Jamais victoire culturelle n’aura été aussi rapide. Faut dire qu’une canicule à 6 mois de grossesse, tu te prends le mur de la réalité à la vitesse TGV.
ALERTE MANIPULATION
Voilà ce que l'AFP, l'agence de presse financée par vos impôts, a écrit hier sur l'affaire d'Ivry : "Un élu RN a interrompu le conseil municipal en sortant un crucifix avant de réciter la prière Je vous salue Marie."
C'est une manipulation complète par omission.
Voilà ce que l'AFP n'a pas jugé utile de mentionner.
Plusieurs femmes portant le voile intégral assistaient à la séance du conseil municipal. La vice-présidente elle-même siège voilée.
Kevin Nader a proposé un amendement d'une limpidité républicaine : interdire le port de signes religieux ostensibles dans l'exercice de fonctions de représentation de la collectivité. Texte conforme à la loi de 1905. Texte conforme à la laïcité telle qu'elle est inscrite dans la Constitution.
L'amendement a été rejeté.
C'est alors, et seulement alors, que Kevin Nader a sorti son crucifix et récité sa prière.
Pour démontrer par l'absurde ce que le rejet de l'amendement venait de confirmer : dans la mairie communiste d'Ivry, les signes religieux islamiques sont tolérés et les signes religieux catholiques sont un crime politique.
Le maire Philippe Bouyssou a perdu son calme, tapé du poing sur la table, crié au scandale, suspendu la séance et saisi le préfet.
Ce n'est pas un incident d'un catholique intégriste qui perturbe une séance. C'est un élu républicain qui force un maire à révéler publiquement son double standard.
Et le maire s'est chargé lui-même de la démonstration en réagissant exactement comme Nader l'avait anticipé.
Ce que la réaction de Bouyssou révèle est simple : la laïcité à Ivry s'applique contre les catholiques. Elle ne s'applique pas contre les musulmans. Ce n'est pas de la laïcité. C'est du clientélisme islamiste assumé, pratiqué depuis des générations dans ce bastion communiste.
L'AFP, financée à hauteur de 130 millions d'euros par an par le contribuable français, a choisi de raconter l'histoire du point de vue du maire communiste. Elle a présenté l'effet sans la cause. Elle a montré la prière sans montrer les voiles. Elle a décrit le scandale sans expliquer ce qui l'avait provoqué.
Ce n'est pas du journalisme. C'est de la mise en scène au service d'un récit politique.
Et c'est vous qui payez pour ça.
Comment Darmanin a éteint cette mère de famille en colère : analyse rhétorique.
Elle entre en matière avec des chiffres : 160 000 enfants victimes de violences sexuelles par an. 94 % des plaintes classées sans suite.
Il y a donc un vrai problème. Et si la responsabilité veut encore dire quelque chose, le ministre devrait rendre des comptes et passer un sale quart d'heure.
Pourtant, à la fin de la séquence, c'est bien la mère de famille qui est lessivée, désabusée, drainée.
Voilà ce qui s'est passé.
Darmanin ne la contredit jamais frontalement. Il ne dit pas "vous exagérez" ou "vous ne comprenez pas les contraintes juridiques". Ce serait une erreur de débutant. À la place, il va anesthésier sa contradictrice.
D'abord, il se met au même niveau. "Moi non plus je dors mal depuis plusieurs jours." Il n'est plus le ministre en face d'une citoyenne. Il est un humain comme elle, touché par la même chose.
Ensuite, quand elle l'attaque sur ses intérêts et ses protections, il reconstruit une identité : "Je suis le fils d'une femme de ménage. Mon père tenait un bistro. J'étais à l'école publique."
Puis il s'excuse. Au nom de l'institution, pas en son nom propre. Des excuses sans conséquence : ça ne coûte rien, ça ferme symboliquement le dossier, et ça vous met dans une position inconfortable si vous continuez à attaquer quelqu'un qui vient de s'excuser.
