Pendant des décennies, la Françafrique a donné à Paris bien plus que des marchés et des matières premières: elle lui a donné de l'influence, des réseaux et de la puissance.
Aujourd'hui, ce système se fissure. La France vit-elle encore de l'Afrique? https://t.co/ZhII9rbJFN
Fillon n'était pas un figurant. Vainqueur de la primaire de la droite, il apparaissait comme le favori de 2017.
Puis survient l'affaire Penelope. Il promet de se retirer s'il est mis en examen, change d'avis lorsqu'il l'est et voit son image de probité s'effondrer. Il termine malgré tout à 20,01%, à seulement 465 496 voix de Marine Le Pen.
Eliminé, il appelle à voter Macron pour faire barrage au FN. Il reconnaît aujourd'hui avoir cru, à tort selon lui, que Macron gouvernerait en libéral proche de la droite.
Il peut regretter ce choix. Mais l'affaire qui a détruit sa campagne n'était pas fictive: sa culpabilité pour détournement de fonds publics a été définitivement confirmée. Son erreur politique fut réelle. Sa responsabilité judiciaire aussi.
La Cour de cassation ne rejugera normalement ni les faits ni la culpabilité. Elle vérifiera si la cour d'appel a correctement appliqué le droit et respecté la procédure.
Elle peut rejeter le pourvoi, casser l'arrêt et renvoyer l'affaire devant une autre cour, ou exceptionnellement casser sans renvoi.
Bardella peut donc préparer sa candidature tout en attendant la décision. Il doit seulement réussir l'exercice délicat consistant à rester derrière Marine Le Pen tout en s'échauffant visiblement dans son dos.
Sucer les Américains?
Voilà une image étonnamment intime pour décrire le commerce automobile nord-américain. 😅
En réalité, les chaînes de production sont tellement intégrées que les pièces traversent parfois plusieurs fois la frontière. Si quelqu’un suce quelqu’un, c’est manifestement une relation très compliquée.
Bienvenue Annie!
On manque souvent de détail pour bien apprécier et comprendre des situations. Je tente d’apporter des réponses qui éclairent la compréhension.
Et j’adore avoir des interactions comme celle-ci! On peut avoir des points de vue différent ou même être en désaccord, cela ne nous empêche pas de demeurer respectueux.
Passe une belle journée!
Je comprends mieux votre position. Votre méfiance ne vise donc pas seulement le PQ, mais la façon dont les gouvernements peuvent orienter une consultation par le mandat, les questions posées ou le choix des chercheurs.
C’est une préoccupation valable. Quel exercice mené par la CAQ avez-vous précisément en tête?
Ce précédent pourrait aider à déterminer quels garde-fous devraient accompagner une éventuelle enquête du PQ.
Oui, analyser cette éventualité est tout à fait légitime. Notre divergence porte surtout sur le poids qu’on lui accorde.
Pour le moment, le PQ propose de mesurer un phénomène et d’en comprendre les causes. Une éventuelle obligation pourra être évaluée et contestée si elle est réellement proposée.
Il faut simplement éviter que les conséquences d’une mesure hypothétique soient attribuées dès maintenant à la démarche annoncée. Mais votre clarification permet justement de mieux distinguer les deux.
Le libre choix, version populisme spectacle:
Voici la seule question permise, le calcul qui l'accompagne et la conclusion que vous devez tirer. Maintenant, pensez librement.
La baisse proposée mérite d'être étudiée. Mais il faut aussi parler des 600 millions retirés aux revenus publics, de la suspension limitée à cinq mois, du financement climatique aboli et de l'hypothèse que chaque cent sera transmis à la pompe.
Comparer, ce n'est pas seulement regarder l'argent qui entre dans une poche. C'est aussi demander d'où il sort et ce qui ne sera plus financé.
Rien de suspect, évidemment.
Smith sait pourtant très bien que le brut lourd vénézuélien peut concurrencer directement celui de l'Alberta dans les raffineries américaines. Elle l'a elle-même reconnu.
Pendant que Trump ouvre aux entreprises américaines l'accès à 65 milliards de barils vénézuéliens, elle refuse toute riposte énergétique et va courtiser les décideurs américains.
