Ça fait tout drôle de lire un vrai scientifique parler du problème de l'eau. Alors oui, c'est plus compliqué à lire, c'est moins percutant, plus nuancé, mais au moins, on n'a pas l'impression d'être pris pour un con. https://t.co/WFySCZubAa
Billet d’humeur de Pierre Nerval
La cigarette tue à petit feu. Mais parfois, elle tue dans l’instant.
On connaissait l’avertissement imprimé en lettres énormes sur les paquets : FUMER TUE.
On devrait peut-être ajouter désormais :
JETER SON MÉGOT N’IMPORTE OÙ PEUT TUER LES AUTRES.
À Mérignac, un adolescent de 15 ans a été interpellé et mis en examen dans l’enquête sur un incendie mortel. Selon les éléments rapportés, il aurait jeté un mégot de cigarette.
Quinze ans.
Un mégot.
Un geste de quelques secondes.
Et derrière, le feu.
Voilà peut-être l’une des illustrations les plus terribles de ce que signifie le mot irresponsabilité.
Parce qu’un mégot, ce n’est pas « rien ».
Ce n’est pas un petit morceau de papier qu’on abandonne négligemment en se disant que la pluie, le vent ou le balayeur municipal s’en chargeront.
Un mégot mal éteint, en période de sécheresse, au milieu d’une végétation desséchée, c’est potentiellement une allumette retardée.
Et l’incendie, lui, ne demande pas la carte d’identité de celui qui l’a déclenché.
Il ne demande pas : « Excusez-moi, aviez-vous vraiment l’intention de provoquer une catastrophe ? »
Il brûle.
Il court.
Il saute d’un buisson à un arbre, d’un arbre à une clôture, d’une clôture à une maison.
Et il peut tuer.
Alors oui, l’enquête et la justice devront déterminer précisément les responsabilités. Une mise en examen n’est pas une condamnation.
Mais au-delà de ce dossier particulier, il reste une question qui me met profondément en colère :
quand allons-nous enfin réapprendre la responsabilité individuelle ?
Nous avons passé des décennies à expliquer les interdits, à multiplier les panneaux, les campagnes de prévention, les pictogrammes, les messages d’alerte.
Il faut maintenant expliquer qu’un mégot incandescent jeté dans la végétation sèche peut provoquer un incendie ?
...
À quinze ans, vraiment ?
Il faudra bientôt un tutoriel gouvernemental :
« Ne pas mettre le feu à la forêt : mode d’emploi en douze étapes. »
Et naturellement, après chaque catastrophe, nous entendrons parler de prévention, de sensibilisation, de pédagogie.
Toujours davantage de pédagogie.
À croire que certains citoyens doivent être accompagnés par un adulte jusque devant le cendrier.
Non.
Il existe un moment où la société doit cesser de chercher des mots compliqués pour désigner des comportements d’une simplicité désolante.
Jeter un mégot encore incandescent dans un endroit susceptible de brûler est un acte irresponsable.
Point.
...
La liberté individuelle n’est pas le droit de transformer la négligence en danger public.
Et être mineur ne signifie pas vivre dans un univers magique où les conséquences disparaissent parce qu’on n’a pas encore dix-huit ans.
Le feu, lui, ne connaît pas la majorité pénale.
Il ne connaît ni l’excuse, ni l’insouciance, ni le « je ne pensais pas que… ».
Il connaît seulement le combustible, le vent et les flammes.
...
Voilà pourquoi cette affaire dépasse largement la cigarette.
Elle parle d’une société qui doit retrouver une notion élémentaire :
nos actes ont des conséquences.
Parfois minuscules.
Parfois dramatiques.
Et parfois irréversibles.
La cigarette tue à petit feu, dit-on.
Mais un mégot jeté avec inconscience peut transformer ce « petit feu » en incendie meurtrier.
Quelques grammes de tabac.
Quelques secondes de négligence.
Et peut-être une vie entière pour comprendre qu’un geste qu’on croyait insignifiant ne l’était absolument pas.
Pierre Nerval
Incendie mortel de Mérignac : un mineur de 15 ans, qui avait jeté un mégot de cigarette, interpellé et mis en examen https://t.co/YPXLppitd4
@AgriSkippy Elle est magnifique quels yeux !!! Savez vous que pour les Grecs anciens les plus beaux yeux du monde étaient les yeux des vaches? Athena la déesse adorée était appelée “aux yeux de vache” pour souligner sa beauté
Ces envahisseurs qui sont déjà dans votre jardin.
