Le gouvernement veut faire adopter une loi gravissime de présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre
Si la police tue, ce ne sera plus à l’État de prouver que le tir était nécessaire mais ce sera désormais aux familles (en deuil) de prouver le contraire
Pétition contre cette loi sur le site de l'Assemblée Nationale : https://t.co/lm0FutMznk
La double nationalité 🇫🇷🇲🇦, c’est un concept compliqué à comprendre quand tu ne le vis pas.
Ce soir, c’est la France qui joue, après la victoire du Maroc hier. Et on m’a souvent demandé pour qui j’étais lors d’un France-Maroc.
La vérité, c’est que je serais heureux que mon pays se qualifie, mais dégoûté que mon autre pays soit éliminé.
Je suis français ET marocain.
Et c’est précisément ça que beaucoup de gens ont du mal à comprendre.
Moi, je suis né et j’ai grandi en France.’était la France.
Mais chez moi, chez mes parents, c’était le Maroc. 🇲🇦
Mes parents me parlent arabe, en darija. Moi, je leur réponds en français.
La déco, la bouffe, les chaînes marocaines à la télé, la religion, l’ambiance, les appels au bled, les expressions, l’éducation, la pudeur, la fierté, l’hospitalité, le respect : chez moi, j’étais littéralement au Maroc.
Puis dès que je sortais de chez moi, j’étais en France. 🇫🇷
J’étais dans l’environnement français, la culture française, avec les codes français, l'école française, la mentalité française, les films français, l’humour français, les débats français, les valeurs françaises, bref la France
J’ai grandi dans ces deux cultures.
Et quand je parle du Maroc, je ne parle pas d’une culture lointaine, abstraite, qu’on ressort deux fois par an pour faire joli. J’ai passé trois mois par an au Maroc jusqu’à mes 18 ans. Tous mes étés. Tous les ans.
90 % de mes oncles, tantes et cousins vivent au Maroc. Ils sont seulement marocains, avec quasiment l’impossibilité de venir en France, même en vacances.
Donc même si j’ai vécu en France, le Maroc, ce n’est pas juste “mes origines”.
C’est concret.
C’est des visages. Des maisons. Des rues. Des amis. Des cousins. Des repas. Des souvenirs. Des engueulades. Des mariages. Des enterrements. Des vacances qui n’étaient pas vraiment des vacances, parce qu’en réalité, tu rentrais dans une autre partie de ta vie.
Tout comme la France n’est pas juste “le pays où je suis né”.
La France, c’est mon enfance, mes meilleurs amis, ma langue naturelle, ma manière de penser, le pays qui m’a construit.
Être franco-marocain, ce n’est pas être 50/50.
C’est être les deux à 100 %.
Et le problème, c’est que la société adore te forcer à choisir.
En France, pour beaucoup, je suis “un Arabe”. Même si je suis né ici. Même si j’ai grandi ici. Même si je connais sûrement mieux la France que beaucoup de gens qui passent leur temps à distribuer des certificats de francité.
Au Maroc, je suis un “zmagri”, un mec de France, presque un étranger. Je parle un peu moins bien la darija, je n’ai pas forcément tous les codes, je n’ai pas vécu les mêmes réalités, je n’ai pas eu la même vie, ni la même “chance”, comme certains le voient là-bas.
Donc tu te retrouves dans un truc bizarre.
En France, tu n’es jamais totalement français pour certains.
Au Maroc, tu n’es jamais totalement marocain pour d’autres.
Et ce cul entre deux chaises, il est difficile à négocier pour beaucoup de gens.
Parce que quand tu es petit, tu ne conceptualises pas tout ça. Tu le ressens juste.
Tu comprends que tu dois t’adapter. Tu changes de langue, de ton, de comportement, de références selon l’endroit où tu es.
À la maison, tu es le fils de tes parents, avec une éducation marocaine.
Dehors, tu es un enfant de France, avec les codes de l’école française.
Et ça crée un vrai sujet identitaire chez beaucoup de binationaux.
Moi, avec le temps, j’ai fait ce travail. Celui d’assumer pleinement qui je suis. D’aimer les deux pays à ma façon. De les critiquer aussi à ma façon. De vibrer pour les deux. Et surtout, d’arrêter d’essayer de prouver aux Marocains que je suis marocain, et aux Français que je suis français.
Je suis franco-marocain.
Ce n’est pas une contradiction.
C’est mon identité.
