Bilan de tous les services de l’État qui ont été piratés en France, c’est inédit :
🔸 DGFiP (administration fiscale) : 2,04 millions de personnes le 14 août + 678.438 le 12 août (dates et lieux de naissance, adresses, e-mails, données foncières)
🔸 Ministère de l’Intérieur : 111 528 agents concernés (noms, prénoms, adresses e-mail, numéros de téléphone)
🔸 Ministère de l’Intérieur BANATIC : 91 213 personnes (département, fonction et nom du délégué, numéro SIREN)
🔸 Santé publique France : 80 000 personnes (noms, prénoms, adresses e-mail et postales)
🔸 INSERM : 189 997 personnes (noms, adresses e-mail, numéros de téléphone, numéros RPPS)
🔸 Ministère de la Culture : 45 362 personnes (noms, adresses e-mail professionnelles, numéros de téléphone, direction ou service de rattachement)
🔸 INSEE : 12 800 personnes (identité des agents, coordonnées professionnelles, informations liées aux fonctions exercées)
🔸 Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative : 227 000 personnes le 29 juin + 217 000 le 2 mai (noms, prénoms, IBAN, dates et lieux de naissance, numéros de carte professionnelle)
🔸 France Services : 12 831 personnes (noms, prénoms, adresses e-mail)
🔸 JeVeuxAider.gouv : 558 952 personnes (noms, adresses postales, adresses e-mail, dates de naissance)
🔸 Osmose / Resana : 11 000 personnes (noms, adresses e-mail professionnelles, ministères ou services de rattachement, identifiants internes)
🔸 Ministère de la Transition écologique : 80 000 personnes le 25 avril + 1 154 le 26 avril (noms, adresses, e-mails, documents, connexions et interactions)
🔸 Agence nationale des fréquences : 330 000 personnes (noms, adresses, adresses e-mail, dates de naissance)
🔸 Agence de services et de paiement : nombre non précisé (noms, adresses, IBAN, numéros de téléphone)
🔸 Police nationale E-campus : 176 000 personnes (noms, prénoms, adresses e-mail)
🔸 Réserve citoyenne de l’Éducation nationale : 13 000 personnes (noms, prénoms, adresses e-mail, numéros de téléphone)
🔸 Système d’information sur les armes (SIA) : 62 000 personnes (noms, adresses, adresses e-mail, numéros de téléphone)
🔸 CROUS : 1,9 million de personnes (noms, adresses, adresses e-mail, documents)
🔸 Ministère de l’Éducation : 243 000 personnes (noms, adresses, adresses e-mail, numéros de téléphone)
🔸 Membres du Gouvernement : 60 000 personnes (noms, adresses, adresses e-mail, numéros de téléphone)
🔸 Ministère de la Santé : 491 800 personnes (noms, prénoms, adresses, adresses e-mail)
🔸 France Travail : 1,6 million de personnes en décembre 2025 + 31 000 en octobre 2025 (adresses e-mail et postales, dates de naissance, identifiants France Travail, numéros de Sécurité sociale, CNI/passeports, avis d’imposition, contrats de travail)
Le Professeur Didier Raoult avait encore raison : « le temps fera le tri »
Le bras droit d’Anthony Fauci vient de plaider coupable de complot, fraude et destruction de preuves contre l’État durant la crise Covid.
Ceux qu’on nous présentait comme « la voix de la Science » n’étaient bien que des mafieux de la pire espèce…
Non seulement l’État français taxe, impose, prélève, charge, ponctionne, surtaxe, fiscalise, facture, verbalise, sanctionne, saisit et retient à la source comme peu d’autres au monde, mais il se révèle en plus incapable de protéger les données qu’il exige de nous.
Le piratage touchant la DGFiP, avec quelque 600 000 entrées de contribuables dérobées, en est une nouvelle illustration.
Nous payons toujours plus à un État qui, lui, garantit toujours moins.
