Ñiou fatali, ñi gueum.
Après 60 ans de malgouvernance et de néocolonialisme, l'heure est au respect des engagements et promesses.
Le décollage économique du Sénégal a été entravé par une succession de chocs et de choix politiques discutables post indépendance.
Les politiques d’ajustement structurel mises en œuvre après les années 1970 ont profondément modifié la trajectoire du pays : la croissance réelle n’a jamais véritablement émergé et les populations les plus pauvres en ont systématiquement supporté le coût.
Entre 1970 et 1992, le démantèlement de l’industrie manufacturière et la déstructuration de l’agriculture familiale ont fragilisé les ménages. Le clientélisme politique a affaibli le secteur parapublic, tandis que le sous‑investissement chronique dans l’éducation et la santé a dégradé l’apprentissage, les compétences et l’accès aux soins.
Vivre au Sénégal entre 1970 et 1995 n’avait rien d’un âge d’or : malgré un potentiel réel, trois décennies de gestion socialiste et d’alignement sur les exigences du FMI et de la Banque mondiale ont appauvri le pays, transformant les producteurs en importateurs et les ménages en gorgorlou, à l’exception de la classe dirigeante.
L’évolution du PIB illustre cette stagnation : une courbe en forme de cuvette, sans véritable décollage, même après l’arrivée des investissements pétroliers à partir de 2014 dans la balance des paiements.
Le diagnostic n’est pas nouveau. Dès 1980, le ministre des Finances reconnaissait que « de 1973 à 1978, l’évolution des finances publiques a été marquée par de très graves erreurs de gestion au niveau de l’État et des services parapublics ».
Cette phrase pourrait aujourd’hui encore s’appliquer, à l’heure du PRES, pour qualifier une partie des fautes commises dans la comptabilité nationale. Depuis 1960, notre trajectoire économique semble figée dans cette même cuvette. La NPI (nouvelle politique industrielle) en plein ajustement structurel, ayant fait perdre a l'industrie plus d'un tiers de ses effectifs.
A la lumière de l'histoire de l’ajustement brutal des années 1980, le gouvernement actuel du PM @SonkoOfficiel réagi en adoptant une stratégie d’endogénéisation, fondée sur une optimisation des dépenses, un élargissement de l’assiette fiscale, un recours au financement sous‑régional, le maintien des investissements proportionnellement à la situation, et des subventions agricoles et commerciales pour soulager les plus démunis.
Cependant, la faiblesse des marges de manœuvre ne peut justifier la stagnation du secteur secondaire. Une réduction plus rigoureuse des dépenses de fonctionnement, via une optimisation des resources existantes et une priorisation équilibrée sont indispensables pour réorienter les ressources vers le développement des PME et PMI, dans une logique de coordination interministérielle.
En définitive, si le Sénégal n’a pas connu une croissance soutenue et non extravertie comparable à celle du Maroc ou de la Côte d’Ivoire, c’est principalement parce que son secteur industriel n’a jamais été mobilisé à pleine capacité.
Sources
Graphique produit à partir des données du WID : world inequality database.
Politique africaine, Makhtar Diouf 1992.
#kebetu
#jubbunti
@MONCAP_PASTEF@Awah_Juuf@MakeedahBalqis@mckenbougoul@vieuxaidara@SadioDiaoula@SALLAlioune20@amadoucherif75@senejeanmichel
L’automobile va mal en Europe… L’arrivée des constructeurs chinois bouscule les marques européennes. Au Mondial de l’Automobile cette année, la Chine se décline dans toutes les langues (one more time) : 10 marques chinoises il y a deux ans, 20 cette édition, sur 66 exposants. En Europe, leur part de marché est passée de 3 % à 10 %, et plus de 50 000 emplois ont été perdus en cinq ans en frane.
Les pistes : davantage de contenu local, des véhicules accessibles, des normes mises en pause, un accord aux frontières sur l’hybride et l’électrique (IAA). Bref, le vocabulaire des pays émergents d’il y a quinze ans pour attirer les investissements étrangers via les délocalisations de production. Un constat lucide : il faut accélérer pour limiter la casse et conserver des parts de marché.
