François Mitterrand n’a pas seulement géré son époque, il l’a clairement anticipée.
En abaissant l’âge de la retraite à 60 ans, en instaurant la 5ᵉ semaine de congés payés, les 39 heures, en consolidant la protection sociale, il a transformé la vie de millions de Français dans un contexte de chômage de masse et mutations industrielles. Ces décisions non démagogiques répondaient à la réalité sociale, l’espérance de vie ouvrière, l’usure physique, tout en modernisant le pacte républicain.
Mais surtout, il a été visionnaire.
Dès 1993, il identifiait avec une lucidité rare le vrai horizon : « Le danger n’est pas pour aujourd’hui, il est pour après l’an 2000. Ce sont mes successeurs qui auront à s’en occuper. »
Il savait que le système par répartition, construit sur une démographie d’après-guerre, allait se heurter au choc du baby-boom et à l’allongement de la durée de vie. Il a refusé de casser le modèle social qu’il venait de consolider, tout en laissant clairement la feuille de route à ceux qui viendraient après.
Or, à partir de 1995, ses successeurs ont majoritairement procrastiné, bricolé ou reculé devant le coût politique. Les réformes nécessaires pour sécuriser le système à long terme ont été reportées, diluées ou imposées dans la précipitation, générant crises sociales et défiance durable.
François Mitterrand a fait le job de son temps et a vu beaucoup plus loin.
Ceux qui lui ont succédé ont trop souvent préféré le confort du court terme à la responsabilité de l’avenir.
Le problème des retraites n’est pas né en 2023. Il a été annoncé en 1993. Et il a été sous-traité pendant trop longtemps.
François Mitterrand avait dit : « Je suis le dernier des grands présidents, après moi il n'y aura plus que des financiers et comptables. » Malheureusement, nous n’avons eu que de très mauvais comptables.
Oui, on peut comprendre l’extrait comme un « après moi, le déluge », mais avec une nuance importante : Mitterrand reconnaissait le problème et son gouvernement l’avait fait documenter ; ce qui frappe surtout rétrospectivement, c’est qu’il en renvoyait explicitement le traitement difficile à ses successeurs.
En février 1993, François Mitterrand explique que les difficultés liées à la démographie apparaîtront surtout après 2000-2005. Il refuse alors l’idée d’allonger la durée de cotisation et reste très attaché à la retraite à 60 ans. Puis vient cette phrase saisissante : « ce seront mes successeurs qui auront à s’en occuper ». L’archive officielle de l’Élysée confirme bien ces propos.
Pourtant, le problème était déjà parfaitement identifié. Le Livre blanc sur les retraites de 1991, préparé sous Michel Rocard, anticipait le vieillissement de la population et l’arrivée à la retraite des générations nombreuses du baby-boom à partir de 2005. Il posait déjà la question de l’équité entre générations et de la nécessité d’adapter le système.
Les conséquences sont connues : les gouvernements suivants ont dû prendre progressivement les mesures politiquement difficiles qui avaient été repoussées. Dès 1993, la réforme Balladur augmente notamment la durée de cotisation dans le privé ; d’autres réformes suivront ensuite, avec des modifications successives de la durée d’assurance et de l’âge de départ.
Donc, résumer Mitterrand par « après moi, le déluge » serait un peu excessif puisqu’il n’ignorait pas le problème et que son gouvernement avait engagé la réflexion. Mais politiquement, la formule n’est pas totalement injuste : le diagnostic était posé, l’échéance démographique était connue, mais l’essentiel des décisions impopulaires a été laissé aux successeurs.
Et c’est peut-être cela qui rend cette archive si frappante aujourd’hui : on savait. Le problème n’était pas de prévoir la tempête, mais de savoir qui accepterait d’en payer le prix politique.
Si des gens tentent de vous faire croire que cette famille méritait ce qui lui est arrivé, parce que juive, ne leur répondez pas, dénoncez-les. ⚖️ #antisémitisme
De mon temps, les partis politique de gauche profitaient des beaux jours pour faire des universités d'été. Aujourd'hui, ils organisent des chasses aux juifs. J'avoue, je suis nostalgique.
Contre l'IVG ? => "C'est la promotion de comportements irresponsables ! "
Contre le mariage pour tous ? => "C'est la promotion de la décadence."
Contre l'aide à mourir ? => "C'est la promotion d'une culture de la mort."
Chaque fois qu'on s'oppose à une grande loi de société qui augmente la liberté collective, on fait comme si la permission était une promotion.
Or, ce que la loi permet, elle ne le promeut pas.
Un droit supplémentaire n'est pas une incitation.
Juste une possibilité qui engage un sujet libre.
Dans le monde parallèle de Manuel Bompard, Mélenchon n'a jamais fait de doigt d'honneur à Benjamin Duhamel, Thomas Portes ne s'est jamais recueilli sur la tombe d'un terroriste, c'est contre la vie chère que le peuple iranien se révolte, et la "Nouvelle France" n'a rien de racialiste. 🤡
Breaking !
On a enfin retrouvé les réactions de quelques insoumis (ou apparentés) au fait que l’homosexualité, dite « contre-nature », soit désormais passible de 10 ans de prison au Sénégal. Pour des raisons de discrétion évidente, les noms ont été modifiés :
Jean-Luc M : A supposer que les actes dont on parle soient bien homophobes, le caractère intolérant du régime d’Ousmane Sonko est une affaire qui se discute.
