la personnalisation du pouvoir : elles valorisaient l’intuition du chef, la ruse et la promesse de gains rapides obtenus à moindre coût, plutôt que l’accumulation patiente de ressources institutionnelles. Elles en ont payé le prix : les dirigeants russes et américains ont surestimé tant l’efficacité de ces méthodes que leurs propres capacités à les mettre en œuvre. Ces deux stratégies entendaient conjurer le déclin en imitant les mécanismes mêmes auxquels il était attribué ; fondées sur une lecture fantasmatique de ce déclin, elles portaient en elles les germes de leur échec. Ce qui se voulait stratégie raffinée a fini en déchaînement de violence brute.
Lire mon dernier article, "Le miroir toxique de la Russie. Comment un style politique qui a affaibli Moscou érode aujourd'hui la puissance américaine", sur le site de l'@IFRI_ : https://t.co/gxp60VECH3.
La Russie de Poutine comme les États-Unis de Trump pensaient réaffirmer leur domination extérieure sans guerre coûteuse, au moyen de stratégies plus sophistiquées, plus habiles et affranchies des erreurs de leurs prédécesseurs – l’une par le contournement de la lutte armée, l’autre par une logique transactionnelle – mais ont en réalité reproduit ces mêmes erreurs en croyant les dépasser. Ces deux approches, nées de ce style politique, se prêtaient à la personnalisation du pouvoir : elles valorisaient l’intuition du chef, la ruse et la promesse de gains rapides obtenus à moindre coût, plutôt que l’accumulation patiente de ressources institutionnelles. Elles en ont payé le prix : les dirigeants russes et américains ont surestimé tant l’efficacité de ces méthodes que leurs propres capacités à les mettre en œuvre. Ces deux stratégies entendaient conjurer le déclin en imitant les mécanismes mêmes auxquels il était attribué ; fondées sur une lecture fantasmatique de ce déclin, elles portaient en elles les germes de leur échec. Ce qui se voulait stratégie raffinée a fini en déchaînement de violence brute.
Lire mon dernier article, "Le miroir toxique de la Russie. Comment un style politique qui a affaibli Moscou érode aujourd'hui la puissance américaine", sur le site de l'@IFRI_ : https://t.co/gxp60VECH3.