Une mère française de dix enfants a reçu des mains du président Poutine la médaille de Mère Héroïne
Félicitations à ctte belle famille et à notre ami Fabrice Sorlin.
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📚️ France: il y a eu plus un peu plus de fermetures de librairies (85) que d'ouvertures (83) en 2025, une première depuis l'existence du recensement, a annoncé jeudi le Centre national du Livre.
"Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c’est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d’imbéciles et qu’il n’y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs. Mais, en gros, ça s’entend, ça se voit, ça se renifle, les personnes qui lisent sont plus ouvertes, plus captivantes, mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres.
C’est logique, après tout. Le lecteur développe son intelligence au contact des raisonnements, au frottement des idées, au heurt des chimères ou des apories. Il devient l’intime de héros de fiction dont il a suivi les aventures avec curiosité, souvent avec passion. Il range dans sa mémoire des morceaux d’histoire de France ou d’ailleurs, des vies de personnages illustres, des récits de découvertes, d’exploits, de faits divers, d’existences obscures ou infortunées, de peuples en majesté ou en servitude, de civilisations défuntes. Bref, il collectionne des éclats de ce qui constitue la culture générale dont le livre, même s’il a aujourd’hui des concurrents, reste le principal pourvoyeur.
Beaucoup trop d’hommes politiques, de chefs d’entreprise, de hauts fonctionnaires, de manageurs, de responsables de tout poil ne lisent que des livres utiles à l’exercice de leur profession. La littérature ? Perte de temps. Les romans ? C’est bon pour les femmes. Pauvres types ! (Pas sûr qu’au même niveau de responsabilités les femmes lisent plus et mieux.) Eux qui vivent dans un monde clos de privilégiés et en connaissent les protocoles, ignorent tout de l’évolution des comportements dans les différentes strates de la population dont ils ont directement ou indirectement la charge. Romans et récits leur apprendraient bien des choses. Sur le clair-obscur des mentalités. Sur les raisons des volte-face et des fidélités. Sur les fiertés minuscules et les détresses inavouables. Sur le grand bazar du commerce des corps et des âmes. Et donc, par comparaison, par confrontation, sur eux-mêmes.
Lire des romans, c’est prendre des nouvelles des autres.
Barack Obama : « Grâce à la littérature, j’ai pu imaginer ce qui se passait dans la vie des gens. »
Milan Kundera : « La bêtise des hommes vient de ce qu’ils ont réponse à tout. La sagesse du roman, c’est d’avoir question à tout. »
Lire de la poésie, c’est soulever des chapeaux, des couvercles, des tapis, le ciel.
Lire n’est pas se retirer du monde, c’est entrer dans le monde par d’autres portes.
Lire, c’est prendre Voltaire comme professeur, Proust comme oncle de la ville et Vialatte comme tonton des champs, Duras comme cousine, Stendhal, Dumas, Camus et Semprun comme amis, La Fontaine et Vincenot comme gardes-chasse, Louise Labé comme amante, Colette comme cuisinière, Montaigne, Jean Giono et Julien Gracq comme voisins.
Lire, c’est agrandir sa famille, engager du personnel, se faire des amis, multiplier ses relations, se constituer un fabuleux carnet d’adresses.
Lire, c’est faire entrer un peu de lumière dans le dédale piégeux de nos existences.
Mais si l’on comprend mieux le monde en lisant, la lecture peut aussi le complexifier, le rendre plus énigmatique. Il y a des livres qui décoiffent, qui dérangent, dont on sort troublé et même chamboulé. Ce sont peut-être les meilleurs puisqu’ils nous atteignent au plus profond et qu’ils modifient nos façons de voir et de ressentir. Ils nous poussent à des examens de conscience.
Ils nous encouragent à prendre des résolutions, à tenter des expériences. Ce sont des perturbateurs existentiels.
Lire, c’est courir le risque de se remettre en cause.
Enfin, la lecture est l’une des dernières activités humaines – avec, entre autres, la conversation et l’amour – où il n’y a nulle nécessité de retenir des codes, d’appuyer sur des touches, de consulter des écrans.
Entre les mains les livres ne pèsent pas du même poids au trébuchet du talent.
Lire, c’est avoir de l’esprit jusqu’au bout des doigts."