Antoine L : A supposer que les actes dont on parle soient bien homophobes, le caractère intolérant du régime d’Ousmane Sonko est une affaire qui se discute.
Aymeric C : Je ne suis pas dupe de cette manœuvre du printemps sioniste pour détourner l’attention du génocide à Gaza où, tous les jours, des homosexuels meurent sous les bombes de l’Etat génocidaire.
Annasse K : Le refus de l’homophobie, c’est une valeur bourgeoise ! Totale solidarité avec le gouvernement Sonko dans sa lutte contre les forces réactionnaires.
Mathilde P : le Sénégal est à l’Ouest du Jourdain. Et je rappelle que l’homophobie est un délit. Si vous croyez que nous sommes homophobes, alors faites-nous un procès !
Bally B : L’extrême-droite ne s’intéresse au sort des homosexuels au Sénégal que pour se mêler des affaires du pays, comme au temps des colonies. Nous ne sommes pas dupes d’un tel impérialisme. Nous, nous sommes opposés à tous les racismes, à toutes les discriminations et surtout : à toutes les instrumentalisations de la lutte pour les personnes LGBT.
Manuel B : Il n’y a pas de répression de l’homosexualité au Sénégal. Ne répétez pas la propagande de l’extrême-droite. Je vous le dis avec beaucoup de gentillesse. J’ai une vidéo qui le prouve, je vous la montrerai avec grand plaisir.
David G : Le Prophète (que Dieu prie sur lui et lui accorde la paix) a dit : Vous livrez-vous à cette turpitude qu’aucun être au monde n’avait commise avant vous ? Vous assouvissez vos désirs avec les hommes au lieu des femmes. Vous êtes un peuple outrancier.
Ersilia S : L’Etat totalitaire macronien qui organise des pogroms des gens du voyage dans le Val d’Oise est mal placé pour juger la condition des personnes LGBT ailleurs que chez lui.
Sébastien D : Totale solidarité avec les personnes LBFGRTQUA+
Sophia C : Qu’elles se le mettent au cul bien profond, les négro-tafioles.
La France, un des régimes de retraite les plus durs ? Vous devriez voyager avant de dire n’importe quoi. Ça aide, même quand on a été journaliste.
France
64 ans
Réforme progressive achevée pour certaines générations
Allemagne
67 ans
Montée progressive vers 67 ans
Espagne
66–67 ans
Selon durée de cotisation
Italie
67 ans
Ajustements possibles selon espérance de vie
Belgique
66 ans
Passage prévu à 67 ans dans les prochaines années
Pays-Bas
67 ans
Indexation partielle sur l’espérance de vie
Danemark
67 ans
Peut encore augmenter à long terme
Suède
63 ans minimum / 67 ans de référence
Système flexible
Norvège
62 ans minimum / 67 ans standard
Retraite flexible
Royaume-Uni
66 ans
Hausse programmée
Portugal
66 ans et quelques mois
Ajusté régulièrement
Grèce
67 ans
Départs plus tôt sous conditions
Pologne
60 ans femmes / 65 ans hommes
Un des rares écarts H/F maintenus
Autriche
65 ans
la gauche qui croit au progrès et non à la violence, à la démocratie plus qu’à la révolution, Mélenchon l’a perdue à jamais.
Le franc-parler de @CarolineFourest 🗣️
🔗 : https://t.co/FeBt4Q10dT
Un ancien dirigeant de section du PTB, aujourd'hui au PS, poste un tweet antisémite sur l'animateur Arthur, reprenant un stéréotype de propagande nazie sur les juifs et l'argent. Et quand on l'interpelle, il assume et maintient.
Ce qui révolte, ce n'est pas seulement ce tweet, c'est l'indifférence qui l'entoure, le silence de ceux qui ont côtoyé cet homme pendant des années dans des partis qui se prétendent du côté des opprimés.
C’est quand même vachement pratique , le mot « sioniste » . Ça permet de ne pas dire « juif »
Les crapules qui s’en prennent à @joannsfar sont non seulement purement antisemites mais bêtes comme leurs pieds . Le dessinateur plaide inlassablement pour la paix , le respect des deux peuples , à travers son art magistral de la BD ( relire Le chat du rabbin ) et ses prises de paroles , ses actions . Aussi bel artiste que bel être humain .
Merci à #LFI d’avoir décapsulé la bouteille de poison .
Si quelqu’un pense , dans l’état major de #Melenchon, qu’il va pouvoir tranquillou bilou se recycler miraculeusement avec quelques sourires aimables et 3 références historiques dans un discours , il se trompe .
Inlassablement , nous lui rappelleront tout ce qu’il a généré dans la société française depuis le #7Octobre
Ni #Bardella , ni #Melenchon . Jamais
Et soutien à Joann Sfar et à tous les artistes , élus , sportifs, intellectuels juifs pris en chasse par la meute .
Hier soir au Palais des Festivals #Cannes , « L’Abandon » a reçu une ovation bouleversante et méritée.
Ce film, validé par Mickaëlle Paty, ne masque rien : les mensonges, la menace islamiste, les alertes relativisées, les lâchetés.
On y rencontre Samuel Paty dans toute son humanité et humilité. On y ressent sa peur et sa solitude.
Un film nécessaire. Lucide. Courageux.
Un acte de résistance contre ceux qui veulent détruire notre civilisation et nos libertés.
#Resistons