🚨 Bonjour à tous en ce vendredi 24 juillet,
Pétrole sous pression avec l’actualité en Iran,
Rebond Vix et dollar Us,
Les résultats y a du bon et du mauvais,
la BCE est passée avant le FOMC semaine pro
Il est 05h54, on fait le TOPO 👇
🚨 Wall Street plombée par la tech et le pétrole.
Le Nasdaq perd 1.7% , le S&P 500 -1,21% et le Dow -0,97%, la pire séance depuis plusieurs semaines. Alphabet rend -7% malgré des résultats solides, les investisseurs sanctionnent l'explosion des dépenses capex IA du groupe. Tesla a été le grand perdant avec -14%, sur fond de marges sous pression et de guidance jugée décevante par le marché.
🚨 Le pétrole s'embrase, la facture énergétique menace les marges européennes
Le CENTCOM a achevé sa 13e nuit consécutive de frappes sur l'Iran jeudi, visant centres de commandement militaire, sites de stockage de drones, réseaux de communication, surveillance côtière et capacités maritimes > objectif affiché : réduire les menaces sur les navires civils transitant le détroit d'Ormuz. Des explosions ont été rapportées à Khondab (complexe nucléaire à eau lourde, province du Markazi), Khorramabad, Taft, Anarak et Borujerd ; un tir américain près d'Ahvaz a fait 4 morts et 5 blessés selon les autorités iraniennes.
Trump a déclaré envisager une "attaque massive" contre l'Iran, estimant que Téhéran "n'a pas encore assez souffert", et se dit proche d'une décision de reprise d'opérations militaires majeures. Le ministre iranien des Affaires étrangères Araghchi a averti que toute "agression irréfléchie" ferait payer à Trump "un prix plus lourd". Sur le plan diplomatique, l'Iran a rejeté la dernière proposition de cessez-le-feu transmise par l'intermédiaire du Premier ministre irakien. Trump a par ailleurs annoncé vouloir utiliser des fonds iraniens saisis par les États-Unis pour financer les réparations des navires endommagés par les attaques , un précédent qualifié d'"incendiaire" par Téhéran.
Impact marché : le Brent a repris les 100$ pour la 1ère fois en 2 mois.
🚨 Les entreprises : ça publie à fond
Tesla -14%, la pire séance depuis juin 2025
Le capex a doublé sur un an à 5,79 Md$ (+142%), Tesla visant désormais plus de 25 Md$ de dépenses sur l'année. Le free cash flow est passé négatif, les marges automobile ont déçu (prix de vente moyens en baisse, crédits réglementaires en repli). Impact : la thèse "robotaxi/robotique" doit désormais justifier seule la valorisation, le marché ne finance plus l'histoire à l'aveugle.
Alphabet -3,6% à -5% après clôture malgré un CA en hausse de 24%Cloud +82% à 24,8 Md$. Le résultat net à 112 Md$ est gonflé par un gain non réalisé de ~98 Md$ sur la participation SpaceX ; hors cet effet, le chiffre est nettement plus ordinaire. Impact : le marché sanctionne systématiquement toute hausse de capex chez les hyperscalers, même quand le cloud livre : à surveiller sur Microsoft/Meta/Amazon à venir.
STMicroelectronics -18%, pire séance depuis un an
Le T2 a pourtant battu le consensus (BPA 0,31$ vs 0,25$ attendu, CA 3,49 Md$ +26% sur un an), mais la guidance T3 à 3,70 Md$ déçoit (vs 3,79 Md$ attendu) et la marge brute reste sous pression (34,8%). STM a toutefois relevé sa cible data center IA à plus de 1 Md$ en 2026 et plus de 2 Md$ en 2027. Impact : signal négatif pour toute la chaîne semi européenne (automobile/industriel), à surveiller sur Infineon et NXP.
American Airlines -7,5%
La compagnie évolue dans un contexte de hausse des coûts carburant liée à la flambée du Brent (proche de 100$ suite aux attaques houthies en mer Rouge). Impact : le secteur aérien US encaisse un double choc, prix du carburant en hausse et incertitude sur la demande voyage, un point à suivre sur Delta et United dans leurs prochaines publications.
Nokia (Europe) : BPA au-dessus des attentes, CA légèrement sous consensus
Résultat T2 : BPA non-GAAP 0,07€ (vs 0,06€ attendu), CA 4,82 Md$ (+8,3% sur un an) mais sous le consensus de 10 M€. La guidance de marge opérationnelle comparable est resserrée à 2,1-2,6 Md€ sur l'année. Impact : le titre recule d'environ 4% à New York, la dynamique réseaux/IA reste positive mais ne suffit plus à faire décoller le titre sans dépassement net des attentes.
Intel : +4% après clôture . CA T2 à 16,13 Md$ (+25% sur un an, meilleure croissance depuis 2011), très largement au-dessus du consensus à 14,42 Md$. BPA ajusté a 0,42 contre 0,21$ attendu, Data Center & IA en hausse de 59% à 6,3 Md .Perte GAAP de 2,16/action due à une charge non-cash de 12,5 Md$ liée à l'accord CHIPS Act, mais le marché ignore l'effet comptable et retient l'exécution et la guidance T3 relevée (15,8-16,8 Md$ CA).
SAP : rebond mesuré après une année noire
CA T2 à 9,88 Md$ (+9,4%), BPA GAAP à 1,89€ battant le consensus de 0,22€, backlog cloud à 22,9 Md€ (+27%). Le titre, qui avait perdu près d'un tiers de sa valeur depuis janvier, ne reprend qu'environ 2% : le marché salue l'exécution mais reste prudent sur la dilution attendue des acquisitions Dremio/Prior Labs sur la guidance de profit opérationnel 2026 (relevée à 11,8-12,2 Md€). Impact : SAP tient sa base cloud mais ne convainc pas encore de renversement de tendance.
Une publication européenne oubliée : TotalEnergies
Le groupe pétrogazier français a doublé son bénéfice net T2 à 5,4 Md€, porté par la flambée des prix pétroliers liée à la guerre au Moyen-Orient. Impact : se retrouve à nouveau dans le viseur des partisans d'une taxe sur les superprofits pétroliers, un risque politique à surveiller en parallèle de la performance financière.
🚨BCE : ce qu'il faut retenir d'hier
Le Conseil des gouverneurs a maintenu ses trois taux directeurs jeudi : facilité de dépôt à 2,25%, refinancement à 2,4%, prêt marginal à 2,65%. C'est une pause après la hausse de juin (déjà une première depuis 2023), la BCE ayant été la toute première grande banque centrale à relever ses taux depuis le déclenchement du conflit fin février.
Lagarde a justifié cette pause par l'incertitude sur le choc énergétique : les prix de l'énergie restent nettement au-dessus des niveaux d'avant-conflit, et "l'incidence inflationniste du choc énergétique ne s'est pas encore totalement matérialisée" : elle a explicitement évoqué les effets indirects et de second tour à venir. Message clé : la porte reste grande ouverte à une nouvelle hausse en septembre, le marché la price déjà comme quasi acquise. Plus les prix de l'énergie restent élevés longtemps, plus le risque d'inflation généralisée grandit, selon ses propres termes.
🚨 À suivre aujourd'hui
Résultats avant l'ouverture US : Verizon (VZ), American Express (AXP), NextEra Energy (NEE), Charter Communications (CHTR), Schlumberger (SLB), HCA Healthcare (HCA), Canadian National Railway (CNI).
Schlumberger sera scruté comme baromètre indirect du choc pétrolier sur les capex des majors ; Charter et Verizon donneront le ton sur la consommation télécom/câble.
Flash PMI mondiaux : France et Allemagne dans la matinée, agrégat zone euro ensuite, Royaume-Uni et États-Unis ensuite.
FOMC : réunion prévue mercredi 29 juillet, une hausse persistante du pétrole complique l'équation pour la Fed entre risque inflationniste et ralentissement.
Pétrole/Ormuz : à surveiller toute nouvelle frappe ou incident tanker en mer Rouge/détroit d'Ormuz, le trafic maritime dans le détroit reste très réduit (9 navires en 24h contre ~130/jour avant le conflit), un facteur clé pour les compagnies aériennes et l'énergie en Europe.
🚀 Le mot de la fin
Le 15 janvier 2009, le vol US Airways 1549 perd ses deux moteurs à 850 mètres d'altitude, quelques minutes après le décollage de LaGuardia. Le commandant Chesley Sullenberger a 208 secondes pour décider. Il n'improvise pas. Il ouvre son manuel de procédures d'urgence, suit le protocole de redémarrage moteur point par point, pendant que sa co-pilote calcule les pistes atteignables. Le manuel dit que rien n'est fait pour ce cas précis, sans moteur, si bas, si près du sol. Sullenberger prend alors sa décision : l'Hudson. Cent cinquante-cinq personnes survivent. Ce qui a sauvé ce vol, ce n'est pas un coup de génie improvisé sous la panique. C'est l'inverse : des milliers d'heures à exécuter des checklists par temps calme, pour qu'au moment du chaos, le geste soit déjà écrit dans les mains.
Le carnet de bord tour à 360° que j'ai publié hier, c'est exactement ça. Les zones clés, la tendance, le plan posés à froid, avant que le marché n'entre en turbulence. Aujourd'hui, il est en plein dedans : l'Iran qui s'embrase, le Brent à 100$, Tesla et Alphabet qui perdent 14% et 5% sur des trimestres pourtant solides, la BCE qui garde une main sur le manche sans trancher. Le réflexe du jour, ce serait de tout réviser à chaud, de réagir à chaque alerte rouge sur l'écran. Le bon réflexe, c'est celui que vous avez déjà écrit : rouvrir le carnet, pas l'improviser.
La discipline ne se prouve jamais dans le calme. Elle se prouve dans le "mode vol".
Force et honneur 💪
Très bonne journée à chacun d'entre vous
Merci encore de l'intéret que vous portez à ce Brief Mood que je partage ici
@XFenaux Mais comment est ce possible de laisser les choses dériver jusqu’à en arriver à ce point de non retour ??!!
Chez moi on appelle ça à minima une faute professionnelle et c’est sanctionné très sévèrement mais bon …. On ne joue visiblement pas avec les mêmes règles du jeu.
🚨 Taux 10 ans de la France 🇫🇷 : vient de passer les 4 % !
... au plus haut depuis octobre 2008
2019-2021 : la France empruntait à taux négatif.
2022 : la guerre en Ukraine fait exploser l'inflation. La BCE relève ses taux de 450 points de base en 14 mois. Le resserrement le plus rapide de son histoire.
L'OAT grimpe de 0,3% à 3,5% en un an et demi.
Depuis, la France ne retrouve plus les niveaux d'avant-crise.
Le déclencheur c'est le regain de craintes inflationnistes. Pétrole au-dessus de 90$ le baril. Tensions géopolitiques toujours vives. Le marché regarde aussi bien entendu les fondamentaux français.
Et effectivement, ce qui pèse dans la balance c'est surtout le déficit public élevé : 152,5 Md€ en 2025. Dette qui file vers 121% du PIB en 2028 selon S&P.
Dégradation de la notation à A+ en octobre 2025, contre AA- avant.
Un budget jugé pas assez ambitieux sur la réduction du déficit.