Le pitch du CEO de XPeng m’a marqué : il voit la voiture avant tout comme un produit électronique et se projette plus rapidement vers le véhicule autonome. La consolidation se fera. Il faut limiter une casse déjà importante et continuer à innover.
La dogme de la concurence libre et non faussée est tombée depuis, mais on sent une intention profonde de continuer à plaibisité la concurence tout en cherchant à trouver un terrain de jeux équilibré.
#innover ou #perir #summit #salondelauto #2026
LFR26: Le groupe parlementaire pastef les patriotes demande une convergence pour le pouvoir d'achat des sénégalais à travers une sauvegarde des prix de l'énergie.
La balle est dans le camp de l'exécutif.
#kebtu@PastefOfficiel
🇸🇳 MONCAP DIASPORA revient au cœur du débat,
Notre pays traverse un moment décisif. La Loi de Finances Rectificative 2026 et le nouvel accord avec le FMI vont peser sur nos finances publiques, notre croissance, notre industrie et l'emploi de nos jeunes. Ces décisions se prennent maintenant, et leurs effets se feront sentir pendant des années.
Face à cela, nous avons le choix : commenter de loin, ou comprendre, analyser et proposer.
MONCAP Diaspora fait le choix de l'engagement. Nous sommes des cadres, des experts, des patriotes. Notre rôle est de mettre notre savoir au service d'un Sénégal souverain, juste et prospère. C'est le moment de nous remobiliser.
📢 WEBINAIRE : LFR 2026 et accord avec le FMI. Quels impacts financier, économique et industriel ?
🎙️ Modérateur : Kadialy Noba Responsable fiscal Afrique & International
👥 Intervenants :
• François BA BA, Consultant en Banque et Finance, ex-Directeur chez PwC
• Momar Khary MBOW, Économiste et enseignant-chercheur
• Mallé Ndiaye, Technicien de production et d'ordonnancement industriel
📅 Mercredi 14 octobre 2026
🕗 20h – 21h30 (heure de Paris)
📡 En direct sur Jotna TV, la page Facebook MONCAP Diaspora et la page PASTEF France
Venez avec vos questions, vos idées et vos propositions. Un débat d'experts, des pistes concrètes pour l'action.
Xél · Engagement · Expertise.
Le Sénégal compte sur nous. Soyons au rendez-vous. 💪🇸🇳
👉 Partagez largement et invitez au moins trois personnes autour de vous !
#MONCAP #Pastef #diasporas
@SonkoOfficiel #SONKO2029
@SALLAlioune20@vieuxaidara@mckenbougoul@MakeedahBalqis@SadioDiaoula@Kadialy_Noba@diengs24
🏃🏾♂️20 km de Paris Harmonie Mutuelle🏃🏾♂️.
Marcher, monter les escaliers, courir, jouer au foot ou au basket, nager… Peu importe la forme, l'essentiel est de bouger.
1 vaut mieux que 0.
bougeons-nous !
#sport#running#kebetu
Les vidéos que je vois sont catastrophiques 💔
La vraie question à se poser est de savoir s'il ne faut pas à moyens termes, stopper l'urbanisation de Dakar, recaser les populations dans de nouveaux quartiers périphériques du département et repenser l'assainissement en urgence.
On construit en hauteur alors que la ville ne respire plus et le sol n'absorbe plus l'eau à cause de l'artificialisation des terres.
Un éternel recommencement qui empire...
Le président Diomaye est dans un reniement doctrinal et programmatique sans précédent… Le montrer relève d'un jeu d'enfant. Soyez au-dessus de la mêlée, chers patriotes. #jubbanti
Le MOuvement National des CAdres Patriotes de la diaspora - Moncap Diaspora vous convie à un webinaire sur les enjeux énergétiques et stratégiques du projet Yakaar Téranga afin qu'on puisse le comprendre, soutenir son maintien et éventuellement financer sa réalisation.