Enfin, il dilue. Le problème n'est plus lui, ni même son ministère. C'est le système, les collectivités, les médecins, les pharmaciens, l'éducation nationale. Et pour finir, le coup de grâce : il manque des moyens. Il vous revend de l'État.
Elle repart en doutant. "Peut-être qu'ils font leur travail. Peut-être qu'il y a une réalité que je ne comprends pas."
C'est exactement l'effet recherché.
Ce n'est pas de la politique. C'est de la rhétorique de call center.
Vous avez un problème avec un service que vous avez payé et qui n'a pas été rendu. Eux sont là pour que vous raccrochiez sans avoir demandé le remboursement. Pour que vous repartiez un peu moins en colère, un peu plus dans le doute, et surtout sans avoir obtenu de comptes réels.
La séquence va se multiplier à mesure qu'on approche de la présidentielle. Des citoyens légitimement en colère face à des professionnels du désamorçage.
Tant que vous ne savez pas nommer les techniques en temps réel, elles continueront de fonctionner.
@pro_chomeuse Refusé dans mon propre établissement, j’ai contacté les responsables du master, ils admettent qu’il y a une erreur au vu de mon dossier….
Comme tout bon observateur de la vie politique le sait, Robin des Bois est le saint patron du social-démocrate qui se respecte.
Prendre aux riches (au poids électoral faible) pour donner aux pauvres (fort nombreux), comme le fit Robin des Bois dans la forêt de Sherwood, satisfait, en effet, à deux objectifs essentiels à tout homme politique:
- être élu ou réélu (il y a plus de pauvres que de riches),
- ne rien lui coûter et l’aider à se sentir bien dans sa peau, tel le pharisien dans les Évangiles, se félicitant bruyamment de sa grande bonté .
Ce que ne dit jamais Walter Scott, c’est que le prix de toutes les denrées aux alentours de la forêt était très élevé par rapport à celui des autres régions anglaises.
Les commerçants autour de Sherwood, pour se protéger du bandit au grand cœur, se devaient, en effet, de régler des dépenses d’assurance, de gardiennage, de police et de convoyage armé très supérieures à ce qu’elles étaient partout ailleurs.
À cause des bienfaits apparents de ce bon Robin des Bois - bienfaits, qui, remarquons-le au passage, ne lui coûtaient rien -, le niveau de vie des pauvres autour de Sherwood était donc très inférieur à ce qu’il était dans le reste de l’Angleterre.
Comme le disait fort justement Frédéric Bastiat , en économie, il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. Le spécialiste des opérations apparemment généreuses et qui finissent toujours par coûter fort chères, c’est bien entendu, l’État, l’État moderne, notre nouveau Robin des Bois.
🗣️ J-L Mélenchon :
« Si les gens votent pour moi et que je suis président de la République on sortira du nucléaire, y’a pas besoin de referendum. »
Avec ce mec aux commandes, c’est la ruine assurée du pays. 🙄
Appel à @davidlisnard , @eciotti et @MarionMarechal
par Charles Gave.
La thèse que je vais défendre dans le papier de ce 24 Mai 2026 est la suivante : dans les douze mois qui viennent, la population française va devoir choisir entre un sursaut comme il y en a eu tant dans notre histoire et la disparition de notre pays comme acteur de l’Histoire
Pourquoi ? Parce que, en 2027, nous allons avoir la conjonction d’une crise économique quasiment sans précédent depuis 1798 et d’une échéance électorale essentielle .
Crise économique.
1. Les prix de l'énergie se sont envolés, et le prix des produits raffinés risquent de rester élevés même si le prix du brut baissait compte tenu du nombre de raffineries qui ont été détruites dans le monde.
2. Voilà qui va aggraver une récession qui allait avoir lieu de toute façon. Il semble que l’économie française soit en effet déjà rentrée dans une nouvelle période de contraction. La preuve en est que le chômage recommence à augmenter.