La France, 3e pays le plus endetté de l'UE derrière la Grèce et l'Italie.
Le marché ne prête plus à la France comme avant. Il exige une prime de risque plus élevée.
Concrètement ce que ça coute (et ça pique😳) :
L'encours de dette publique : 3 536 Md€ fin T1 2026. Soit 117,5% du PIB.
La charge d'intérêts :
58 Md€ en 2024.
67 Md€ en 2025.
74 à 77 Md€ prévus en 2026.
C'est déjà le 1er poste de dépenses de l'État, devant la Défense.
Projection du Sénat :
90 Md€ en 2029,
100 Md€ en 2030.
Les recettes fiscales nettes de l'État : 300 Md€.
À ce rythme, les intérêts pourraient absorber 1/3 des recettes fiscales.
Le taux moyen des émissions françaises est déjà passé de 2,91% en 2024 à 3,16% en 2025.
Il faut savoir que chaque 10ème de point compte : la France doit lever 310 Md€ nets en 2026, soit 530 Md€ en brut.
Un record absolu.
55% de cette dette est détenue par des investisseurs étrangers. Contre 40% en Allemagne, 30% en Italie. Une dette largement dépendante du regard extérieur.
Le déficit 2025 :
152,5 Md€, soit 5,1% du PIB. Bien au-dessus des 3% imposés par Bruxelles. Ce n'est pas un choc ponctuel. C'est un coût qui s'installe dans la durée.
Problème ensuite (entre autres), c'est bien entendu le crédit immobilier qui suit l'OAT, avec un décalage.
Empiriquement : OAT 10 ans + 150 points de base.
Un taux immo à 4,5-5% dans ces conditions n'a rien d'anormal.
L'assurance-vie en fonds euros profite un peu de la remontée. Mais l'État, lui, paie plus cher pour se financer. Et ça, in fine, c'est les français qui le payent.
Le fond du problème, comme le dit @MatthiasBaccino : Un pays ne peut pas indéfiniment reporter ses choix budgétaires.
Le marché obligataire, lui en attendant, ne fait pas de politique. Il fait des comptes.
Il est 5h47,
l'heure du ☕ et du Brief Mood en ce jeudi 23 juillet,
Les indices hésitent,
le pétrole sous pression encore et continue de grimper,
mes achats récents GOLD et ETF Guard se passent bien,
C'est le matin et on ne lâche rien 💪
Voici ce qu'il faut le retenir 👇
2 mastodontes ont parlé hier soir, et ils racontent la même histoire vue des 2 bouts : l'IA rapporte, mais elle coûte de plus en plus cher. Aujourd'hui, c'est la BCE qui prend le micro, au milieu d'une des journées les plus chargées de la saison des résultats.
🇺🇸 La vue globale
Séance hésitante à New York. Le S&P 500 a cédé 0,14% comme le Nasdaq a -0.15% et le Dow a terminé quasiment à l'équilibre. Le Russell 2000 a souffert davantage -0.92%, l'or reprend un peu de hauteur et le 10 ans américain est remonté à 4,66% et ça c'est pas ouf ! La hausse du pétrole a pesé sur les valeurs de croissance, le VIX reste sage sous 17.
🧠 Alphabet et Tesla : la facture de l'IA
Alphabet. Chiffre d'affaires de 119,8 milliards $, en hausse de 24%, avec un Cloud qui accélère à +82% à 24,8 milliards et un résultat opérationnel Cloud à 8,8 milliards contre 2,8 un an plus tôt. Le bénéfice net affiché de 112 milliards est gonflé par près de 99 milliards de plus-values latentes sur les participations, dont Anthropic et SpaceX. Le titre a reculé en after-hours car le capex 2026 est relevé à une fourchette de 195 à 205 milliards, contre 180 à 190 annoncés au trimestre précédent. Le marché applaudit la croissance et tousse sur la note.
Tesla. Revenus record de 28,24 milliards, en hausse de 26%, mais un BPA ajusté à 0,33 $ contre 0,51 attendu, une marge opérationnelle écrasée à 1,4% contre 4,1% un an plus tôt, un capex en hausse de 142% à 5,79 milliards et un free cash flow négatif de 1,09 milliard. Record de livraisons, record de dépenses, marges sacrifiées. Le titre a perdu environ 4% hors séance.
IBM. 17,16 milliards de revenus contre 17,58 attendus, BPA ajusté de 2,93 dollars contre 2,97, un mainframe Z en chute de 42% et des prévisions annuelles abaissées. Le titre affiche déjà 30% de baisse depuis janvier.
ServiceNow. Le contrepoint parfait. Revenus d'abonnement de 3,877 milliards, en hausse de 23% à changes constants, marge opérationnelle de 29,5% et un RPO d'environ 29 milliards. Quand IBM parle de budgets détournés vers le hardware IA, ServiceNow répond que la demande logicielle est intacte chez elle.
💥 Les autres mouvements clé
Super Micro s'est envolé de 26% sur un carnet de commandes record,
AT&T a gagné 4% après avoir dépassé les attentes sur le BPA, et Rocket Lab a fini stable malgré un contrat de 266 millions pour douze lancements suborbitaux.
À l'inverse, Pegasystems a plongé de 17% sur un ralentissement des contrats annuels et des reports de budget liés à l'IA, GE Vernova a perdu 9% malgré 11,1 milliards de revenus, et Reddit a chuté de 8% après une information du Wall Street Journal sur la possible coupure de l'accès de Google à ses contenus pour l'entraînement IA, ce qui porte la baisse annuelle à 27%.
Côté social, Uber taille 23% des effectifs de sa division People.
🇪🇺 Paris a préféré les entreprises à la géopolitique
Le CAC 40 s'en sort mieux finalement, porté par Airbus qui s'envole de 7,04% après avoir dévoilé ses ambitions de rentabilité à horizon 2029, et par TotalEnergies en hausse de 2,03%.
Point de vigilance majeur : le rendement de l'OAT 10 ans a frôlé les 4%, une première depuis 2009. On ne peut pas indéfiniment ignorer cette info là.
🌏 L'Asie ce matin
Le capex d'Alphabet a été lu comme un chèque signé pour la mémoire et le compute. Le Kospi a pris 3% et le Kosdaq de 4%, avec Samsung Electronics et SK Hynix en hausse de plus de 3%. Le Nikkei tient sa polarité désormais 🟢 des 66000.
🛢️ Pétrole et Moyen-Orient
Le Brent est au plus haut depuis plus d'un mois, après une 11ème nuit consécutive de frappes américaines sur l'Iran. Ce matin, un tanker aurait été touché au large de l'Arabie saoudite et Trump menace de frapper les infrastructures iraniennes en réponse à toute attaque sur les navires transitant par Hormuz. HSBC résume bien le fond du dossier : la vraie question reste de savoir qui administre le passage du détroit.
🏦 BCE : le rendez-vous du jour
Décision à 13h45, conférence de Lagarde à 14h30. Le taux de dépôt est à 2,25% après la hausse de 25 points de base de juin, la 1ère depuis 2023, et juillet est une réunion sans projections. Le statu quo est acquis à plus de 99%, et une hausse en septembre est déjà quasi intégralement dans les prix. Tout se jouera donc sur le vocabulaire employé autour des risques inflationnistes.
📅 Le programme du jour
Avant Bourse en Europe : TotalEnergies, BNP Paribas, Thales, Dassault Systèmes, Eurofins, Getlink, Edenred, STMicroelectronics avec son call à 9h30, plus Nestlé, Roche, SAP, Nokia, Repsol, Givaudan et Anglo American. Carrefour publiera après clôture.
Aux États-Unis : RTX, Lockheed Martin, T-Mobile, Blackstone, Thermo Fisher, American Airlines, et surtout Intel après la cloche, avec un consensus à 0,22 $ de BPA pour 14,4 milliards de revenus, sur un titre qui a perdu 33% sur le mois.
Côté macro, inscriptions hebdomadaires au chômage à 14h30, et PMI flash demain avant la FED de Kévin semaine prochaine.
₿ Crypto : le CLARITY Act joue sa dernière carte
Le vrai sujet crypto de la semaine n'est pas le prix, il est à Washington. Une version de travail présentée comme finale du Digital Asset Market Clarity Act a circulé hier, et elle contient enfin la fameuse section sur les conflits d'intérêts qui bloquait tout : une interdiction pour le président et les hauts responsables gouvernementaux de détenir des intérêts crypto directs. Sauf que la mesure expirerait en 2029, que les régulateurs auraient un an pour la mettre en œuvre, et que c'est le département de la Justice qui serait chargé de la faire respecter.
C'est précisément là que ça coince. La sénatrice Angela Alsobrooks, l'une des rares démocrates à avoir voté le texte en commission, a jugé l'offre non sérieuse et prévenu qu'elle ne soutiendrait pas le projet en l'état. Or il faut 60 voix au Sénat, donc une dizaine de démocrates. En toile de fond, les déclarations financières de Trump ont révélé plus d'un milliard de dollars de revenus tirés de ses activités crypto l'an dernier, ce qui rend le sujet éthique politiquement explosif.
Le calendrier est brutal. Le leader de la majorité John Thune veut un vote en séance dans les prochains jours, avant la pause estivale, et le Sénat quitte Washington dans seize jours. La première semaine d'août est considérée comme la dernière fenêtre réaliste avant que l'attention ne bascule sur les midterms de novembre. Le marché n'y croit plus beaucoup : sur Polymarket, les probabilités d'adoption d'ici la fin d'année sont tombées à 32%, un plus bas historique.
2 points concrets pour ceux qui suivent ce secteur. D'abord, le volet protégeant les développeurs qui ne contrôlent pas les fonds des utilisateurs reste intact, ce qui évite de les traiter comme des transmetteurs de fonds avec toute la charge de conformité associée. C'est un vrai soulagement pour la DeFi. Ensuite, le texte clarifierait le traitement des tokens, encadrerait les plateformes d'échange et ouvrirait la voie aux titres et futures tokenisés, avec le feu vert aux institutions financières pour utiliser des blockchains publiques.
Ce qui est en jeu, ce n'est donc pas un rebond de quelques % sur le Bitcoin. C'est de savoir quelle partie des quelque 680 milliards de dollars d'actifs hors Bitcoin et hors stablecoins relève de la SEC ou de la CFTC. Un cadre clair fait revenir les acteurs institutionnels, un échec renvoie le dossier à mi-septembre au mieux, et sans doute à 2027.
Côté marché, Bitcoin reste sous pression autour des 66000 $ après des sorties d'ETF historiques en juin. Traduction simple : le marché a arrêté d'acheter la rumeur législative, il attend le vote. Si le texte passe la ligne début août, personne n'est positionné pour. Si l'agenda déraille, c'est déjà largement dans les prix.
Et pour la lecture d'aujourd'hui, garde ça en tête : dans les 15 prochains jours, la crypto sera un actif politique avant d'être un actif technique.
Pour autant, je ne change pas de stratégie, ne retourne pas ma veste, je reste focus et je suis tout ça bien entendu tel un catalyseur potentiel.
