Se moquer des chtis, des accents des gens, ce n’est pas de gauche.
Au contraire.
Ça pue l’odeur des méprisants du peuple et des bien-pensants donneurs de leçons.
Les fachos ne sont pas toujours où l’on croit.
Restez loin de nous svp, on n’est pas de la même classe.
Petite suggestion pour le CESE : puisque vous savez si bien organiser des cocktails, voici l’invitation que les Français ont vraiment hâte de recevoir.
"L'Etrange silence" de Patrick Boucheron
Hier matin, sur France Culture, Patrick Boucheron, historien au Collège de France, était interrogé à l'occasion de la panthéonisation de Marc Bloch. Relancé par le journaliste Guillaume Erner sur une question sur l'antisémitisme contemporain, Patrick Boucheron choisit de refuser de lui répondre, se limitant à ces mots cinglants : "On vous laisse parler seul."
Terrible phrase : "On vous laisse parler seul".
Car ce "on vous laisse parler seul", beaucoup de Français engagés dans le combat contre l'antisémitisme l'ont pris pour eux.
Ce "On vous laisse parler seul" illustre tragiquement le déni d'une partie des élites académiques,.intellectuelles ou culturelles françaises promptes, à raison, à s'exprimer sur le racisme, les violences sexuelles ou les crises humanitaires, mais incapables d'autre chose qu'un silence très signifiant, parfois gêné, mais souvent assumé et déterminé, sur l'antisémitisme contemporain.
Imagine-t-on une grande conscience française, refuser de dire un mot sur les violences faites aux femmes dans la société d'aujourd'hui, à l'occasion d'un hommage à Simone de Beauvoir ?
Imagine-t-on une grand intellectuel se taire quand il est interrogé sur le racisme contemporain, à l'occasion de la panthéonisation de Joséphine Baker ?
Alors que, pour la France entière, la panthéonisation d'une grande figure républicaine, issue d'une lignée de Juifs alsaciens patriotes, incarne aussi un message contre l'antisémitisme au présent, comment entendre cet "Etrange silence" de Patrick Boucheron ?
Cette question n'avait pourtant rien d'inattendu. Et il n'aurait pas été difficile d'y répondre sobrement par quelques mots d'analyse générique ou une expression d'empathie creuse comme le débat public nous en réserve régulièrement.
Personne ne peut savoir ce que Marc Bloch, en son temps, aurait pensé si un dirigeant politique de premier plan avait ironisé sur la prononciation "Bloch" ou "Bloche" de son nom. Mais Patrick Boucheron, lui, devrait savoir, comme l'écrivait Marc Bloch qu' "il est vain de s’épuiser à comprendre le passé si l’on ne sait rien du présent" et être capable de dénoncer les dérives antisémites d'aujourd'hui, sous toutes leurs formes, y compris celles de LFI.
Alors sans doute Patrick Boucheron ne mesure-t-il pas à quel point son silence en dit long. Car "On vous laisse parler seul" résonne comme une gifle au visage de victimes de l'antisémitisme qui peinent à faire entendre leur voix.
Fa ce à ce silence, je préfère garde en tête les centaines de milliers de Français descendus dans la rue le 12 novembre 2023 "pour la République et contre l'antisémitisme" et célébrer l'honneur d'un pays capable de rendre hommage hier à une immense figure juive républicaine.
Car, dans le sillage de Marc Bloch, nous, Français de confession juive, continuerons aimer la France et les Français et à considérer avec lui que "la France demeurera, quoiqu'il arrive, la patrie dont je ne saurais déraciner mon coeur".
@Clavicular0 Dear Clavicular,
Let me explain the country you thought you conquered, because you clearly arrived without reading much about it.
You came believing your name and your money were keys that opened every door. In America, that is sometimes true. Celebrity is a currency, and wealth is something people wear out loud. You assumed the Kardashian logic was universal: being known means being admired, and a follower count somehow radiates from your body when you enter a room.
You stood on a Paris street in a $10,000 suit waiting to be recognized. The city walked past you.