Bernard Pivot
C'est aussi ce que écrit Gérard Noiriel, dans L'histoire Populaire de la France. Il va même plus loin en écrivant que c'est là où nait le clivage gauche-droite.
LIVRE Philippe Collin : "L’affaire Dreyfus, c’est un sujet matrice ; tout part de là, car elle oppose deux visions de la France"
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"L'obscurité égalise les hommes en les rendant pauvres en perceptions claires et distinctes. Ce faisant, elle dépouille les yeux du pouvoir de juger en en même temps qu'elle ôte des coeurs le désir de se faire paraître à son avantage exclusif"
Mikaël Foessel - La nuit
🔴 🗣 "Je n'ai pas l'intention de me renier. J'ai ma personnalité. J'écoute, je tranche, j'agis. Nous avons besoin de la force d'agir", lance Gabriel Attal lors de son premier meeting de campagne.
.@J_Bardella
Ne vous prétendez pas produit de la méritocratie républicaine vous qui venez des classes moyennes et avez connu l’ascension par le parti.
Laissez-nous le terme, nous les authentiques filles et fils du peuple, qui avons connu l’ascension par l’École de la République.
devenait aussitôt, pour la plupart de mes contemporains, un appel à la haine et un crime contre la dignité humaine. »
- Jean Raspail, Le Camp des Saints (1973) 2/2
"Est-ce que le mot de racisme aura encore une signification quelconque pour eux ? De mon temps, il prenait déjà des sens si divers que ce qui n'était pour moi que la simple constatation de l'incompatibilité des races lorsqu'elles se partagent un même milieu ambiant,
Raspail 1/
.@LeMeltingPot
Je suis en équipe des France d’athlétisme, je représente 100 fois mieux la France que toi espèce de raciste de merde
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Il y a 155 ans, le 28 mai 1871, les derniers combattants de la Commune de Paris étaient fusillés par l'armée du gouvernement de Versailles, qui n'avait pas su défendre la France contre l'Allemagne naissante sous la coupe de la Prusse de Bismarck.
Le bilan de la "semaine sanglante" qui précède ce jour est difficile à déterminer, mais s'approche de 10 000 victimes. Plus de 3 000 prisonniers sont déportés en Nouvelle-Calédonie.
La gauche a longtemps fait de la Commune un élément de sa mythologie, dont la "montée au mur des fédérés" est la grand-messe. Mais tout Français devrait se sentir concerné : loin d'être la répétition générale de la révolution de 1917 que la vulgate communiste a parfois présenté, la Commune est une insurrection patriotique d'artisans et d'ouvriers mêlés de ce qu'on appellerait aujourd'hui des TPE, sans parti organisé ni "révolutionnaires professionnels". On est plus proche des Gilets jaunes que des Bolchéviks.
Cette révolte spontanée du peuple de Paris n'est pas comprise par les paysans, qui croient ce que les "sachants" leur disent, c'est à dire que ce sont des "partageux" qui veulent leur voler leurs terres.
Surtout, son caractère démocratique et égalitaire est insupportable pour la société française très hiérarchique de la fin du Second Empire. Pour les élites de l'époque, qui se sont gavées grâce à la "fête impériale" et la spéculation immobilière permise par les "Comptes fantastiques d'Haussmann", il faut réprimer sans la moindre clémence ce peuple qui croit réellement aux principes républicains. Si on les laissait faire, ils réclameraient un référendum d'initiative citoyenne (RIC) !
La République, qui finit par s'imposer progressivement à cause de la nullité des différents courants monarchistes, mettra du temps à renouer avec le peuple. Longtemps, elle fut un "gouvernement minoritaire", reposant sur une base sociale étroite, suscitant la méfiance des ouvriers, des paysans, des catholiques, des traditionnalistes.
Pourtant, une quarantaine d'années plus tard, Péguy écrit "la République, notre royaume de France" et Jaurès a construit solidement ce qui reste encore aujourd'hui le socle du traitement à la française de la question sociale, et qui s'exprime bien plus tard dans le Préambule de 1946.
En 1914, une bonne partie des projets de la Commune sont repris à son compte par la République (laïcité, impôt sur le revenu, éducation des filles...) Le spectre de la guerre civile est terrassé. La preuve que même après une telle blessure, la Nation française peut cicatriser.