🎯 Le mot de la fin
Le 15 janvier 2009, Chesley Sullenberger pose un Airbus A320 sans moteur sur l'Hudson, 155 personnes à bord, 155 survivants. Interrogé plus tard sur ce miracle, il a répondu quelque chose de bien plus juste que le mot miracle : pendant 42 ans, il avait effectué de petits versements réguliers sur un compte d'expérience, d'éducation et de formation, et ce jour-là le solde était suffisant pour faire un retrait très important.
Voilà toute la discipline en une phrase. Personne ne devient bon le jour où ça compte. On devient bon les 1000 jours d'avant, ceux où rien ne se passe, ceux où le travail est ennuyeux et où personne ne regarde. Le jour du krach, de la surprise BCE, du gap d'ouverture sur une valeur qu'on détient, on ne s'élève pas au niveau de ses ambitions, on retombe au niveau de sa préparation.
Aujourd'hui, avec une décision de banque centrale, une 20aine de publications et un baril qui s'agite, ce n'est pas le jour pour improviser. Progressif et présent, actif et pas n'importe comment, personne ne nous regarde ou nous gratifie = on s'en fou on y va quand même pour nous, ceux qui nous entourent, pour notre POURQUOI.
Le morning mood arrive d'ici 1h et ça se passe ici : https://t.co/NZH1VgcizT
Très bonne journée à tous
Force et Honneur 💪
Xavier
🚨 Brief Mood de ce mercredi 22 juillet
Les semis tiennent et rebondissent,
l'or réagit bien après mon achat,
Bitcoin et ETH solides depuis qq jours,
Le marché retrouve son appétit.
Voici le Topo matinal qui j'espère vous aide pour commencer votre journée 👇
Ce soir après la cloche, c'est le grand oral de l'IA. Alphabet et Tesla dégainent le même jour, et le verdict pourrait donne des indications de la tendance des prochaines semaines, ou du moins des prochains jours.
📈 Le rebond est franc
Wall Street a rugi avec un Dow qui a repris 385 points, le S&P a gagné 0,89% et le Nasdaq a bondi de 1,93%. Les 3 indices brisent d'un coup leur série de 3 séances dans le rouge. Le moteur ? Les semis, encore et toujours, mais cette fois dans le bon sens.
🎯 La revanche des puces
Voilà le vrai carburant du jour. Micron s'est envolée de 12%, SanDisk de 14% dans un rallye mené par la mémoire, pendant qu'AMD gagnait 8% sur fond d'accord IA avec Microsoft. Applied Materials et Marvell ont suivi avec plus de 8% chacune. Le déclencheur : des données d'exportation solides à Taïwan et en Corée du Sud qui rassurent sur la demande. Autre signal à noter, NVIDIA a dévoilé une prise de participation dans Nebius, et Super Micro s'est adjugé plus de 15% après des chiffres préliminaires. Le secteur qui saignait la semaine dernière redevient le leader.
🚗 General Motors régale, Schwab déçoit
La saison des résultats démarre pied au plancher. GM a battu sur toute la ligne : bénéfice ajusté de 3,57 dollars par action contre 3,20 attendus, chiffre d'affaires de 48 milliards, et relèvement de la guidance d'EBIT annuel. Le titre a pris près de 5%. Un bémol à surveiller tout de même, le groupe a revu à la baisse sa prévision de résultat net attribuable, signe que les droits de douane pèsent encore en coulisse. À côté, 3M s'est envolée de plus de 7% sur une publication solide, tandis que Charles Schwab a lâché 2,5% après avoir manqué le consensus. Vision d'ensemble encourageante : sur les 66 premières valeurs du S&P à avoir publié, près de 88% ont dépassé les attentes de bénéfice.
🌏 Overnight : la Corée s'enflamme
Le mouvement s'est prolongé cette nuit en Asie. Le Kospi coréen a rerpis plus de 5%, porté par la mémoire et les semis, le Kosdaq gagnant 2%. Le Nikkei a grappillé, Hong Kong a un peu reculé. Côté américain, les futures sont quasi plats avant l'ouverture, le marché retenant son souffle avant les résultats du soir.
🥇 Les refuges ne lâchent pas
Détail intéressant dans ce climat de reprise : l'or ne recule pas, bien au contraire. Le métal jaune est à plus de 4130 $ ce matin. Le rendement du 10 ans américain reste tendu autour de 4,63%, ce qui bride encore les financières. Le Bitcoin, lui, a repris 2% pour repasser au-dessus des 66 000 $ , dans le sillage du regain d'appétit pour le risque. La hausse des actions et la fermeté de l'or en même temps, c'est le signe d'un marché qui avance avec une ceinture de sécurité. Preuve aussi qu'on peut jouer sur les 2 tableaux et ça marche, je suis Short EURUSD et Long Gold.
🏛️ Le clin d'oeil géopolitique
À noter côté européen, un changement de décor au Royaume-Uni : Andy Burnham est devenu lundi le septième Premier ministre britannique en dix ans, avec l'ex-ministre de la Défense John Healey propulsé aux Finances. De quoi surveiller la livre et les gilts dans les prochaines séances.
🏢 Déjà dans la boîte (résultats d'hier)
General Motors : BPA ajusté de 3,57 dollars contre 3,20 attendus, chiffre d'affaires de 48 milliards, guidance d'EBIT annuel relevée. Titre +4,9%, mais prévision de résultat net attribuable abaissée, la facture douanière reste dans le décor.
3M : bond de plus de 7% sur un trimestre nettement au-dessus des attentes. Le redressement du conglomérat industriel se confirme et rassure sur la demande.
Charles Schwab : recul de 2,5% après avoir manqué le consensus. Le seul faux pas notable d'une salve de publications globalement solides.
AMD : envolée de 8% sur l'annonce d'un accord dans l'IA avec Microsoft. Le marché valide un nouveau débouché de poids pour ses puces.
Micron et SanDisk : +12% et +14%, rallye mené par la mémoire, dopé par des exports records à Taïwan et en Corée. Le segment qui saignait la semaine dernière redevient moteur.
NVIDIA : le groupe a dévoilé une prise de participation dans Nebius, acteur du cloud IA. Manière d'étendre son emprise sur toute la chaîne de valeur.
Super Micro : +15% après des chiffres préliminaires encourageants. Le fournisseur de serveurs IA reprend des couleurs avec le secteur.
🔥 Sur le grill aujourd'hui = A suivre !
Alphabet, après clôture : 9 trimestres de battues d'affilée, la barre est haute. Question centrale, le capex IA colossal se transforme-t-il enfin en croissance visible du cloud et du search.
Tesla, après clôture : sur 2 trimestres manqués, le titre joue gros. Focus sur les marges auto, le cash flow sous pression et le récit robotaxi pour justifier la valorisation.
Texas Instruments, après clôture : consensus autour de 1,92 $ de BPA pour 5,24 milliards de revenus. Baromètre des puces analogiques, c'est la guidance qui fera la séance, le titre a déjà pris 4,4% hier.
GE Vernova, avant Bourse : la valeur qui incarne l'électrification de l'IA. Consensus de 3,23 dollars de BPA en hausse de près de 74%, carnet de commandes de 163 milliards, beat-and-raise largement anticipé après un titre déjà en hausse de 62% cette année.
AT&T, avant Bourse : le titre traîne à 24,80 $ , sous sa moyenne mobile 200 jours, avec un volume pré-résultats à 2,5 fois la normale. Les investisseurs attendent la confirmation de la génération de cash.
Philip Morris, avant Bourse : consensus de 10,56 milliards de revenus en hausse de 4% et 2,04 $ de BPA. Tout se joue sur le momentum d'IQOS et la bascule vers le sans-fumée.
IBM, après clôture : attention, le groupe a déjà pré-averti la semaine dernière d'un trimestre sous les attentes, provoquant sa pire chute en séance depuis des années. Ce soir, le marché guette le détail et surtout le ton du management pour la suite.
🎯 Le mot de la fin
Eliud Kipchoge, l'homme le plus rapide de l'histoire sur marathon, résume tout en une phrase : seuls les disciplinés sont réellement libres, les autres restent esclaves de leurs humeurs et de leurs pulsions. Ça vaut sur 42 kilomètres comme devant un écran un soir de résultats. La discipline, ce n'est pas se priver, c'est refuser de laisser l'émotion du moment décider à ta place. Ce soir, quand Alphabet et Tesla tomberont, la foule réagira à chaud. Toi, tu as un plan, des niveaux, un cadre. Tiens-les. La liberté n'est pas de faire ce qui te passe par la tête, c'est d'être capable de faire ce que tu avais décidé, même quand tout autour s'agite.
Tout ces brief en partie sont dans le Morning Mood de ce matin, ces podcast que je fais tous les matins depuis plus de 5 ans maintenant : https://t.co/qjsQH0ARe4
Je voulais aussi à mon tour vous remercier de votre force et enthousiasme, de me pousser à continuer au travers de vos messages et témoignages que ce soit dans la réussite ou dans l’échec car dans tous les cas, c'est le chemin qui nous construit, pas le résultat. Que vous soyez jeune ou moins jeune, débutant ou expert, actif ou juste que vous vous intéressiez aux marchés de loin ... je vous apporte aussi ma touche perso et mon "Mood" du jour puisque c'est comme ça que je l'ai appelé et que je veux vous partager tout ça. Vous êtes plus de 44000 à écouter mes bêtises et aux cotés de mon quotidien et ensemble, même si on n'a pas la direction, profil ou histoire, on est plus forts.
Merci 🙏
Force et Honneur 💪
BITCOIN , je ne change pas de veste toutes les 5 minutes.
Ni d'avis, ni de positionnement.
Pendant que certains passaient de « to the moon » à « c'est fini » au gré de chaque bougie, moi je regardais une seule chose : la grande oblique haussière qui tient depuis 2018.
Aujourd'hui, après une correction de ~50 % depuis les sommets, le prix revient la toucher. Et il ne revient pas tout seul : il retrouve aussi la zone des tops 2021 (~66k), ce vieux plafond devenu plancher.
Ce sont aussi les plus bas de fin 2024... bref, une belle zone long terme.
A chaque fois que le BTC a retrouvé cette oblique : 2018, 2019, le krach Covid 2020, le creux 2022 ... il a rebondi. Ce n'est pas une prédiction, c'est un fait de marché.
Tant que cette structure tient, mon scénario ne bouge pas. Le jour où elle casse en clôture hebdo, je le dirai aussi clairement.
La cohérence, ça ne se négocie pas.
Force et Honneur 💪
Bonjour à tous en ce Mardi 21 juillet,
Les futures US sont vert,
Le Gold se reprend un peu,
ETH au plus haut depuis début juin,
L'Asie rebondit.
Voici le Topo 👇
Le vent tourne légèrement ce matin. Après une séance de lundi encore mollassonne à Wall Street, l'Asie a repris des couleurs cette nuit, le pétrole se détend et l'Iran laisse entrevoir une porte de sortie diplomatique. Rien d'euphorique, mais un léger mieux qui arrive juste avant le vrai gros morceau de la semaine. Et côté entreprises, la moisson de résultats commence pour de bon.
