Cette cérémonie était une incontestable prouesse technique, avec des séquences remarquables qui resteront dans les mémoires. Pour cela, les artistes et techniciens qui ont contribué à ce spectacle méritent d'être salués.
Mais à lire les commentaires des observateurs qui se délectent « d'avoir mis les fachos et les réacs en PLS », on comprend que pour certains, la réussite d'une performance artistique est fonction de sa capacité à rebuter en lieu et place de rassembler autour d'une esthétique universelle.
Quand le sentiment que vous êtes le plus pressé de partager après une performance artistique est, non l'émerveillement, mais le plaisir fielleux de narguer votre prochain, qu'est-ce que cela dit de votre conception de l'art et de la culture ? Et qu'est-ce que cela dit de vous ?
C'est peut-être puéril et réactionnaire. Mais les touristes qui affluent en France pour admirer les tableaux du Louvre sont plus nombreux que ceux qui se déplacent pour admirer un arbre gonflable sur la place Vendôme que tout le monde a déjà oublié (l'arbre gonflable, pas la place Vendôme).
Tel est le paradoxe de certains artistes contemporains, qui ne vivent que sur la rente de cet héritage qu'ils prennent un malin plaisir à ternir mais sans lequel ils brilleraient moins.
Cela me fait penser au fait qu'on n'a jamais vu de militants écolos renverser de la soupe sur une oeuvre de Marcel Duchamp pour protester contre l'inaction climatique. On se demande bien pourquoi...
Ce n'est pas un hasard si nous préférons tous que cette cérémonie se déroule à Paris et non dans je ne sais quelle banlieue glauque.
Ce n'est pas un hasard si, malgré les évidentes difficultés logistiques, nous nous sommes acharnés à placer certaines infrastructures sportives au coeur de nos plus beaux monuments historiques.
Ce n'est pas un hasard si nous avons dépensé des sommes folles pour dépolluer la seine au lieu de réaménager une vulgaire piscine olympique.
La parodie de la Cène n'est « irrévérencieuse » et marquante que dans la mesure où elle détourne l'oeuvre immortelle de Leonard de Vinci. Laquelle de ces oeuvres restera dans les mémoires dans 100 ans ?
Les trois glorieuses doivent en partie leur postérité au génie d'Eugène Delacroix.
Le concert de Métal et la mise en scène de Marie-Antoinette auraient eu beaucoup moins de gueule si les artistes s'étaient produits sur le toit de la préfecture de Bobigny et non sur la façade de la Conciergerie.
Au-delà des postures post-modernes surjouées, nous sommes tous, au fond, d'irréductibles réactionnaires. Longue vie à l'art et aux jeux !
Tout est faux dans les réactions des opposants au RN.
Il y a d'abord la gauche, qui fait semblant d'être surprise et indignée quand son aile radicale embrasse depuis des mois une stratégie évidente d'auto-diabolisation (même Mediapart a épinglé chez JLM le "Recyclage de préjugés antijuifs" ou des "sorties aux connotations plus ambiguës". Un comportement largement toléré à gauche (qui se contente de quelques sermons). À côté de ces outrances qui capitalisent sur les fractures culturelles du pays (les mêmes dénoncées par MLP et consorts), le RN passe pour des sociaux-démocrates scandinaves bon teint.
Il y a le centre qui feint de ne pas comprendre les raisons du succès du RN et qui n'est pas prêt à la moindre autocritique. Rappelons en effet que Gérald Darmanin et feu Gérard Colomb ont déjà dans le passé évoqué le risque réel d'une guerre civile en raison de la sécession de certaines minorités vis-à-vis des valeurs majoritaires (le fameux côte à côte vs face à face). La majorité n'a-t-elle pas fait voter une loi contre le séparatisme islamiste ? En gros, une partie du diagnostic formulé par le RN sur certaines minorités (pas toutes, naturellement) hostiles à nos valeurs est concédée sur le bout des lèvres. Mais aucune autocritique sur l'incapacité des forces traditionnelles à répondre, sur le terrain, à une menace existentielle sur la cohésion du pays et du continent (car oui, tous ces problèmes se retrouvent ailleurs).
