Bally Bagayoko a fait fort. très fort.
Il perd son mandat départemental en 2015. 45 500 euros qui s’évaporent.
La plupart des gens se serrent la ceinture.
Lui, il vote (ou se fait voter) une hausse de 102 % de son indemnité d’adjoint au maire.
De 1 577 à 3 183 euros bruts par mois.
L’objectif clair conserver le niveau global de sa rémunération. On ne baisse pas. On bascule juste l’argent d’une caisse publique à l’autre.
Le même qui parle au nom des précaires savait déjà très bien comment ne pas le devenir. RATP d’un côté, indemnités de l’autre, et dès qu’un robinet se ferme, on ouvre davantage le suivant.
Philippe Carreau, élu communiste, trouvait ça déjà « problématique sur le plan éthique et moral ». Sans parler d’illégalité, bien sûr, juste de bon goût et de cohérence.
Résultat : près de 9 400 euros nets par mois conservés grâce à un petit coup de pouce municipal. Le peuple d’abord. Surtout quand le peuple paie la compensation.
Anti-système dans le discours, expert-comptable du cumul dans la pratique.
Il a fait fort, hein Bally.
Fort en maintien de rémunération.
Bravo l’artiste, tu n’a pas perdu un mandat, tu as juste changé de ligne budgétaire.
Dans la lutte contre les inégalités, rares sont ceux qui savent aussi bien protéger la leur.🤡