📉 Clôture de lundi : Apple plombe, les puces limitent la casse
Wall Street a fini dans le rouge léger. Le S&P a lâché 0,19%, mais le Dow a décroché de plus de 300 points, sous le poids d'un Apple en repli de plus de 2%. La tentative de rebond des semis en cours de séance s'est essoufflée dès que l'Iran est revenu à l'écran. Bref, un marché qui piétine en attendant son catalyseur.
🌏 Cette nuit : l'Asie respire enfin
Voilà le vrai changement de ton depuis hier soir. Les Bourses asiatiques ont rebondi pour la première fois en 4 séances, tirées par les fabricants de puces, dans l'attente des résultats des géants tech. Le pétrole, lui, a reflué. C'est un climat plus constructif qui se met en place avant l'ouverture européenne.
🛢️ Iran : la menace, mais une lueur
9ème nuit consécutive de frappes américaines sur l'Iran, de quoi entretenir la tension. Mais le porte-parole de la diplomatie iranienne, Baghaei, a relancé l'espoir d'un règlement négocié, évoquant des messages échangés via des intermédiaires. Résultat : le brut se stabilise un peu. À noter, un signal de fond qui interpelle : la réserve stratégique américaine est tombée à son plus bas depuis 45 ans, et des rumeurs de blocus houthi sur l'Arabie Saoudite circulent. Le dossier reste inflammable.
🏭 Le flash du jour : Intel taille encore dans les effectifs
Intel prépare une nouvelle vague de licenciements dans le cadre d'une stratégie plus large. Plus de 5 000 salariés américains sont déjà passés à la trappe, essentiellement en Californie et dans l'Oregon, avec des coupes supplémentaires en Arizona et au Texas. Le groupe, déjà malmené en Bourse, joue sa crédibilité de redressement, et ses résultats jeudi seront scrutés pour le volet fonderie.
🚗 La grande journée des résultats démarre
C'est le cœur du sujet aujourd'hui. General Motors ouvre le bal avant Bourse, et c'est le baromètre de l'économie réelle du jour. Le consensus vise un BPA autour de 3,1 à 3,2 $ pour un chiffre d'affaires proche de 46 à 47 milliards. Les points chauds : la marge en Amérique du Nord, la trajectoire de rentabilité des véhicules électriques, les revenus digitaux OnStar et Super Cruise, et surtout la facture des droits de douane, que le groupe avait averti pouvoir grimper jusqu'à 4 milliards sur l'année. GM a battu le consensus 4 trimestres d'affilée, la barre est donc haute.
Dans le sillage, une salve d'industrielles et de défensives : Northrop Grumman côté défense, avec l'oeil sur les risques d'exécution du programme Sentinel, mais aussi 3M, Halliburton, Danaher, Novartis et Capital One. De quoi prendre le pouls de l'industrie, de la santé et du consommateur avant le vrai juge de paix de mercredi soir.
₿ Crypto : prudence de vétéran
Peter Brandt continue de temporiser : Bitcoin sous les 50 000 $ avant octobre selon lui, avant un rebond de fond à horizon 2029. Sa recommandation reste l'achat par paliers plutôt que la course au mouvement. Le pétrole qui reflue et l'appétit qui revient en Asie pourraient toutefois redonner un peu d'air aux actifs risqués à court terme.
Perso : je continue ma stratégie , reste patient et je pars du principe qu'il y a plus de chance que les baissiers donnent leur avis en bas et que les haussiers reviendront quand on sera à 100k$ ... stratégiquement, je ne change RIEN même si parfois je me fais déborder parce que c'est LA stratégie que j'ai décidé de mener depuis des années et qui a fonctionné jusque là.
🎯 Le mot de la fin
Peter Lynch disait que le vrai risque n'est pas la volatilité, mais de se faire sortir du marché au pire moment par peur. Ce matin, pendant qu'Intel taille dans ses effectifs et que GM passe sur le grill, la tentation sera de tout lire au 1er degré. Mais un bon trimestre chez GM ou un signal d'apaisement sur l'Iran peut renverser le sentiment en une séance. Garde ton plan, respecte tes niveaux, et souviens-toi que la patience est une position, elle aussi.
Ne lâchez rien et restez focus !
Force et Honneur 💪
Bonjour à tous,
Le pétrole s'approche des 90$,
Les futures US léger vert,
Semaine Ultra chargée coté entreprises,
A mi me gusta la cerveza (Traduction : Bravo l'Espagne pour la 2ème étoile)
Voici le brief mood habituel du matin 👇
☕ Le week-end n'a offert aucun répit. Le Moyen-Orient a remis une pièce dans la machine. On attaque ce lundi avec du pétrole qui repart, une tech encore convalescente, et surtout la semaine de résultats la plus lourde du trimestre qui se profile. Autant dire qu'on ne va pas s'ennuyer.
🛢️ Le pétrole reprend le contrôle du récit
Le déclencheur : une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran sur le week-end, avec des tirs visant des navires tentant de transiter par le détroit d'Ormuz et une frappe sur une installation pétrolière majeure au Koweït. Le détroit reste dans les faits contesté, l'armée américaine n'a toujours pas réussi à sécuriser un corridor alternatif, et Téhéran agite désormais la menace sur Bab el-Mandeb. Tant que ce dossier reste ouvert, il pèse sur le sentiment, sur l'inflation importée et sur la copie de la Fed. C'est le fil rouge à garder en tête toute la semaine.
📉 La tech n'a pas fini de digérer
Le vrai coupable d'une semaine de conso derrière nous, ce sont les semi-conducteurs : le SMH a perdu près de 9% sur la période, sa troisième baisse hebdomadaire en 4 semaines. Après le relèvement de capex de TSMC qui a douché le secteur, le marché se demande si l'euphorie IA n'est pas en train de payer sa facture d'investissement. La correction est saine sur des valorisations tendues.
Après des mois de hausse quasi verticale, les semis prennent une respiration bien méritée. Ces consolidations sont saines, elles purgent les mains faibles et redonnent de l'oxygène à des valorisations qui s'étaient tendues. C'est exactement dans ces phases qu'on construit ses positions, pas quand tout le monde euphorise au plus haut.
La bonne approche ne consiste pas à deviner le point bas, mais à accumuler progressivement, tranche par tranche, sur les niveaux qui reviennent. TSMC qui relève son capex à 60-64 milliards, ce n'est pas un signal de peur, c'est la meilleure preuve que la demande de puces reste féroce. Oracle qui tombe à un RSI de 17,4 pendant qu'il muscle son buildout IA, c'est le genre d'excès qui crée des points d'entrée. Le fond haussier de la thématique est intact, seul le rythme change.
🌍 L'Europe joue sa partition, la BCE en embuscade
Sur le Vieux Continent, la semaine sera rythmée par les résultats des poids lourds et surtout par la décision de la BCE jeudi. Dans un contexte de pétrole cher et de géopolitique brûlante, chaque mot de Lagarde sera pesé au trébuchet. Les PMI flash de la zone euro tomberont le même jour et donneront le pouls de l'activité. L'euro reste scotché autour de 1,1450 face au dollar, j'ai repayé l'or en Swing semaine passée. Le marché cherche sa boussole entre valeur refuge et prise de risque.
📊 La semaine où l'économie réelle prend le micro
La semaine des banques est derrière nous, place aux entreprises qui touchent le pétrole, le rail, le cuivre, le consommateur et la megacap tech. C'est cette semaine qu'on saura si l'économie a encaissé un trimestre à 93 dollars le baril et un Ormuz sous tension sans broncher. Deux noms dominent tout : Tesla et Alphabet, tous deux mercredi. Tesla joue sa crédibilité sur les marges, le robotaxi et le rythme de déploiement des flottes. Alphabet doit prouver que le Cloud et l'IA monétisent assez vite pour justifier un capex qui grimpe vers 190 milliards. Historiquement, Tesla a baissé après 3 de ses 4 derniers trimestres. La saison démarre pourtant fort : 88% des sociétés du S&P 500 ayant publié ont battu les attentes selon FactSet. Le décor est planté pour de la volatilité.
Une très belle semaine constructive et productive à vous !
Force et Honneur 💪
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Les investissements sur les marchés financiers comportent un risque de perte en capital. Cette publication est réalisée dans le cadre d'une collaboration commerciale et ne constitue pas un conseil en investissement. Assurez-vous de bien comprendre les risques avant toute décision d'investissement.
🚨 Brief Mood du vendredi 17 juillet,
conso salutaire aux US et en Asie,
Pétrole sous pression,
Marchés en Corée fermé,
Bonjour à tous en ce vendredi,
Voici le Topo 👇
Hier, TSMC a publié le meilleur trimestre de son histoire et a terminé rouge. Abbott a battu le consensus de 3 cents et a pris 12%. Goldman a explosé les attentes mardi et lâché 5% jeudi. Trois publications, trois réactions incohérentes en apparence. En réalité, elles racontent toutes la même chose : le marché a arrêté de payer les chiffres, il paie désormais l'écart entre les chiffres et ce qui était déjà dans le prix. C'est un changement de régime, pas une humeur.
🧠 L'IA passe du récit au bilan
Voilà ce que TSMC a réellement dit. Capex 2026 relevé de 52-56 à 60-64 milliards, croissance annuelle portée de « plus de 30% » à « un peu plus de 40% », 100 milliards de plus en Arizona pour un engagement total de 265 milliards, 3nm au-dessus de 100% d'utilisation, CoWoS toujours en goulot. Wei a été explicite : la conviction sur la mégatendance IA est plus forte qu'avant, et le capex des trois prochaines années sera très supérieur aux trois précédentes.
C'est un aveu de confiance absolu. Et pourtant l'intensité capitalistique passe de 33,5% à 36% des ventes, avec un avertissement sur la pression des amortissements et des coûts hors Taïwan en 2027 et 2028. Voilà le point de bascule mental du marché : jusqu'ici le capex était lu comme un signal de demande, il commence à être lu comme un coût. Quand une dépense de 64 milliards cesse d'être une preuve et devient une facture, la prime de valorisation se contracte, même avec des carnets pleins. La demande n'est pas le sujet. Le rendement du capital investi l'est.
Traduction opérationnelle : ce n'est pas le moment de sortir de la thématique, c'est le moment d'arrêter de la traiter comme un bloc. Le fondeur, l'équipementier, la mémoire et le concepteur n'ont ni les mêmes marges ni la même élasticité au capex. Le marché va les séparer. Autant le faire avant lui.
🛢️ Ormuz, la prime qui refuse de mourir
Le Brent tient autour de 85 $ , environ 12% de plus que lundi. Blocus naval rétabli, saisie de l'île de Kharg évoquée, opérations militaires possiblement élargies. Mais le vrai canal de transmission n'est pas le pétrole, c'est le taux. Le 30 ans hypothécaire américain est ressorti à 6,55% cette semaine, au plus haut depuis presque un an, alors même que le CPI de juin est tombé à 3,5% contre 3,8% attendu. Un marché qui a une bonne inflation et des taux longs qui montent quand même vous dit une chose : il ne croit pas encore à la désinflation, parce qu'un baril est un dossier géopolitique, pas un dossier macro. Tant qu'Ormuz est ouvert au sens militaire du terme, chaque bon CPI porte un astérisque.