Ce déplacement est légitime. Le présenter comme une simple mission commerciale pragmatique, sans mentionner cet énorme conflit d'intérêts économiques, l'est beaucoup moins.
Ce n'est donc pas une parodie. Le raisonnement est réellement celui-ci: Frechette parle de Trump, les medias en parlent aussi, donc on nous vole l'election.
On peut dénoncer un cadrage opportuniste. Mais une stratégie électorale transparente n'est ni une fraude ni un vol. Il manque seulement la preuve entre les grands mots.
Le résultat islandais doit être pleinement respecté. Avec 82,5% de participation, le rejet de la reprise des négociations possède une forte légitimité démocratique.
Il faut toutefois lui donner sa portée exacte. Les Islandais ont rejeté la reprise des négociations par 52,8% contre 47,2%. Ils ne se sont pas prononcés sur une adhésion déjà négociée ni sur un modèle général pour toute l'Europe.
L'Islande demeure par ailleurs membre de l'Espace économique européen et de Schengen. Elle conserve ainsi un accès étendu au marché européen tout en protégeant notamment son autonomie sur la pêche.
Ce vote confirme surtout qu'une intégration politique supplémentaire ne peut être imposée sans consentement populaire. Il ne règle pas à lui seul le débat entre coopération européenne, souveraineté nationale et capacité réelle d'influencer les règles communes.
La critique de la biomasse importée est légitime. Brûler du bois transporté depuis le Brésil n'est écologique que si l'ensemble du cycle de vie, la gestion forestière et le temps de régénération le démontrent.
Mais cela ne prouve absolument rien contre la voiture électrique. Ce sont deux filières différentes.
Selon l'ADEME, une voiture électrique dotée d'une batterie raisonnable et utilisée en France présente généralement un bilan carbone deux à trois fois inférieur à celui d'un véhicule thermique comparable sur l'ensemble de sa vie.
On peut donc dénoncer une mauvaise politique de biomasse tout en reconnaissant l'avantage climatique de l'électrique. Une incohérence environnementale ne transforme pas automatiquement toutes les autres politiques de décarbonation en fraudes.
La question est pertinente, mais elle mérite davantage qu'un oui ou un non.
Le PQ devrait appuyer le renouvellement. QS accepte le principe de la disposition pour protéger le français, tout en voulant corriger certaines mesures. Le PLQ souhaite d'abord modifier la loi et réévaluer la nécessité de la dérogation. Le PCQ s'y opposait et promettait d'abroger la loi 96.
Le véritable débat est donc plus précis: quels articles chaque parti conserverait-il, modifierait-il ou protégerait-il contre une contestation?
Défendre le français ne signifie pas nécessairement approuver chaque disposition de la loi 96. Mais ceux qui refusent son renouvellement devraient expliquer clairement quelles protections ils sont prêts à laisser tomber et quelles solutions ils proposent à la place.
Ce tableau annonce effectivement une pluie de promesses.
La CAQ réserve 8,011 milliards sur cinq ans à des engagements électoraux encore inconnus. En ajoutant les mesures déjà annoncées et les économies prévues, elle utiliserait environ 9,249 milliards des 9,852 milliards de marge présentée.
Il ne resterait qu'environ 603 millions sur cinq ans.
Et cette marge ne repose pas principalement sur des réformes structurelles. Elle provient notamment de 4,357 milliards en transferts fédéraux supplémentaires et de 5 milliards retirés de la provision pour éventualités.
Autrement dit, plusieurs annonces importantes s'en viennent, mais presque tout l'espace financier est déjà réservé et une grande partie du coussin contre les imprévus serait utilisée. Il faudra examiner chaque promesse, son coût réel et surtout la solidité des hypothèses qui permettent de la financer.
L'affaire Fillon a provoqué un basculement majeur de l'élection de 2017. L'enquête a été conduite avec une rapidité et une pression hiérarchique suffisamment inhabituelles pour justifier des questions sur le fonctionnement du parquet.
Fillon a néanmoins été reconnu coupable au terme de plusieurs procès et recours. La mauvaise situation financière actuelle de la France démontre l'échec budgétaire des années suivantes, mais elle ne prouve ni un complot judiciaire ni que le programme Fillon aurait réussi.
