Maman : "Je sentais que quelque chose avait changé en toi"
Papa : "Depuis quelques semaines, tu ne nous parlais plus"
Mamie : "Je veux pas que tu partes avant moi, on t'aime, il ne faut pas que tu partes avant nous"
Papy : "Il reste du Whisky ?"
Aujourd'hui je me sens capable d'en parler parce que c'est derrière moi, et que j'ai beaucoup d'amis, de membres de ma famille ou de connaissances qui sont dans une situation similaire de près ou de loin à la mienne, et qu'ils doivent se battre, pour leur vie.
Durant ces mois de juillet et août 2016, j'ai tenté 3 fois de mettre fin à mes jours. 2 fois grâce à un petit couteau, puis 1 fois avec un plus gros couteau et des médicaments. Je ne voulais qu'une chose, l'apaisement. Ne plus me poser de questions et ne plus avoir mal à la tête.
Ces questions, je me les suis posées. Entre 2 giffles, coups de poings, coups de pieds, parce que même en faisant 1m95, vous pouvez tomber amoureux d'une personne qui vous avilise, sans que vous vous en rendiez compte, petit à petit, jusqu'au point de non retour.
Alors à toutes celles et tous ceux qui vivent des traumatismes, quels qu'ils soient, sachez que vous n'êtes pas seuls, qu'une personne pourra toujours vous lire, vous écouter, vous conseiller, vous consoler, mais surtout vous empêcher de faire la plus grosse erreur de votre vie.