📊 Le consommateur trie, il ne craque pas
Ventes au détail à +0,2% contre +0,3% attendu, plus faible hausse depuis janvier. Le titre du chiffre dit « ralentissement », le détail dit autre chose. Hors stations-service, c'est +0,7%. Le groupe de contrôle qui alimente le PIB ressort à +0,5%. Corrigé de l'inflation, l'ensemble monte de 0,6%. Autos +1,9%, e-commerce +1,9%, mais santé, alimentation et divers en baisse. On ne voit pas un consommateur qui s'arrête, on voit un consommateur qui arbitre. Nuance capitale pour la Fed : elle n'a ni urgence à couper, ni raison de paniquer.
⚡ Flash
Goldman Sachs : T2 record avec 20,34 Mds de revenus et 20,98$ de BPA contre 14,48$ attendu, dividende +25% et 4 Mds de rachats. Le titre a quand même perdu 5% jeudi car 73% de la hausse annuelle des revenus vient du trading, et les actions plus FICC pèsent 59% du CA contre 53% l'an dernier.
Abbott : BPA ajusté 1,31$ contre 1,28 + guidance annuelle relevée
Alphabet : -4,4% après une information de presse indiquant que Gemini 3.5 Pro, annoncé en mai à Google I/O, aurait plusieurs mois de retard. Premier vrai accroc de calendrier sur un modèle phare depuis longtemps, et le marché l'a payé cash sur la première capitalisation du secteur.
UnitedHealth : CA 112 Mds, guidance annuelle relevée à 19,50-20$, marge Optum en hausse de 160 pb, 1,5 Md investi dans l'IA opérationnelle. Le hic : 525 000 adhérents en moins sur le trimestre, la marge vient d'abord du tri des contrats.
Netflix -9% après bourse hier soir : 12,56 Mds contre 12,59 attendus, BPA 0,80$ contre 0,79$, guidance T3 à 12,86 Mds soit +11,7%, fourchette annuelle resserrée à 51-51,4 Mds. L'action a un plus bas de 52 semaines : deuxième trimestre consécutif de décélération affichée.
GE Aerospace : CA T2 à 13,35 Mds, +21% sur un an. L'après-vente moteur continue de porter le dossier pendant que les livraisons Boeing et Airbus restent contraintes.
Publicis : +3,1%, meilleure performance du CAC 40, après avoir relevé ses prévisions de croissance annuelle malgré les difficultés de sa filiale Sapient. Un des rares dossiers européens à relever quoi que ce soit cette semaine.
Semis européens : Soitec -7,6% et STMicro -7,3% dans le sillage du décrochage asiatique. Séoul avait lâché 7,4% jeudi et reste fermé aujourd'hui pour jour férié.
SpaceX : sous son prix d'introduction de 135$, environ 29% du flottant vendu à découvert pour 25 Mds de paris baissiers, contre 5 à 7% il y a trois semaines. Les levées de lock-up pourraient porter le flottant à 40% d'ici décembre.
📅 Aujourd'hui
Mises en chantier, permis de construire et prix à l'importation à 14h30, un intervenant Fed dans la journée.
Côté résultats, séquence nordique avec Volvo, Sandvik, SAAB, Assa Abloy, EQT, Danske et Swedbank.
Vendredi d'été, volumes fins, et des futures US qui pointent en baisse + Corée fermée aujourd'hui.
Mot de la fin
En 2000, Cisco était la plus grosse capitalisation du monde. Ses revenus ont continué de croître pendant des années. Le titre a perdu 80% et n'a jamais revu son sommet. L'entreprise avait raison sur l'histoire. Les actionnaires avaient tort sur le prix payé pour la lire.
Benjamin Graham l'avait résumé : à court terme le marché est une machine à voter, à long terme une machine à peser. Hier, TSMC a apporté le poids et le vote a dit autre chose. Ce décalage n'invalide pas la thèse IA, il installe une discipline : à partir de maintenant, chaque milliard de capex devra prouver son rendement, et chaque valorisation devra assumer sa prime.
Alors ce vendredi, posez-vous la seule question qui compte sur vos lignes : est-ce que j'aime cette entreprise, ou est-ce que j'aime le prix auquel je la détiens ? Ce ne sont pas les mêmes réponses, et elles ne se tradent pas pareil.
Laissez la volatilité venir vous chercher plutôt que l'inverse. Dans ces marchés, la patience n'est pas de l'attentisme. C'est une position. Intervenir par palliers plutôt que d'entrer fort par peur de louper un mouvement et ne plus savoir quoi faire quand ça consolide un peu.
Mensuel > Weekly > Daily = par zones ... pour intervenir.
Force et Honneur 💪
Xavier
🚨 Brief mood Jeudi 16 juillet
La Corée s'effondre,
Le pétrole s'envole,
Wall Street solide,
On fait le Topo comme tous les matins👇
Séoul s'est effondré cette nuit. Wall Street a clôturé en hausse hier. Apple a signé un record absolu pendant que Micron perdait 8%. Et ASML vient de nous dire que la fête court jusqu'en 2028. Si vous cherchez un marché qui raconte une seule histoire ce matin, passez votre chemin. Celui-ci en raconte 4 en même temps, et c'est précisément là que se cachent les opportunités.
🔻 SÉOUL PAIE L'ADDITION DU LEVIER
Le Kospi a plongé de 7% cette nuit, le Kosdaq de 5%, le Nikkei de 3%, SK Hynix et Samsung en tête, à la veille d'un jour férié en Corée. Le patron de la Financial Services Commission annonce des mesures imminentes sur les ETF à levier adossés aux fabricants de puces, et les régulateurs se sont réunis en urgence ce matin.
Le contexte est essentiel. Lundi, le Kospi perdait déjà 8,95%, 7ème circuit breaker de l'année, Samsung à -10,70%, SK Hynix à -15,37%, sa pire séance de l'histoire. 16 ETF à levier sur action unique lancés fin mai, environ 14 000 milliards de wons d'encours, 92% de porteurs particuliers. Samsung et SK Hynix pèsent ensemble près de la moitié de la capitalisation du Kospi. On a créé la machine à volatilité, et on s'étonne du résultat.
Warren Buffet en parle mieux que moi : https://t.co/LWttGcnyL6
Retenez ceci: ce qui se passe à Séoul est un problème de structure de marché, pas de demande en mémoire.
⚡ CE N'EST PAS UN KRACH TECH, C'EST UNE ROTATION
Vérifions les faits plutôt que les titres. Hier, le Dow a pris 0,29%, le S&P500 0,38%, Apple a fini +4% sur un record historique, Amazon, Alphabet et Microsoft autour de +3%. Pendant ce temps Micron cédait 8% sur des craintes de concurrence chinoise, Apple testant les DRAM de CXMT.
L'argent n'a pas quitté la table. Il a changé de chaise.
Et les chiffres derrière la mémoire? Micron reste sur +217% depuis janvier, à environ 22% sous son plus haut. Son dernier trimestre: 41,5 milliards de revenus en hausse de 345,7%, marge brute à 84,6% contre 37,7% un an plus tôt, 17,6 milliards de free cash flow, 26 milliards de cash au bilan contre 5,1 milliards de dette long terme. Son directeur commercial a dit que la demande dépasse la capacité de production jusqu'en 2028. Bank of America vient de relever son objectif sur SanDisk à 2 500 $ sur un déséquilibre NAND qui tient jusqu'en 2027.
Michael Burry a shorté Micron à 1 051,87 $ le 1er juillet. Son argument mérite le respect: 34 drawdowns de plus de 30% en 42 ans, ROIC médian de 4%. Mais il attaque un historique, pas un trimestre. Et le titre traite à 22 fois les bénéfices quand le secteur est à 65.
C'est exactement ce dont je parlais dans ma vidéo il y a 2 semaines : https://t.co/JzgA9F0Gsb. Les meilleurs points d'entrée du cycle IA n'arrivent jamais dans le calme. Ils arrivent toujours emballés dans un titre qui fait peur. Je ne cours pas après, je construis par tiers, et je laisse le prix venir à moi.
🔬 ASML SIGNE LE MEILLEUR ARGUMENT DE LA SEMAINE
9,33 milliards d'euros de revenus contre 8,80 attendus, 2,92 milliards de résultat net, un BPA à 7,59 euros contre 6,89. Surtout, la prévision annuelle relevée de 36-40 à 43-45 milliards, soit 16% de plus au point médian, deuxième relèvement de l'année, avec un T3 guidé entre 11 et 12 milliards. Fouquet dit avoir déjà quasiment toutes les commandes nécessaires pour 2027 tout en ajoutant 30% de capacité EUV, et étudie encore 30% de plus pour 2028.
Le fournisseur des fournisseurs voit jusqu'en 2028. Quand l'amont et l'aval racontent deux histoires différentes, écoutez celui qui prend les commandes.
Mon post/vidéo X complet sur ASML : https://t.co/8PpznwI8yW
💸 PENDANT CE TEMPS, AILLEURS
PayPal +17,2% à 55,52 dollars: Stripe et Advent International auraient offert 53 milliards, soit 60,50 dollars par action. Volume à 89,3 millions de titres, 446% au-dessus de sa moyenne. Le vrai trophée dans l'affaire, c'est Venmo. Et le titre reste 82% sous son sommet de 2021. Détail savoureux: Burry avait renforcé PayPal en long à 45,31 dollars le jour même où il shortait Micron.
BlackRock +7%, meilleure séance depuis avril 2025. BPA à 13,91 contre 12,59 attendu, et surtout 15 345 milliards d'actifs sous gestion contre 13 895 fin mars. Plus 1 450 milliards en un trimestre.
SpaceX est passé sous son prix d'IPO de 135 $ , une première, quatrième séance de baisse d'affilée, environ 34% sous ses records. La plus grosse IPO de l'histoire, déjà sous l'eau. Starship a un vol test ce soir.
Alibaba +5%: Qwen sera intégré à Apple Intelligence en Chine.
🌍 IRAN: LE VERBE MONTE, LE BARIL SUIT
Brent remonte après une nouvelle vague de frappes américaines de 7 heures près d'Ormuz et le rétablissement du blocus naval. Les Gardiens de la Révolution menacent désormais de fermer "tous les autres corridors d'exportation qui bénéficient aux États-Unis et à leurs alliés". Trump a abandonné sa taxe de 20% sur les cargaisons et menace les centrales électriques iraniennes la semaine prochaine. Le trafic est tombé à 57 transits sur un week-end contre environ 130 par jour avant le conflit.
📊 MACRO: L'INFLATION LÂCHE DU LEST
Les prix à la production ont reculé de 0,3% en juin contre zéro attendu, dont près des deux tiers imputables à l'essence en baisse de 12%. Core à +0,2%. Deuxième lecture clémente après un CPI à 3,5%, au niveau des plus bas de 2020. Le 10 ans à 4,56%, le 2 ans à 4,15%, et la probabilité d'une hausse en septembre passée d'environ 70% à 49% en une semaine. Sous Warsh, la question reste "monte-t-on encore". Mais la pression se relâche, et ça, c'est du carburant pour les multiples.
📅 AGENDA DU JOUR
14h30: ventes au détail américaines, inscriptions au chômage, Philly Fed.
16h00: NAHB et stocks des entreprises.
11h00: balance commerciale zone euro.
