On reçoit la pilote française qui affole le sport auto.
De ses débuts en karting jusqu’aux paddocks de la F1 Academy, il y en a des choses à raconter.
Zack en Roue Libre x Doriane Pin, demain à 12H
OFFICIEL : C’est désormais officiel, un nouveau jeu METRO va être annoncé ! RDV dès ce jeudi à 19H heure française pour découvrir METRO 2039
La conférence est d’ailleurs appellée Xbox First Look. La firme de Redmond semble donc lancer un nouveau format.
i beg you all. while it's important to talk about Palestine and Iran, please don't ignore what's happening in SUDAN. SUDAN barely has any media coverage, we need to talk about it more
"J'aurais voulu être professeur de vie. J'aurais appris aux enfants, aux adultes aussi, tout ce qui n'est pas dit dans les livres... Je leur aurais appris les choses délicates de la vie... qu'un amour entretenu ne s'use pas, que la seule liberté qui vaille d'être vécue est la liberté d'être, qu'il est important de prendre le temps de regarder un nuage, de suivre le vol d'un oiseau, de se laisser surprendre par l'infime des choses de la vie. Qu'il est important d'apprendre à s'aimer, à se respecter, à se définir. Qu'il est encore plus important de ne pas se laisser enfermer dans les jugements, de résister aux rumeurs, aux idées toutes faites, aux modes. J'aurais essayé de leur apprendre à remettre en cause leurs croyances quand elles sont devenues des certitudes, pour laisser plus de place à l'imprévisible de la vie."
Jacques Salomé, N'oublie pas l'éternité
Il y a des scènes qui traversent les siècles parce qu’elles parlent profondément de nous et de ce que nous sommes.
Dans l’Evangile selon Saint Jean, il en est une qui nous atteint profondément, quelles que soient nos croyances, nos convictions religieuses, nos inclinaisons à la foi.
Ce n’est pas une parabole au sens strict, mais elle résonne aujourd’hui particulièrement, parce qu’elle nous rappelle qu’il ne faut jamais accepter l’immédiateté du verdict, qu’il est toujours essentiel de faire commencer la vérité par soi-même, que la justice sans conscience n’est que violence, que la miséricorde n’est pas le laxisme, et que la justice ne doit jamais humilier, mais relever, redonner du corps et du souffle.
En 2026, retenons l’exigence sans jeter la pierre.
Ne détournons jamais les yeux. Ni de la misère, ni des plus faibles, ni des plus fragiles. Refusons la violence. Combattons l’indifférence, parce qu’elle est le premier pas vers l’inhumain. Une société ne tient que si elle protège d’abord ceux qui ont le moins.
Voilà ce que nous apprennent les « Récits de la Kolyma ». Un livre fondateur de Varlam Chalamov, écrivain russe, survivant du Goulag, qui a vécu l’enfer des camps de la Kolyma, ce bout du monde glacé où l’on apprend, jour après jour, jusqu’où l’homme peut être abaissé, et jusqu’où il peut aussi, parfois, tenir.
Chalamov ne nous offre pas une grande fresque. Il nous laisse des scènes brèves, tranchantes, sans pathos. Et c’est précisément ce dépouillement qui frappe. Dans ses pages, l’humanité ne s’effondre pas toujours par de grands crimes spectaculaires, mais par petites touches : une porte fermée, un regard détourné, un morceau de pain volé, un mot qui humilie, une fatigue qui rend cruel. Et elle survit, parfois, par l’inverse : un geste minuscule, un reste de pudeur, une solidarité sans discours, une main qui se tend quand tout pousse à se replier.
En parlant de ce livre aujourd’hui, je veux rappeler l’un des drames de notre époque : nous nous habituons à l’abstraction. Derrière les chiffres, les tableaux Excel, les statistiques, les bilans, nous oublions les vies. Nous oublions les visages. Nous oublions que chaque donnée est un être de chair, une histoire, une famille, une espérance. Nous oublions que des peuples entiers ne demandent pas un privilège, mais la dignité.
Or c’est ainsi que commencent les basculements. La bureaucratie aveugle aux souffrances ouvre la voie à la tyrannie. Car la première violence, c’est la déshumanisation, ce moment où l’on transforme des personnes en catégories, des destins en dossiers, des morts en lignes de bilan. C’est le moment où l’on cesse de voir, et où l’on croit encore gouverner.
L’oubli est une seconde mort, alors retenons cette boussole que Chalamov nous impose comme une exigence : rester humains. Non pas en paroles, mais en actes. Dans le détail, le regard, le refus de l’indifférence. Tout simplement humains. Lucidement. Concrètement. Radicalement humains.
"J’étais de ces personnes prêtes à traverser l’océan pour quelqu’un qui, lui, n’aurait même pas traversé la rue pour moi. Je demandais pardon, même lorsque je n’avais rien fait de mal. Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre que ce n’étaient pas les autres qui me rendaient triste ou déçue, mais ma propre illusion : celle de croire que chacun porte en lui le même cœur que moi.
C’est ce qui arrive quand certaines personnes ne t’aiment pas... Et parmi elles, il y avait toi. Mais j’ai puisé en moi la force, la dignité, le courage… et j’ai appris."
Jodie Foster