Rien ne nous sera épargné dans la faillite de la « start-up nation ».
On s’en fou de vos excuses. Quand les « particuliers » font des erreurs, l’état les sanctionne. Excuses ou non.
Ce qu’on veut c’est que :
1- les responsables de vos équipes sautent pour fautes graves
2- un plan d’action soit pris pour empêcher ça à l’avenir
Excellent ! ⤵️
Elon Musk vient d’annoncer que « toutes les demandes de censure gouvernementale seront désormais publiquement visibles dans l'algorithme open source de X » !
Attention, le mur approche.
La France emprunte désormais à 4,05% à 10 ans. C'est le taux le plus élevé de la zone euro : plus que l'Italie, la Grèce ou le Portugal ! Et le spread avec l'Allemagne continue de se creuser.
Pendant ce temps, Bercy se fait pirater, des données sensibles de Français se retrouvent dans la nature, et la priorité de l'exécutif reste de réguler l'usage d'Internet, contrôler l'âge des internautes et multiplier les interdictions numériques.
À force de vouloir tout contrôler, l'État oublie de contrôler l'essentiel.
Le réveil sera brutal.
Monsieur le Premier ministre @SebLecornu,
Vous disiez que vous alliez travailler tout l’été. Où êtes-vous ? Votre gouvernement nous réclame nos revenus au centime près, connaît notre loyer, nos enfants, nos comptes. Il n’est pas capable de protéger tout cela.
En janvier, le fichier bancaire FICOBA était pillé. Au moins 1,2 million de comptes exposés, consultés durant des semaines grâce aux identifiants de connexion d’un de vos fonctionnaires.
En juin, c’était au tour de la Direction générale des Finances publiques. Bercy ne l’a reconnu que le 13 août. Près de 680 000 personnes concernées. Le fichier serait déjà en vente sur internet pour quelques milliers d’euros.
Une troisième fuite est aujourd’hui revendiquée. Selon French Breaches, elle porterait sur plus de 2 millions de propriétaires : noms, dates de naissance, adresses, identifiants fonciers, parcelles cadastrales, patrimoine détenu. Le pirate affirme avoir encore accès au système. Il précise même avoir cessé l’extraction de lui-même, la trouvant trop lente. Ce n’est donc pas l’État qui l’a arrêté.
Comprenons bien ce que cela signifie. Un cambrioleur dispose désormais de la liste des propriétaires, de leurs adresses, de leurs parcelles et de la valeur de leurs biens, c’est-à-dire d’un catalogue trié par patrimoine. Un escroc, lui, tient de quoi appeler une personne âgée en connaissant son nom, sa date de naissance, son adresse et le détail de ses comptes, et se faire passer pour son banquier avec une crédibilité parfaite. L’État ne s’est pas contenté de perdre nos données : il a armé ceux qui vont s’en servir contre nous.
Trois attaques en six mois, sur les fichiers les plus sensibles que la République détient sur les Français. Au nom de tous les contribuables, je vous pose trois questions.
La première : cette troisième fuite est-elle avérée ? Les contribuables ont le droit de savoir si leur patrimoine est aujourd’hui à vendre sur internet, et vous seul pouvez le leur confirmer.
La deuxième : pourquoi nous avoir laissés dans l’ignorance ? L’intrusion remonte à fin juin. Elle n’a été rendue publique qu’à la mi-août. Pendant six semaines, des centaines de milliers de familles ignoraient qu’elles étaient exposées, quand chaque jour compte pour se protéger.
La troisième : qu’avez-vous corrigé ? Les deux premières intrusions ont emprunté le même chemin, l’usurpation des identifiants d’un agent. La même porte, deux fois, à six mois d’intervalle. Et le pirate affirme aujourd’hui y avoir encore accès. Les contribuables financent une agence nationale de cybersécurité et une administration numérique. Ils paient pour un bouclier. Ils sont en droit de savoir pourquoi ils reçoivent les coups.