Je me souviens encore de ce moment surréaliste où le Parlement faisait voter une loi sur la discrimination capillaire quelques jours après la démission du proviseur Maurice Ravel, en raison des menaces de mort en provenance de la meute islamiste. Cette désinvolture à l'égard d'un péril qui menace de faire sombrer l'édifice républicain à moyen terme m'avait conduit à me demander si certains n'étaient pas lassés du pouvoir et ne souhaitaient pas le remettre à d'autres forces.
Les forces traditionnelles sont parfaitement au fait de ce qu'il faudrait faire et des anomalies contre lesquels il faudrait lutter pour torpiller le RN. Mais à l'évidence, elles manquent de détermination, par crainte de mettre le pays à feu et à sang. On en veut pour preuve le fait que Emmanuel Macron avait reproché à Marine le Pen de vouloir déclencher une guerre civile lors du débat du deuxième tour de la présidentielle de 2022, parce que celle-ci voulait - à tort ou à raison - légiférer sur le voile dans l'espace public. Ainsi Macron laissait entendre qu'il existe sur notre territoire des communautés suffisamment radicalisées pour prendre les armes pour un bout de tissu. Ce que peu de commentateurs avaient relevé à l'époque.
Son refus de participer à la marche contre l'antisémitisme (à la différence d'un RN soucieux de montrer sa prise de distance vis-à-vis des frasques du passé), sa récente déclaration sur la montée "inexplicable" de la haine des Juifs en France sont autant de signes qui montrent une absence totale de détermination à lutter contre des maux d'une gravité exceptionnelle.
C'est à croire que les forces politiques traditionnelles veulent laisser au RN le sale boulot, et se réfugier dans la posture confortable de l'opposition, pour ne pas endosser les mesures difficiles qu'exige l'état du pays. Bref, il ne faut pas voir autre chose que de la lâcheté chez ceux qui jouent aujourd'hui les vierges effarouchées, mais qui, en réalité, s'accommodent parfaitement du paysage politique qui émerge.
On apprend, ce matin, que la jeune Noa Argamani était retenue en otage par un "journaliste", Abdallah Aljamal, correspondant pour Al Jazeera et The Palestine Chronicle. Littéralement : à son domicile.
Voilà voilà.
#HamasLikePress
Rappelons déjà que la CPI n’a émis aucun mandat d’arrêt contre Bachar el Assad, ni contre les Houthis, ni contre Erdogan qui massacre les Kurdes, ni contre Xi Jinping qui génocide les Ouïgours… Je me demande si on n’assiste pas à un suicide de la CPI
La presse a pris l'habitude de qualifier Madame Rima Hassan (@RimaHas) de militante pro-palestinienne. Il n'en est rien. Madame Hassan n'est ni pro-palestinienne, ni pro-arabe. Quitte à fulminer contre Israël et à reprocher aux générations actuelles les fautes réelles ou supposées de leurs ancêtres, une posture pro-palestinienne et pro-arabe consisterait d'abord à se désoler de la déchéance du monde arabo-oriental, déchéance advenue bien avant la création de l'Etat juif en 1948.
Une authentique pro-arabe s'insurgerait du spectacle que Gaza et la région donnaient bien avant le début de la tragédie à laquelle nous assistons. Elle ne pardonnerait pas à groupuscule islamiste d'avoir transformé en enfer un lieu qu'une chronique grecque du quatrième siècle décrivait encore comme une « ville distinguée qui a de tout en abondance et expédie dans toute la Syrie et en Egypte un vin de bonne qualité ». Elle éprouverait un brin de nostalgie pour les temps antiques où Procope et Chorikios de Gaza dirigeaient une prestigieuse école de rhétorique et où l'on s'adonnait à l'étude de Platon avant de confectionner des slogans génocidaires.
Quitte à détester cet Etat hébreu qui s'est introduit dans le monde arabo-musulman en bénéficiant de l'appui des puissances européennes, autant le faire correctement. Autant se scandaliser de l'incapacité des pays arabes environnants à offrir à leur population ne serait-ce que la moitié du niveau de vie dont les Arabes israéliens bénéficient dans « l'Etat fasciste et colonial » en question. Autant se scandaliser de l'incapacité des pays arabes environnants à ôter à Israël le titre tristement pompeux de « seule démocratie de la région ». Autant oeuvrer à surpasser le peuple juif dans le domaine des arts, des lettres, des sciences, des techniques et du parlementarisme. Autant oeuvrer pour redresser le monde arabe et faire en sorte que, dans 100 ans, les Juifs originaires des pays arabes regrettent d'avoir été exilés de leur patrie d'origine. Assurément, ce serait là un pied de nez plus civilisé que d'enlever des bébés en plein mois d'octobre.
