Statement on behalf of UEFA and its 55 National AssociationStatement on behalf of UEFA and its 55 National AssociationStatement on behalf of UEFA and its 55 National AssociationStatement on behalf of UEFA and its 55 National Associations
An Extraordinary Summit of Troop-Contributing Countries to the African Union Support and Stabilization Mission in Somalia (AUSSOM) is underway at Speke Resort Munyonyo, Kampala, from July 29th to 31st, 2026, under the theme: “Sustaining Somalia’s Stabilization Process.”
Congrats🇺🇬 on containing the 2026 #Ebola outbreak, thanks to dedicated health workers, communities & partners.
In our latest @EC_HERA podcast, Peter Piot, who co-discovered Ebola in 1976, explains why outbreaks still occur & how they can be contained.
🎧 https://t.co/0CbigkP66z
The Great Lakes region has been home to me for more than 13 years since 2009. What better way to pay my respects one more time before leaving than from the top of Mount Sabyinyo? Asanteni.
La région des Grands Lacs m’a hébergé pendant plus de 13 ans depuis 2009. Quelle meilleure façon de lui rendre hommage une dernière fois avant de partir que depuis le sommet du Mont Sabyinyo ? Asanteni.
#Virunga #GreatLakes #Sabyinyo #TukoPamoja
A pleasure to join the @UTAUganda Annual Banquet on behalf of @EUinUG.
The European Union is proud to be the leading partner supporting Uganda’s tourism sector - investing in conservation, skills, sustainable livelihoods and the promotion of #Uganda 🇺🇬 as a destination of exceptional natural and cultural richness.
Tourism thrives through openness and shared ambition.
Hearty congrats to 18 🇺🇬 Ugandan students selected for the 🇪🇺2026 @EUErasmusPlus Mundus Joint Master’s scholarships, celebrated today at the EU Delegation.
#TeamEurope wishes you every success as you begin this exciting academic journey in Europe.
#StudyinEurope#EUandUganda50
Our 🇪🇺 Deputy Ambassador @GuillaumEUG was delighted to officiate at the event, alongside 🇫🇷 Ambassador to 🇺🇬 @VLJMLeroy, 🇦🇹 Head of Mission @Dr_KatjaK, envoys representing Germany, the Netherlands, Italy & Spain, together with @Educ_SportsUg Commissioner Mr Muzamil Mukwatampola.
PHOTOS: Members of the diplomatic corps led by Venezuela’s Ambassador to Uganda, H.E Fátima Fernandes Juarez, joined faithful in Holy Mass offered for the victims of the earthquake in Venezuela on June 24, 2026.
Rev. Fr. Georges Kwami Kouwonou, was the main celebrant of the Holy Mass held at Our Lady of Africa Church, Mbuya Parish.
The Ambassadors of Ethiopia, Eritrea, Rwanda, EU Deputy Head of Mission, attended together with diplomats. @UgandaMFA@EmbUganda_ve@EUinUG@RwandainUganda@RobelAdmassu1@ETEmbassyKLA
📸 @AlexMaserekaJ
https://t.co/8Z1bAxf1fL
Honoured to attend on behalf of @EUinUG 🇪🇺the Mass organised by the Embassy of Venezuela 🇻🇪 in Uganda 🇺🇬 today, on the occasion of the 215th anniversary of Venezuela’s Independence, in remembrance of the victims of the devastating earthquake of 24 June 2026. Our thoughts are with all those affected and their loved ones.
#Solidarity between peoples and #compassion in times of tragedy remind us of our shared #humanity and the #values that unite us.
Photo by @UGDiplomat
Ce que j'ai appris en demandant à Muyembe d'où viennent les légendes
Avant cet entretien, je n'avais en tête que le récit que le ministre de la Santé Roger Kamba m'avait fait du premier mort de cette épidémie en Ituri. Un homme décédé à Bunia, dont le corps a été rapatrié à Mongbwalu dans un cercueil abîmé en route. La famille en a pris un autre, et le premier a été brûlé. De ce détail presque anodin est née une rumeur : ce serait lui qui "poursuivait" les habitants. On a parlé de sorcellerie avant de parler de maladie, et des gens ont retardé le recours aux soins.
Je voulais savoir si c'était un épisode isolé. J'ai posé la question au professeur Jean-Jacques Muyembe, codécouvreur du virus en 1976. Pour lui, presque chaque épidémie d'Ebola a sa légende.
Il m'a parlé de Kikwit, en 1995, où les premiers morts avaient été attribués à un conflit entre deux familles autour de gibier volé, un mauvais sort jeté sur ceux qui en avaient mangé. Cette explication a suffi, selon lui, à retarder de plusieurs mois une épidémie commencée en janvier et identifiée seulement en mai. C'est aussi à Kikwit qu'il a commencé à intégrer des anthropologues dans ses équipes, après avoir senti, en 1976, que quelque chose échappait aux seuls épidémiologistes et virologues.
Il a relié cette histoire à Mongbwalu, où le cercueil utilisé n'était pas conforme au rang social du défunt. La légende a voulu qu'il se venge en infectant d'autres habitants. C'est elle, plus qu'une défiance générale envers la médecine, qui aurait empêché le personnel de santé de notifier l'épidémie à temps, probablement commencée dès janvier selon les investigations en cours.
Sur les 17 épidémies qu'a connues le pays, chacune a eu la sienne. Combattre une légende demande du temps et des anthropologues pour comprendre une mentalité, m'a-t-il dit, face à l'argument qu'il entend souvent : celui des ancêtres qui auraient "toujours fait ça."
En préparant cet entretien, j'avais relu un texte publié dans The Lancet en décembre 2014, signé par l'anthropologue Clare Chandler et l'Ebola Response Anthropology Platform. Leur argument : les pratiques funéraires ne sont pas de simples traditions irrationnelles, et la biomédecine ne devrait pas être perçue comme la seule façon valide de comprendre la maladie, quand les centres de santé ont parfois été eux-mêmes des foyers de transmission.
Je n'ai pas posé cette question à Muyembe dans ces termes, mais en l'écoutant décrire le travail de ses équipes depuis Kikwit, j'ai eu l'impression qu'il y répondait sans le formuler ainsi, tout comme à ma question sur les réseaux sociaux, qu'il jugeait utiles et compliqués à la fois.
En refermant cet entretien, je repense au cercueil de Mongbwalu, et à la question que je me posais en le préparant : comment fait-on taire une légende plus vite. Après avoir relu Chandler, je me dis que ce n'est peut-être pas tout à fait la bonne question, sans que cela retire quoi que ce soit à ce que Muyembe m'a décrit. Lui-même n'a jamais prétendu qu'intégrer des anthropologues suffisait à dissoudre une légende : il m'a dit qu'il fallait du temps, et qu'il n'avait pas de méthode toute faite. Chandler ajoute une nuance à cette même prudence, plus qu'elle ne la contredit : la légende ne serait pas seulement un obstacle à comprendre, mais le signe d'une confiance qui se construit, ou pas, entre les communautés et tout ce qui vient de l'extérieur, gouvernement, ONG, journalistes compris. 50 ans après Yambuku, où Muyembe a vu le virus pour la 1ère fois, la médecine sait aujourd'hui mieux le traiter que jamais. Ce qui reste à construire, encore et toujours, c'est la confiance nécessaire pour que cette médecine arrive à temps.
PL