Il faut expliquer au philosophe officiel du régime ce qu'est un basculement civilisationnel, et même une rupture anthropologique, expressions dont il se moque un peu comme le crétin léger à qui on montre la lune et qui regarde le doigt : ces phénomènes se mesurent sur le temps long. Ils affectent en profondeur la psyché collective. Ils nécessitent finesse et nuances pour pouvoir être appréhendés : un philosophe digne de ce nom se livrerait en l'espèce, à une patiente phénoménologie avant de se précipiter vers les conclusions du propagandiste servile.
Surtout sur des sujets aussi graves.
Le pire, dans la bêtise de sa remarque, c'est qu'il est incapable de relever que ces fameuses "démocraties" qu'il cite, n'en sont pas : il s'agit concrètement de démocraties représentatives. Ce qui n'est certes pas une garantie que la « représentation » y soit des plus fiables...
Un tel constat change tout puisqu'en moins d'un siècle elles ont développé des techniques d'influence douce et d'ingénieries sociales (largement documentées) consistant en la fabrique d'un consentement fondé notamment sur la maîtrise d'un narratif, porté par des médias aux ordres, et de diverses entourloupes rhétoriques montées en épingle par les petites putes du système que ce philosophe" incarne lui-même à la perfection.
Il nous ressort l'argument putassier des "charniers de vieillards" que nous annoncerions (technique sophistique dite de "l'empoisonnement du puits" : caricaturer nos propos sous une forme que nous n'avons jamais tenue, et s'efforcer de les ringardiser) - ce qui lui permet d'éluder le juste débat sur la subtilité de notre rapport à la vie et à la mort.
Pour régler son compte à cette petite pute au rabais, je dirais simplement :
- qu'on peut être POUR la liberté des femmes à disposer de leurs corps et favorable à l'IVG sans pour autant nier le devoir de nuance consistant (comme l'avait d'ailleurs exprimé Simone Veil avec finesse) à s'inquiéter de voir cette liberté se transformer - parfois - en solution de confort (ce qui est un gigantesque saut quantique dans notre anthropologie et en effet une rupture civilisationnelle aux nombreuses répercussions psychologiques et démographiques) ;
- qu'on peut être POUR une fin de vie dans la dignité, pour la capacité de chacun à disposer de sa propre vie, qu'on peut vouloir se prémunir des affres de l'agonie - mais appeler à la plus haute vigilance sur les dérives d'un acte législateur prétendant généraliser, systématiser cette liberté, prenant le risque de permettre d'ineffables formes de pression sociale et de perversité dans les rapports humains, de favoriser la compulsion suicidaire avec un unique préavis de 48h (alors que n'importe quel acte trivial de consommation prévoit des possibilités de rétractation), et j'en passe : les associations d'handicapés et d'accompagnants en fin de vie en parlent abondamment et bien mieux. Tout ceci, dans un contexte où existe déjà la loi Leonetti qui prévoit la sédation profonde pour les souffrances de personnes en fin de vie.
Monsieur Enthoven, vous m'êtes la crapule la plus répugnante de cette clique, pas seulement parce que n'ayant pas les couilles de débattre vous bloquez les contradicteurs dont je fais partie, mais parce que vous arborez le titre usurpé de philosophe.
Et qu'un philosophe devrait interroger (et non réduire à quelques slogans arrogants) la complexité de phénomènes au long cours qui, ne vous en déplaise, sont bel et bien des points de ruptures civilisationnels, permettent d'aviser l'imperceptible tectonique des plaques mue par ces chocs cognitifs :
OUI, ce sont des disruptions anthropologiques majeures, et l'Histoire retiendra qu'elles se produisirent avec la complicité des histrions de votre espèce qui sucent le pouvoir pour conserver un canal télévisuel, ou peut-être pire encore, faute d'être capables de mener un raisonnement cohérent.
Si choisir ma mort est mon nouveau droit ...
Alors je ne comprends pas pourquoi l'état met tant d'énergie à me dissuader de fumer, à me dissuader de boire de l'alcool, de consommer de la drogue, de manger gras ou de boire des sodas ...