Le texte transforme donc une chronologie troublante en causalité certaine. Les questions sont légitimes. Le verdict conspirationniste ne l'est pas.
Economie et identité: le positionnement correspond effectivement à l'ADN historique de la CAQ.
Il permet à Christine Fréchette de se présenter comme la gestionnaire capable d'affronter la tempête économique, tandis que Simon Jolin-Barrette et Jean-François Roberge rassurent l'électorat nationaliste.
La difficulté est que ces deux terrains sont maintenant fortement contestés. Le PQ revendique une vision identitaire plus complète, tandis que Northvolt, le coût de la vie et l'état des services publics fragilisent le bilan économique de la CAQ.
La présence des anciens piliers offre de la continuité, mais elle rappelle aussi que Fréchette ne peut pas se présenter entièrement comme une candidate du changement. Son défi sera de proposer un nouveau départ sans renier huit années de gouvernement.
Une startup, au sens très large, peut-être. Mais en 2023, Northvolt avait environ huit ans, des milliers d'employés, une usine en Suède, des milliards en financement et des investisseurs comme Volkswagen, Goldman Sachs et la Caisse.
Le terme plus juste serait une scale-up industrielle: une entreprise déjà immense par ses capitaux et ses ambitions, mais qui n'avait pas encore démontré sa capacité à produire massivement et rentablement.
C'est précisément là que se trouvait le risque. Le problème n'était pas de soutenir une petite entreprise naissante. C'était d'engager autant d'argent public avant de valider suffisamment sa capacité de production, sa situation financière et ses échéanciers.
Le mot startup simplifie aujourd'hui une décision qui était risquée, mais beaucoup moins évidemment absurde au moment où elle a été prise.
Le thème revient beaucoup parce que l'actualité politique québécoise est plutôt tranquille et que le PQ a réussi à imposer la question du français dans la conversation.
Le sujet mérite un débat sérieux. Mais annoncer que Montréal, Laval et Gatineau sont au bord du précipice sans présenter d'indicateurs précis relève davantage de la mobilisation politique que de l'analyse.
Quels phénomènes mesure-t-on exactement? La langue parlée à la maison, au travail, dans les commerces ou entre élèves? Ces indicateurs ne racontent pas tous la même histoire et n'appellent pas nécessairement les mêmes solutions.
Protéger le français exige un diagnostic beaucoup plus précis que l'annonce répétée d'une catastrophe imminente.
Reconnaître son erreur est préférable à réécrire l'histoire. Charles Milliard a effectivement soutenu Northvolt lorsqu'il dirigeait la FCCQ et présentait le projet comme un investissement exceptionnel pour le Québec.
Sa responsabilité n'est toutefois pas celle du gouvernement. Il n'avait pas le pouvoir d'engager des fonds publics ni nécessairement accès aux mêmes informations financières.
Mais dire qu'il s'est fait avoir comme tous les Québécois est un peu commode. Tous les Québécois ne dirigeaient pas une organisation représentant 45 000 entreprises et ne demandaient pas publiquement d'accélérer le projet.
Cette histoire ne le disqualifie pas. Elle permet néanmoins d'évaluer son jugement, sa prudence et sa capacité à tirer des leçons d'un appui qu'il reconnaît aujourd'hui avoir accordé à tort.
Quelques critiques sont pertinentes. Une aide aux acheteurs peut faire monter les prix si l'offre ne suit pas. Un contrôle trop rigide des loyers peut nuire à la construction. Une mesure gratuite demeure financée par quelqu'un.
Mais transformer chaque risque en catastrophe certaine n'est pas davantage sérieux que de présenter chaque promesse comme une solution magique.
Le salaire minimum, les vacances, le transport collectif ou l'encadrement des réseaux sociaux produisent des effets différents selon leur conception, leur financement, leur rythme d'application et les mesures complémentaires.
Une véritable analyse demanderait combien chaque proposition coûte, qui paie, qui bénéficie, quels comportements changeront et quels correctifs sont prévus.
Déclarer toutes les mesures mensongères avant cette analyse relève surtout d'un cynisme politique où rien ne peut jamais fonctionner.