3. Cette aggravation du chômage va automatiquement amener à une détérioration des comptes publics, ce qui revient à dire que le déficit budgétaire hors paiement des intérêts va passer très au-dessus de 6 % par rapport au PIB français.
4. Ce ralentissement économique coïncide avec une hausse des taux longs et courts un peu partout dans le monde, et les taux d’intérêts sur les OAT sont déjà au-dessus du taux de croissance de notre pays, ce qui veut dire que la France est d’ores et déjà dans une trappe à dettes.
5. Il paraît donc évident que le service de la dette va exploser à la hausse, ce qui détériorerait encore plus le déficit budgétaire.
6. Il est donc probable que le prochain Président, une fois élu, devra suivre les ordres du FMI, la France ayant enfin perdu toute souveraineté
La France, l’orgueilleuse Nation, comme l’appelait Bismarck, n’existera plus.
Rien de cela n’est bien nouveau pour ceux qui lisent ces billets.
Ce qui est nouveau c’est ce que je vais dire maintenant.
Échéance électorale.
La campagne présidentielle va commencer doucement, quelque part après la rentrée scolaire et accélérer ensuite pour culminer en Mai prochain avec le débat entre un candidat lambda et le candidat de l’Etat profond.
Et tous les gens raisonnables dans le passé ont bien entendu toujours voté pour le candidat de l’Etat profond.
Mais cette élection sera différente. Elle aura lieu au moment où le désastre économique créé par les traîtres qui nous gouvernent depuis si longtemps sera à son paroxysme.
Et peu de soldats français auraient voté pour Gamelin en Juillet 1940.
Il n’est donc pas impossible qu’il n’y ait pas de candidat de l’Etat profond au deuxième tour.
La grande différence entre cette élection et les précédentes est que dans un an nous serons sans doute en plein milieu de LA crise financière qui marquera la fin du social clientélisme et du capitalisme de connivence, les deux cancers qui nous ont tué et qui furent mis en place par Mitterrand.
Ce que me dit mon expérience est donc tout simplement que nous allons entrer au plus tard au début de l’année prochaine, dans la crise financière et dans la campagne électorale, EN MÊME TEMPS.
Les Français vont donc devoir choisir leur nouveau Président en plein milieu de la crise financière qui marquera la fin de la Sociale Démocratie.
Je suis embarrassé à l’idée de devoir me citer, mais j’ai mentionné à plusieurs reprises qu’entre ce qui se passe à Bruxelles aujourd’hui et ce qui se passait à Moscou sous Brejnev, il y a la même différence qu’entre le Coca Cola Zéro (Bruxelles) et le Coca Cola normal (Moscou)[1].
Les deux sont du poison mais le Coca zéro apparemment tue plus lentement, mais tout aussi sûrement que le Coca classique.
Les deux systèmes ont exactement les mêmes racines philosophiques.
Et la plupart des pays d’Europe encore gouvernés par cette sociale démocratie mortifére sont agonisants : La Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique sont aussi malades que nous le sommes, mais nous avons-nous, en France, une caractéristique singulière : nous sommes les seuls à ne pas avoir vu émerger un ou plusieurs partis souverainistes …, qui feraient l’analyse que le problème se trouve dans la perte de nos souverainetés et que la solution est donc de sortir de l’Europe.
Partout ailleurs, nous avons de tels partis, en Grande Bretagne Reform, en Allemagne l’AFD, qui ont fait l’analyse que la seule façon de s’en sortir serait de récupérer les souverainetés transférées à Bruxelles et revenir à l’Europe des Nations, chère à de Gaulle.
Pas chez nous, où ceux qui devraient tenir ce rôle, les dirigeants du RN, ont décidé que le plus important était d’être invité aux goûters d’anniversaire dans la cour du château avec les autres petites filles.
Et donc, à ce jour et à ma connaissance, personne parmi les candidats « sérieux » ne reprend l’antienne gaulliste que quand les forces légalement élues trahissent le pays, le devoir de tout homme d’Etat est de dire que ces forces ne sont plus légitimes et d’offrir une alternative au Peuple.