Résultats: TSMC, UnitedHealth, GE Aerospace, Netflix après clôture. TSMC a déjà livré un chiffre d'affaires préliminaire de 39,63 milliards de dollars en hausse de 36%, consensus à 3,82 dollars par ADR. La ligne à surveiller, c'est le capex. C'est elle qui valide toute la chaîne.
À Paris, Publicis publie son semestre avant Bourse, ADP livre son trafic de juin à 17h45.
💬 MOT DE LA FIN
Warren Buffett a 95 ans. Il a traversé une dizaine de bulles, autant de krachs, et il continue de lire des rapports annuels tous les jours. Hier, il a lâché ceci: "C'est difficile de trouver de la valeur quand tout le monde préfère jouer." En mai, il avait été plus cinglant encore, comparant le marché à "une église avec un casino attaché".
Regardez Séoul ce matin. Le casino a gagné cette nuit. Des particuliers qui n'avaient probablement pas tort sur l'IA se sont fait détruire par un produit à levier qu'ils n'avaient pas compris. Ils avaient peut-être raison sur le fond, mais le levier ne demande jamais si vous avez raison. Il demande si vous pouvez survivre au fait d'avoir raison trop tôt.
Et c'est là que tout se joue. Pour celui qui était à 2x, hier est une catastrophe. Pour celui qui est sans levier, avec un plan et des niveaux écrits à l'avance, avec du cash à dispo : c'est une invitation. Même marché, même baisse, deux vies opposées.
L'église et le casino sont dans le même bâtiment. Vous choisissez chaque matin par quelle porte vous entrez.
Restez restez patients, la sérénité n'a pas de prix, laissez le prix venir à vous de courir après et progressif dans ses choix même si on ne fera pas toujours les bons, ça fait parti du métier.
Merci de votre fidélité à ce brief mood !
Force et Honneur en ce Jeudi 💪
🚨 25%. En une séance. Sur un groupe qui existe depuis 1911 et qui pesait 290 milliards de dollars la veille. IBM vient de signer la pire journée de son histoire boursière, pire que le 19 octobre 1987. Et pendant ce temps, l'inflation américaine sortait son plus gros repli mensuel depuis 6 ans et Séoul reprenait 8% en une nuit. Mercredi commence fort.
bonjour à tous, malgré une soirée compliquée pour l'équipe de France, on est là et on fait le Topo de ce mercredi 15 juillet 👇
💥 IBM, le trou d'air historique
Résultats préliminaires du T2 balancés avant l'ouverture : BPA ajusté de 2,93 dollars contre 3,01 attendus, chiffre d'affaires de 17,2 milliards (+1%) contre 17,86 espérés. Le détail fait mal : infrastructure à -7%, plombée par le mainframe z17 et le logiciel Transaction Processing, software à seulement +5%, conseil à plat. Arvind Krishna n'a pas cherché d'excuse : « ce trimestre, nous avons trébuché ». Sa version des faits : dans les dernières semaines de juin, les clients ont réorienté leur capex vers les serveurs, le stockage et la mémoire pour sécuriser des approvisionnements avant la hausse des prix. Le titre finit à 217 $ , -25,2%, plus de 400 points retirés au Dow à lui seul.
🏦 Les banques US écrasent tout
JPMorgan sort le plus gros bénéfice trimestriel de l'histoire bancaire américaine : 21,2 milliards de dollars, 7,70 dollars par action, dont 4,6 milliards de plus-value sur sa participation Visa. Hors éléments exceptionnels, 6,14 dollars contre 5,59 attendus, revenus à 58 milliards (+27%). Le chiffre à retenir : le trading actions bondit de 86% à 6,03 milliards, au-dessus de la plus haute estimation du marché, et porte le trading total à 12,1 milliards, nouveau record. Les commissions de banque d'investissement grimpent de 30% à 3,3 milliards, au plus haut depuis 2021. La NII 2026 est relevée à environ 105,5 milliards contre 103. Le bémol : les charges attendues passent de 105 à 107,5 milliards, ce qui a fait tanguer le titre en pré-marché avant qu'il ne finisse en hausse d'environ 1,5%.
Goldman Sachs, lui, signe le meilleur trimestre de son histoire : 20,34 milliards de revenus (+39%), BPA de 20,98 dollars contre 10,91 un an plus tôt, ROE annualisé à 23,5%. Le titre s'envole de 7,3% à environ 1 122 dollars, plus haut de 52 semaines. Bank of America suit avec 9,1 milliards de profit (+27%) et 1,21 dollar contre 1,13 attendus. Wells Fargo bat aussi (2 dollars contre 1,72) mais recule de 3%, et Citigroup perd 5%. Le moteur commun : l'IPO SpaceX du 12 juin et la volatilité née de la guerre iranienne. Le carnet de commandes M&A de Goldman est au plus haut depuis 5 ans.
📉 L'inflation lâche du lest
CPI de juin à -0,4% sur le mois, plus forte baisse depuis avril 2020, quand le consensus voyait -0,1%. En annuel, 3,5% contre 3,8% attendus et 4,2% en mai. Le cœur est à plat sur le mois, 2,6% en glissement annuel contre 2,9% espérés. L'énergie s'effondre de 5,7%, l'essence de 9,7%. Résultat immédiat : la probabilité d'une hausse de taux à la prochaine réunion tombe sous les 17% contre près de 42% la veille. Kevin Warsh, devant le Congrès, promet que la flambée inflationniste des cinq dernières années « appartiendra au passé », sans donner le moindre signal sur la suite. Le 10 ans revient à 4,57%, le 30 ans reste ancré à 5,10%.
🛢️ Ormuz, le fil rouge
Trump a rétabli le blocus des navires iraniens puis abandonné sa taxe de 20% sur les cargaisons transitant par le détroit, remplacée par des « accords commerciaux et d'investissement » avec les États du Golfe. Le Brent tourne autour de 84 $, le WTI au-dessus de 80$. On reste loin du pic de guerre à près de 120, mais les raffineurs américains marquent des records absolus sur des crack spreads très larges : Valero +83% depuis janvier, Marathon +86%, PBF +123%.
🇰🇷 Séoul explose à la hausse
Le KOSPI reprend 8% cette nuit (@RodolpheSteffan a posté des éléments là dessus depuis 2 jours que j'ai RT ici) et repasse au-dessus des 7 300, après avoir cherché un point bas autour de 6 800 pendant deux séances. Sidecar acheteur déclenché dès 9h06 sur le futures KOSPI200, du jamais vu depuis le 10 juillet où le marché n'avait connu que des sidecars vendeurs. Le déclencheur n'est pas venu de Séoul mais de New York : l'ADR de SK Hynix s'est envolé de 27% au NYSE, Barclays passant à l'achat avec un objectif de 330 $ sur une pénurie mémoire qu'il juge durable. L'ouverture des options sur le CBOE et le lancement d'ETF à effet de levier ont fait le reste. Il reste d'ailleurs un écart d'environ 30% entre l'ADR et le titre coté à Séoul, qui ne rebondit « que » de 10%.
Le détail des flux est le vrai enseignement du jour. Les étrangers achètent 1 018 milliards de wons, les institutionnels 414 milliards, et les particuliers vendent 1 457 milliards. Le compartiment électrique et électronique, qui abrite Samsung et SK Hynix, prend 8,57%, la machine-outil 6,58% avec Hanmi Semiconductor.
Tokyo suit dans la même veine, Nikkei à +1% autour de 68 600, Lasertec +6,9%, Kioxia +6,7%, Advantest +4,4%. Ce n'est pas un changement de fondamentaux en 24 heures, c'est du positionnement qui se retourne. Et ça met une pression maximale sur la suite 👇
🔬 ASML, le rendez-vous du jour
Publication avant l'ouverture américaine. Guidance donnée en avril : 8,4 à 9,0 milliards d'euros au T2 pour une marge brute de 51 à 52%, et 36 à 40 milliards sur l'année. Le consensus vise environ 10,27 milliards de dollars et 7,94 dollars de BPA. Jefferies parie sur un relèvement à 38-42 milliards d'euros avec plus de 60 EUV livrés cette année et environ 90 l'an prochain. Attention, le groupe ne publie plus ses prises de commandes trimestrielles depuis le record de 13,2 milliards au T4 2025 : le marché n'aura que la guidance pour trancher. Le titre est à +65% depuis janvier mais -11% depuis le 1er juillet, et les options pricent un mouvement de 8,4% contre 4% en moyenne historique.
💎 Richemont à 7h30
T1 de l'exercice décalé. HSBC, objectif relevé de 185 à 215 CHF, attend +15% à changes constants sur les Maisons de Joaillerie, en ligne avec le trimestre précédent. Le titre paie près de 30 fois les bénéfices 2027 contre 23,6 pour le secteur, et gagne 9,8% cette année contre 7% pour le SMI. Les 2 points de vigilance : la Chine et le coût de l'or, dont Richemont est l'un des plus gros acheteurs mondiaux.
🗓️ Le reste du programme
Johnson & Johnson, Morgan Stanley, BlackRock, BNY Mellon et Progressive publient aujourd'hui. À noter, JPMorgan a dégradé Progressive à neutre la veille de sa publication, objectif 250 $. Stocks pétroliers EIA à 16h30.
Le mot de la fin
1993. IBM perd 8 milliards $ , la plus grosse perte de l'histoire des entreprises américaines à l'époque. Le conseil recrute Louis Gerstner, un type venu de l'agroalimentaire qui ne connaît rien aux mainframes. On lui demande sa vision pour sauver le géant. Sa réponse fait scandale : « la dernière chose dont IBM a besoin en ce moment, c'est d'une vision. » Ce qu'il voulait dire, c'est que l'entreprise croulait déjà sous les récits et manquait cruellement d'exécution. 10 ans plus tard, le titre avait été multiplié par 10.
Regardez les 2 extrémités de la nuit. IBM qui perd 1/4 de sa valeur en une séance. Séoul qui en reprend 8% en une matinée. Dans les deux cas, les fondamentaux n'ont pas bougé en 24 heures : c'est le positionnement qui était unanime, et personne n'avait de plan B. La leçon n'est pas de deviner qui rebondit. Elle est de vérifier, ce matin, que votre dimensionnement vous autorise à avoir tort de 25% sur une ligne sans que votre année soit détruite. Le marché ne prévient jamais avant de trébucher.
La conclusion n'est pas de fuir. Un marché qui bouge de 25% dans la journée sur une valeur du Dow, c'est aussi un marché qui paie ceux qui sont présents. Le sujet, c'est le curseur. On ajuste son exposition par paliers, jamais d'un bloc, on entre par 1/3, on définit son niveau d'invalidation avant d'appuyer et pas après. Prendre du risque, oui. Mais accepter le risque, c'est autre chose : c'est signer à l'avance pour le scénario où l'on a tort, et savoir exactement ce que ça coûte avant même que ça arrive. Celui qui n'a pas fait ce calcul ne prend pas de risque, il subit.
Et le reste, c'est de la présence. Rester focus, tous les jours, y compris les matins où il ne se passe rien. Parce que les journées comme aujourd'hui ne s'annoncent pas. Ce marché ne pardonne pas l'inattention, mais il récompense la constance.
