La crise dépasse largement le Mali. Selon le HCR cité par APA, près de 4 millions de personnes sont déplacées de force au Burkina Faso, au Mali et au Niger, dont plus de 818 000 réfugiés et demandeurs d’asile. Une urgence humanitaire à l’échelle du Sahel central.
[🇲🇱MALI]
Au 30 septembre 2026, le Mali accueillait 322 584 réfugiés et demandeurs d’asile, tout en comptant 414 524 déplacés internes. Ces chiffres, présentés par la délégation malienne au HCR, illustrent la double pression humanitaire qui pèse sur le pays.
Dans la zone de Koro, au centre du Mali, environ 86 000 réfugiés burkinabè étaient enregistrés fin juillet. Cet afflux contribue à une forte hausse : la population réfugiée au Mali a presque doublé depuis 2024.
Ce cas survient alors que l’épidémie due au virus Bundibugyo, partie de RDC en mai, s’étend au-delà de l’Afrique centrale. Le Kenya rapporte neuf cas. À Abuja, l’enjeu immédiat est de contenir ce cas importé et d’empêcher une transmission locale.
[🇳🇬NIGERIA]
Le Nigeria a confirmé le 20 octobre un premier cas d’Ebola dans l’épidémie actuelle. Une femme a été diagnostiquée à Abuja après un voyage en Afrique de l’Est. Elle est placée à l’isolement et reçoit des soins.
Les premiers symptômes remontent au 7 octobre et son admission dans un hôpital privé d’Abuja au 11 octobre, selon l’AP. Les autorités ont identifié 44 contacts : leur suivi est essentiel pour repérer d’éventuels cas secondaires.
La finalisation du fichier électoral est prévue fin avril 2027. Selon le calendrier évoqué par le colonel Michaël Randrianirina, la Ceni devrait être en mesure d’organiser un scrutin dès juillet. Les dates précises du référendum et de la présidentielle restent à fixer.
[🇲🇬MADAGASCAR]
La Ceni annonce 7 163 714 inscriptions provisoires sur les listes électorales, deux mois et demi après le lancement de leur refonte. Un référendum constitutionnel et une présidentielle sont envisagés avant fin 2027 pour achever la transition.
Des obstacles persistent : certains citoyens majeurs ne disposent ni de carte d’identité ni d’acte de naissance. Dans plusieurs fokontany, l’absence de responsables officiellement désignés complique aussi les opérations. La Ceni prévoit de renforcer ses interventions pour faciliter les inscriptions.
L’accord du 20 avril 2025 prévoyait un cessez-le-feu, l’intégration de combattants dans l’armée et l’annulation des permis miniers en cours. Chaque camp accuse l’autre de l’avoir violé. L’état-major exige le désarmement du comité, sous peine de le considérer comme rebelle.
[🇹🇩TCHAD]
Dans le Tibesti, le médiateur Saleh Kebzabo appelle au calme après les combats du 14 octobre à Miski entre le comité d’autodéfense local et la Brigade nationale de contrôle des activités minières. Au moins deux officiers tchadiens ont été tués.
Au cœur du conflit : les revenus de l’or. Le comité réclame le départ de la brigade et de son commandant, accusé d’imposer des taxes illégales au profit d’une société privée, alors que l’accord de paix prévoit la suspension des activités minières.
[🇳🇪NIGER]
Les otages autrichienne et suisse, Eva Gretzmacher et Claudia Abbt, ont été libérées le 21/10 par l’État islamique au Sahel (EIS) et remises à des émissaires de Khalifa Haftar, dirigeant libyen, qu’elles ont remerciées ainsi que son fils.
Elles avaient été enlevées au Niger en 2025.
[🇧🇫BURKINA FASO]
Le 20 octobre, les 71 députés votants ont adopté à l’unanimité un nouveau Code pénal rétablissant la peine de mort pour certaines infractions, huit ans après son abolition. Le texte réintroduit également la pénalisation des délits de presse.
[🇲🇱MALI-🇷🇺RUSSIE]
À Kidal, une reconquête à relativiser. Selon All Eyes on Wagner, les bombardements ont exposé les civils à de graves risques avant le retrait du FLA et l’entrée des FAMa et de l’Africa Corps, sans combat terrestre majeur. Un succès revendiqué, mais aucune victoire décisive.
[🇲🇱MALI]
Au moins 19 soldats maliens capturés ont été torturés et exécutés après l’attaque du 18 juillet à Tabrichat, dans la région de Gao, selon HRW. Le convoi de l’armée et de l’Africa Corps russe avait été attaqué par le Jnim et le FLA.
[🇧🇫BURKINA FASO]
Le JNIM affirme avoir détruit un blindé de l’armée burkinabè à l’aide d’un engin explosif près de Fada N’Gourma et tué trois miliciens lors d’une attaque dans la province du Bam.
Le groupe jihadiste revendique également la saisie d’ armes de guerre.