Et donc, si nous n’avons pas de parti souverainiste qui émerge, les citoyens voteront par défaut pour le RN nous allons nous trouver devant un écroulement semblable à 1940 avec le RN à qui on demandera de signer l’armistice, qui le fera sans problème ce qui le déshonorera à jamais.
En fait, il n’y a pas la moindre chance de redresser notre pays si nous restons dans l’Euro, dans Schengen, dans la cour européenne des droits de l’homme et autres foutaises et ceux qui disent le contraire mentent et savent qu'ils mentent.
Il est donc temps de dire la vérité au peuple: On peut sortir de l’Europe et redresser la France, mais on ne peut pas redresser la France et rester dans l’Europe.
Et prétendre qu’une fois élu, on changera l’Europe revient à dire que les Nazis ayant gagné, il fallait trouver des accommodements avec eux. Tout le monde parle du général de Gaulle, mais on les voit tous agir comme Pétain.
Et derrière cette idée se trouve la certitude que les élections législatives de 2027 seront plus importantes que les élections présidentielles.
En 1958, le personnel de la IVème République avait été balayé.
En 1981, il en fut de même pour les centristes de Giscard.
En 2027, les Coppe et autres Bertrand vont disparaître à jamais..
J’appelle donc à l’émergence d’un parti souverainiste et donc anti-construction européenne telle qu’elle a eu lieu.
Et ce parti sera facilement majoritaire lors des élections législatives.
Encore faut-il qu’il existe.
« Rien de mal ne peut arriver à un pays si les hommes d’honneur se lèvent et parlent à temps » disait Edmond Burke et cette phrase est l’en-tête de tous les documents produits par l’IDL.
Trois personnes, que j’ai rencontré me semblent avoir compris ce que voulait dire Burke :
· Le maire de Cannes, Lisnard.
· Le maire de Nice, Ciotti
· Marion Marechal, présidente de @IDL_AvecMarion
Et je demande donc à ces trois personnes : Mettez-vous d’accord et lancez ensemble un parti vraiment souverainiste, qui aurait dans son programme de sortir de l’Euro et donc de l’Europe, de sortir de la Cour européenne des Droits de l’Homme, de reprendre le contrôle de nos frontières et de notre justice et de donner aux Français le référendum d’initiative populaire qui leur permettra de supprimer le Conseil Constitutionnel et d'enfin mettre messieurs Fabius et Juppé en prison.
Et pour la première fois de ma vie, je serai très honoré de m’encarter dans un parti, et si je pouvais avoir la carte numéro quatre, les trois premières étant déjà prises, j’en serais vraiment très heureux.
Il est temps de brûler vos vaisseaux et de prendre l'avion pour Londres.
[1] Pour ceux qui veulent en savoir plus sur cet écroulement inéluctable, lire mon livre : « La Vérité vous rendra libre » chez Pierre de Taillac, Éditeur qui a tiré a plus de 50000 exemplaires et dont personne n’a parlé.
L’Union Soviétique était l’Empire du Mal, la Social-Démocratie est l’Empire du mensonge.
Charles Gave
@MinistereCC Quand sauver Chambord redeviendra votre priorité, vous saurez où nous trouver 😉
Il est temps que l’Etat désargenté accepte les mains tendues...
Total profite de son quasi-monopole (privé) en 🇫🇷 pour augmenter ses prix (et ses profits) puis utiliser ce pactole pour faire pression sur les décisions politiques (en dépensant plus d'1 million € / an en lobbying, comme le révèle le @canardenchaine).
Son "blocage des prix" brandi comme une réponse à la crise est en fait une opération commerciale qui renforce sa domination du marché... et donc son pouvoir sur les décisions politiques futures.
Il faut sortir de ce cercle vicieux en envisageant d'aller jusqu'à la nationalisation de Total.