Très bonne journée à tous
Xavier
📢 Brief mood du mardi 7 juillet , voici l'essentiel à retenir 👇
+1.26% hier sur le NASDAQ 100, mais -1% ce matin sur les Futures,
DowJones le plus solide,
L’Europe hésitante surtout le CAC40
Le pétrole se stabilise depuis 1 semaine,
Le secteur de la défense s'envole de +14% en 1 semaine (ça tombe bien, j'ai toujours mon ETF Guard)
Demain les Minutes du FOMC...
Voici le Topo complet 👇
Attention au changement de météo. Après un lundi presque euphorique où l'IA a "ressuscité" et où le Dow a claqué un nouveau ATH au-dessus des 53 000 points, l'ouverture s'annonce nettement plus lourde ce matin. Les futures US reculent d'environ 1%, avec le Nasdaq en première ligne.
La hausse d'hier se fait déjà rappeler à l'ordre, avant 2 rendez-vous du jour, l'entrée de SpaceX dans le Nasdaq 100 et les résultats préliminaires de Samsung.
🇺🇸 Ce matin les contrats à terme rendent une partie du terrain, le Nasdaq lâchant environ 1%. Rien de dramatique en soi, c'est le genre de respiration logique après un rebond sec sur les semis. Le message reste le même: on est dans un marché nerveux, qui oscille entre "la feuille de route IA est intacte" et "les valorisations sont tendues".
💻 La section actions, le cœur du sujet. Le rebond de lundi était parti des puces. Nvidia a coupé court à une rumeur de retard serveur en affirmant que sa feuille de route est intacte, et Broadcom a bondi en prolongeant son partenariat avec Apple jusqu'en 2031.
Derrière, ça avait giclé sur les fournisseurs d'infra IA: Astera Labs a flambé de plus de 10% après un objectif relevé à 450 $ chez Bank of America, Western Digital a pris plus de 9% et AMD environ 8,5% en séance.
Sur le S&P, Lam Research, Applied Materials et KLA figuraient parmi les meilleurs après des relèvements d'objectifs de Morgan Stanley. Le signal de fond venait d'Asie: Foxconn a publié des ventes trimestrielles plus fortes que prévu, preuve que la demande IA ne faiblit pas. Le hic, c'est que tout ce beau monde ouvre sous pression aujourd'hui, et c'est justement là que se joue la crédibilité du rebond.
Le caillou dans la chaussure reste Microsoft, qui supprime 4 800 postes, soit 2,1% de ses effectifs, avec la division Xbox amputée d'environ 1/5ème de ses équipes. Le marché récompense les vendeurs de pelles à l'IA et sanctionne parfois ceux qui creusent. À garder en tête pour trier ses lignes.
🚀 Le catalyseur du matin.
SpaceX rejoint officiellement le Nasdaq 100 avant l'ouverture, première société à entrer via la nouvelle règle d'admission accélérée réservée aux méga-introductions.
Et Samsung a déjà livré, avec un résultat opérationnel préliminaire d'environ 89 400 milliards de wons au 2ème trimestre, très au-dessus du consensus proche de 86 000 milliards et en explosion sur un an, dopé par la demande d'IA sur la mémoire haute performance. Le signal est fort pour tout l'écosystème des puces: la demande IA ne faiblit pas.
🛢️ Pétrole toujours au tapis.
Le Brent a clôturé autour de 72 $ et le WTI à 69 $, proches de leurs plus bas depuis fin février, après que l'OPEP+ a validé une nouvelle hausse de quotas de 188 000 barils par jour et que l'Arabie saoudite a taillé dans ses prix de vente vers l'Asie. Un pétrole bas, c'est de l'oxygène pour la désinflation, mais ça ne suffit pas à porter les indices quand la tech tousse.
₿ Crypto sous l'eau.
Le Bitcoin évolue autour de 63k$ sous sa MM50 Daily, avec un indice Fear and Greed à 24.
Strategy a exécuté sa plus grosse vente de BTC à ce jour, 216 millions de dollars. Tant que la MM50 n'est pas reprise, chaque rebond reste fragile.
🇫🇷 Chez nous. Le CAC 40 a du mal ...
Thales rachète Exail Technologies pour 3,9 milliards d'euros, une offre à 134 € par action, pour 3,9 milliards d'euros. L'offre se fait à 134 € par action, soit une prime de 44% sur le cours du 25 juin. L'objectif est clair: muscler la position du groupe dans la guerre sous-marine et les systèmes de navigation inertielle, avec un axe fort sur la lutte anti-mines par drones, un marché qui pourrait être multiplié par plus de huit entre 2025 et 2030 selon la direction.
Thales vise plus de 90 millions d'euros de synergies de revenus et de coûts d'ici 2032, avec une opération relutive sur le bénéfice par action ajusté dès la première année.
À noter en parallèle, une charge exceptionnelle non-cash de 450 millions d'euros au premier semestre, liée à l'arrêt du programme allemand de frégates F126, mais le groupe a confirmé ses objectifs de croissance et relevé ses prises de commandes.
C'est exactement le type de dossier défense où la thèse structurelle prime sur le prix payé, à condition de laisser respirer le titre après la nouvelle plutôt que de le chasser sur l'annonce.
📅 À surveiller.
La saison des résultats démarre: PepsiCo le 9, Delta le 10, puis les grandes banques US à partir du 14 juillet avec JPMorgan, Bank of America, Citigroup et Wells Fargo.
Côté Géopolitique, le calendrier se tend de nouveau : la surtaxe douanière de 10% au titre de la Section 122 expire le 24 juillet, et l'administration pousse ses enquêtes Section 301 pour reconstruire son mur tarifaire.
Côté taux, le FedWatch donne 24% de probabilité de hausse en juillet et 56% en septembre.
⚡ Mot de la fin
Jesse Livermore le disait : le "gros argent" n'est pas dans l'achat ni dans la vente, il est dans l'attente. Un matin comme aujourd'hui le rappelle brutalement. Hier tout le monde courait derrière le rebond IA, ce matin les mêmes futures rendent 1% avant l'ouverture. Si tu avais tout acheté au sommet de la bougie d'hier, tu commences déjà la journée dans le rouge. La leçon n'est pas de fuir, c'est de laisser le marché venir à ton prix au lieu de le poursuivre, pire quand t'es en FOMO.
Garde tes 3 à 4 titulaires de la semaine comme je les appelle, calibre ta taille, et respecte tes zones. Dans un marché qui change d'humeur en 12 heures, la patience n'est pas de l'inaction, c'est ton meilleur avantage.
J'en parle justement dans ce point des 4 piliers de l'IA : https://t.co/JzgA9F0Gsb
Si ce Brief du matin vous plait, et ça à l'air, n'hésitez pas à partager.
Je vous souhaite une très belle journée 💪
Bonjour à tous en ce Lundi,
Wall Street rouvre après Indépendance Day de vendredi,
Le KOSPI recule de -2% mais tient encore sa MM50 Daily,
L'or à 4200 $ dans la nuit, on a payé en Swing,
Minutes du FOMC cette semaine,
Bravo à la Norvège qui a battu le Brésil, et à l’Angleterre cette nuit
Voici le Topo ce matin 👇
Les États-Unis n'ont pas renouvelé l'USMCA au 1er juillet (passage à des revues annuelles), les tarifs Section 122 à 10% arrivent à échéance le 24 juillet, et Trump a remis la menace d'un tarif de 100% sur les pays qui appliquent une taxe sur les services numériques, avec une enquête Section 301 ouverte contre l'Allemagne sur le pharma. De quoi raviver la prime de risque commerciale qui avait disparu des cours.
Le yen est à un plus bas de 40 ans face au dollar, ce qui réveille les craintes d'intervention japonaise et de débouclage du carry trade, exactement le type de déclencheur qui avait secoué les marchés en juillet 2024.
Et peut être que avant mercredi : personne ne veut se repositionner à la hausse juste avant les 1ères minutes de la Fed sous Warsh, dans un marché déjà considéré comme cher après un 1er semestre à +17% sur le Nasdaq 100.
💼 La vraie bombe : l'emploi US
C'est LE chiffre qui a tout changé jeudi dernier. Les créations d'emplois de juin sont ressorties à seulement 57 000, contre 115 000 attendus, soit la moitié. Pire, les mois d'avril et mai ont été révisés en baisse de 74 000 emplois combinés. Le taux de chômage baisse à 4,2%, mais c'est trompeur : la baisse vient d'un effondrement du taux de participation à 61,5%, au plus bas depuis mars 2021, avec 507 000 personnes de moins au travail dans l'enquête ménages. L'hôtellerie-restauration a perdu 61 000 postes malgré la Coupe du Monde.
🏦 Ce que ça change pour la Fed
Le marché avait basculé sur un scénario ultra hawkish sous Kevin Warsh, avec 70% de probabilité d'au moins une hausse d'ici fin d'année. En quelques minutes après le chiffre, septembre a été retiré de la table. Il reste octobre comme possibilité résiduelle, mais le narratif du tour de vis imminent vient de prendre un sacré coup. Cette semaine, tout le monde attend mercredi et les minutes de la réunion de juin, la toute première pilotée par Warsh. Le rendement du 2 ans a déjà reculé à 4,13%.
🛢️ Pétrole et OPEP+
Réunion en ligne hier dimanche : les 7 pays du noyau OPEP+ ont validé une nouvelle hausse de production de 188 000 barils/jour pour août, la quatrième consécutive. Le WTI tient autour de 69 dollars, au plus bas depuis fin février. Le trafic dans le détroit d'Ormuz se normalise, l'Arabie Saoudite retrouve 90% de ses niveaux d'export d'avant-guerre, les Émirats sont repassés au-dessus de 3,9 millions de barils/jour. Le narratif stagflation qui dominait tout le semestre s'efface, mais un analyste rappelle qu'on price le meilleur scénario, et qu'on peut passer très vite de la peur de la pénurie à la peur du surplus.
🇪🇺 Europe
L'inflation de la zone euro est ressortie à 2,8% en juin, sous les 3,0% attendus, avec la décrue des prix de l'énergie liée à la désescalade avec l'Iran. La BCE, qui avait relevé ses taux à 2,40% en juin, se réunit le 23 juillet. Le marché price désormais un statu quo.
₿ Crypto
Le Bitcoin se maintient au-dessus de 63 000 $ ce week-end, avec un rebond porté par le NFP faible et un short squeeze qui a liquidé 450 millions de positions. Mais attention au contexte : le 1er semestre a été catastrophique, juin a signé le pire mois de l'histoire pour les ETF Bitcoin avec 4,5 milliards de sorties. La zone 55k$ est pour moi le dernier niveau clé Weekly.
📈 Bilan premier semestre
Pour situer le marché avant d'attaquer la 2ème moitié de l'année : le Dow a terminé le semestre sur +8,85%, le S&P 500 sur +9,55% et le Nasdaq sur +12,8%. Mais la vraie histoire est ailleurs, dans l'élargissement du marché. Le Russell 2000 a signé +21,9%, son meilleur premier semestre depuis 1991, et le mid-cap S&P 400 a grimpé de +16,6%. Les petites et moyennes capitalisations ont surperformé les grandes, avec un Russell 2000 qui bat le S&P 500 sur 2 trimestres consécutifs, une première depuis 2021. C'est le signal d'un rallye qui se diffuse au-delà des seules méga-caps technologiques, et c'est plutôt sain pour la suite.
