J’étais présent hier soir devant le Palais de justice de Bastia afin de répondre à l’appel au rassemblement lancé à la suite de l’assassinat de Lyhanna.
Il est plus que temps de réformer notre justice pour mettre un terme à la litanie des noms de victimes mortes faute d’avoir été protégées de leur bourreau.
J’ai pris la parole cet après-midi devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, pour exprimer au nom de mon groupe et en mon nom personnel, nos observations préalables à la discussion sur le projet de loi constitutionnelle « pour une autonomie de la Corse dans la République ».
J’ai tenu à rappeler à cette occasion notre volonté d’avancer positivement sur ce texte essentiel pour la Corse, à la condition que celui-ci soit amélioré et sécurisé.
Inscrire dans notre Constitution ce que nous sommes, et nous donner les moyens de mieux répondre à nos problèmes et aux défis qui nous font face, oui. Mais pas question d’un saut dans l’inconnu qui pourrait faire demain le jeu de forces occultes et le malheur des Corses.
Le ministre des Transports a annoncé aujourd’hui une baisse de 65 % de la taxe sur les billets d’avion (TSBA) pour l’ensemble des lignes de service public métropolitaines, à compter du 1er juin. Une annonce qui a fait suite au feu vert de l’Europe sur ce point.
L’entrée en vigueur de cette taxe, symbole d’une écologie punitive et aveugle, pénalisait considérablement notre destination, tant pour les Corses contraints de prendre l’avion pour se rendre sur le continent que pour nos visiteurs. Elle dégradait ainsi un peu plus encore la compétitivité de notre île.
Si cette annonce ne constitue pas une victoire complète, je me réjouis malgré tout que le bon sens commence à prévaloir dans ce dossier sur lequel je me suis beaucoup investi, tant à la faveur d’amendements, de questions orales posées au sein de l’Assemblée nationale, qu’au travers de nombreux échanges avec les autorités concernées.
Le combat continue pour soustraire totalement notre île à ce surcoût injustifié.
Le Conseil constitutionnel a censuré ce jour 25 articles de la loi de simplification de la vie économique, qui en comportait 84. Une décision inique et profondément antidémocratique.
Parmi les articles censurés, on retrouve notamment celui porté par notre groupe de la Droite républicaine, supprimant l’obligation d’instaurer des Zones à Faibles Émissions (ZFE) dans les villes, lesquelles constituent aujourd’hui un véritable outil de ségrégation sociale, réservant aux seuls individus possédant des voitures récentes l’accès aux centres urbains.
Aujourd’hui, chacun doit savoir que la mise en œuvre de cette mesure technocratique se traduit, pour des centaines de milliers de Français, par des difficultés accrues d’accès à un médecin ou à un service public, sans qu’aucune étude sérieuse n’ait, en contrepartie, démontré des positifs significatifs pour la santé.
Cette décision va contribuer à aggraver la défiance d’une grande partie de la population envers nos institutions démocratiques, en montrant le peu de cas fait de la volonté du peuple et de ses représentants élus par des sages qui appliquent, depuis plusieurs années, une lecture extensive de leurs prérogatives, à rebours de la volonté exprimée par le Parlement.
Déplorable.
Les jours se suivent et, malheureusement, se ressemblent.
Cette nuit encore, des commerces, outils de travail de plusieurs familles, ont été ruinés par un feu criminel.
Pour l’un de ces établissements de la place Saint Nicolas de Bastia, c’est le deuxième incendie en moins de deux ans.
Mon fils comme de nombreux Bastiais habite un de ces immeubles, faut-il un drame afin que tout cela ne cesse ? En Corse de nos jours peut-on encore accepter d’être réveillé en pleine nuit par les pompiers voire par des explosions en pleine rue ?
Malgré les nombreux résultats des services enquêteurs et de la Justice que l’on ne sauraient nier, notre Île demeure la victime d’une prédation et d’une violence organisée dont les seuls ressorts sont l’asservissement d’une population et l’argent facile.
Je tiens à apporter tout mon soutien et toute ma solidarité à toutes les personnes touchées par ces actes.
Plus que jamais, l’heure ne saurait être à la fatalité : cette spirale mortifère doit être stoppée, il en va de l’avenir de nos enfants.
Cette nuit, le tracteur de François Sisti, berger du Fium’orbu, a été incendié.
Je voulais par ces mots l’assurer de tout mon soutien et de toute ma solidarité.
Plus que jamais, il nous faut travailler à débarrasser la Corse de cette violence qui l’empoisonne depuis trop longtemps et dont la permanence obère tout avenir.
L’amendement que j’ai déposé dans le cadre de l’examen de la proposition de loi « pour une montagne vivante », et qui visait à protéger nos communes de montagne, a été adopté hier soir en séance publique.
C’est une première victoire sur ce sujet essentiel pour nos communes de montagne !
Cet amendement prévoyait en effet de repousser de 5 ans l’entrée en vigueur d’une disposition portée par mon prédécesseur, qui prévoit de bloquer, dès août 2027, toute extension de l’urbanisation dans nos communes de montagne dépourvues de PLU ou de carte communale. Une exception corse à l’échelle de tout le pays !