Importée comme plante ornementale, l'immense berce du Caucase peut dépasser les 4 m. Elle prolifère et sécrète une protéine toxique, la furocumarine, qui peut causer des brûlures.
https://t.co/zDmsYAIOoG
Je reprends cette info postée par Rémy Petit, chercheur à l'INRAE (Centre de recherches forestières de Pierroton), sur LinkedIn, et qu'il me semble utile de diffuser.
Il rappelle que le massif de pins qui brûle aujourd'hui a été planté au XVIIIe et XIXe siècles «dans une vaste zone humide qui a dû être drainée pour cela, d’abord avec des bêches, puis de nos jours avec des pelleteuses. On voit cette zone immense de landes humides sur cette belle carte réalisée un an après la Révolution française. Il est plus que temps de commencer à dé-drainer, ce qu’essaye d’encourager le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, sans être trop soutenu jusqu’ici.»
La plupart de nos «forêts» sont des exploitations industrielles de bois. Il est essentiel que l'incendie laisse place au retour d'un milieu naturel, diversifié, qui est intrinsèquement beaucoup plus résilient.
#Gironde #Forêt
Je vais essayer d’être factuel sur la nouvelle loi sur la fin de vie.
Les conditions d’accès à l’aide à mourir sont cumulatives.
La personne doit :
👉être majeure ;
👉être française ou résider en France de façon stable et régulière ;
👉souffrir d’une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale ;
👉présenter une souffrance liée à cette affection, réfractaire aux traitements ou jugée insupportable après refus ou arrêt d’un traitement ;
👉être capable d’exprimer une volonté libre et éclairée.
C’est donc objectivement restrictif.
Le texte prévoit également :
👉une procédure collégiale avec un médecin spécialiste indépendant et un autre professionnel de santé ;
👉l’exclusion en cas d’altération grave du discernement ;
👉une information sur les traitements, l’accompagnement et les soins palliatifs ;
👉une décision motivée dans un délai maximal de quinze jours ;
👉un délai de réflexion minimal de deux jours ;
👉la possibilité de renoncer à tout moment ;
👉l’arrêt de la procédure si les critères cessent d’être remplis ou si des pressions sont constatées, avec signalement au procureur ;
👉une traçabilité de chaque étape et un contrôle par une commission nationale.
En revanche, on peut légitimement estimer que ces garde-fous sont insuffisants :
👉la décision finale appartient à un seul médecin, même après concertation ;
👉le délai minimal de réflexion n’est que de deux jours : c’est le point le plus incompréhensible pour moi. Pour contracter un prêt bancaire c’est 14j mais pour mourir c’est 2 j. 😵💫😵💫😵💫
👉le contrôle de la commission est essentiellement a posteriori, après l’administration de la substance ;
👉la notion de souffrance insupportable comporte nécessairement une dimension subjective ;
aucun seuil temporel ne resserre la notion de pronostic vital engagé. Ainsi en oncologie avec les traitements actuels un refus de traitement actif pouvant faire gagner des années de vie en bonne condition fait entrer dans le cadre de la loi. Or même à 90 ans par ex on peut guérir d’un lymphome B de haut grade avec une chimiothérapie tolérée et qui peut améliorer en 8-10j l’état général! Objection majeure pour moi ici
J’ai essayé d’être le plus concis possible et le plus objectif possible.
L’application de la loi si validée et promulguée va faire couler des litres d’encre et de nombreuses publications professionnelles.
Eh oui encore une fois ceci m’inquiète.
@Conseil_constit
Ilana Gritzewsky, qui était otage de Hamas, violée, torturée, a pris la parole à l’ONU pour confronter Reem Alsalem, la rapporteuse spéciale des Nations Unies, sur la violence à l’égard des femmes et des filles.
A la fin, Ilana lui demande de la regarder et lui demande aussi si elle va s'excuser.
Observez la réponse de la Raporteuse: un silence et une expression cyniques, inhumains, contraires à toute morale, qui disent exactement ce qu'elle est.
Ilana, sidérée, frappée de stupeur, mérite qu'on l'honore pour son courage.
Un like❤ pour elle!
🧐 Ceci n’est pas une scène de corvée médiévale !
À première vue, cette image semble montrer une corvée imposée par un seigneur brutal. Pourtant, plusieurs détails révèlent une tout autre réalité.
📝 Les explications de Pierre Prétou 👇
https://t.co/F7tDz1guY7