🏢 Actions et entreprises à suivre
SpaceX : entrée officielle au Nasdaq100 avant l'ouverture de mardi. Les fonds indiciels commencent leurs achats dès la clôture de ce lundi, ce qui peut générer du volume artificiel.
SK Hynix : IPO au Nasdaq vendredi 10 juillet sous le ticker SKHY. Le leader mondial de la mémoire HBM (58% de part de marché) devient accessible directement aux investisseurs américains, un événement pour tout le thème IA.
Micron / Sandisk : grosse prise de bénéfices la semaine passée, Micron a lâché plus de 10% en une séance mais reste sur +260% depuis janvier, Sandisk sur +750%. La rotation hors des semis se confirme, deuxième semaine de repli pour le SMH.
Nvidia / AMD : dans le repli général des puces. Le marché attend les commentaires sur les capex des hyperscalers pour confirmer la demande. Nvidia est repassé sous les 5000 milliards de capitalisation.
Bending Spoons : le propriétaire d'AOL et Vimeo a bondi de 42% pour ses débuts au Nasdaq la semaine passée, à surveiller pour le sentiment IPO.
Financières, santé, industrielles : ce sont elles qui inscrivent des records hebdomadaires pendant que la tech consolide latéralement. C'est là que va l'argent qui sort des semis.
📅 L'agenda de la semaine
Mercredi 8 : minutes de la Fed.
Jeudi et vendredi : premières publications de résultats du deuxième trimestre.
La saison démarre doucement avant le gros des banques la semaine prochaine.
🎯 Mot de la fin
Il y a une histoire que les coureurs de fond se racontent souvent. Au marathon, le mur n'arrive pas à la ligne d'arrivée. Il arrive autour du 30e kilomètre, quand les jambes sont lourdes, que le corps réclame l'arrêt et que le cerveau, lui, commence à négocier. C'est là, précisément là, que la course se joue vraiment. Pas dans les douze premiers kilomètres euphoriques où tout le monde se sent invincible, mais dans ce moment inconfortable où continuer devient un choix conscient.
La vie fonctionne pareil. Vos plus grandes réussites ne viendront pas des jours où tout coule tout seul. Elles viendront des lundis matins où rien ne va dans votre sens, où le décor est gris, où l'envie de tout remettre à demain est la plus forte. Ce ne sont pas les circonstances qui vous définissent, c'est ce que vous faites quand elles se retournent contre vous.
Alors aujourd'hui, peu importe ce qu'affichent les écrans, posez-vous une seule question : est-ce que j'avance quand même ? Un pas, une décision, une action concrète. Les grands parcours ne se construisent pas dans le confort. Ils se construisent un kilomètre difficile après l'autre, par ceux qui ont décidé de ne pas s'arrêter au 30e.
Le débrief Hebdo de ce weekend orienté IA : https://t.co/JzgA9F0Gsb
Très bonne semaine à tous
Force et Honneur 💪
L'IA est LE moteur des marchés en 2026.
Mais acheter "l'IA" en bloc, ça veut tout dire et rien dire ... et surtout au sommet, en mode FOMO sans savoir ce qu'ont détient, c'est dangereux.
Voici ma grille de lecture : 4 piliers, l'ETF de chacun, 3 actions par pilier, et des idées pour entrer sans se faire piéger. 👇
2 façons de jouer, complémentaires.
L'ETF pour capter tout un secteur sans risquer de se tromper de cheval.
2 ou 3 actions leaders pour aller chercher plus de rendement, avec plus de risque.
Pour chaque pilier : le pourquoi, l'outil, les valeurs, et où regarder pour entrer. Une règle vaut pour tout, je la garde pour la fin. C'est la plus importante.
🧠 PILIER 1. LE COMPUTE (les cerveaux)
Aucun modèle ne s'entraîne ni ne tourne sans puissance de calcul brute. C'est le socle qui absorbe l'essentiel des ~750 Mds$ de capex des géants du cloud cette année. Les ventes mondiales de semis visent un record proche de 975 Mds$ en 2026, dont la moitié pour l'IA.
L'ETF : SMH (VanEck Semiconductor). Frais 0,35%, seulement 26 lignes, top 10 ≈ 70%, pondéré par capi. Très concentré, un pari assumé sur les leaders. +64% depuis janvier.
https://t.co/m3ehzHGgOT
Les actions :
- Nvidia : les GPU et l'écosystème CUDA, plus de 80% du marché des puces de data center.
- Broadcom : les puces sur mesure et le réseau qui relient des milliers de puces entre elles.
- TSMC : le fondeur qui grave la quasi-totalité des puces IA avancées, environ +100% sur un an.
Nvidia souffle (-17% depuis son pic de mai), la force est passée aux fondeurs. À travailler sur repli, avec la MM20 weekly comme juge de paix de la tendance pour les actions en tendance forte, vers les 170$ pour NVIDA.
💾 PILIER 2. LA MÉMOIRE / HBM (la star 2026)
Une puce surpuissante ne sert à rien si on ne la nourrit pas assez vite en données. La mémoire haute bande passante est devenue LE goulot. Marges de 60 à 70%, du jamais vu. Micron a signé 16 contrats fermes jusqu'en 2030 avec 22 Mds$ encaissés en garantie : les revenus deviennent prévisibles, ça change tout.
Effet de bord, une pénurie sur smartphones et PC, avec un marché smartphone attendu en baisse de 13% cette année.
L'ETF : ARTY (iShares Future AI & Tech). Pas de pur fonds mémoire, c'est la meilleure porte "cycle mémoire". Frais 0,47%, environ 70 lignes, top 10 ≈ 50%, chaque valeur plafonnée à 6%. +52% depuis janvier.
https://t.co/QhVmz5DN0o
Les actions :
- Micron : seul fabricant US de HBM et DRAM, au cœur de la pénurie. Près de +700% sur un an.
- SK Hynix : leader mondial HBM, principal fournisseur de Nvidia.
- Seagate : le stockage, dopé par le même goulot, autour de +550% sur un an.
Le segment le plus chaud, donc le plus nerveux : le 23 juin, -13% en séance avant de rebondir en quelques jours. On n'achète pas la bougie verte, on attend les replis, idéalement les MM20 Weekly, si actif, les MM50 Daily.
⚡ PILIER 3. L'ÉNERGIE (le frein de l'IA)
Le vrai frein de l'IA, ce n'est pas la puce, c'est le courant. Les files de raccordement au réseau dépassent 2 100 GW, et 30 à 50% de la capacité data center prévue en 2026 pourrait glisser à 2028 faute d'électricité. D'où le "bring your own power" : les géants du cloud produisent leur propre énergie et relancent le nucléaire, avec des contrats sur 20 ans.
L'ETF : AIPO (Defiance AI & Power Infrastructure).
Frais 0,69%, environ 80 lignes, pondéré par capi, la moitié du fonds sur la production et l'équipement réseau. +45% depuis janvier.
https://t.co/G1bJMqpebS
Les actions :
- GE Vernova : turbines, transfos et réseau. Carnet record de 18,3 Mds$ au T1 (+71%), turbines réservées à 90% jusqu'en 2030. +200% sur un an.
Constellation : le nucléaire qui signe les contrats longue durée avec les hyperscalers.
- Vertiv : le refroidissement au cœur des data centers. regardez les 280 $, la zone Weekly.
Tendance de fond puissante, mais des valeurs qui ont beaucoup couru. Le retour vers la MM20 weekly, zone à surveiller pour construire.
🤖 PILIER 4. LA ROBOTIQUE (le pari de demain)
Après l'IA dans nos écrans, l'IA dans le monde réel. Quand une IA sait voir, se déplacer et manipuler, elle entre dans l'usine et l'entrepôt. Jensen Huang parle d'un marché de 40 000 Mds$. Bank of America voit les livraisons d'humanoïdes passer de 20 000 unités en 2025 à 10 millions en 2035. Le pilier le plus spéculatif et le plus long terme : les vrais leaders purs comme Figure ou Unitree sont encore privés, et la Chine mène.
L'ETF : KOID (KraneShares), 1er ETF humanoïde US.
Frais 0,69%, 50 lignes équipondérées, rebalancé chaque trimestre (environ 2 à 2,7% par valeur). L'équipondération évite de tout miser sur un nom, logique sur un thème aussi jeune. +29% depuis janvier.
https://t.co/PazFa2t1Vm
Les actions :
- Tesla : le robot Optimus, seul pari humanoïde coté en direct.
- Nvidia : le cerveau et la plateforme logicielle qui font tourner ces robots.
- MP Materials : les terres rares des aimants et moteurs. Un humanoïde en contient 2 à 3 fois plus qu'une voiture électrique.
Petite louche, horizon long, on accepte la volatilité. Ici l'ETF est souvent plus sage que le stock picking.
⚠️ Le leadership a DÉJÀ tourné à l'intérieur du thème.
Nvidia quasi à plat depuis janvier.
Micron proche de +700% sur un an.
GE Vernova +200%.
Traduction : "acheter l'IA" ne suffit plus. La performance est allée aux goulots d'étranglement, la mémoire et l'énergie, pas au roi. Il faut le bon maillon, au bon moment.
⚠️ LES 3 RISQUES À GARDER EN TÊTE
1. Valo tendues + carnets pleins. Le marché a payé la croissance d'avance. Maintenant il faut délivrer, et il sanctionne la moindre déception. Broadcom a plongé début juin sur une guidance jugée juste un peu prudente.
2. Les 7 Magnifiques pèsent environ 33% du S&P 500, le top 10 plus de 40% de l'indice, la tech 37,5% du marché US, plus qu'au sommet de la bulle internet. Vous vous croyez diversifié, vous ne l'êtes pas.
3. La mémoire monte très fort et redescend très fort. Le pari géant de la Corée fait déjà craindre une surcapacité si le capex IA venait à ralentir.
On ne balance pas tout d'un coup au prix du jour. Jamais.
On attend les replis sur les premières zones clés. Pour beaucoup de ces valeurs, la MM20 en weekly sert de repère de tendance : tant que le cours est au-dessus, la tendance de fond reste saine, et les retours dessus offrent souvent de meilleures entrées.
Et on fractionne. On construit la position en plusieurs fois, on garde des cartouches pour les secousses. Parce qu'il y en aura.
Il y aura des points d'entrée. Toujours.
Ne refaites pas le coup du Bitcoin acheté à 20 000 $ par peur de rater, revendu à 3 000 $ dans la panique. Le problème n'était pas le Bitcoin. C'était de détenir un truc qu'on ne comprenait pas.
Comprenez ce que vous tenez. Fractionnez. Définissez votre horizon.
Le reste suit.
La vidéo en entier est ici : je sais qu'elle fait 40 min, mais je n'ai pas pu faire plus concret, détaillé, et synthétisé à la fois : https://t.co/JzgA9F0Gsb
Vous avez aussi des ETFs supplémentaires dans la vidéo si vous voulez creuser plus, j'ai voulu faire au plus simple ici.
Mettez ce Tweet X en signet pour le retrouver et creuser de votre coté. Toujours faire ses propres recherches.