A secret Dept of Defense employee has built a database to track American citizens by their political affiliations. The Pentagon still refuses to say what her job description is.
https://t.co/BmKZeQDytD
When Posobiec posted his Epstein binder last year, CP sure had an interesting reaction:
“IMO it calls into question your independence and makes you less trustworthy to the public at large.
The whole idea of being a political Internet "influencer" is that you are outside the apparatus of government.”
Je n'ai pas le souvenir d'avoir refermé un livre en ayant le sentiment que nous entrons à ce point dans un nouveau paradigme politique, du fait qu'une frange non négligeable du monde de la tech californienne est acquise à l'idée qu'il faut accélérer et que, pour accélérer, la démocratie est un problème. Il ne s'agit pas un épiphénomène : ceux qui défendent ces idées ont désormais une forte influence - économiquement, cognitivement et socialement - sur des milliards d'individus au travers de leurs plateformes. Une influence qui, selon l'auteur Gil Duran (exclu de X par Elon Musk pour avoir critiqué le manifeste de Alex Karp) , s'inspire du fascisme, ce qu'il développe longuement au début et au milieu de son ouvrage. Évidemment, c'est polémique. Mais il faut prendre le temps de lire cet ouvrage convaincant, parce que documentée par les déclarations des uns et des autres, parce qu' appuyée sur leurs références bibliographiques (The Sovereign Individual, The Cathedral...) et parce que cela met en exergue l'ampleur de la pénétration de ces idées dans le monde de la technologie. Et non, il ne s'agit pas de quelques esprits enfiévrés ; il s'agit d'individus parmi les plus grandes fortunes de ce monde, qui placent peu à peu leurs technologies, leurs agents dans différents systèmes politiques, économiques, sociaux... aux fins de faire tomber la démocratie et de faire advenir leur projet. Pour ceux qui en doutent, Il faut avoir à l'esprit que le Vice-président des USA ne serait pas là s'il ne défendait pas également ces idées, parmi d'autres. Il a reçu $ 15 millions de Thiel pour sa campagne et a été l'objet d'un lobbying efficace de la part du monde de la tech pour être le "ticket" de D. Trump
Disclaimer : j'ai une profonde aversion pour le complotisme et je ne me serais pas permis d'écrire cela s'il ne me semblait pas que la dynamique est réelle, et déjà fortement engagée.
La conclusion de ce livre est on ne peut plus claire : nous ne pouvons plus nous permettre de demi-mesures. Il convient de construire un projet politique, avec en son coeur ce nouveau paradigme technologique. Si nous voulons construire un monde où les données ne sont pas exploitées contre les individus, où les algorithmes ne déforment pas le réel au profit de quelques-uns et où la richesse ne se concentre pas exclusivement entre les mains du capital, il va falloir comprendre ce qui est en train de se jouer.
Cela pose des questions fondamentales : avons-nous réellement besoin d'une société organisée autour de plateformes controlées tout au plus par quelques milliers de personnes à l'échelle de la planète ? La richesse de ces individus peut elle continuer d'être considérée comme acceptable lorsqu'elle appelle un pouvoir qui concurrence celui des Etats ? Faut-il inventer de nouvelles architectures économiques et numériques qui protègent les données privées — personnelles, culturelles ou industrielles ? Comment empêcher que certains de ces acteurs s'approprient des prérogatives qui n'ont, par nature, aucune raison de l'être, comme la monnaie ?