Cette règle, pensée pour répondre à la pression foncière et à l’urbanisation excessive que connaissent certains territoires, s’apprête en réalité à frapper nos communes rurales et de montagne, souvent très peu peuplées, et disposant de peu de moyens financiers, humains et techniques pour élaborer un document d’urbanisme.
Comme je l’ai clairement exprimé, il ne s’agit pas de remettre en cause les objectifs de sobriété foncière, mais de faire preuve de mesure, de justice et de réalisme.
Nos villages de l’intérieur ne peuvent pas être traités comme des territoires soumis à la spéculation immobilière du littoral.
En donnant du temps à nos communes, ainsi qu’à ceux qui y vivent et y sont attachés, nous leur donnons les moyens de continuer à vivre et à défendre une ruralité vivante.
Demain, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, je défendrai mes amendements dans le cadre du débat sur la proposition de loi « pour une montagne vivante », portée par mon collègue Jean-Pierre Vigier et dont je suis cosignataire.
Je m’emploierai notamment à permettre à nos petites communes de l’intérieur dépourvues de documents d’urbanisme d’échapper à l’interdiction, dès août 2027, de bâtir en continuité de leur urbanisation, ce qui constituerait une situation unique en France en raison d’un amendement de mon prédécesseur adopté en 2023.
Nos villages, et les Corses qui y sont propriétaires, ne doivent pas être les victimes collatérales de règles conçues pour lutter contre l’urbanisation effrénée de territoires littoraux dont la situation n’a rien à voir avec la leur.
Je vous propose de retrouver les explications que j’ai données ce jour à RCFM.
Très heureux d’avoir été aujourd’hui à Piedicorte-di-Gaggio pour commémorer la Victoire de 1945 aux côtés de son maire, Yvan Poitau-Paolini, de sa municipalité, des anciens combattants, des gendarmes de la brigade de la commune et de la population.
Se souvenir de notre passé, honorer la mémoire de nos morts, tombés pour la défense de la Patrie et de notre liberté, sont des actes essentiels qu’il nous faut respecter et perpétuer.
Cela résonne avec une vigueur particulière à Piedicorte-di-Gaggio, village meurtri par la Seconde Guerre mondiale, puisqu’il fut victime d’un bombardement meurtrier en 1943, peu avant la Libération de la Corse.
Enfin, à l’issue de la cérémonie, la municipalité a tenu à saluer une militaire de la brigade de gendarmerie de la commune qui rejoint Corte. Une présence importante pour notre ruralité, qui contribue également au maintien des familles et, parfois, de ces écoles si précieuses à la vitalité de nos villages.
C’est avec une profonde émotion que nous apprenons le décès du Professeur Claude Griscelli, immense figure de la médecine française, originaire de Cervioni et de Vezzani et très attaché à San Giuliano où il résidait dans sa maison de famille.
Médecin d’exception, chercheur mondialement reconnu et professeur respecté, Claude Griscelli a consacré sa vie à sauver celle des autres, notamment celle des enfants atteints de maladies immunitaires graves.
Son nom restera à jamais associé au combat mené pour les « bébés bulles », ces enfants privés de défenses immunitaires, pour lesquels il fut un pionnier de la recherche et des traitements innovants. Grâce à son travail, son dévouement et son génie médical, de nombreuses vies ont pu être sauvées et des familles ont retrouvé l’espoir.
Son parcours hors du commun l’a conduit aux plus hautes responsabilités : dirigeant de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, Conseiller d’État, mais aussi président du conseil de gestion de l’Université de Corse Pasquale Paoli entre 1978 et 1981, au moment crucial de la renaissance de l’université corse. Par son engagement, il aura contribué à porter haut les valeurs du savoir, de la transmission et de l’excellence.
La Nation reconnaissante l’a d’ailleurs élevé au rang de Grand Officier de la Légion d’Honneur, une distinction réservée aux plus méritants d’entre nous.
Malgré une carrière prestigieuse et une renommée internationale, il est toujours resté profondément attaché à sa terre corse, à ses racines et aux siens. À travers son parcours exceptionnel, il aura fait rayonner la Corse bien au-delà de ses frontières avec dignité, simplicité et fidélité à ses valeurs.
On ne compte plus les familles de Corse qu’il a conseillé, accompagné et protégé avec bienveillance lorsqu’elles étaient touchées par la maladie.
Aujourd’hui, la Corse perd l’un de ses plus grands fils, un homme dont l’œuvre et l’héritage resteront immenses. Pour ma part je perds un ami sincère et dévoué.
À sa femme Apollonia « Loni » , ses enfants Annelise, Franck, Karin et Olivier mais aussi à tous ceux qu’il a inspirés nous adressons nos plus sincères condoléances.
Riposa in pace Prufessore.
Nous débattons actuellement d’une importante proposition de loi visant à défendre une montagne vivante et souveraine.
Ce texte dont je suis cosignataire et qui est porté par mon collègue de groupe Jean Pierre Vigier, pourrait permettre en cas d’adoption des avancées majeures pour soutenir la vitalité de notre ruralité et défendre les droits de ceux qui y vivent.