A cet effet, @Kadkaly_Noba et moi aurons le privilège d'échanger avec notre invité spécial :
AG Gueye (M. Alioune Gueye)
Expert financier et comptable
Ancien DG de PETROSEN Holding
L'acte 1 portera sur la compréhension du projet et ses impacts économiques, sociaux et industriels dans notre économie.
Ne ratez pas ce moment et venez nombreux poser vos questions.
@PastefOfficiel@MONCAP_PASTEF@Kadialy_Noba@vieuxaidara@SALLAlioune20@mckenbougoul@SadioDiaoula
J’ai le plaisir de participer à la 3ᵉ édition de BIGTECH Africa, les 13 et 14 octobre 2026 à Tunis, un rendez-vous majeur consacré aux transformations technologiques qui façonnent l’avenir de notre continent.
La transformation numérique de l’Afrique ne se résume pas à l’adoption de nouvelles technologies. Elle soulève des enjeux stratégiques essentiels : souveraineté numérique, infrastructures, intelligence artificielle, innovation, cybersécurité, compétences et inclusion.
Notre responsabilité collective est de faire du numérique un véritable levier de développement, de compétitivité et de progrès pour nos populations et nos territoires.
Je suis heureux de prendre part à cet espace de dialogue et de réflexion, aux côtés de nombreux acteurs africains et internationaux, pour partager des expériences, confronter les idées et surtout construire des synergies concrètes pour l’avenir numérique de l’Afrique.
Rendez-vous à Tunis pour poursuivre ensemble cette réflexion et faire émerger les solutions dont notre continent a besoin.
🎟️ Inscrivez-vous dès maintenant : https://t.co/tMvkVFVetJ
📅 13 & 14 octobre 2026
📍 Cité de la Culture, Tunis
#BIGTECHAfrica #AfricaTech #DigitalTransformation #Innovation #ArtificialIntelligence #DigitalSovereignty #Africa
Riz local : 335 000 tonnes invendues, et on importe toujours
En 2014, le Sénégal lançait le Programme national d'autosuffisance en riz. Douze ans plus tard, le président Diomaye Faye répète que « l'autosuffisance est à portée ». Sur le terrain, les chiffres disent autre chose.
En juin 2026, près de 335 000 tonnes de riz et de paddy dormaient dans les magasins de la vallée, sans acheteur. Plus de 35 000 tonnes de riz blanc attendaient preneur. Réponse de l'État : suspendre encore les importations (déjà bloquées depuis novembre 2025) et sortir 3,15 milliards de FCFA pour racheter environ 9 000 tonnes aux producteurs.
Soyons justes, la production progresse et bat des records. Le problème n'est pas au champ, il est après le champ. On produit un riz que la filière ne sait ni transformer, ni stocker, ni écouler à un prix compétitif. Résultat, le Sénégal a importé 1,39 million de tonnes de riz en 2025, pour près de 522 milliards de FCFA, contre 315 milliards en 2024. La facture d'importation monte, elle ne baisse pas.
Interdire l'importation par circulaire et racheter les stocks avec l'argent public, c'est soigner le symptôme. C'est le vieux réflexe qui a coulé la SONACOS : la subvention sans discipline ni débouché organisé. Un consommateur dakarois n'achète pas du riz local parce qu'on le lui ordonne. Il l'achète s'il est disponible, propre, calibré et au bon prix.
Ce qui manque, ce n'est pas un décret de plus, c'est une filière structurée. Trois leviers, dans l'ordre : accompagner les producteurs et les rizeries (qualité, calibrage, normes), structurer le stockage et la transformation, financer l'équipement et le fonds de roulement. Le rôle de l'État est d'être un facilitateur : foncier, désenclavement de la vallée, énergie, crédit, contrats d'achat clairs. Le moteur reste l'investissement privé rigoureux, pas le comité interministériel.
Tant qu'on célébrera les tonnes produites sans régler l'aval, on rachètera chaque année les invendus avec l'argent du contribuable et on continuera d'importer pour 500 milliards. L'autosuffisance ne se décrète pas, elle s'organise.