Vous êtes à la tête d’une machine qui sait tout de nous et qui ne sait pas se protéger. Et c’est vous, aujourd’hui, qui voulez faire voter une loi imposant à chaque Français de déposer sa pièce d’identité pour accéder aux réseaux sociaux. Relier le nom de chacun à ses opinions, à ses lectures, à ses colères, et confier ce fichier à l’administration qui vient de laisser filer nos comptes bancaires et notre patrimoine. Ce sera sans nous et contre nous.
Sarah Knafo
Trois décisions en 24h qui freinent la 🇫🇷 :
• Le Conseil constitutionnel bloque le portrait-robot génétique.
• Interdiction du FSD Tesla (autorisé ailleurs en Europe).
• Destruction de 4 réserves d’eau en Charente-Maritime (850 ha).
@davidlisnard propose une autre voie…
Il faut imaginer une France avec un déficit budgétaire intenable de 5% qui n'a pas connu de surplus depuis plus d'une génération, un déficit commercial abyssal, des entreprises non compétitives que l'on aide avec des rustines de subventions, des dépenses sociales qui explosent au moment même où les dépenses militaires deviennent urgentes, une dette gargantuesque dont les intérêts avalent toute marge de manœuvre. Et une assemblée trop divisée pour faire quoi que ce soit.
Une France dans une situation tellement intenable qu'elle connaît l'humiliation d'un prêt sous conditions du FMI pour pouvoir simplement financer ses importations.
Ce n'est pas un scénario de prospective 2027, c'est l'année 1957.
Et pourtant en 5 ans, tout bascule : dès 1963 la France retrouve le statut de grande puissance industrielle qu'elle n'avait plus connu depuis Napoléon III, un siècle plus tôt.
Qui se souvient vraiment de ce qu'il s'est passé ? De la recette du redressement ?
FRANCE 1957 : UN PAYS AU BORD DE L’EFFONDREMENT
En 1957 l'industrie française est dépassée.
Elle produit quelques pépites dues au génie isolé de quelques ingénieurs d'élite, la DS de Citroën, l'avion Caravelle, mais rien à l'échelle nécessaire. Son industrie est sous-dimensionnée par rapport à celles des Américains, son organisation interne est archaïque, caractérisée par des relations très tendues entre syndicats et patrons. Le coût du travail et la fiscalité sont très élevés, alors que sa productivité est faible. Impossible donc d'exporter, impossible d'investir suffisamment, de construire des usines modernisées, efficaces, suffisamment automatisées.
Alors même que la nouvelle révolution industrielle autour de l'aéronautique, du nucléaire, de l'espace bat son plein.
Comme le pays ne peut s'enrichir par le dynamisme de son économie, le gouvernement de Mollet compense par le social. Ajoute une semaine de congés payés, augmente le salaire minimum, augmente les fonctionnaires, introduit un minimum vieillesse, bloque les prix agricoles…
Mais tout cela coûte de plus en plus d'argent et ne fait que renforcer le manque de compétitivité de l'industrie française. Alors on multiplie les aides aux entreprises, les subventions à l'export, les facilités de paiement. Les grandes entreprises bien connectées en profitent, les petites périclitent.
Tout cela est financé par la dette. Et les aides et niches créées deviennent impossibles à réformer sans s'aliéner leurs bénéficiaires.
Et c’est au milieu de cette débandade économique que les frais liés à la guerre en Algérie explosent. Le pays est exsangue et ne peut plus faire face à ses dettes.
Il doit avoir recours au FMI. C'est l'impasse et l'humiliation.
Cette situation est… très très familière pour le moins.
Tout le monde sait comment cela finit : le régime ne survit pas à la crise, la IVe République meurt, et De Gaulle est appelé au pouvoir.
Mais comment le redressement a-t-il réellement lieu ensuite ? Comment est-on passé d'un pays totalement à terre à la France dominante et florissante du Général De Gaulle ?