À l'heure où le Rassemblement national nous ressort la taxe sur les superprofits comme un vieux tract socialiste, il est peut-être temps que ces responsables ouvrent un manuel d'économie. Ça leur évitera de continuer leur course à qui sera le plus soviétique avec LFI.
Deux réalités que l'infographie résume :
Première réalité : sur chaque litre d'essence que vous payez à la pompe, l'État empoche environ 54% via la TICPE et la TVA, soit 30 milliards d'euros par an de recettes garanties, quoi qu'il arrive. La marge nette de TotalEnergies à la pompe, elle, tourne autour d'un centime par litre. Un centime. Ce n'est pas Total qui s'engraisse sur votre plein, c'est la Direction générale des finances publiques.
Deuxième réalité : TotalEnergies est déjà l'une des entreprises pétrolières les plus taxées au monde, avec un taux d'imposition effectif d'environ 47% sur ses bénéfices. ExxonMobil, Shell, BP, Chevron, tous bien en dessous. Taxer davantage Total ne changerait rien au prix à la pompe. En revanche, baisser la TICPE, si.
Le vrai "superprofit" sur l'énergie en France, c'est celui de l'État.
@ManonAubryFr Si t'es si maline, pourquoi tu n'as pas conseillé à ta gigantesque audience de se positionner sur ce titre ?
Ils auraient pu ainsi compenser la hausse de l'essence.
🇫🇷 🇬🇧🇺🇸
« Vous avez récemment déclaré, Monsieur le Président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient allemand. Permettez-moi de dire que sans nous, vous parleriez français. »
Roi Charles III à Donald Trump
J'ai lu le programme de LFI, je vous raconte.
LFI propose de passer de 57% à 66% de dépense publique/PIB, soit le grand record de l'histoire de l'humanité à l'exception des soviétiques, ce faisant tracant le chemin pour faire exploser la dette qu'ils laisseront aux enfants.
Ils accréditent la possibilité d'une vente des actifs francais aux étrangers avec la taxe Zucman, faisant de la souveraineté un slogan contredit par l'obligation de la vente d'actifs.
Ils proposent que sur toute augmentation de salaire hors smic, en raison des taux de cotisation accentués, 70% aille surtout aux retraités plutôt qu'aux salariés. Ils proposent un smic en superbrut de 3300€ comme s'il n'existait pas de personne produisant moins de valeur que cela. Ils ne répartissent pas le fruit du travail, ils répartissent des richesses qui ne sont pas produites.
Ils veulent abandonner le nucléaire et s'allier avec la Chine et la Russie, au point que Mélenchon parle de plus en plus de la Chine dans ses derniers meetings.
Ils veulent dépenser 45 milliards pour un revenu étudiant sans travail en contrepartie, soit trois fois le budget des universités de France, qui de fait deviendront des guichets d'abord, des lieux d'études ensuite.
Et toute position en-deça serait forcément de l'ultra-libéralisme parcequ'eux au fond ne seraient que de simples socio-démocrates soucieux de l'équilibre du pays. Un phare dans la brume, ce parti.
Je sais pas si le mec d'Eureka est un grand naif ou un grand cynique, mais là fallait que je prenne 5 minutes pour démonter complètement sa dernière vidéo sur l'éducation financière.
Leur thèse en une ligne : apprendre à épargner et investir, c'est du néolibéralisme déguisé, et la seule vraie solution passe par plus d'impôts, plus de redistribution, plus d'État.
Sauf que chaque argument qu'ils avancent est soit factuellement discutable, soit logiquement bancal, soit moralement glaçant. Je reprends leurs points un par un.
🧵
Argument 1 : "l'éducation financière c'est du marketing déguisé de Trade Republic"
Ils passent 10 minutes à démontrer que Trade Republic fait du marketing pour capter les jeunes épargnants. Ok. Et ?
Trade Republic est une entreprise. Elle vend un service. Elle fait du marketing. Bienvenue dans l'économie.