#jubunti #kebetu
𝐀𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫, 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐫, 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫
Comités yi ñuy sos, ndax ñoo di jur Natangué ? PME yi dañuy soxla ndimbalu structuration ak xaalis.
Cette semaine, deux images. Mercredi 2 septembre, en Conseil des ministres, le chef de l'État demande d'accélérer la relance des filières avec le secteur privé et annonce un nouveau Conseil présidentiel de l'investissement. Jeudi 3, il reçoit le patronat pour installer un cadre de concertation plus régulier. Encore un conseil, encore un cadre.
Le dialogue est utile. Mais l'entrepreneur sénégalais attend trois choses concrètes : un accompagnement de terrain, de la structuration, et du crédit. Un Conseil présidentiel ne lui apporte aucune des trois.
Les chiffres sont têtus. Une PME sur cinq seulement accède à un financement bancaire formel, souvent faute de comptabilité structurée et de garanties. Le crédit bancaire finance à peine 36% de notre économie, quand le Maroc et la Tunisie dépassent 70%. Voilà le vrai goulot d'étranglement de l'industrialisation, pas l'absence d'un énième comité.
Et la marge se referme. Le service de la dette est projeté à 5 490 milliards de FCFA pour 2026, en hausse de 11% en trois mois. L'accord signé le 1er septembre avec le FMI (2,2 milliards de dollars sur trois ans) est une bouffée d'air pour la trésorerie. Mais tant qu'on ne connaît pas les contreparties exigées par le Fonds, cet accord n'est pas synonyme de relance, il annonce de la rigueur budgétaire. Et quand l'État se serre la ceinture, ce sont d'abord les structures d'accompagnement, les garanties et les lignes de crédit aux PME qui sautent. C'est l'inverse du bon sens. Ces PME sont les seules à créer une valeur résidante, ancrée dans le pays, et non extravertie. Elles seules peuvent développer l'exportation de produits transformés à forte valeur ajoutée, générateurs de devises. Étrangler leur financement aujourd'hui, c'est se priver demain des recettes en devises qui allègeraient notre dépendance aux fonds extérieurs.
C'est là que le gouvernement doit être jugé. On ne bâtit pas une industrie avec des conseils présidentiels. On la bâtit en accompagnant et en structurant les PME, et en libérant l'investissement privé : des dispositifs d'accompagnement qui tiennent dans la durée, un fonds de garantie qui marche vraiment, une énergie compétitive, un foncier accessible, des délais de paiement de l'État respectés. Le rôle de l'État, c'est de faciliter, pas de présider.
Le patronat n'attend pas une photo au Palais. Il attend qu'un jeune de Ziguinchor ou de Touba soit épaulé pour monter, structurer et financer sa PME sans hypothéquer la maison familiale. Tant que ce verrou tient, les filières resteront des slogans et les cadres de concertation, des salles de réunion.
#jubunti #kebetu
Ce discours de @Tahirou_Sarr est extrémement dangereux, il séme la haine et la défiance dans un pays où le vivre ensemble était magnifié. Pour faire du bruit, il tord le réel.
on est d'accord sur le principe de la carte de séjour pour une meillieur organisation. Parcontre, Il y'a une confusion préméditée entre la chéreté de la vie et l'étranger, dire que l'arrivée des cartes de séjours est la clé de la réduction du prix du pain, de l'éléctricité et de l'eau est un délir, c'est une généralisation dangereuse, les leviers de l'économie endogène sont largements aillieurs.
Les étrangers, le vivent ici en france avec le discours du rassemblement national RN, qui veux taxer les voilées musulmans.
#arrêter vos conneries
https://t.co/6acyOGdpg7
Le govt SN a décidé de restructurer ("traiter") la dette publique en devises en recourant au "Cadre Commun". Pour comprendre les impacts néfastes prévisibles de cette décision, cf. nos travaux sur des expériences récentes de restructuration, ex. la Zambie https://t.co/0A7yy6HziC