LA RECONSTRUCTION GAULLIENNE
Face à l’ampleur de la crise, le 3 juin 1958 De Gaulle obtient de l’Assemblée Nationale les pleins pouvoirs législatifs jusqu'au 8 janvier. Il a 6 mois pour redresser l'économie française.
Il charge Jacques Rueff d'établir un plan de résurrection de l'économie nationale. Jacques Rueff est ce qui se fait de mieux dans la grande tradition des grands administrateurs français : un polytechnicien, inspecteur des finances, issu du cercle de réflexion X-crise, des anciens X qui réfléchissent à la meilleure façon de rendre à la France une économie digne d'elle.
Rueff a des idées précises sur ce qui doit être entrepris pour la France et comprend tout le poids de la charge qui lui est confiée. Le 8 décembre 1958, un mois seulement avant la fin de la fenêtre où tout reste possible, Rueff remet à De Gaulle son rapport complet qui se conclut ainsi : « Ce programme ne peut être celui d'un groupe ou d'un parti, mais seulement celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister. »
Le plan doit être adopté en conseil des ministres le 27 décembre. Mais le 24, Pinay, ministre des finances, juge le plan trop radical et menace de démissionner s'il n'est pas atténué. De Gaulle ne lâche rien. Le 27, quelques heures à peine avant le moment où doit se tenir le conseil des ministres fatidique, les 4 ministres SFIO envoient une lettre de démission, ce qui bloque tout. De Gaulle met une pression biblique, et obtient qu'ils diffèrent leur départ au 8 janvier, jour où le régime parlementaire sera rétabli.
Ce jour-là, le 27 décembre 1958, le plan Rueff est adopté dans son intégralité par le conseil des ministres.
De Gaulle défend son plan directement à la radio le lendemain, dans une allocution encore disponible sur le site de l'INA. Il s'exprime ainsi : « Sans l'effort de mise en ordre avec les sacrifices qu'il requiert et avec les espoirs qu'il suscite, nous resterions un pays à la traîne, perpétuellement oscillant entre le drame et la médiocrité. Au contraire, si nous réussissons la grande entreprise nationale du redressement économique et financier, quelle étape sur la route qui mène la France vers les sommets ! »
En quoi consiste le remède de cheval administré par Rueff et De Gaulle ? 4 étapes.
1. Supprimer toutes les rustines pour stopper l'hémorragie.
De toutes façons elles n’existent que parce que les vrais problèmes n’ont jamais été réglés.
Alors plus de subventions aux entreprises, à la sécurité sociale, à la consommation. Fin des boucliers tarifaires (l'électricité et le charbon prennent immédiatement 15%). Tout est désindexé. Le blé, les salaires. Non seulement les retraites ne sont pas épargnées, mais on supprime la retraite pour les anciens combattants valides. (Le message est clair : si tu es en état de travailler, la France a besoin de toi, pas que tu restes à la maison.) Les dépenses de l'État baissent immédiatement de 14%, alors qu'elles ne faisaient qu'augmenter depuis un demi-siècle. BOUM.
2. Augmenter les recettes de l'État en taxant prioritairement ce qui a le moins d’impact sur la performance économique du pays.
Augmentation de la TVA. Augmentation des taxes sur le tabac et l'alcool. Augmentation de l'impôt sur les sociétés.
3. Rétablir la compétitivité des entreprises.
Cela pourrait sembler antinomique avec l'augmentation de l'IS, mais la réalité est que pour être taxé, il faut déjà faire du profit, et pour faire du profit, il faut déjà être compétitif. L'IS n'est ainsi pas l'ennemi numéro 1 de la compétitivité de l’époque. Le problème des entreprises françaises en 1957 consiste en des coûts de production disproportionnés par rapport à ceux de leurs voisins. Alors Rueff dévalue le franc. Et pas qu'un peu. Quasiment d'un tiers. 8 ans d'inflation effacés. Les entreprises françaises redeviennent compétitives, les importations deviennent prohibitives.
