Sur cette photo prise par mon père pour immortaliser ce "joyeux" moment, j'ai 8 ans. Je suis dans une clinique, réveillé depuis quelques heures après une anesthésie générale. Je n'avais pas eu d'accident. Je n'étais pas malade. Il n'y avait aucune raison médicale pour cette opération. Je viens "simplement" d'être circoncis, contre ma volonté. L'expression de mon visage en atteste.
J'ai été mutilé avec le soutien du corps médical, et l'État français a fermé les yeux.
Mes parents m'aiment. Ils n'ont pas fait ça pour me faire du mal. Endoctrinés par leur religion, l'Islam, ils étaient convaincus que c'était pour mon bien, parce que Dieu leur aurait demandé. Conscients que cet argument n'est pas suffisant au 20e siècle, ils se rassuraient en se disant que c'est aussi une question d'hygiène. C'est médicalement faux, mais ça leur faisait plaisir d'y croire.
Les jours précédents l'opération, pour me calmer et me séduire, mes parents me disaient que nous ferons une petite fête après l'opération, que j'aurais des cadeaux et plein de bonnes choses à manger. Je m'en souviens à peine. Mais je me rappelle très bien de la douleur à mon réveil, le sang et la bétadine sur mon pénis, et une sorte de cure-dent qui transperçait mon gland. Pendant des jours, je ne pouvais porter qu'une djellaba sans rien en dessous car, au moindre frottement, la douleur était atroce. Je me souviens très bien de l'incroyable douleur quand j'essayais d'uriner, de la vue de ce cure-dent quand je me penchais. On peut me rétorquer que cela est provisoire, le temps de la convalescence. C'est vrai, mais j'aurais très bien pu m'en passer, car il n'y avait aucune nécessité médicale. Et, pire encore, il y a des séquelles à vie.
Contrairement à d'autres musulmans qui se font circoncire avant l'âge de 3 ans, je me souviens donc très bien des douleurs. Comment peut-on infliger ça à des enfants ???
Je me souviens aussi très bien ce qu’est d'avoir un prépuce. Je peux donc comparer les deux états. Depuis ma circoncision, j'ai eu une perte de sensibilité. Ce n'est pas dû à l'opération, mais à l'absence de prépuce qui protégeait le gland. Les conséquences à vie, sans possibilité de revenir en arrière, valaient-elles les petits cadeaux et les bonnes choses à manger ?
Quand j'y repense aujourd'hui, je me dis qu'il est surréaliste de fêter la mutilation d'un enfant.
Si un homme veut être circoncis alors qu'il n'y a aucune nécessité médicale, juste parce que c'est sa croyance et pour affirmer son appartenance à une communauté, qu'il le fasse une fois adulte. Les parents ne devraient pas avoir le droit de prendre une telle décision irréversible, sans raison médicale, juste pour une croyance. L’intégrité physique des enfants doit être protégée.
Quant à la laïcité, si "la liberté de croire et de ne pas croire, de pratiquer et de ne pas pratiquer" était une réalité en France, la circoncision sans raison médicale sur les enfants serait interdite. On peut changer de religion. On ne peut pas reconstituer son corps après une mutilation au nom d’une religion. Si j’avais pu choisir, si mes parents avaient tenu compte de mon refus, je n’aurais jamais été circoncis.
Je ne leur en veux pas. Ils pensaient faire ça pour mon bien. J'en veux au corps médical qui a accepté de me faire subir cela, et à la République qui refuse de protéger une partie de ses enfants en fermant les yeux.
"Rendez-moi mon bout !" (Ali Babal)
@droitaucorps@gouvernementFR@Sante_Gouv@stephanie_rist
C'est un problème que l'on identifie depuis plus de deux siècles.
Beccaria l'expliquait déjà dans Des délits et des peines (1764) : ce n'est pas la sévérité de la peine qui produit l'effet dissuasif le plus fort, mais sa certitude et sa proximité temporelle avec l'infraction.
Une peine modérée mais rapide est souvent plus efficace qu'une peine théoriquement sévère prononcée des années après les faits, voire jamais.
Lorsque les procédures deviennent interminables, que les décisions arrivent trop tard et que la réponse judiciaire semble lointaine ou incertaine, c'est la crédibilité même de l'institution qui s'affaiblit.
La question des délais n'est donc pas seulement une question de gestion administrative ou budgétaire. C'est l'un des fondements mêmes de la philosophie pénale moderne depuis le XVIIIe siècle.
C’est effectivement l’une des intuitions les plus troublantes de Fahrenheit 451.
Dans le roman, les livres ne disparaissent pas d’un coup sous les flammes. Ils cessent d’abord d’être lus. La société réclame des œuvres plus courtes, plus simples, plus rapides à consommer. Puis viennent les résumés, les condensés, les extraits. Enfin, le texte complet devient inutile.
Aujourd’hui, des outils comme SparkNotes ou LitCharts peuvent être précieux pour accompagner une lecture. Le risque apparaît lorsqu’ils remplacent la lecture elle-même. Un résumé raconte ce qui se passe ; il ne transmet ni le style, ni la musique d’une phrase, ni la lente maturation d’une idée. Lire un résumé de À la recherche du temps perdu n’est pas lire Marcel Proust. Lire le résumé de Les Raisins de la colère n’est pas entendre la voix de John Steinbeck.
Le paradoxe est que nous n’avons jamais eu autant accès aux livres, mais peut-être jamais été autant tentés de les contourner.
Comme l’avait compris Ray Bradbury, le danger n’est pas seulement la censure. C’est l’habitude de préférer le résumé à l’œuvre, l’information à la réflexion, la vitesse à la profondeur.
Un livre ne vaut pas seulement pour ce qu’il dit. Il vaut aussi pour le temps qu’il nous oblige à lui consacrer. C’est souvent dans ce temps-là que naissent les idées.
It’s D-Day. Trump’s first post on Truth Social is a bizarre AI video about how much people love Donald Trump. Not a word about the heroes who stormed the beaches of Normandy.
That tells you everything you need to know about Trump.
Arrêts maladie : Malheureusement, la malhonnêteté de certains conduit à renforcer les contrôles. Avec de fortes sanctions pour les fraudeurs, c'est la seule chose qui marche.
« La démarche a eu un effet dissuasif notable » : face à l’absentéisme, ces entreprises misent sur les contrôles à domicile https://t.co/VSYRJJHuri
Les agents publics font face à la montée des violences dans notre société. Certains administrés refusent qu'on leur dise "non, c'est impossible !" et manifestent ce refus par des comportements inadmissibles.
Soutien au service public !
Enseignants, soignants, forces de l'ordre, agents des services sociaux etc.
https://t.co/oEKMrXvn3q
@FranckContat@BobLeCentriste@LVigogne Pardon si je vous ai fâché, ce n'était pas mon intention. Voici quelques exemples de l'impact réel et concret de l'action du @MoDem et de ses parlementaires.
https://t.co/XqpebSYBTF.