Après 30 ans d’apatridie imposée par la discrimination et la haine ethnique en raison de son identité tutsi , le coordinateur adjoint de l’AFC-M23/Twirwaneho, @Fkaniki est enfin rentré sur la terre de ses ancêtres. Espérons que des milliers d’autres apatrides connaîtront bientôt le même bonheur
Let’s go home
Let’s go home
@MoiseNyarugabo@InnocentNtezi1@bbisimwa@JeanPaulShaka1@Jadondaruhuye1@CNangaa
Thank you AFC
Thank you M23
Thank you Twirwaneho
Le temps des symphonies sacrées
Le ciel de Minembwe s’ouvre comme un livre, Les étoiles y inscrivent des promesses d’éternité, La nuit se dissout en cendres de ténèbres, Et l’aube, tel un phénix, renaît flamboyante.
Les larmes se retirent comme des rivières taries, Les canons se taisent, engloutis par le silence des vallées. Dans les cœurs, l’espérance refleurit, Et les visages s’illuminent d’un sourire retrouvé.
La guerre, ce long hiver commencé en avril 2017, Se brise enfin sous le souffle du printemps. Le rêve de Makanika s’élève, Comme une montagne qui refuse l’oubli.
Les balles ne sont plus que des échos fantômes, Perdus au-delà des crêtes, Remplacées par les chants glorieux De la rédemption d’un peuple meurtri.
Les forces du mal retournent aux abîmes, Tshilombo et Neva s’effacent comme ombres au soleil. Les mercenaires, les compères, les Wazalendo, Ne sont plus qu’un rêve brisé, Enterré dans la poussière des ambitions perdues.
L’Éternel a entendu les cris des innocents, Il a couvert l’ennemi de honte, Et offert aux montagnes bénies Le souffle des cantiques sacrés.
Voici venir le temps des symphonies, Le temps des chants qui embrasent les collines, Le temps où chaque pierre, chaque arbre, Devient instrument d’une victoire éternelle.
Le rêve des Burundais d’épurer nos montagnes, De bannir des collines une ethnie qu’ils ne désirent pas, S’est dissipé comme rosée au matin, Face à la résilience spontanée des jeunes bergers des montagnes.
Ils ont cru voir des rejetons condamnés à l’oubli, Ignorant que Nord et Sud partagent le même sang, La même histoire, le même combat pour la justice, Et qu’aucune blessure ne peut séparer leurs destins.
Prof. Freddy M. Kaniki
Abo twababaranye, Imana idutuye ingata y’umubabaro
Uku kwezi kuzatubere imfura mumezi, imfura mumezi yamahoro