Alors bien sûr, ça fait mal. Pendant deux ans, la situation est compliquée. Ce n'est pas pour rien que personne sous la IVe n'avait eu le courage ou les moyens de déployer un tel plan. Le pouvoir d'achat des ménages diminue. La croissance ralentit. Les anciens combattants manifestent. Les mécontents sont multiples : agriculteurs, ouvriers, PME… Les conseillers de De Gaulle l'avaient prévenu, et De Gaulle avait répondu « Eh bien les Français crieront… et après ? »
Et bien après…
La balance des paiements devient excédentaire dès 1959, et la France rembourse sa dette extérieure dans l'année. En 1957, les exportations ne couvraient que 75% des importations ; en 1960, 111%. La France accumule les réserves d'or, qui passent de 516 tonnes quand De Gaulle arrive au pouvoir à 2700 en 1963. (Nous en avons 2400 aujourd'hui). Et dès 1960, la croissance accélère et les salaires repartent fortement à la hausse.
Pour rendre ces sacrifices plus acceptables, De Gaulle s'appuie sur un récit fort de refondation. Nous ne sommes pas en train de liquider un modèle social, nous sommes en train de refonder la France. Et ce qui a le plus péché en France de la façon la plus visible à l'époque, c'est la monnaie, dont la valeur s'effritait de mois en mois. Alors De Gaulle utilise un levier purement symbolique : il instaure le nouveau franc, en retirant simplement deux zéros à l'ancien franc, pour rendre selon ses mots « au vieux franc français, dont les pertes expriment nos épreuves, une substance respectable ». Tous les jours les Français utilisent des francs, et tous les jours ils peuvent sentir la nouvelle ambition que leur monnaie porte. Elle ressemble désormais beaucoup plus au dollar.
4. Reconstruire en se positionnant à l’avant-garde technologique.
Cette période de redressement financier n'est pas une finalité en soi. Il ne s'agit que de la douloureuse étape indispensable pour se donner les moyens de l'expansion. La France a désormais une monnaie stable, un État avec des marges de manœuvre financières et des entreprises libérées du boulet de coûts de production excessifs. Il est temps de passer à la reconstruction de l'appareil productif français, et de refaire de la France ce qu'elle n'était plus depuis un siècle : l'avant-garde mondiale de l'industrie, des sciences et des technologies.
Aujourd'hui encore, on peine à mesurer ce qui a été accompli en moins de 10 ans.
A. Consolidation et modernisation de l’existant.
Les lois d'orientation agricole de 62 font passer l'agriculture de la paysannerie au productivisme exportateur et transforment la France en première puissance agricole européenne. L'état favorise la concentration industrielle pour créer des champions de taille mondiale dans la chimie, l'aluminium, la sidérurgie.
B. Réorganisation du territoire.
La DATAR créée en 1963 transforme le territoire français en machine de guerre : autoroutes, ports, zones industrielles, métropoles d'équilibre, villes nouvelles. Aménagement du littoral Languedoc-Roussillon, le complexe de Fos-sur-Mer, l'usine marémotrice de la Rance. On investit dans les infrastructures, dans la croissance de la population. On crée des pôles d'excellence : Orsay-Saclay, Bretagne-Nord pour les télécommunications, Toulouse pour l'aérospatial, Lyon pour chimie-biologie-médecine.
C. Focalisation sur les industries du futur
On prend à bras le corps tous les grands sujets technologiques et souverains de l'époque, et on déroule. Création du CNES en 1961, lancement du premier satellite français, Astérix, en 1965, avec une fusée Diamant de fabrication 100% française. La France devient la troisième puissance spatiale derrière les US et l'URSS.
Lancement du programme Concorde en 1962. Le premier avion sort des usines toulousaines en 1967.