Le vrai scandale ce serait quoi ? Que personne ne parle d'investissement aux jeunes ? Que ça reste le monopole des banquiers privés qui appellent uniquement les héritiers dès leurs 18 ans ?
La démocratisation de l'information financière est une des meilleures choses qui soit arrivée à ma génération. Mes parents n'ont jamais eu accès à ça. Moi si. Mes enfants encore plus.
Eureka prend un phénomène massivement positif (des millions de jeunes qui apprennent gratuitement les bases sur internet) et le repeint en complot. C'est du pur ressentiment.
Argument 2 : "les pauvres ne peuvent pas épargner, donc l'épargne ne sort personne de la pauvreté"
Sophisme classique. Ils prennent le cas d'une personne au SMIC qui arrive péniblement à mettre 50€/mois et concluent : "vous voyez, ça marche pas."
Personne n'a jamais prétendu que la bourse transformait un SMICard en millionnaire. La bourse fait une chose : elle protège ton épargne de l'inflation et la fait croître sur le temps long.
Le vrai message, c'est : dès que tu peux épargner ne serait-ce que 100€/mois, tu as intérêt à le faire travailler plutôt que de le laisser pourrir sur un compte courant.
Eureka fait le sophisme inverse : "si ça n'aide pas tout le monde immédiatement, alors ça n'aide personne." C'est du nihilisme intellectuel.
Un jeune actif qui investit 200€/mois dans un ETF World pendant 40 ans à rendement historique finit avec plusieurs centaines de milliers d'euros. Ce n'est pas Bezos. Mais ce n'est pas rien non plus.
Argument 3 : "la bourse profite plus aux riches, donc elle est inégalitaire"
Là, ils touchent au cœur du logiciel collectiviste. Attention aux yeux.
Oui, celui qui investit 1000€/mois finit plus riche que celui qui investit 50€/mois. Stupéfaction.
C'est exactement comme dire : "celui qui travaille 40 ans finit avec plus d'argent que celui qui travaille 10 ans, donc le travail est inégalitaire."
Eureka confond deux concepts radicalement différents : l'inégalité de résultat (certains ont plus que d'autres) et l'injustice (certains sont empêchés d'accéder à l'outil).
Un outil qui permet à chacun de faire croître son capital selon ses moyens n'est pas injuste. Il est universel. Il est proportionnel.
Ce qui serait injuste, ce serait de le réserver à une caste. Or c'est exactement ce qui se passait avant les ETF et les néobrokers, quand seuls les clients patrimoniaux avaient un vrai accès aux marchés.
Eureka défend littéralement l'ancien monde.
Argument 4 : "la retraite par répartition fonctionne, pas besoin de capitalisation"
Ils prétendent que le taux de remplacement ne baissera que de "5 points, pas 20" et traitent de désinformateurs ceux qui alertent.
Ce qu'ils ne disent pas, et qui sort pourtant du dernier rapport du Conseil d'Orientation des Retraites (juin 2025) : le système restera déficitaire sur tout l'horizon de projection, avec un déficit atteignant 1,4 point de PIB en 2070. Le taux de remplacement baisse mécaniquement génération après génération : 79% pour la génération 1938, nettement moins pour celles nées après 1960. Pour équilibrer sans toucher aux pensions, le COR lui-même indique qu'il faudrait porter l'âge de départ à 65,9 ans en 2045 et 66,5 ans en 2070.
Donc oui, la répartition "tient", au sens où elle existera encore. Mais au prix soit de pensions plus faibles, soit d'un départ plus tardif, soit d'une hausse des cotisations (donc baisse du salaire net).
Dans ce contexte, ne pas se constituer une épargne complémentaire relève du pari imprudent. Et accuser de "désinformation" ceux qui alertent sur ces chiffres pourtant publics, c'est de la mauvaise foi pure.
Argument 5 : "si tout le monde achète des ETF, la bourse n'a plus de sens"
Argument recyclé depuis 20 ans. Il est techniquement faible.
