Billet d’humeur par Pierre Nerval
Quand on abolit la peine des coupables pour l’offrir aux innocents
Il faut parfois formuler les choses brutalement pour en mesurer l’absurdité.
Nous avons aboli la peine de mort.
Et nous avons eu raison.
Nous avons proclamé que l’État ne devait plus jamais lever la main pour tuer.
Que même le pire criminel, le monstre, le récidiviste impénitent, conserve une dignité humaine.
Que la civilisation commence précisément là : dans la retenue.
Très bien.
Mais voici que, quelques décennies plus tard, les mêmes sociétés éclairées expliquent avec gravité qu’il serait désormais « humain » que l’État organise la mort… non plus des coupables, mais des innocents.
...
Vertigineux.
D’un côté, le criminel est intouchable.
De l’autre, le malade devient éligible.
Le violeur récidiviste ?
Il aura un procès équitable, des soins, un suivi psychologique, un budget pénitentiaire conséquent. On mobilisera juristes, médecins, assistantes sociales, experts. Sa vie sera protégée jusqu’à son dernier souffle.
Le vieillard dépendant, le malade atteint d’une pathologie dégénérative, l’homme ou la femme épuisé par la souffrance ?
On leur expliquera avec douceur que la société peut les « accompagner » vers la sortie.
Accompagner.
Le mot est joli.
Nous avons interdit à l’État de punir par la mort.
Mais nous lui demandons désormais d’administrer la mort au nom de la compassion.
Cherchez la cohérence.
On nous dit : « Liberté. Dignité. Choix personnel. »
Très bien. Parlons-en.
...
Quand une société commence à considérer que certaines vies sont devenues “moins vivables”, elle ne parle plus seulement de liberté individuelle. Elle redéfinit silencieusement la valeur sociale de l’existence.
La justice punit.
La médecine soigne.
C’était simple.
Aujourd’hui, la justice protège même ceux qui ont détruit des vies.
Et la médecine se voit progressivement investie d’un pouvoir létal.
Et ce sont souvent les mêmes élus qui s’indigneront... à juste titre... à la simple évocation du retour de la peine capitale, qui voteront l’extension de l’euthanasie.
La peine de mort serait barbare.
Mais la mort administrée serait moderne.
Logique ?
Ou fracture morale soigneusement emballée dans un vocabulaire anesthésiant ?
...
Un détenu à perpétuité coûtera des millions à la collectivité. Personne n’oserait suggérer de l’euthanasier pour « soulager les finances publiques ». La seule idée scandaliserait.
Mais lorsqu’il s’agit d’une personne âgée dépendante, la question économique flotte parfois dans l’air, discrète, presque pudique.
On ne la formule pas.
Mais elle est là.
Et c’est cela qui trouble.
Pourquoi la vie d’un assassin est-elle intangible, tandis que celle d’un innocent souffrant devient négociable ?
On me répondra : « Vous caricaturez. »
Peut-être.
Mais l’Histoire nous enseigne une chose : les glissements éthiques ne se font jamais d’un coup. Ils avancent sous couvert de bonnes intentions.
Toujours.
...
Abolir la peine des coupables était un progrès humaniste.
Offrir la mort aux innocents en est-il un autre ?
Ou avons-nous simplement déplacé la frontière de l’inacceptable ?
La vraie question n’est pas juridique.
Elle est civilisationnelle.
Une société se juge à la manière dont elle protège les plus vulnérables.
Pas à la manière dont elle organise leur départ.
Pierre Nerval
@DPD_Fr colis urgent indiqué livré à 9h ce matin mais qui ne l’est pas. Vos services me disent qu’il est impossible de le localiser ou de joindre le livreur…il est 16h et j’attends toujours sans en savoir plus. Je devais être rappelé, mais silence radio. Merci DPD.
Le Pape Léon XIV vient d'envoyer une lettre magnifique aux évêques de France, et à travers eux, à tous les catholiques de France. Des mots paternels, d'encouragement et pleins d'attention ! Merci Saint-Père! Prenez le temps de lire cela, par exemple ici : https://t.co/ttrH0txK0Z
Le renforcement du #délitdentrave à la mort provoquée manifeste que la proposition de loi s’oppose à la LIBERTÉ de débat et de conscience comme à l’EGALITÉ d’accès aux soins palliatifs et à la FRATERNITÉ à l’égard des plus fragiles @CaVautrin @EmmanuelMacron #euthanasie
Vous êtes-vous déjà demandé ce que ça fait quand la société vous dit : "Si tu veux mourir, nous sommes d'accord et nous allons l'organiser. C'est ton choix. Nous ne chercherons pas à te retenir."
Samedi, c'est la manif des "éligibles".
Retenons-les, nous avons besoin d'eux!
«On a été extrêmement prudents dans nos estimations et pourtant, nous arrivons tout de même à ce chiffre : 1 million de Français seront éligibles à une demande d'aide à mourir», alerte @clairefourcade3, médecin en soins palliatifs (@asso_SFAP) et invitée de «Points de Vue».
20 ans 🙏😇 Dieu, riche en miséricorde, tu as appelé Saint Jean-Paul II, Pape, à guider ton Eglise répandue dans le monde entier; forts de son enseignement, accorde-nous d’ouvrir nos cœurs avec confiance à la grâce salvifique du Christ, unique Rédempteur de l’homme.