Le coureur kényan Abel Mutai n'était qu'à quelques mètres de la ligne d'arrivée, mais a confondu les panneaux et s'est arrêté, pensant qu'il avait fini. Le coureur espagnol, Ivan Fernandez, était juste derrière lui et, réalisant ce qui se passait.
Il y a deux semaines, M. Macron annonçait le recrutement d'un nouvel employé à l'Elysée.
Macky Sall, dit le boucher de Dakar, devenait le premier chef d'Etat en exercice à être recruté par un Etat étranger, alors que son mandat n'était pas encore terminé.
Cet homme, qui a fait tuer 60 manifestants à tirs de balle réelle et emprisonner des milliers d'opposants - dont plus de 1.000 demeurent sous le régime de la détention illimitée -, recherchait de façon désespérée une immunité.
M. Macron, son plus proche allié, a donc annoncé qu'il le nommerait "envoyé spécial pour la paix" (sic), et en profitait pour saluer l'exemplarité démocratique de son nouvel employé.
Quelques jours plus tard, une citoyenne française, Coline Fay, 26 ans, kinésithérapeute, était raflée à Dakar par la Sûreté Urbaine et envoyée avec d'autres en détention illimitée.
Sa faute ? Avoir pris au mot M. Macron et, en une manifestation pacifique, réclamé que soient organisées des élections libres et non-faussées.
Elle encourt pour cela la perpétuité.
C'était le 17 novembre. Nous sommes le 26 novembre.
L'Elysée refuse de s'engager
L'AFP, RFI, TV5, Le Monde... refusent d'en parler
Coline Fay, citoyenne française détenue en une prison où s'entassent des corps torturés nageant dans leurs excréments, elle, se meurt.
Je le répète: une jeune citoyenne française, en grève de la faim depuis 9 jours, se meurt d'avoir réclamé démocratie et exemplarité dans un pays dirigé par un employé de l'Elysée.
J’ai été me faire couper les cheveux dans un barber shop parce que ras le cul de la taxe rose. J’ai payé 20 balles. Je suis un peu Jean Moulin des temps modernes.