Déploiement du nucléaire civil. Et une décision qui en dit long : la IVe République avait signé en 1957-1958 les accords FIG avec l'Allemagne et l'Italie pour développer une dissuasion nucléaire à trois, avec usine d'enrichissement cofinancée. De Gaulle enterre le projet dès son retour au pouvoir, construit Pierrelatte seul, et fait cavalier seul sur la bombe. (La souveraineté ne se partage pas.)
Premier essai Gerboise bleue en 1960 dans le Sahara, premier sous-marin lanceur d'engins le Redoutable en 1967. Après le traumatisme de 1940, De Gaulle vient de s'assurer que plus jamais la France ne pourra être envahie.
En 1963, l'armée française a besoin d'un super calculateur Control Data fabriqué aux États-Unis pour effectuer les simulations indispensables pour passer de la bombe A à la bombe H. Washington bloque l'export pour entraver le redressement français, et l'américain General Electric prend le contrôle du français Bull en 1964. (Rachat de pépites françaises et limitation des exports, tiens tiens tiens) De Gaulle comprend que l'informatique est devenue un sujet majeur de puissance et lance en 1966 (!!!) un grand plan informatique, avec un délégué à l'informatique qui dépend directement du premier ministre, et crée la CII par la fusion des activités informatiques de Thomson, CGE et Schneider. La France développe sa bombe H.
D. La recherche et les sciences au cœur du projet France
Peut-être le plus important à noter est que la France de De Gaulle mise tout sur la puissance scientifique. Réorganisation du CNRS en 1961, création du CNES pour la conquête spatiale en 1961, de l'INSERM en 1964 pour la biotech et la recherche médicale, de l'IRIA pour l'informatique et l'automatisation en 1967, du CNEXO pour explorer et exploiter notre vaste domaine maritime, l'ANVAR pour s'assurer que la recherche se transfère bien vers l'industrie en 1967.
Le nombre de chercheurs en France passe de 9000 quand De Gaulle arrive au pouvoir à 31000 quand il le quitte. Les dépenses de R&D passent de 2,46% du budget de l'État en 1958 à 6,2% dès 1967. En 2026 aucun pays sur terre ne fournit le même effort public que la France de De Gaulle.
Résultat : en moyenne la France gaullienne croît de 5,48% par an pendant 11 ans quand les États-Unis sont à 4,26 %. L'année du départ, 1969, la France fait 7% de croissance. Un record jamais retrouvé depuis. Alors même que la dette française est divisée par deux. Lors de son règne, De Gaulle double quasiment la taille de l'économie française.
En 1973, le Hudson Institute publie une étude prospective sur l'économie mondiale. Il prévoit que la France devrait être de loin la première économie européenne et les Français, les Européens les plus riches. Malheureusement, les successeurs de De Gaulle n'ont pas eu la vision et le courage nécessaires pour tenir la trajectoire.
Récapitulons comment De Gaulle a fait passer la France d'un pays failli à une puissance mondiale.
1. Attendre que la crise permette d’obtenir des pouvoirs spéciaux pour contourner les blocages parlementaires.
2. Rétablir les finances pour se donner les marges de manœuvre nécessaires, en se débarrassant de toutes les rustines accumulées et en taxant ce qui ne nuit pas à la performance économique.
3. Rendre les entreprises françaises compétitives de façon structurelle et non par rustines en baissant leurs coûts.
4. Reconstruire le tissu industriel et productif en consolidant l’existant, réorganisant le territoire, investissant massivement dans les technologies du futur, et pariant à fond sur la recherche scientifique.
RECONSTRUIRE LA FRANCE DE 2026
La France d'aujourd'hui nous rappelle furieusement la France de 1957. Déficit de 5,1 % du PIB, dette à 117,5 %, dernier excédent budgétaire en… 1974, retraites qui représentent 14% du PIB là où la moyenne OCDE est 8%, des dépenses sociales non financées qui s'accumulent, des besoins de réarmement urgents mais infinançables, des besoins d'investir dans l'IA et la robotique mais pas un rond pour le faire ; une industrie tombée à 9,6 % du PIB (Chine, Allemagne, Corée), un déficit commercial à 100 milliards, 157 Md€ de prélèvements sur les entreprises au-dessus de la zone euro et des rustines partout (CICE, boucliers, chèques, allègements) ; rapports qui s'empilent, assemblée sans majorité, loi spéciale faute de budget voté.