Je peux vibrer quand la France joue, parce que c’est le pays où j’ai grandi, où j’ai été éduqué, où j’ai mes souvenirs de gamin, mes potes, les Coupes du monde, Zidane, Henry, Mbappé, les soirées, les bêtises, et sans doute 80 % de ma vie jusqu’à mes 23 ans. (Avant que je m'expatrie)
Et je peux vibrer encore différemment quand le Maroc joue, parce que là, il y a quelque chose de plus viscéral. Il y a mes parents, ma famille, mes racines, la darija, le bled, et cette envie de prouver que Mon Maroc peut faire aussi bien que Ma France.
C’est pour ça que les matchs de foot prennent parfois une dimension énorme pour nous.
Ce n’est pas juste “supporter une équipe”.
C’est voir une partie de toi représentée sur un terrain.
Et si un jour les deux s’affrontent, là, c’est le bug complet. Tu ne sais même pas comment expliquer ce que tu ressens à quelqu’un qui n’a pas grandi avec deux drapeaux dans le cœur.
Mais au fond, je pense que la maturité, c’est d’arrêter de voir ça comme une fracture.
La double culture, ce n’est pas un problème à résoudre.
C’est une richesse à accepter.
Ça ne veut pas dire que c’est toujours simple. Ça ne veut pas dire que tu ne te sens jamais décalé. Ça ne veut pas dire que tu n’as jamais l’impression d’être trop français pour les Marocains et trop marocain pour les Français.
Mais avec le temps, tu comprends que ce décalage fait partie de toi.
Tu n’es pas moins français parce que tu es marocain.
Tu n’es pas moins marocain parce que tu es français.
Tu es le produit de deux histoires. Deux pays. Deux cultures. Deux familles symboliques. Deux manières de voir le monde. Deux mentalités. Deux éducations.
Et personnellement, aujourd’hui, je ne le vis plus comme un tiraillement.
Je le vis comme une chance.
Parce que j’ai deux imaginaires. Deux sensibilités. Deux rapports au monde. Je peux comprendre la France de l’intérieur, et le Maroc de l’intérieur aussi.
Je peux voir les qualités et les défauts des deux.
Je peux aimer les deux sans être aveugle.
Je peux critiquer les deux sans être un traître.
Et surtout, je peux arrêter de me couper en deux pour rentrer dans les cases des autres.
Je ne suis pas 50 % français et 50 % marocain.
Je suis 100 % ce que je suis.
Allez les Bleus 🇫🇷
et
Dima Maghrib 🇲🇦
En France on envoie l'armée quand des gens dansent dans un champ mais quand c'est une réunion du KKK là les autorités laissent faire ? 🤔
Et dire qu'il y a eu une minute de silence à l'AN pour l'un des leurs, c'est fou
Ils ont toujours leurs tambours des jeunesses Hitlériennes
⚡️🇫🇷FLASH - L’Assemblée nationale a adopté la création d’une taxe de 0,10 % sur le chiffre d’affaires des labos pharmaceutiques, destinée à financer la recherche sur les #cancers pédiatriques. Le texte a été approuvé par 120 voix. Seul le Rassemblement national a voté contre.
On a une pépite de 21 ans dans le top mondial au TENNIS, qui affiche un énorme niveau depuis Février, le premier réflexe des français c'est de le découper dès qu'il perd un match, j'capte pas le concept
🚨 "C’EST N’IMPORTE QUOI.. Rien que là on voit QUE LE FOOT FRANÇAIS 🇫🇷 EST À LA RAMASSE. 🥊"
Daniel Riolo FUSTIGE le choix des 5 nommés pour le trophée du Meilleur Espoir de Ligue 1 cette saison 👇 :
« Mais c’est pas possible. C’est complètement stupide ?!?
Warren Zaïre-Emery ça fait 10 ANS IL EST LÀ. Doué finale de Ligue des champions doublé, Golden Boy… Avec Neves, LES 3 SONT CHAMPIONS D’EUROPE !
Espoir de quoi ?! »
🎙️ @AfterRMC
Tu votes aux législatives le président ignore les résultats, tu manifestes pacifiquement la police vient te tabasser, 700k personnes signent une pétition et ils s’en battent les couilles ptdrrrrr j’ai bien aimé le moment où je vivais dans le pays des droits de l’Homme
Y'a un maire c'est un pédocriminel confirmé, y'a un maire c'est un violeur multirécidiviste interdit de séjour dans sa propre commune, et y'a un maire il est noir.
A votre avis lequel a tout les médias et politiques sur le dos
Imaginez :
Élu depuis 3 jours (TROIS JOURS), Bally Bagayoko, irréprochable, a été infiniment plus sali sur CNews que Sarkozy et Le Pen réunis, en des années de procès et de condamnations.
Parce que noir.
Je ne décolère pas.