@TheOCcryptobro This post is either a disgusting lie or a post of utter ignorance. In his bottom, Solana was more alive than at his peak and devs were deving like crazy.
Ada, on the other hand, is dying.
Are you a liar or an ignorant?
@DaWhiteRhino End of 2022 was brutal, I was pretty desperate about the tech part of crypto at that time so I was making highly speculative bet not giving a shit about the tech but then idk really how but kas came across as a shitcoin, how surprised I was when I started doing some research lol
Beaucoup d'entre vous me partagent la même déception, en commentaire sous les vidéos:
« Bitcoin n'est plus ce qu'il aurait dû être. Ce n'est pas le système de cash peer-to-peer ambitionné par Satoshi NAKAMOTO. Personne ne l'utilise au quotidien, et cerise sur le gâteau, il finit concentré chez les institutionnels. »
Alors pour ceux qui me suivent depuis un moment, vous savez probablement ce que j'ai envie de répondre du tac au tac : « Personne ne peut vous empêcher de faire une transaction. Donc… et alors ? »
Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, on va aller un cran plus loin.
Parce qu'avant d'être une monnaie, une réserve de valeur, ou quoi que ce soit d'autre, Bitcoin est d'abord une technologie.
Et quand on remet ça dans l'histoire des technologies, et bien quelque chose doit vous sauter aux yeux.
Beaucoup de grandes technologies ne sont pas démocratisées par l'usage pour lequel elles avaient été pensées à l'origine.
L'usage qui la fait entrer dans tous les foyers est rarement celui que l'inventeur avait en tête. Prenez le phonographe (pour les plus jeunes vous demanderez à Claude à quoi ça ressemble ^^)
Quand Edison le présente en 1877, la musique n'est pas du tout sa priorité. Il imagine d'abord une machine de bureau : dicter du courrier, enregistrer des livres pour les aveugles, conserver les dernières paroles d'un mourant. L'enregistrement musical figure bien sur sa liste… mais bien plus bas dans ses priorités.
Or c'est précisément la musique, l'usage qu'il sous-estimait, qui va faire entrer le phonographe dans chaque salon.
Idem avec la radio.
Marconi ne vend pas de la « radio » au sens où on l'entend aujourd'hui. Il vend de la télégraphie sans fil : du point à point, du Morse, surtout pour les navires en mer, là où les câbles ne vont pas. Diffuser de la musique et de l'information à des millions de foyers en simultané, ce n'était pas vraiment le projet.
Et rebelote avec Internet.
Le Web, le streaming, le commerce en ligne, les réseaux sociaux etc..rien de tout ça n’était dans le cahier des charges initial. Là encore, ce qui a démocratisé la technologie n'a rien à voir avec ce pour quoi elle avait été pensée.
Vous voyez où je veux en venir, le fait que Bitcoin soit aujourd'hui tiré par l'usage « réserve de valeur » plutôt que par le « cash peer-to-peer » de Satoshi NAKAMOTO, ce n'est pas une anomalie, ni un échec en soit, c'est la règle. La règle commune à énormément de technologie.
Aujourd'hui, la trajectoire, c'est la réserve de valeur. Mais rien ne dit que dans cinq, dix ou vingt ans, un usage qu'on ne soupçonne même pas aujourd'hui n'émerge pas. Certains pensent par exemple que Bitcoin n'est pas vraiment fait pour les humains, mais pour les machines, une couche de règlement neutre pour des agents IA qui négocient et se paient entre eux, en continu, sans intermédiaire.
Bon c'est un autre débat, mais vous voyez l'idée.
Bref, finalement, reprocher à Bitcoin de ne pas être ce que l'on aurait pu penser à la base, c'est un peu reprocher à Edison d'avoir « raté » sa machine à dicter. La technologie n'a pas échoué. Elle a simplement trouvé, comme presque toujours, un usage différent de la proposition initiale.