Here is what nobody told you. Celebrity has limited authority in France. People admire the writer after reading the book, the chef after tasting the food, the actor after seeing the performance. The work usually comes first. The personality comes later, if people care at all.
France has little native enthusiasm for being famous simply because other people know your name. Your reputation does not enter the room ahead of you. Once you sit down, you still have to be interesting. “Don’t look me up though” is a man asking to be Googled.
Then there is the money.
You thought the suit would do the talking. In France, money is still faintly shameful. The rich often hide it, minimize it, or find more discreet ways to display it. Wealth used as a flex can look vulgar. It can suggest that the price is the most interesting thing about the person wearing it.
Yes, France is a world capital of luxury. Bernard Arnault (Dior, Louis Vuitton etc), the maisons Chanel and Hermes, Cannes, Nice, Saint-Tropez, Monaco, and the Fashion Week you flew in to attend are all real.
You misunderstood the culture surrounding them.
France manufactures flash and sells it to the rest of the world at a markup, then declines to be impressed by it at home. French culture draws a sharp distinction between elegance and money. Elegance suggests restraint, judgment, and knowing what to leave unsaid.
You arrived as a price tag with a jawline.
The women were not lesbians. The country is not “ghetto.” The French gene pool is doing fine.
You entered a culture with codes you never bothered to learn. A woman told you, politely, “Have a good time in Paris,” and returned to her friends. There was no public argument, dramatic confrontation, or display of awe.
That was what wounded you.
Next time you travel to Paris, arrive curious. The city has little patience for men who demand admiration before giving anyone a reason to care.
You came to Paris expecting it to confirm your value.
Paris kept drinking its coffee.
I’m French. I lived in Paris most of my adult life. So when Clavicular flew in expecting the city to recognize him, I already knew exactly how this ends.
Quasiment 160000 vues. Merci à tous les LFI qui ont RT, menacé, dénoncé et m’ont traité d’antisémite moi juif, de père et de mère juifs, d’une famille de déportés dont je connais les noms.
Grâce à eux tout le monde a pu voir les députés d’un parti dirigé par un populiste antisemite faire leur photo souvenir devant les portraits d’un résistant juif assassiné et de sa femme morte dans la foulée dont le corps fut jeté dans la fosse commune.
Louis avait 17 ans.
Vendredi soir, il a été lynché par une bande de 5 racailles qui l’ont laissé inconscient dans une rue de Narbonne. Touché lourdement au crâne, il avait été placé dans un coma artificiel.
Hier après-midi, il a rendu son dernier souffle.
Droit de suite:
Dès la publication de ce tweet, le 9 juin, j'ai reçu un coup de fil d'un conseiller de la ministre de la transition écologique, Monique Barbut, sidéré de découvrir l'histoire. Il m'a annoncé qu'il allait demander à ses services une enquête. Normal.
Le 18 juin, il m'a rappelé pour me confirmer que j'avais bien été "annulé" en raison de mes opinions (sans aucun lien avec l'objet de la conférence) et que des instructions avaient été envoyés aux services du ministère afin qu'un tel incident ne se reproduise pas. Il s'est excusé au nom de la ministre qui évidemment n'était pas au courant du zèle pasdevague de ses services.
En revanche, les enseignants de l'@ihedate chargés de gérer ce cycle de conférences m'ont purement et simplement ghosté ! Aucune explication de vive voix, sauf pour m'apprendre mon annulation le 5 juin. Depuis un mur. "Cette affaire prend des proportions qui me dépassent (...) Je ne souhaite plus qu'on échange sur ce sujet", m'a répondu l'un d'eux. Une inversion victimaire proprement stupéfiante... En réalité, le personnel de l'@ihedate, en ne se retirant pas de l'organisation de la conférence à la suite de mon annulation, commence à comprendre qu'il a en réalité couvert la décision des services du ministère.
Quel malaise.
Le clique antisémite de la @FranceInsoumise a eu le culot de venir à la cérémonie d’entrée au Panthéon de Marc Bloch. Regardez Coquerel et Panot fanfaronner de manière goguenarde.