Tout cela est… beaucoup trop familier.
La seule différence fondamentale avec 1957 est que la France a désormais l'euro ce qui lui permet de se crasher au ralenti. Le FMI ne toquera pas à la porte. Mais petit à petit, l'État a déjà de plus en plus de mal à se financer. Jusqu'au moment où les sommes à emprunter chaque année sur les marchés pour maintenir la machine à flot seront tellement importantes que l’on ne nous prêtera plus à des taux acceptables.
La zone de danger selon le FMI se situe lorsqu’un pays a besoin d’emprunter plus de 15% de son PIB sur les marchés tous les ans. Nous sommes bientôt à 18%. La Grèce a sauté quand elle a dépassé les 20%.
Avec notre trajectoire actuelle, la France atteindra le stade où elle devra probablement mendier l’aide de la BCE qui lui imposera alors sa politique économique sanglante quelque part entre 2029 et 2032.
Tic tac.
Alors, à quoi ressemblerait un redressement gaullien ?
Quel serait le plan douloureux que nous devons imaginer, mais qui serait « celui de tous les Français qui veulent que leur pays continue d'exister » ?
Le plan qui nous permettrait de retrouver un pays qui serait autre chose qu’un pays « à la traîne, perpétuellement oscillant entre le drame et la médiocrité » ?
La crise arrive. Nous devons être prêts.
Demain j’esquisserai un plan qui tire les leçons du redressement de 1958, adapté à nos contraintes et à notre situation actuelle.
Restez connectés.
"El único que puede crear riqueza es el empresario, no el político. El político no sabe crear riqueza, ni tiene los incentivos para hacerlo. Y cuando lo quiere hacer, lo único que genera corrupción".
- Javier Milei -
Read this Fauci diary entry closely. Officials would not admit the vaccine was not stopping spread because it might weaken the legal case for mandates. That is not science. That is a cover-up to justify coercion.
LAS VERDADES INCÓMODAS QUE JAVIER MILEI PUSO SOBRE LA MESA
➜ Los impuestos son un robo.
➜ La inflación es un impuesto encubierto que castiga a los más pobres.
➜ El Estado nunca crea riqueza, solo se la extrae a los demás.
➜ El déficit fiscal de hoy son los impuestos e inflación de mañana.
➜ El empresario no es un explotador, es quien detecta oportunidades, invierte y asume riesgos.
➜ El beneficio empresarial no es inmoral, es la recompensa por satisfacer mejor al consumidor.
➜ La competencia beneficia al consumidor, los privilegios estatales benefician a los amigos del poder.
➜ El proteccionismo no protege al consumidor, protege a empresas ineficientes.
➜ El libre comercio enriquece, el intervencionismo empobrece.
➜ El control de precios provoca escasez, desabastecimiento y mercados negros.
➜ Ningún burócrata posee la información necesaria para reemplazar al mercado.
➜ La pobreza no se combate repartiendo riqueza, sino creando condiciones para producir más riqueza.
➜ La libertad económica no es un privilegio de los ricos, es la principal herramienta de progreso para los pobres.
➜ Las ideas importan, cambiar las ideas precede a cambiar la realidad.
➜ Los políticos no gastan su dinero, gastan el tuyo.
➜ El empresario prebendario no es capitalista, es un socio del Estado.
➜ Ningún derecho puede existir si se obliga a otra persona a trabajar para financiarlo.
The king of Morocco pardoned almost 3k criminals just yesterday, including convicted terrorists, to mark "Throne Day".
And they're now forcing their way into Spain.
Let that f*cking sink in!