Maintenant que j'ai le droit de m'euthanasier ... il faut me laisser jouir de ce nouveau droit.
Non ?
Les messages de Santé Publique ne servant plus à rien, on va pouvoir en faire l'économie.
Non ?
Anonyme : Je suis infirmière aux urgences dans un grand hôpital public. En ce moment, avec la canicule historique qui frappe la France, nos services sont saturés. On court partout, on étouffe sous nos blouses, c’est l’enfer.
Hier après-midi, les pompiers nous ont amené Monsieur Robert, 84 ans. Le pauvre homme était dans un état de déshydratation sévère, complètement désorienté, retrouvé seul dans son appartement sans un seul ventilateur. Pendant deux heures, je me suis occupée de lui, je l’ai réhydraté, je lui ai parlé doucement pour le rassurer, je lui ai nettoyé le visage. Il me serrait la main comme si j’étais sa bouée de sauvetage. Il me faisait de la peine, il n’avait aucune visite.
En fin de soirée, son fils unique est enfin arrivé. Costume impeccable, pas une goutte de sueur malgré les 38°C dehors, le téléphone greffé à l’oreille.
Je me suis dit : “Ouf, enfin un proche.” Quelle erreur.
Il n’a même pas regardé son père. Il n’a pas posé une seule question sur sa santé. Il s’est avancé vers moi, m’a coupé la parole et m’a dit sur un ton ultra arrogant :
“Bon, je suis pressé, j’ai pas le temps. Il me faut le certificat médical d’urgence pour le dossier de placement en Ehpad. Et préparez-moi aussi les documents nécessaires. Je vais devoir gérer ses affaires et mettre sa maison en vente rapidement.”
J’ai regardé ce monsieur. Puis j’ai regardé son vieux père, allongé sur le brancard, qui avait les larmes aux yeux en entendant son propre fils parler de lui comme d’un meuble encombrant.
La colère est montée d’un coup. La fatigue et la chaleur ont fait sauter mes filtres.
Je me suis redressée de toute ma hauteur, au milieu du couloir des urgences, devant tous les collègues et les autres patients. J’ai haussé la voix pour que tout le monde entende :
“Monsieur, votre père est en train de se battre pour sa vie à cause de la canicule parce que vous l’avez laissé crever de chaud tout seul chez lui. La seule chose qui vous intéresse, c’est son argent et sa maison ? Vous devriez avoir honte. La paperasse attendra. Soit vous vous asseyez, vous lui tenez la main et vous vous comportez comme un fils, soit vous sortez de mon service immédiatement. Ici, on soigne des humains, on ne gère pas des héritages.”
Le fils est devenu rouge de rage. Il a bégayé qu’il allait porter plainte à la direction du personnel pour “manque de professionnalisme et humiliation publique”. Je l’ai regardé droit dans les yeux : “Faites donc. Je leur raconterai exactement ce que vous venez de me dire.”
Il a tourné les talons et il est parti en claquant la porte.
Je m’en fous complètement des menaces de blâme. Nos aînés méritent le respect, pas d’être jetés à la poubelle dès qu’ils deviennent faibles
@VictorSinclair3@ManonAubryFr J'avais vu la vidéo de la voiture mais je n'avais pas fait le rapprochement que c'était cette sombre connasse. Merci en tout cas🙏🙏🙏
J’ai rarement été d’accord avec @philippejuvin mais la dessus rien à redire.
Sous son emballage marketing « humanitaire », cette loi euthanasie est une loi d’ordures voulue par les loges (cf Pr Touraine) pour se débarrasser des « inutiles »
Bande d’enculés
Le député @philippejuvin fait l'un des meilleurs discours sur la délirante loi euthanasie.
Regardez-le.
Écoutez.
Découvrez la loi terrifiante qu'ils sont en train de nous préparer.
@jon_delorraine Quelle sombre crapule !!! elle qui doit se morfondre dans des airs climatisés dans des soirées chemsex aromatisées au bleu de Bresse !!