Tant qu'une part significative du marché reste gérée activement (et c'est encore massivement le cas hors US), les prix continuent d'intégrer l'information. Même quand la gestion passive progresse, des acteurs comme les hedge funds, les fonds long-short et les particuliers informés arbitrent les écarts de valorisation en continu.
Mais au-delà du technique, notez l'argument caché derrière : "ne prenez pas de décisions passives, laissez les experts décider."
Or la littérature académique est très claire : la majorité des gestionnaires actifs sous-performent leur indice net de frais sur le long terme (voir les études SPIVA de S&P, reproduites année après année).
Eureka, qui passe sa vidéo à dénoncer les commissions, défend en réalité le modèle à commissions qui a appauvri des générations d'épargnants français. C'est d'une incohérence rare.
Argument 6 : "le MSCI World monte plus vite que le PIB, donc la bourse vole les travailleurs"
Le logiciel marxiste affleure. Respirons.
D'abord, une partie de l'écart qu'ils dénoncent est un artefact de comparaison : ils comparent la croissance du PIB réel des pays de l'OCDE à un rendement boursier qui inclut dividendes réinvestis, rachats d'actions, et exposition aux pays émergents via les multinationales. Ce sont deux choses différentes, pas deux mesures du même gâteau.
Ensuite, sur le fond : le MSCI World regroupe les plus grandes capitalisations des pays développés. Ces entreprises captent une part disproportionnée de la croissance mondiale, y compris celle des pays émergents où elles opèrent. Leur performance reflète cette captation, pas un vol.
Quand tu détiens une part de ces boîtes via un ETF, tu finances du capital productif. Tu participes à la création de valeur de boîtes dont les produits sont librement choisis par des milliards de consommateurs.
Est-ce que la répartition capital/travail mérite un débat ? Oui, c'est un vrai sujet économique. Mais passer de "le capital capte beaucoup" à "détenir des actions = exploiter les travailleurs", c'est le raisonnement moral qui a alimenté les pires catastrophes du 20e siècle.
Argument 7 : "les actionnaires votent pour les délocalisations et les licenciements"
Oui. Parce que la concurrence mondiale existe. Parce que les ressources doivent être allouées là où elles sont le plus productives.
Eureka voudrait quoi ? Que les actionnaires votent pour maintenir par charité des usines non-compétitives qui finiront par fermer de toute façon ?
Le résultat de cette logique, on le connaît : des décennies de subventions à fonds perdu, des fermetures d'usines repoussées de 10 ans, et des salariés encore plus démunis au bout du chemin parce qu'on a refusé l'ajustement quand il était gérable.
L'économie de marché n'est pas cruelle. C'est le refus d'ajuster qui est cruel, parce qu'il prolonge l'agonie et retarde la reconversion.
Et sur le fond : c'est justement parce que les salariés deviennent eux-mêmes actionnaires via leur épargne salariale, leur PER et leurs ETF, que l'opposition "capital vs travail" devient de plus en plus caduque. Le marxisme du 19e siècle ne comprend pas ce monde-là. Eureka non plus.
Argument 8 : "la vraie solution ce sont les salaires, les aides sociales et les services publics"
Traduction : plus d'impôts, plus de redistribution, moins d'autonomie individuelle.
Problème : la France applique ce programme à haute dose depuis 40 ans. Dépense publique autour de 57% du PIB (record OCDE). Taux de prélèvements obligatoires autour de 46% (podium mondial). Dette publique supérieure à 110% du PIB. Croissance par tête anémique depuis 15 ans. Pouvoir d'achat médian stagnant.
Eureka regarde ce bilan et conclut : il faut en faire plus.
Alors oui, on peut me citer les pays nordiques qui ont aussi des taux élevés et qui fonctionnent. C'est vrai. Mais ces pays combinent redistribution élevée avec des marchés du travail très flexibles, une fiscalité du capital modérée et une culture de la responsabilité individuelle qui n'a rien à voir avec ce que défend Eureka. Le "modèle nordique" fantasmé par la gauche française n'existe pas dans les pays nordiques.