Madame Rima Hassan, née en Syrie, se présente en France comme une réfugiée. Mais ce n'est pas la politique israélienne qui a conduit sa famille à faire le choix de la France. Car sa famille aurait pu faire le choix de n'importe quel autre Etat de la région avec une plus grande proximité culturelle et géographique. Elle aurait pu faire le choix de l'Égypte, de la Syrie, ou de cette Mésopotamie qui a inventé l'agriculture, l'écriture, la ville, la sédentarité - bref la Civilisation - avant de finir entre les mains de Daesh.
Mais sa famille a fait le choix d'un déracinement complet vers la France au terme d'un savant calcul coûts-bénéfices. Enfin, « savant », c'est vite dit. Car du point de vue d'un parent attaché à son enfant, il n'y a guère besoin d'être docteur en géopolitique pour préférer l'Europe aux pays arabes au XXIe siècle. Situation paradoxale pour celle qui, si l'on en croit sa page wikipédia, a un ancêtre qui a combattu la présence de la France en Syrie. Ce paradoxe, toutefois, n'a pas l'air de la scandaliser plus que ça.
Il est un autre Syrien célèbre, Georges Tarabichi, qui dénonçait la propagation, dans le monde arabe, de « la névrose de la haine de l’Autre ». Il remarquait que « le degré d’hostilité à l’Autre n’a cessé de croître à mesure que l’Autre cessait d’être colonisateur ». Toujours selon Tarabichi, « L’ethnicisme comme phénomène anthropologique (...) a pour origine l’incapacité de s’insérer dans le cours de la civilisation et de fermer la blessure narcissique qui continue d’épuiser le moi arabe depuis qu’il s’est découvert, après le choc avec l’Occident, dans un état de décadence dans le miroir de l’Autre parvenu au développement ».
Prions toutefois pour que Madame Hassan ne soit pas représentative du peuple auquel elle s'identifie. Autrement, la blessure en question n'est pas prête de guérir.
Illustration : les musiciennes de Mariamin, IVe siècle après J.-C, Syrie, soit trois siècles avant l'irruption de Mahomet.
Cette animation, réalisée par des écologistes 🇳🇴, compare l’emprise au sol d’une centrale nucléaire et d’un parc éolien, à production égale (aléatoire pour le second). Regardez … 😱
Oui, parce que les éoliennes, elles n'ont aucun besoin de matériaux dérivés du pétrole : elles sont tricotées en paille bio et ont des câbles en chanvre. Quant aux panneaux solaires, zéro plastique ou résine. Ils sont en macramé de raphia.
Pour les zemmouristes qui apprécient ce message: je ne soutiens pas votre souverainisme de pacotille, et encore moins l'intelligence avec l'ennemi.
Pour tous les combattants de salon qui me reprochent ce message: êtes vous prêts à prendre les armes contre les forces russes?
Donc vous ne niez pas avoir menti sur le fait que cet article restreindrait le droit de FILMER, ce qui est faux. Que des manifestants le ressentent comme liberticide n’enlève rien à mon seul reproche : vous faites croire que l’article interdit de filmer. C’est un MENSONGE.
J'ai dénoncé dès mi-avril le risque de décrochage de l'industrie française lié à un déconfinement moins rapide qu'ailleurs. Nous y sommes avec une reprise 15 à 20% moins forte qu'en Allemagne. Nous allons payer pendant des trimestres l'absence de masques et tests en mars !
Une société dans laquelle le droit est remplacé par la morale, la présomption d’innocence par la présomption de culpabilité, les tribunaux par les réseaux sociaux et les juges par des justiciers. Non merci !
De la part d’un Grand Inquisiteur, excommuniant les hérétiques ex cathedra et refusant les mal pensants , voilà une crainte qui ne manque pas de sel . Qui a vécu par le politiquement correct périra par le politiquement correct .
Rendre hommage à Pétain est plus qu'un scandale moral, c'est une erreur historique. Pétain n'existe pas : il n'a jamais été Maréchal de France. il ne fut pas un héros de la Grande Guerre, n'eut jamais aucun prestige, et n'a donc pu obtenir les pleins pouvoirs en juillet 40.