Son article 6 vise ainsi à assouplir l’application de la loi Montagne afin de permettre des constructions à proximité immédiate des zones déjà bâties, là où des interprétations trop restrictives empêchent aujourd’hui certains projets pourtant essentiels à la vie de nos villages.
Dans de nombreuses communes rurales de notre île, des familles ne peuvent pas construire sur leur terrain, des jeunes ne peuvent pas rester vivre au pays et des maires se heurtent à des blocages administratifs parfois incompréhensibles alors même que les terrains concernés jouxtent directement l’existant.
Aujourd’hui nous nous battons pour simplifier tout cela.
Il y a 34 ans, le 5 mai 1992, la tribune provisoire du stade de Furiani s’effondrait.
Ce qui devait être une fête du football devenait le plus grand drame de l’histoire du sport français.
Aujourd’hui encore, la Corse se souvient des victimes, des blessés, de leurs familles.
Le Rapport sur l’Audiovisuel Public vient d’être dévoilé.
Au titre de la séparation des pouvoirs je ne peux que m’étonner de la réaction du Premier Ministre qui attaque vertement ce Rapport.
De la même façon la position ainsi que les critiques de Delphine Ernotte sont tout simplement affligeantes….
Dans notre démocratie le travail des commissions parlementaires mérite d’être respecté. La période du en même temps où tout était permis si cher à Mr Macron est bientôt terminé, il était temps…
J’étais présent aujourd’hui au camp Raffalli pour commémorer la bataille de Camerone, haut fait d’armes de la Légion étrangère, au cours duquel 62 légionnaires résistèrent, le 30 avril 1863, durant près de deux jours aux assauts de plusieurs milliers de soldats de l’armée mexicaine.
Un acte de bravoure exceptionnel, entré dans la légende, qui a traversé le temps et couvert de gloire la Légion étrangère, unité d’élite de nos armées.
En ces temps troublés, où la perspective d’un retour de la guerre sur notre continent ne peut plus être écartée, il est plus que jamais essentiel de témoigner notre reconnaissance et notre soutien indéfectible à celles et ceux qui s’engagent pour défendre la Nation.
Le rapport sur l’audiovisuel public a raison de pointer des pratiques scandaleuses !
On ne peut pas gérer l'argent public le matin en travaillant chez France TV, se faire licencier de France TV en touchant des indemnités le midi, et rejoindre l'après-midi les mêmes sociétés de production privées auxquelles on a alloué les marchés de l'audiovisuel public.
Ce n’est plus possible.
@FXceccoli
En juin prochain, l’Assemblée nationale sera appelée à débattre de l’avenir institutionnel de notre île. Une discussion qui devrait se poursuivre à l’automne au Sénat.
Ces débats devront nous permettre de faire valoir les spécificités et les particularismes de la Corse et des Corses, avec pour boussole leur intérêt supérieur. C’est au nom de la défense de cet intérêt que je me suis exprimé dans les colonnes du Parisien.
Une position que je veux résolument ouverte aux avancées, mais néanmoins vigilante. Il n’est pas question d’un transfert du pouvoir législatif sans garde-fous capables de protéger notre île des pressions mafieuses, pas plus que de faire voler en éclats nos équilibres territoriaux ou d’ouvrir la voie à des dérives fiscalistes dont nous serions les victimes.
En la matière sur les rares compétences fiscales que possède la Collectivité de Corse, l’exécutif au pouvoir a augmenté de manière très sensible leurs taux alors que le coût de la vie est déjà insurmontable pour nombre de Corses.
Je vous laisse imaginer à quoi conduirait un élargissement des compétences fiscales ainsi que la capacité à faire loi, tout simplement à une explosion des prélèvements dont les Corses seraient les premières victimes.
Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’impartialité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public sera publié.
J’ai naturellement voté en faveur de cette publication et je me réjouis de ce vote de notre commission, qui était loin d’être acquis.
Ne pas rendre publics ces travaux aurait en effet constitué un signal particulièrement préoccupant pour notre démocratie, en alimentant la défiance d’une partie de nos concitoyens à l’égard de notre service public audiovisuel.
Pour autant, comme je l’ai exprimé cet après-midi à huis clos, je ne partage pas forcément l’ensemble des conclusions du rapporteur, M. #Alloncle. C’est la raison pour laquelle je déposerai une contribution distincte, qui aura notamment pour objectif de défendre l’importance des antennes régionales.
Le débat va à présent pouvoir se poursuivre dans la transparence, le respect des Français et le souci constant de défendre un service public efficient.
Nous avons définitivement approuvé, il y a quelques minutes, le projet de loi de simplification de la vie économique.
C’est la concrétisation d’un travail de près de deux années, accompli au sein de la commission spécialement réunie à cet effet et présidée de main de maître par mon collègue et ami, @IanBoucard, des élus et des citoyens dans de nombreux domaines.
Parmi les victoires arrachées par ce texte, contre la volonté du Gouvernement, figure la fin des ZFE, zones à faibles émissions produits de l’écologie punitive, condamnaient des millions de Français, parmi les plus modestes, à ne plus pouvoir accéder au cœur de nombreuses villes.