La redistribution sans croissance, c'est partager un gâteau qui rétrécit. Les pays qui ont massivement amélioré le niveau de vie de leurs classes populaires ces 30 dernières années (Pologne, Corée, Irlande, Vietnam, Chili) l'ont fait par la croissance, l'ouverture économique et l'investissement, pas par la redistribution.
Le vrai fond du débat
Tout le reste, c'est de la technique. Le vrai clivage est là.
Eureka défend un monde où l'individu ne contrôle pas son épargne, la collectivité le fait pour lui. Où les retraites dépendent uniquement d'une décision politique, jamais d'un capital personnel. Où la création de valeur privée est moralement suspecte. Où ceux qui ont épargné sont requalifiés en "rentiers" parasitaires.
Je défends un monde où chacun est propriétaire de son avenir financier. Où le capital accumulé par le travail et la discipline est respecté. Où la création d'entreprise et la prise de risque sont honorées. Où l'autonomie individuelle est la base de la dignité humaine.
Ces deux visions ont été testées pendant un siècle. L'une a produit le plus grand enrichissement de masse de l'histoire humaine. L'autre a produit l'URSS, la RDA, Cuba, la Corée du Nord, le Venezuela, et des dizaines de millions de morts.
Ce n'est pas un point Godwin. C'est un bilan historique.
Le paradoxe final
Ce qui me fascine toujours chez ces militants qui passent leur temps à dénoncer le "néolibéralisme" : ce sont souvent les mêmes qui traitent leurs adversaires de fascistes à la moindre occasion.
Or il y a un livre qu'ils devraient lire avant d'aller plus loin : La Route de la Servitude, de Friedrich Hayek, publié en 1944.
La thèse centrale, c'est que la planification économique centralisée, même animée des meilleures intentions, tend mécaniquement à concentrer le pouvoir entre les mains de l'État et à réduire les libertés individuelles. Pas parce que les planificateurs sont méchants, mais parce que la logique même du contrôle économique exige le contrôle politique.
Les gens qui veulent que l'État décide de votre épargne, de votre retraite, de ce qui est une "vraie" création de valeur et de qui mérite quoi, ne sont pas les remparts contre l'autoritarisme.
Ils en sont, historiquement et mécaniquement, les alliés objectifs.
L'éducation financière, au fond, c'est l'apprentissage de l'autonomie économique. C'est pour ça qu'elle dérange autant ceux qui ne conçoivent la société que comme un grand système de tutelle bienveillante.
Apprenez à épargner. Apprenez à investir. Lisez Hayek, Mises, Bastiat. Et ne laissez jamais personne vous convaincre que prendre soin de votre avenir est un acte de trahison sociale.
Analysons ensembles les étapes.
1. Les riches vendent en masse leur immobilier ce qui a déjà bien commencé post Covid.
2.Les boutiques ferment.
3.Moins de personnes peuvent travailler dans New-York.
Le cumul de 1, 2 et 3 font moins de recettes fiscales.
Comme moins de recettes fiscales, hausse des taxes pour conserver une assiette, donc encore plus de riches décident de finalement partir.
// comme moins de recettes, les services publics deviennent mal fonctionnants. Les routes ne sont pas entretenues de sorte que plus en plus de sièges sociaux décident de ne plus maintenir leurs adresses sur la 5 eme Avenue et en font une antenne plus qu'un vaisseau amiral.
Et ceci mon enfant est la raison pour laquelle des politiques socialistes amènent partout et toujours l'appauvrissement de tous et l'inverse d'une justice sociale.
- Faire une école privée payante sans alternance.
- Prendre un appart inutilement grand dans Paris.
- Ne pas travailler à côté de ses études.
- Faire des micmacs bizarres avec la Fnac.
- Avoir un animal.
- Fumer.
Ce n’est pas la précarité étudiante, ce sont de mauvais choix...